Fiche de révision : Consolidation de la République 1871-1879

Plan du Cours

  1. Conflit monarchie-république
  2. Tentatives de restauration monarchique
  3. Rôle de Chambord
  4. Transition républicaine 1873-1879
  5. Consolidation de la IIIe République
  6. Crise du 16 mai 1877
  7. Crise institutionnelle
  8. Victoire républicaine

1. Conflit monarchie-république

Notions clés & Définitions

  • Tentatives de restauration monarchique après 1871 : Efforts des royalistes pour rétablir la monarchie en France suite à la chute du Second Empire, notamment par le soutien au comte de Chambord et la division des royalistes entre Orléans et Chambord.
  • Division des royalistes entre Orléans et comte de Chambord : Fragmentation du mouvement monarchiste, opposant les partisans du duc d'Orléans à ceux du comte de Chambord, ce dernier refusant toute restauration sous une forme autre que la monarchie légitime.
  • Retour du comte de Chambord en 1871 : Rentrée en France du prétendant légitimiste, symbole d’une tentative de restauration monarchique, mais sans succès en raison de son refus d’abandonner la monarchie absolue et de ses opposants.
  • Manifeste du 8 juillet 1871 interdisant toute restauration d’Henri V : Déclaration officielle qui interdit la restauration monarchique sous la figure d’Henri V, marquant la volonté républicaine de maintenir la République face aux tentatives monarchistes.
  • Ralliement de Thiers à la République en 1872 : Engagement de ADOLPHE Thiers à soutenir la République, affirmant que celle-ci sera conservatrice ou ne sera pas, ce qui marque une étape dans la consolidation républicaine face aux tentatives monarchistes.
  • Démission de Thiers en 1873 : Fin de son gouvernement après la crise du 16 mai 1877, suite à ses positions en faveur de la République face aux pressions monarchistes et conservatrices, et à la crise institutionnelle.

Points essentiels

  • Après la chute de Napoléon III, la France voit une série de tentatives pour restaurer la monarchie, notamment par le soutien au comte de Chambord, petit-fils de Charles X, qui revient en 1871.
  • La division entre royalistes orléanistes et légitimistes (Chambord) affaiblit leur mouvement, tandis que la majorité de l’assemblée et du gouvernement favorisent la consolidation de la République.
  • Le Manifeste du 8 juillet 1871 marque une étape claire : il interdit toute restauration monarchique sous la figure d’Henri V, symbolisant la volonté républicaine.
  • En 1872, Thiers se rallie à la République, affirmant que celle-ci doit être conservatrice ou ne pas exister, ce qui contribue à la marginalisation des royalistes.
  • La crise de mai 1873, avec la démission de Thiers, est une étape clé dans la lutte entre monarchistes et républicains, aboutissant à la victoire progressive de la République, notamment avec l’élection de Mac-Mahon en 1873.
  • La période est marquée par une opposition constante entre tentatives monarchistes et efforts républicains pour asseoir leur régime, jusqu’à la consolidation définitive de la IIIe République en 1879.

À retenir

Les tentatives de restauration monarchique après 1871 échouent face à la volonté républicaine, renforcée par la division des royalistes et la détermination des républicains à maintenir la République, notamment avec la crise de 1877.

2. Tentatives de restauration monarchique

Notions clés & Définitions

  • Rôle central du comte de Chambord : figure emblématique et symbolique de la monarchie légitimiste, il incarne la tentative ultime de restauration monarchique en France, en étant considéré comme le seul prétendant légitime à la couronne (voir concepts exclusifs).
  • Appui des royalistes au comte de Chambord (Henri V) : soutien majoritaire des royalistes légitimistes qui voient en Chambord le seul héritier légitime, renforçant ainsi la légitimité de la cause monarchique face à la République.
  • Opposition du comte de Chambord à toute restauration républicaine : position ferme et intransigeante de Chambord refusant toute concession à la République, ce qui bloque toute tentative de restauration monarchique et maintient la figure du roi comme symbole inaltérable de la monarchie.
  • Symbolique du comte de Chambord comme figure monarchique : il représente l’idéal monarchique, incarnant la continuité dynastique et la légitimité, et devient un symbole de résistance face à la République, même en l’absence d’action concrète pour sa restauration (voir concepts exclusifs).

