Fiche de révision : Conflits et tentatives de paix

Plan du Cours

  1. Formes et niveaux des conflits
  2. Évolutions des conflits depuis 1991
  3. Terrorisme et guerres irrégulières
  4. Règlement multilatéral et dimension politique
  5. États modernes, armées permanentes et guerre de Sept Ans
  6. Armées nationales, guerres d’indépendance, guerres de masse et totales
  7. Terrorisme et pression politique
  8. Paix de Westphalie, armistices et application de la paix
  9. La paix par les institutions internationales
  10. Arbitrage des grandes puissances et construction d’une paix durable
  11. Négocier malgré les obstacles
  12. Enjeux stratégiques du Moyen-Orient, conflits interétatiques et ONU
  13. Frontières israélo-palestiniennes et États-Unis
  14. Première guerre du Golfe
  15. Intifadas et conflit israélo-palestinien
  16. L’impossible pacification de l’Afghanistan
  17. Intervention américaine et chaos irakien
  18. Printemps arabes et conflits régionaux

Repères chronologiques

  1. 24 octobre 1648Les accords de paix de Münster et d’Osnabrück sont signés en Westphalie.
  2. 25 décembre 1761Après la mort de la tsarine Élisabeth, son fils Pierre III lui succède, évacue les territoires conquis et signe la paix avec la Prusse.
  3. 1808L’expédition française déclenche une insurrection à Madrid, qui s’étend ensuite à la péninsule Ibérique.
  4. 1813La population prussienne se soulève après avoir subi l’occupation française.
  5. 1917Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, publie une déclaration concernant la Palestine.
  6. 1919La Société des Nations est créée après la Première Guerre mondiale, dans le contexte des quatorze points de Wilson.
  7. 26 juin 1945La Charte de San Francisco est adoptée et fonde l’Organisation des Nations unies, qui compte alors 50 membres.
  8. 1970Le président américain Carter fait signer un accord de paix entre Israël, dirigé par Menahem Begin, et l’Égypte, dirigée par Anouar el-Sadate, favorisant leur rapprochement.
  9. 1979Les accords de Camp David sont signés en présence de Jimmy Carter et de Menahem Begin.
  10. 2 août 1990L’armée irakienne de Saddam Hussein envahit le Koweït.

1. Formes et niveaux des conflits

Notions clés & Définitions

  • Conflit armé international : Affrontement direct entre deux États.
  • Conflit armé non international : Opposition des forces gouvernementales à un ou plusieurs groupes armés organisés.
  • Guerre irrégulière : Une guerre irrégulière implique au moins un adversaire qui ne combat pas selon les modes de combat traditionnels et cherche à vaincre par tous les moyens possibles.
  • Conflit asymétrique : Un conflit asymétrique oppose des adversaires de nature différente disposant de moyens différents.
  • Guerre par proxy : Une guerre par proxy consiste pour un ou plusieurs acteurs à soutenir des acteurs locaux tout en niant tout contact avec eux.
  • Conflit internationalisé : Un conflit internationalisé commence comme un conflit interne, puis plusieurs acteurs étrangers s’y impliquent, comme en Ukraine.
  • Guérilla : Forme de combat dans laquelle les combattants évitent l’affrontement direct.
  • Terrorisme : Forme de guérilla recourant à des actions ciblées pour instaurer la peur et l’instabilité.
  • Conflit territorial : Un conflit territorial porte sur l’appropriation d’un territoire.
  • Décolonisation : Conflit opposant une puissance colonisatrice à une entité qui veut obtenir son indépendance.
  • Conflit gelé : Conflit dont les combats ont cessé ou diminué sans qu’une issue politique ait été trouvée.

★ À maîtriser

  • En 2026, le monde compte 130 conflits armés, le niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale, et leur nombre a doublé en 15 ans.

  • L’analyse d’un conflit distingue son statut juridique armé ou non, sa configuration stratégique et ses formes ou enjeux particuliers, notamment la guérilla, le territoire ou le gel du conflit.

Compléments

  • Plus de 200 millions de personnes vivent sur des territoires occupés ou sont déplacées par les conflits, qui touchent aussi des étrangers et des populations réfugiées.

  • Le bassin du lac Tchad est marqué par Boko Haram et par des déplacements de personnes, tandis que les conflits des Grands Lacs impliquent notamment la RDC, le Rwanda et le Burundi.

2. Évolutions des conflits depuis 1991

★ À maîtriser

  • Depuis la fin de la guerre froide en 1991, des conflits latents ont repris vigueur, notamment entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et dans l’ex-Yougoslavie.

  • Les guerres interétatiques sont moins nombreuses depuis 1991 et les conflits frontaliers sont présentés comme marginaux, notamment en raison du droit international et de la préférence des États pour le commerce ou la lutte contre d’autres menaces.