3. Rôle de Chambord

Notions clés & Définitions

  • Contexte politique favorable à la restauration monarchique en 1871 : Période où la situation politique en France permettait aux royalistes de considérer la restauration d’une monarchie comme une option viable, notamment après la chute de la Commune et la faiblesse de la République naissante.
  • Abolition des lois de bannissement de la famille royale en juin 1871 : Décision législative qui levait l’interdiction d’accès au trône pour les membres de la famille royale, facilitant ainsi leur retour et leur influence dans la vie politique.
  • Ralliement des Orléans au comte de Chambord : Union des royalistes issus de la branche d’Orléans, qui soutenaient le prétendant légitimiste, le comte de Chambord, dans leur objectif de restaurer la monarchie.
  • Importance du comte de Chambord dans l’unification des royalistes : Rôle central du prétendant légitimiste dans la tentative de rassembler les différentes factions monarchistes, notamment en incarnant la légitimité dynastique et en étant une figure de convergence pour les royalistes.
  • Henri V (comte de Chambord) : Petit-fils de Charles X, figure emblématique du royalisme légitimiste, considéré comme le seul prétendant légitime au trône de France par ses partisans.
  • Manifeste du 8 juillet 1871 : Document qui, tout en exprimant la volonté de restauration monarchique, interdisait toute restauration d’Henri V, reflétant la division et les contraintes politiques de l’époque.

Points essentiels

  • En 1871, la situation politique est favorable à la restauration monarchique, avec un contexte de faiblesse de la République et un climat propice à l’union royaliste (contexte politique favorable à la restauration monarchique en 1871).
  • La décision en juin 1871 d’abolir les lois de bannissement de la famille royale facilite le retour des royalistes en France et leur influence politique.
  • Les royalistes issus de la branche d’Orléans se rallient au comte de Chambord, renforçant ainsi la cohésion des royalistes dans leur objectif de restaurer la monarchie (Ralliement des Orléans au comte de Chambord).
  • Le rôle du comte de Chambord est central dans l’unification des royalistes, car il incarne la légitimité dynastique et rassemble différentes factions monarchistes autour de sa figure (Importance du comte de Chambord dans l’unification des royalistes).
  • La figure d’Henri V, petit-fils de Charles X, est considérée comme le symbole légitime du royalisme, mais le Manifeste du 8 juillet 1871 interdit toute restauration de sa personne, illustrant les divisions internes et les contraintes politiques.

À retenir

Le comte de Chambord joue un rôle clé dans la tentative de rassemblement des royalistes en 1871, mais les divisions et les contraintes politiques empêchent la restauration monarchique de se réaliser pleinement à cette période.

4. Transition républicaine 1873-1879

Notions clés & Définitions

  • Gouvernement de Mac-Mahon (1873-1879) : Régime dirigé par le président Mac-Mahon, soutenu par une majorité conservatrice, basé sur l’« ordre moral » et appuyé sur l’armée et l’Église, visant à préserver l’influence monarchiste tout en maintenant la République (voir contenu source).
  • Ordre moral : Politique prônée par Mac-Mahon visant à restaurer un ordre traditionnel, moral et religieux, en opposition aux idées républicaines et laïques, notamment lors de la crise de mai 1877 (voir contenu source).
  • Conflit entre Mac-Mahon et républicains modérés : Tensions politiques et institutionnelles, notamment lors de la crise du 16 mai 1877, où Mac-Mahon tente de dissoudre l’Assemblée pour freiner la progression républicaine, mais doit finalement céder face à la majorité républicaine (voir contenu source).
  • Amendement Wallon (30/01/1875) : Disposition constitutionnelle adoptée par les républicains modérés, qui interdit toute restauration monarchique, consolidant la nature républicaine de la IIIe République (voir contenu source).
  • Lois constitutionnelles de 1875 : Ensemble de lois qui organisent le fonctionnement de la IIIe République, notamment le régime parlementaire bicaméral, affirmant la souveraineté de l’Assemblée et la primauté du Parlement (voir contenu source).
  • Succès républicain aux élections législatives de 1876 : Victoire significative des candidats républicains, renforçant la légitimité de la République face aux tentatives monarchistes, et contraignant Mac-Mahon à collaborer avec un gouvernement républicain (voir contenu source).