  • Le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 a fait environ 800 000 victimes parmi une population de 2 millions de personnes et est présenté comme le génocide le plus meurtrier en proportion.

  • Les Printemps arabes commencent en 2010 et sont liés à la révolte de populations jeunes, notamment en Tunisie, contre la corruption, le manque de débouchés et des États militarisés.

Compléments

  • La guerre de Corée s’est déroulée de 1950 à 1953 et le conflit en ex-Yougoslavie de 1991 à 2001.

  • Dans le conflit en ex-Yougoslavie, les civils représentent les deux tiers des morts.

  • La première guerre du Golfe, l’invasion du Koweït par l’Irak et la guerre du Cenepa entre le Pérou et l’Équateur en janvier-février 1995 sont des exemples de conflits interétatiques.

  • Mohamed Bouazizi devient un symbole de la révolution tunisienne.

  • Les pays cités sont :

    • la Tunisie
    • la Libye
    • la Syrie
    • le Yémen
    • l’Égypte

Astuce mémo

La fin de la guerre froide réactive des conflits latents et accompagne la multiplication des guerres civiles.

3. Terrorisme et guerres irrégulières

★ À maîtriser

  • Sun Tzu présente dans L’Art de la guerre, au Ve siècle avant Jésus-Christ, la guerre du faible contre le fort, forme de lutte qui n’est presque ni régulière ni symétrique.

📌 Le terrorisme ne vise pas nécessairement à vaincre par les armes, mais à forcer une négociation en produisant peur et instabilité.

  • Al-Qaida et Daesh cherchent à instaurer l’instabilité, qui rend difficile le rétablissement de la stabilité politique.

Compléments

  • Le terme guérilla est forgé lors de la première guerre d’indépendance espagnole, et cette forme de combat s’organise au début du XIXe siècle.

  • La guérilla se développe fortement au XXe siècle, notamment avec la résistance chinoise aux invasions japonaises, et certains mouvements poursuivent des objectifs politiques ou idéologiques.

  • L’IRA s’oppose à l’armée britannique et mène des attentats ; le Bloody Sunday de 1972 est une tuerie commise par l’armée britannique contre des manifestants en Irlande du Nord, tandis que l’ETA vise l’indépendance du Pays basque.

  • Après les Printemps arabes, de nouveaux groupes apparaissent en 2013-2014 dans des pays concernés et luttent contre la corruption et l’État autoritaire.

  • Un État doit assurer la sécurité et le bien-être de sa population pour être légitime.

  • En 2014, le califat de Daesh se développe et contribue à l’instabilité au Moyen-Orient dans le contexte des Printemps arabes.

Astuce mémo

Le fort affronte par les armes ; le faible cherche à contraindre par la guérilla et la terreur.

4. Règlement multilatéral et dimension politique

Notions clés & Définitions

  • Friction : Tout ce qui s’oppose à l’action de guerre et rend difficile la réalisation de tâches qui paraissent simples.

★ À maîtriser

  • Le 20 septembre 2001, George Bush déclare : « Nous déclarons la guerre au terrorisme », inaugurant une déclaration de guerre visant un mode de conflit plutôt qu’un État.

  • Le cours présente le passage du multilatéralisme des années 1990 à l’unilatéralisme des années 2000, puis au multilatéralisme régional des années 2010.

  • Les acteurs des conflits comprennent :

    • les États
    • les ONG
    • les organisations terroristes
    • les acteurs financiers
    • les entreprises d’armement
    • les groupes armés
    • les acteurs politiques
    • les civils
    • les étrangers
  • L’ONU repose sur le principe de sécurité collective, visant la défense mutuelle et le maintien de la paix entre ses États membres, et constitue une base de maintien de la paix et de résolution des conflits.

  • L’action de l’ONU est limitée par son pouvoir réduit, le refus de son autorité par certains acteurs et le refus d’accords internationaux par certains États membres ou non membres.

  • Les conflits contemporains comprennent des conflits interétatiques moins nombreux mais parfois plus meurtriers, des guerres civiles en multiplication et une lutte accrue contre le terrorisme.
  • La guerre n’éclate que pour un motif politique et peut bouleverser les cartes politiques, tout en poursuivant une visée idéologique. - Clausewitz

Compléments

  • L’invasion de l’Irak en 2003 est présentée comme une guerre menée par des armées régulières contre des forces irrégulières, et non comme une guerre contre le terrorisme au sens strict.

  • La multiplication des acteurs aux intérêts économiques, politiques ou territoriaux différents complique la résolution des conflits.

  • Les Casques bleus appartiennent aux pays qui les fournissent, ce qui constitue une limite interne aux forces armées de l’ONU.

  • Montesquieu expose dans L’Esprit des lois, en 1748, que l’État repose sur les pouvoirs judiciaire, exécutif et législatif, qui doivent être séparés.

  • Depuis 1991, des alliances régionales ont pris en charge des interventions que l’ONU n’a pas résolues, comme l’intervention de l’OTAN en ex-Yougoslavie.

  • En 2003, l’ONU s’oppose à l’intervention en Irak, mais les États-Unis et le Royaume-Uni interviennent.

  • Les tentatives de paix recourent notamment à la médiation, comme celle de la Norvège à Oslo, ou à l’intervention armée, comme celle de l’OTAN en Serbie en 1999.

  • Les guerres civiles se multiplient, notamment sous la forme de mouvements indépendantistes au Darfour ou d’oppositions armées au gouvernement en Colombie et en RDC.

Astuce mémo

Multilatéralisme (1990) → unilatéralisme (2000) → multilatéralisme régional (2010).

5. États modernes, armées permanentes et guerre de Sept Ans

★ À maîtriser

  • Dès le XVe siècle, la modernisation des États favorise le développement d’armées permanentes ; Charles VII met en place la première armée royale permanente en France avec les compagnies d’ordonnance en 1445, dans un État déjà existant.

📌 Les armées des États modernes sont permanentes, nombreuses et obéissent au souverain, ce qui améliore son contrôle et leur efficacité.

  • Dans De la guerre, Karl Von Clausewitz considère que la force pure ne suffit pas à expliquer le déclenchement d’une guerre : le choix des objectifs et des moyens relève aussi d’une question politique.

📌 Les souverains cherchent généralement à négocier lorsqu’ils sont affaiblis, car poursuivre la guerre risque de leur faire tout perdre.

Compléments

  • Avant le XVIe siècle, les armées sont des coalitions de groupes de nobles et il n’existe pas d’armée de métier permanente.

  • Les armées modernes permettent au roi de maintenir sa politique à l’intérieur comme à l’extérieur de l’État.

  • La négociation permet aux souverains de faire valoir leurs intérêts, notamment par des concessions financières ou territoriales.

  • Pour Clausewitz, le « miracle de la maison de Brandebourg » désigne un événement inattendu qui bouleverse le cours d’une guerre.

  • La guerre de Sept Ans illustre l’importance des intérêts politiques dans les alliances, qui peuvent se renverser selon les circonstances.

Astuce mémo

Quand le coût et les pertes menacent les intérêts, les souverains négocient avant de tout perdre.

6. Armées nationales, guerres d’indépendance, guerres de masse et totales

Notions clés & Définitions

  • Guerres d’indépendance : Conflits qui se déroulent à l’intérieur d’un État et opposent des minorités à l’État pour obtenir l’indépendance ; les insurgés forment des armées moins traditionnelles, organisées autour des civils.
  • Guerre de masse : Conflit qui mobilise une grande partie de la population dans les combats.
  • Guerre totale : Conflit qui mobilise toutes les ressources possibles d’un État, notamment son économie, sa politique et sa population.

★ À maîtriser

  • Les guerres napoléoniennes constituent un tournant : les soldats combattent pour les idéaux de la République française et contre l’Ancien Régime, plutôt que pour une personne.

  • La Seconde Guerre mondiale oppose des États autour d’un enjeu idéologique central et fait combattre militaires et civils.

Compléments

  • Les armées napoléoniennes comptent environ 1,3 million de personnes.

  • Les guerres balkaniques de 1912-1913 font 120 000 morts et illustrent la radicalisation des conflits liés à la revendication d’États-nations correspondant aux peuples.

📌 Une insurrection est le soulèvement d’une partie de la population contre une politique spécifique, tandis qu’une révolution vise à renverser le pouvoir en place.

  • La Première Guerre mondiale est une guerre contre des États-nations dont le premier objectif est la défense de la nation ; en France, Émile Hinzelin la désigne en 1914 comme « la guerre du droit ».

  • Ernst Nolte et Enzo Traverso emploient tous deux la notion de « guerre civile européenne » pour éclairer l’ampleur des combats et des violences militaires et civiles de la Seconde Guerre mondiale.

Astuce mémo

La guerre de masse mobilise une grande partie de la population au combat ; la guerre totale mobilise toutes les ressources de l’État.

7. Terrorisme et pression politique

Notions clés & Définitions

  • Terrorisme : Utilisation de la violence à des fins politiques et mode d’action qui dépasse le cadre classique de la guerre.

★ À maîtriser

  • L’IRA en Irlande du Nord, l’ETA au Pays basque et le Hamas dans le conflit israélo-palestinien illustrent l’emploi de la violence pour exercer une pression politique.