Points essentiels

  • La période voit une lutte entre monarchistes et républicains, avec une tentative initiale de restauration monarchique après 1871, notamment par le soutien au comte de Chambord, mais celle-ci échoue face à l’union des républicains et à l’adoption de l’amendement Wallon en 1875, qui rend la restauration impossible.
  • La majorité conservatrice de Mac-Mahon s’appuie sur l’armée et l’Église pour maintenir l’ordre moral, mais cette politique entre en conflit avec la montée des républicains, qui organisent leur conquête du pouvoir.
  • La crise du 16 mai 1877 marque un tournant : Mac-Mahon, en refusant de soutenir la majorité républicaine et en tentant de dissoudre l’Assemblée, provoque une crise institutionnelle majeure. La majorité républicaine résiste, et Mac-Mahon doit finalement céder, révoquant son gouvernement et se soumettant à la volonté parlementaire.
  • La victoire électorale de 1876, suivie des élections sénatoriales de 1879, marque la fin des tentatives monarchistes et la consolidation de la République, avec la démission de Mac-Mahon en janvier 1879 et la nomination de Jules Grévy, un président républicain convaincu.

À retenir

La période 1873-1879 est celle de la consolidation progressive de la République face aux tentatives monarchistes, grâce notamment à l’adoption de l’amendement Wallon, aux lois constitutionnelles de 1875, et à la victoire républicaine lors des élections, malgré la résistance de Mac-Mahon et de ses partisans.

5. Consolidation de la IIIe République

Notions clés & Définitions

  • Crise du 16 mai 1877 : Conflit institutionnel majeur entre le président Mac-Mahon et le pouvoir législatif républicain, marqué par le renvoi du président du Conseil Jules Simon par Mac-Mahon, illustrant la tension entre pouvoir exécutif conservateur et majorité parlementaire républicaine.
  • Discours de Mac-Mahon du 18 mai 1877 : Allocution dans laquelle le président justifie ses choix politiques, notamment son opposition à la réforme des institutions et sa volonté de préserver l’ordre moral, tout en affirmant sa détermination à respecter la légalité républicaine.
  • Dissolution de l’Assemblée (mai 1877) : Décision de Mac-Mahon de dissoudre la Chambre des députés, dans le but de provoquer de nouvelles élections législatives, afin de renforcer sa majorité conservatrice face aux républicains.
  • Manifestation des députés républicains à Versailles (18 mai 1877) : Rassemblement de 363 députés républicains qui dénoncent la tentative de réaction de Mac-Mahon, affirmant leur attachement à la République et dénonçant la réaction monarchiste.
  • Soumission de Mac-Mahon (décembre 1877) : Après la défaite électorale, Mac-Mahon se résout à révoquer le gouvernement conservateur de Broglie et à rappeler les ministres républicains, acceptant ainsi la légitimité du régime républicain.
  • Victoire républicaine (1877-1879) : Succès électoraux successifs des républicains, notamment aux élections législatives et sénatoriales, qui permettent de consolider la République face aux tentatives monarchistes et réactionnaires.

Points essentiels

  • La crise du 16 mai 1877 est un tournant dans la consolidation de la IIIe République, illustrant la lutte entre le pouvoir conservateur de Mac-Mahon et la majorité républicaine au Parlement.
  • Le discours de Mac-Mahon du 18 mai 1877 montre sa volonté de défendre l’ordre moral et de limiter la pouvoir législatif, mais il se heurte à une majorité parlementaire déterminée à établir une République stable.
  • La dissolution de l’Assemblée par Mac-Mahon est une tentative de renverser la majorité républicaine, mais elle échoue face à la mobilisation des députés républicains à Versailles.
  • La victoire des républicains lors des élections de 1877 et 1879 marque la fin des tentatives monarchistes et la consolidation définitive de la République.
  • La soumission de Mac-Mahon en décembre 1877, par le rappel des républicains, témoigne de la reconnaissance de la légitimité de la majorité parlementaire et de la République.

À retenir

La crise du 16 mai 1877 et la réaction de Mac-Mahon ont été des moments clés dans la consolidation de la IIIe République, illustrant la victoire du parlementarisme républicain sur les tentatives réactionnaires monarchistes.

6. Crise du 16 mai 1877

Notions clés & Définitions

  • Crise institutionnelle : période de conflit et de tension entre le pouvoir exécutif et le parlement, illustrée par la crise du 16 mai 1877, marquée par la tentative de Mac-Mahon de dissoudre l’Assemblée pour renforcer l’exécutif (voir section 7).
  • Conflit entre pouvoir exécutif et parlement : affrontement entre le président Mac-Mahon, qui souhaite maintenir un pouvoir fort, et la majorité parlementaire républicaine qui cherche à consolider la République (voir section 7).
  • Rôle de l’armée et de l’Église dans la crise : l’armée et l’Église soutiennent la politique de Mac-Mahon, incarnant l’ordre moral, mais leur soutien est contesté par la majorité républicaine, ce qui accentue la crise (voir section 7).
  • Cléricalisme : tendance ultramontaine défendue par certains évêques français, opposée à la laïcité et à la séparation de l’Église et de l’État, considérée comme une menace par Gambetta lors du débat du 16 mai 1877 (voir section 7).
  • Opposition entre monarchistes et républicains : la crise reflète la lutte entre ceux qui soutiennent une restauration monarchique ou une influence accrue de l’Église et ceux qui défendent la République laïque (voir section 7).

Points essentiels

  • La crise du 16 mai 1877 débute par un débat houleux à la Chambre sur le rétablissement des pouvoirs temporels du Pape, où le gouvernement républicain s’oppose aux tendances ultramontaines (voir section 7).
  • Mac-Mahon, président conservateur, se sent en difficulté face à la majorité républicaine et aux pressions de l’Église, qui soutiennent une politique cléricale.
  • Le 18 mai 1877, Mac-Mahon, considérant que la majorité parlementaire menace l’ordre moral et la stabilité de la République, décide de dissoudre l’Assemblée, espérant provoquer de nouvelles élections favorables à ses idées.
  • La dissolution entraîne une campagne électorale tendue, où les républicains, menés par Gambetta, dénoncent la réaction monarchiste et ultramontaine. La victoire des républicains est moins nette que prévu, mais elle marque une étape décisive dans la conquête de la République (voir section 7).
  • En décembre 1877, Mac-Mahon, face à l’échec de ses tentatives, révoque le gouvernement de Broglie et rappelle les républicains, acceptant la victoire républicaine.
  • La crise illustre la lutte pour la définition du régime, entre un pouvoir exécutif conservateur et une majorité parlementaire républicaine, avec le rôle central de l’armée et de l’Église dans la tentative de maintenir un ordre conservateur (voir section 7).

À retenir

La crise du 16 mai 1877 marque le tournant où la majorité républicaine s’affirme face à un pouvoir exécutif conservateur, consolidant la République face aux tentatives de réaction monarchiste et ultramontaine.