📌 Al-Qaïda et Daech ont des natures et des modes opératoires différents, mais sont tous deux salafistes et veulent instaurer des régimes islamistes.

Compléments

  • Les groupes terroristes peuvent chercher à obtenir une négociation ou poursuivre leur objectif sans vouloir négocier.

Astuce mémo

Violence contre la population → pression sur le gouvernement

8. Paix de Westphalie, armistices et application de la paix

Notions clés & Définitions

  • Armistice : Première étape vers la paix qui arrête les combats sans constituer nécessairement un traité de paix.

★ À maîtriser

  • La conclusion de la paix de Westphalie vise à faire cesser les violences de la guerre de Trente Ans par des négociations entre belligérants et États concernés.

  • La signature d’un traité ne garantit pas son application immédiate, car la diffusion de l’information est lente et les soldats ainsi que certaines populations locales peuvent résister.

  • L’application de la paix est difficile, car les souverains peinent à encadrer les soldats, faute de moyens techniques de suivi et parce que certains ne sont plus payés après des années de service ou de guerre.

  • Certaines guerres ne se terminent pas par un traité de paix, notamment lorsqu’un État disparaît, qu’un adversaire est détruit ou que les combats cessent unilatéralement.

Compléments

  • Les négociations de Westphalie mobilisent des plénipotentiaires impériaux et suédois, les belligérants et États concernés, des populations et autorités locales, des généraux, des députés et des princes.

  • La mise en œuvre des accords prévoit des conférences à Nuremberg, le licenciement des troupes et la restitution des places fortes selon un calendrier fixé.

  • Après les accords de Westphalie, des combats, des sièges et des réquisitions persistent, notamment des contributions mensuelles de 5 richedales et des charges de blé imposées aux paysans.

  • Les traités de Westphalie constituent une première expérience de conférence internationale et de règlement d’un conflit européen, mais les souverains y sont représentés par des diplomates.

  • La diffusion des décisions officielles peut prendre environ un mois jusqu’à Madrid, et près de trois ans sont nécessaires pour que la paix soit signée.

  • Les armées permanentes visent à rendre la guerre plus efficace grâce à l’expérience des soldats et à contribuer au maintien de la paix, notamment par la création de forces de gendarmerie.

  • La paix est plus acceptable lorsque tous les belligérants sont pris en compte ; au congrès de Vienne en 1815, Talleyrand représente la France vaincue, tandis que Napoléon est absent.

  • La guerre de Corée s’arrête par un armistice en 1953, mais, en l’absence de traité de paix, une reprise des combats signifierait que la guerre continue.

Astuce mémo

Accord signé ≠ paix immédiatement appliquée

9. La paix par les institutions internationales

Notions clés & Définitions

  • Sécurité collective : Responsabilité de tous les membres de la SDN dans la sécurité de chacun et participation de tous à cette sécurité.

★ À maîtriser

  • La SDN est affaiblie par plusieurs facteurs : l’absence d’armée, la non-invitation des vaincus de la Première Guerre mondiale, le refus du Congrès américain d’y adhérer

  • L’Assemblée générale de l’ONU donne une voix à chaque État, tandis que le Conseil de sécurité comprend cinq membres permanents disposant d’un droit de veto et des membres non permanents renouvelés par rotation.

  • Pendant la guerre froide, l’usage du droit de veto par les États-Unis et l’URSS pour se contrer limite l’action de l’ONU.

Compléments

  • La SDN doit privilégier la diplomatie et éviter la violence pour résoudre les problèmes.

  • La SDN obtient des résultats en Haute-Silésie en 1922 et dans la Sarre en 1935, mais ne met pas fin à l’invasion italienne de l’Éthiopie en 1935.

  • L’ONU compte 193 membres aujourd’hui.

  • En 1956, après la nationalisation du canal de Suez par Nasser, la France et le Royaume-Uni interviennent, puis l’ONU condamne l’opération au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

  • L’ONU joue parfois un rôle symbolique de condamnation ou d’interposition dans les conflits armés, mais le retour des unilatéralismes peut la rendre impuissante.

Astuce mémo

SDN sans armée ; ONU freinée par le veto

10. Arbitrage des grandes puissances et construction d’une paix durable

Notions clés & Définitions

  • Néolibéralisme : Régime idéologique, financier et économique associé à l’époque de Reagan, qui combine libéralisme et mondialisation.

★ À maîtriser

  • Depuis la fin de la guerre froide en 1991, les grandes puissances interviennent davantage dans les conflits qui les concernent, en dehors du cadre de l’ONU.

📌 Les acteurs influençant les conflits sont étatiques, comme les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Union européenne et les BRICS, ou non étatiques, comme les ONG, les entreprises, les firmes transnationales, les leaders d’opinion et les influenceurs.