7. Crise institutionnelle

Notions clés & Définitions

  • Conquête de la République (1871-1879) : Processus par lequel les républicains ont progressivement consolidé leur pouvoir face aux tentatives monarchistes, aboutissant à la stabilisation de la IIIe République.
  • Démission de Mac-Mahon (30 janvier 1879) : Fin de la présidence de Patrice de Mac-Mahon, qui, n’ayant plus de soutien, se retire face à la victoire républicaine, marquant la consolidation définitive de la République.
  • Élections sénatoriales de janvier 1879 : Scrutin qui a permis aux républicains de renforcer leur majorité au Sénat, facilitant leur contrôle sur les institutions et leur conquête du pouvoir.
  • Nomination de Jules Grévy : Élection de Jules Grévy comme président de la République en 1879, symbole de la victoire républicaine et de la fin des tentatives monarchistes.
  • Thiers (1872) : Ralliement à la République, affirmant que « La République sera conservatrice ou ne sera pas », début du processus de consolidation républicaine.

Points essentiels

  • La période 1871-1873 voit une division des royalistes, avec des tentatives de restauration monarchique, notamment par le comte de Chambord, mais celles-ci échouent face à l’union des républicains et des modérés.
  • En 1872, Thiers se rallie à la République, déclarant que « La République sera conservatrice ou ne sera pas », ce qui marque un tournant dans la conquête du pouvoir républicain.
  • La démission de Thiers en 1873 suite à l’échec de la restauration monarchique permet l’élection de Mac-Mahon, qui s’appuie sur l’armée et l’Église, incarnant l’« ordre moral ».
  • La majorité républicaine s’affirme à partir de 1875 avec l’adoption de l’amendement Wallon (30/01/1875), qui rend toute restauration monarchique impossible, et la mise en place des lois constitutionnelles de 1875 organisant la IIIe République.
  • La crise du 16 mai 1877, avec le renvoi de Jules Simon par Mac-Mahon, illustre la lutte entre monarchistes et républicains, aboutissant à la dissolution de l’Assemblée et à une campagne électorale tendue.
  • La victoire républicaine aux élections de 1876 et 1877, ainsi que la réconciliation finale en décembre 1877, permettent la consolidation de la République.
  • La démission de Mac-Mahon en janvier 1879, après la victoire des républicains aux élections sénatoriales, marque la fin des tentatives monarchistes et la victoire définitive de la République, avec la nomination de Jules Grévy.

À retenir

La période 1871-1879 correspond à une conquête progressive des pouvoirs par les républicains, qui aboutit en 1879 à la fin des tentatives monarchiques et à la consolidation durable de la IIIe République.

8. Victoire républicaine

Notions clés & Définitions

  • Conflit monarchie-république (1871-1879) : opposition fondamentale entre ceux qui soutiennent la restauration monarchique et ceux qui défendent la République, marquée par des tentatives de restauration et la consolidation progressive de la République (voir section 1 et 4).

  • Rôle des royalistes et républicains dans la lutte politique : les royalistes tentent de restaurer la monarchie, mais se divisent, tandis que les républicains s’organisent pour consolider leur pouvoir, notamment à partir de 1876 avec leur victoire aux élections législatives (voir section 4).

  • Importance des alliances et divisions au sein des royalistes : division entre royalistes modérés, qui acceptent une monarchie constitutionnelle, et extrémistes, qui refusent toute restauration, ce qui affaiblit leur position face à la montée républicaine (voir section 1).

  • Évolution politique de la France entre 1871 et 1879 : transition d’un contexte de tentatives monarchiques à la consolidation de la République, notamment avec la victoire électorale républicaine en 1876, la crise de 1877, et la démission de Mac-Mahon en 1879 (voir section 4).

  • Transition entre monarchie potentielle et République effective : passage d’un régime monarchique espéré par certains royalistes à une République solidement établie, notamment après la crise de 1877 et la fin des tentatives monarchiques (voir section 7).

Points essentiels

  • La période 1871-1873 voit une tentative de restauration monarchique, avec le retour de Chambord en juillet 1871, mais le Manifeste du 8 juillet 1871 interdit toute restauration d’Henri V, et la peur des extrêmes pousse à l’union des modérés et des républicains (voir source).

  • En mai 1873, Thiers déclare que la monarchie est impossible, ce qui marque la fin des ambitions monarchiques, et l’élection de Mac-Mahon, royaliste, en tant que président, initie une période de tension entre monarchistes et républicains (voir source).