📌 La signature d’un accord de paix ne suffit pas à ramener le calme dans un pays ; une paix durable exige d’accompagner le processus par des actions de développement.

  • Les Casques bleus interviennent après les conflits pour maintenir la paix, et non pour régler les conflits eux-mêmes ; leur présence peut durer environ 10 ans.

📌 La paix durable repose sur le bien-être social, soutenu notamment par les Casques bleus, et le bien-être économique, soutenu notamment par le FMI et la Banque mondiale.

Compléments

  • L’ONU peine à encadrer les nouveaux acteurs et à répondre rapidement à des enjeux comme l’intelligence artificielle, mais conserve une forte valeur symbolique.

  • En 2018, Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite, devenu Premier ministre en 2022, sert d’intermédiaire entre l’Éthiopie et l’Érythrée et accélère un traité de paix initialement proposé par l’ONU.

  • En 2002, au Timor oriental, l’ONU met en place des structures administratives dans l’éducation, le développement et l’économie, notamment par le financement de projets.

  • Les missions de l’ONU au Liban et au Kosovo comprennent l’aide humanitaire, le développement économique et le renforcement de la démocratie locale.

  • Le coefficient de Gini va de 0, pour un État parfaitement égalitaire, à 1, pour un État parfaitement inégalitaire.

  • Après le retrait de la présence américaine en Irak à partir de 2003, les tensions persistent et la désorganisation et la dégradation économique favorisent l’essor de groupes terroristes, dont l’État islamique prospère en Irak en 2015 dans un contexte d’instabilité renforcée par les États-Unis.

Astuce mémo

Accompagner l’après-conflit → réduire les risques de reprise des hostilités.

11. Négocier malgré les obstacles

Notions clés & Définitions

  • Antimonde : Roger Bruner - L’antimonde désigne ce qui est caché dans le monde, notamment les mafias et des activités plus ou moins légales comme la prostitution.

★ À maîtriser

📌 Une guerre irrégulière menée contre un acteur sans interlocuteur identifiable rend la négociation d’un traité de paix difficile, voire impossible.

📌 Dans le conflit syrien commencé en 2011, les acteurs comprennent le régime de Bachar el-Assad, des communautés locales, des groupes terroristes et des États étrangers, notamment la Russie.

  • Les guerres civiles provoquent des déplacements de population, la misère, la famine, la corruption et les maladies, qui alimentent la défiance envers l’État et affaiblissent sa légitimité.

Compléments

  • Les accords d’Évian conclus en mars et avril 1962 mettent fin à la guerre entre la France et le FLN.

  • Depuis les années 2000, il devient plus difficile de mener une guerre selon des formes classiques tout en concluant la paix.

  • La diversité politique et l’organisation tribale et clanique de la Syrie compliquent la mise en place d’un processus de paix.

📌 Plus une guerre civile dure, plus sa résolution devient difficile, et le recours à la force peut mettre fin au conflit.

Astuce mémo

Sans interlocuteur ou avec trop d’acteurs, la négociation se bloque.

12. Enjeux stratégiques du Moyen-Orient, conflits interétatiques et ONU

★ À maîtriser

  • Le détroit d’Ormuz, le détroit de Bab el-Mandeb et le canal de Suez sont des points de passage stratégiques des échanges mondiaux.

  • Les cinq pays concentrant ensemble 45 % des réserves mondiales de pétrole sont :

    • l’Iran
    • l’Irak
    • l’Arabie saoudite
    • les Émirats arabes unis
    • le Koweït
  • Les chocs pétroliers évoqués sont liés à la guerre du Kippour ou du Ramadan en 1973 et à la révolution iranienne en 1979.

  • Les trois grandes religions monothéistes citées sont le judaïsme, l’islam et le christianisme ; Jérusalem est un lieu saint pour les trois, tandis que La Mecque et Médine sont des lieux saints de l’islam.

  • La déclaration Balfour de 1917 exprime le soutien britannique à l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif.

  • En 1948, David Ben Gourion proclame l’indépendance d’Israël, premier État juif de l’époque contemporaine.

  • La période 1945-1991 est essentiellement marquée par des conflits interétatiques au Moyen-Orient.

📌 L’ONU peut faire appliquer ses décisions par des sanctions ou par une intervention militaire, comme lors de la libération du Koweït en 1990-1991.

Compléments

  • Le Moyen-Orient est un carrefour entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, et devient au milieu du XXe siècle une zone intermédiaire entre l’Europe et l’Inde pour les colonies britanniques.

  • Le cours associe le détroit d’Ormuz à 15 % des réserves d’hydrocarbures et le détroit de Bab el-Mandeb ainsi que le canal de Suez à 85 % du commerce mondial passant par la mer Rouge.

  • Les flux qui traversent le Moyen-Orient comprennent :

    • les marchandises
    • les hydrocarbures
    • les capitaux
    • les personnes, notamment les militaires
  • Les tensions autour de l’eau douce et la rareté des terres arables en font des ressources convoitées au Moyen-Orient.

  • Les lieux saints cités à Jérusalem sont :

    • l’esplanade des Mosquées
    • la mosquée Al-Aqsa
    • le Dôme du Rocher
    • le Saint-Sépulcre
    • le Mur des Lamentations
  • À partir du XIXe siècle, des pogroms visant les Séfarades d’Afrique du Nord et les Ashkénazes d’Europe de l’Est et de Russie alimentent des migrations juives vers la Palestine, alors administrée par la Grande-Bretagne après la Première Guerre mondiale.

📌 Le conflit futur entre Israël et la Palestine est à la fois religieux, territorial et politique.

13. Frontières israélo-palestiniennes et États-Unis

Notions clés & Définitions

  • Mandat : Laisser-passer accordé par l’ONU à un pays développé ou puissant pour accompagner officiellement une nation, un pays, un peuple ou un territoire vers le développement, l’autonomie ou l’indépendance.

★ À maîtriser

  • Les conflits israélo-arabes mentionnés ont lieu aux dates suivantes :

    • 1948-1949
    • 1956
    • 1967
    • 1973
  • Après 1967, Israël occupe militairement les territoires palestiniens, notamment la bande de Gaza à partir de 1967, la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

  • Les États-Unis soutiennent Israël par des armements et des ressources militaires tout en jouant un rôle de médiateur.

Compléments

  • Le traité de Lausanne de 1923 consacre le démantèlement de l’Empire ottoman et fixe les frontières de la Turquie dans le cadre du règlement de la « question orientale ».

  • L’Empire britannique exerce son leadership sur la Palestine jusqu’en 1948 et en exploite les ressources.

  • En 1978, Jimmy Carter amorce un rapprochement israélo-arabe qui aboutit à des négociations de paix entre Israël et l’Égypte d’Anouar el-Sadate.

  • Les accords de Camp David constituent un modèle de traité de paix dans le conflit israélo-arabe.

14. Première guerre du Golfe

★ À maîtriser

  • Les résolutions clés du Conseil de sécurité de l’ONU sont :

    • La résolution 660 condamne l’invasion du Koweït et exige le retrait irakien.
    • La résolution 661 impose un embargo économique et financier à l’Irak.
    • La résolution 678 autorise l’usage de la force si l’Irak ne s’est pas retiré avant le 15 janvier 1991.
  • La coalition comprend notamment :

    • les États-Unis
    • le Royaume-Uni
    • la France
    • le Canada
    • l’Égypte
    • la Syrie
    • l’Arabie saoudite
    • les Émirats arabes unis
    • le Maroc
    • le Pakistan
  • La coalition mène une phase aérienne du 17 janvier au 23 février 1991, puis une offensive terrestre du 24 au 28 février 1991 qui dure 100 heures et contourne les forces irakiennes par le désert.

  • Le Koweït est libéré le 27 février 1991 et le cessez-le-feu est décrété le 28 février 1991.

📌 En application du mandat de la résolution 678, la coalition s’arrête après la libération du Koweït et ne poursuit pas son offensive jusqu’à Bagdad pour renverser Saddam Hussein.

Compléments

  • Saddam Hussein accuse le Koweït de surproduire du pétrole et de voler le pétrole du gisement frontalier de Rumaila, et revendique le Koweït comme la « 19ᵉ province irakienne ».

  • L’Arabie saoudite accepte le déploiement de troupes américaines sur son sol dans le cadre de l’opération Bouclier du désert.

  • Le 29 novembre 1990, la résolution 678 autorise l’emploi de « tous les moyens nécessaires » si l’Irak ne se retire pas avant le 15 janvier 1991.

  • Les États-Unis fournissent plus de 500 000 soldats sur les 900 000 que compte la coalition.

  • L’armée irakienne compte environ 500 000 hommes au Koweït et dans le sud de l’Irak, mais souffre d’un isolement diplomatique total et d’un retard technologique majeur.

  • La guerre est retransmise en direct par des chaînes comme CNN et cadrée par la censure militaire alliée, ce qui véhicule l’image d’une guerre « propre » et chirurgicale malgré des dizaines de milliers de morts irakiens, militaires et civils.

  • Après la guerre, Saddam Hussein réprime brutalement les insurrections chiites dans le sud et kurdes dans le nord de l’Irak, tandis que le pays reste soumis à un embargo économique pendant toute la décennie 1990.