  • La majorité des républicains s’organisent pour faire avancer leur cause, notamment avec l’adoption de l’amendement Wallon en 1875, qui rend toute restauration monarchique impossible, et l’organisation des lois constitutionnelles de 1875 (voir source).

  • La crise du 16 mai 1877, avec le renvoi de Jules Simon par Mac-Mahon, est un tournant décisif : elle oppose le président conservateur aux républicains, notamment Gambetta, et aboutit à la démission de Mac-Mahon en janvier 1879 (voir source).

  • La victoire électorale républicaine en 1876 et 1879, ainsi que la démission de Mac-Mahon, permettent la consolidation définitive de la IIIe République, avec Jules Grévy comme président (voir source).

À retenir

La victoire républicaine de 1877-1879 marque la fin des tentatives monarchiques et l’affirmation durable de la République, grâce à une série de crises et de victoires électorales qui ont permis de dépasser les divisions et les résistances monarchistes.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésActeurs / ConceptsRésumé
Conflit monarchie-républiqueTentatives de restauration, division royalistes, Manifeste du 8 juillet 1871, Crise de mai 1873Thiers, Mac-Mahon, Chambord, Orléans, légitimistesLa République s'impose face aux tentatives monarchistes, notamment par la division des royalistes et la consolidation républicaine.
Rôle de ChambordSymbolisme monarchique, refus de concessions, unification royalisteComte de Chambord, Henri V, lois de bannissementChambord incarne la légitimité monarchique, mais son intransigeance empêche la restauration.
Transition républicaine 1873-1879Gouvernement Mac-Mahon, ordre moral, crise du 16 mai 1877Mac-Mahon, républicains, crise institutionnelleLa République se consolide face aux tentatives conservatrices et monarchistes, malgré la résistance de Mac-Mahon.

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le rôle de Chambord avec celui des Orléans : Chambord est légitimiste, les Orléans soutiennent une monarchie constitutionnelle différente.
  2. Croire que la restauration monarchique a réussi en 1871 : elle a été empêchée par la division royaliste et l’opposition républicaine.
  3. Confondre la crise du 16 mai 1877 avec la crise de 1873 : la première concerne la tentative de dissolution de l’Assemblée par Mac-Mahon.
  4. Omettre la distinction entre monarchie légitimiste (Chambord) et orléaniste (Orléans).
  5. Confondre la signification du Manifeste du 8 juillet 1871 : il interdit la restauration d’Henri V, pas la monarchie en général.
  6. Sous-estimer le rôle de Thiers dans la consolidation républicaine.
  7. Confondre la politique de l’ordre moral avec une volonté monarchiste, alors qu’elle est conservatrice.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de la restauration monarchique selon Perroux.
  • Identifier les divisions entre royalistes orléanistes et légitimistes, notamment autour de Chambord.
  • Expliquer le rôle du Manifeste du 8 juillet 1871 dans la politique républicaine.
  • Maîtriser le contexte politique favorable à la restauration monarchique en 1871.
  • Connaître le rôle de Thiers dans la consolidation de la République.
  • Analyser la crise du 16 mai 1877 et ses conséquences.
  • Comprendre la politique de Mac-Mahon et la notion d’« ordre moral ».
  • Savoir pourquoi la restauration monarchique échoue après 1871.
  • Identifier les acteurs clés : Chambord, Orléans, Thiers, Mac-Mahon.
  • Connaître la signification de la crise institutionnelle de 1877.
  • Maîtriser la chronologie des événements majeurs : 1871, 1872, 1873, 1877, 1879.
  • Se rappeler que la victoire républicaine se consolide en 1879 avec l’élection de Jules Grévy.

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1. Que désigne le conflit monarchie-république en France entre 1871 et 1879 ?

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Conflit monarchie-république

Opposition entre restauration monarchiste et consolidation républicaine.

Tentatives de restauration monarchique — but?

Rétablir la monarchie en France après 1871

Tentatives de restauration après 1871

Elles échouent face à la division royaliste et à la volonté républicaine.

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