Astuce mémo

Invasion du Koweït → résolutions de l’ONU → coalition → libération du Koweït

15. Intifadas et conflit israélo-palestinien

Notions clés & Définitions

  • Intifada : Mot arabe qui signifie « soulèvement », « sursaut » ou « secousse ».

★ À maîtriser

  • La première intifada, appelée « guerre des pierres », se déroule de 1987 à 1993 et oppose Israël à un soulèvement de la population palestinienne.

📌 La première intifada marque le passage du conflit étatique israélo-arabe à un conflit israélo-palestinien asymétrique et irrégulier, opposant une armée à une population et à des organisations armées non étatiques.

  • Les accords d’Oslo, signés entre 1993 et 1995 sous l’égide du président américain Bill Clinton, mettent fin à la première intifada, mais les violences reprennent.

  • Le cours qualifie de « troisième intifada » la période 2017-2023, sans indiquer qu’elle ait été officiellement reconnue comme telle.

  • Le 7 octobre 2023, le Hamas lance une attaque massive contre Israël qui fait 1 200 morts et entraîne des prises d’otages ainsi que le début d’une guerre très meurtrière dans la bande de Gaza.

Compléments

  • Les organisations citées sont : l’OLP, organisation de lutte palestinienne, le Hamas dans la bande de Gaza, le Hezbollah au Liban, organisation terroriste chiite

  • En 1995, Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, est assassiné par un extrémiste israélien, Yigal Amir, ce qui fait reculer le camp de la paix.

  • La deuxième intifada se déroule de 2000 à 2006, puis des opérations israéliennes ont notamment lieu dans la bande de Gaza en 2008-2009 sous le nom d’opération « Plomb durci ».

  • En décembre 2017, Donald Trump reconnaît symboliquement Jérusalem comme capitale officielle d’Israël, tandis que le cours désigne Tel-Aviv-Jaffa comme la « vraie capitale ».

  • Les violences liées à la période dite de la troisième intifada comprennent la « grande marche du retour » en 2018, des tensions à Jérusalem en 2021 et une recrudescence des violences en Cisjordanie en 2022 après l’implantation de colonies israéliennes.

  • Depuis 2023, le conflit est plutôt désigné comme la guerre Israël-Hamas que comme la guerre Israël-Palestine.

  • Les cinq problématiques sont :

    • l’occupation et la colonisation du territoire palestinien
    • les territoires palestiniens
    • la ville de Jérusalem
    • la sécurité d’Israël
    • la création d’un État palestinien

16. L’impossible pacification de l’Afghanistan

★ À maîtriser

  • Dans les années 1980, l’Afghanistan connaît des mouvements islamistes réclamant l’indépendance et un État musulman, opposés à l’idéologie russe, puis l’URSS s’enlise dans une guerre d’environ dix ans avant de se retirer entre 1987 et 1993.

  • En octobre 2001, les États-Unis et leurs alliés, dont la France, interviennent en Afghanistan pour renverser les talibans, accusés d’héberger Al-Qaïda.

  • En février 2020, les accords de Doha entre les États-Unis et les talibans prévoient le retrait progressif des forces américaines et de l’OTAN ainsi que l’ouverture de négociations de paix.

  • Le 15 août 2021, les talibans entrent dans Kaboul après avoir repris le pouvoir par la force, et le dernier soldat américain quitte le pays le 30 août 2021.

Compléments

  • 🔄 La séquence après l’intervention est : le régime taliban tombe rapidement, un nouveau gouvernement est installé, les talibans poursuivent le combat clandestinement par la guérilla, la coalition aide à former une armée afghane

  • L’enlisement est associé à : la faiblesse des institutions, la corruption, les rivalités entre responsables politiques locaux, la guérilla talibane

  • Selon l’université Brown, dans « Costs of War », la guerre a fait 46 000 morts parmi les civils afghans, 70 000 parmi les militaires et policiers afghans, environ 2 400 parmi les militaires américains, 1 100 parmi les militaires de la coalition, dont 457 Britanniques, et 50 000 parmi les combattants talibans.

  • Le coût de la guerre lancée par George W. Bush est évalué à 6 000 milliards de dollars, soit deux années de PIB.

Astuce mémo

Intervention, guérilla, enlisement, retrait, retour des talibans.

17. Intervention américaine et chaos irakien

★ À maîtriser

📌 L’intervention américaine en Irak en 2003 est présentée comme différente de l’intervention de 1991 : les États-Unis fabriquent des preuves d’armes de destruction massive afin de justifier l’intervention, visant à renverser Saddam Hussein, soupçonné de soutenir le terrorisme.

  • Après la chute rapide du régime de Saddam Hussein, la dissolution de l’armée irakienne affaiblit l’État et contribue à la hausse progressive des violences.

  • En 2014, Daech prend Mossoul avec une grande violence, tandis que les frappes aériennes menées par les États-Unis et une coalition internationale, dont la France, contribuent à son recul et à la fin de sa conquête territoriale en 2017.

Compléments

  • En 2004, une insurrection sunnite apparaît en Irak et des affrontements entre sunnites et chiites alimentent la guerre civile.

  • En 2007, le « Surge », politique américaine de protection faisant intervenir environ 30 000 hommes supplémentaires en Irak, ne parvient pas à résoudre la crise.

  • En 2011, les troupes américaines se retirent d’Irak, laissant un pays chaotique.

  • Depuis 2017, l’Irak reste marqué par des milices armées, des tensions entre chiites et sunnites et une forte influence iranienne qui soutient les chiites.

  • Le bilan irakien mentionne 3 millions de personnes ayant fui, 230 000 civils morts recensés et une estimation de 500 000 morts civils et militaires, ainsi que 4 500 morts américains.

Astuce mémo

Dissolution de l’armée → affaiblissement de l’État → hausse des violences.

18. Printemps arabes et conflits régionaux

★ À maîtriser

  • Les printemps arabes de 2011 sont des soulèvements de populations contre des dictatures, particulièrement marquants en Égypte, en Tunisie — où Mohamed Bouazizi est associé au déclenchement du mouvement — et en Syrie, et touchent près de 25 pays.

  • En 2014-2015, le chaos syrien s’étend à l’Irak et implique des États en décomposition, des organisations terroristes contrôlant des territoires, des forces régionales, des puissances régionales et des puissances internationales antagonistes.

  • Fin 2026, Gaza reste au cœur des tensions malgré le cessez-le-feu d’octobre 2025 et la poursuite des frappes israéliennes ; le bilan présenté atteint 100 000 morts, dont 95 % de civils.

  • En Syrie, Bachar al-Assad a fui en 2024 après le début de la chute de son régime en 2023, ouvrant une transition politique fragile sous Ahmed al-Sharaa, sans élections et marquée par des tensions autour de la réunification du pays et des Kurdes.

📌 Les conflits du Moyen-Orient sont imbriqués entre eux et mobilisent des acteurs à toutes les échelles, ce qui maintient un risque d’embrasement régional.

Compléments

  • La guerre civile syrienne oppose le clan Assad à différents groupes rebelles, parmi lesquels des groupes demandant la démocratie et des Kurdes réclamant l’indépendance du Kurdistan.

  • Les acteurs cités sont : Daech et le Front al-Nosra, le PYD syrien et le KRG irakien, l’Iran, l’Arabie saoudite et la Turquie, la Russie, la Chine, les États-Unis et l’Union européenne

  • La guerre civile au Yémen, déclenchée en 2014, oppose les Houthis, rebelles chiites soutenus par l’Iran, au gouvernement sunnite soutenu par l’Arabie saoudite.

  • Dans le conflit irako-syrien, la Russie s’oppose à la France et aux États-Unis, et l’absence d’intervention est présentée comme un symbole de l’incapacité de l’ONU et des grandes puissances à agir dans la région.

  • Fin 2026, Israël et le Hezbollah sont en confrontation au Liban, tandis que le développement du pays, la présence israélienne au Sud et le désarmement du Hezbollah restent des enjeux.

  • En février 2026, des frappes américaines et israéliennes contre des installations iraniennes liées au développement de l’arme nucléaire déclenchent une guerre, suivie d’un cessez-le-feu fragile et de fortes tensions d’approvisionnement en hydrocarbures.

  • Fin 2026, la guerre civile yéménite, commencée en 2014, est décrite comme la plus grave crise humanitaire au monde, avec environ 2 millions de morts dus à la faim et aux maladies sur 10 millions d’habitants.

  • En Irak, une petite milice de Daech et des milices pro-iraniennes qualifiées de sunnites subsistent, et le retrait des États-Unis prévu en septembre 2026 est présenté comme une question ouverte.

Tableaux de synthèse

Mobilisation et nature des guerres

TypePopulationRessources de l’État
Guerre de masseGrande partie mobilisée dans les combatsNon précisé par la définition
Guerre totalePopulation mobiliséeToutes les ressources possibles mobilisées

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Teste tes connaissances sur Conflits et tentatives de paix avec 75 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans les années 1980, quel enchaînement décrit la situation de l’Afghanistan et le retrait soviétique ?

2. Quels pays concentrent ensemble 45 % des réserves mondiales de pétrole ?

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En 2026, combien de conflits armés le monde compte-t-il ?

130 conflits armés.

Quelle définition caractérise un conflit armé international ?

Un affrontement direct entre deux États.

Quels acteurs s’opposent dans un conflit armé non international ?

Les forces gouvernementales et un ou plusieurs groupes armés organisés.

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