Fiche de révision : Construction européenne et relation franco-allemande

Plan du Cours

  1. Relations franco-allemandes 1974-1981
  2. Profil de Giscard d’Estaing
  3. Profil d’Helmut Schmidt
  4. Relation personnelle et confiance
  5. Construction européenne renforcée
  6. Relance de l’intégration communautaire
  7. Création du Conseil européen
  8. Système Monétaire Européen
  9. Europe fédérale et démocratique

1. Relations franco-allemandes 1974-1981

Notions clés & Définitions

Relations franco-allemandes : Interaction et coopération entre la France et l’Allemagne, notamment à travers leur partenariat personnel et politique, visant à renforcer la construction européenne (source : contenu fourni).

Couple franco-allemand : Expression désignant la relation particulière, basée sur la confiance et la collaboration entre le président français Valéry Giscard d’Estaing et le chancelier allemand Helmut Schmidt, qui devient un moteur de la construction européenne (source : contenu fourni).

Confiance personnelle et politique : Relation de confiance exceptionnelle entre Giscard et Schmidt, fondée sur des échanges réguliers, une entente durable, et un partage d’expériences et d’idéaux, dépassant la simple coopération diplomatique (source : contenu fourni).

Construction européenne renforcée : Processus de relance et de développement de l’intégration européenne, notamment par la création du Conseil européen, la stabilisation monétaire via le SME, et la démocratisation des institutions communautaires, impulsés par le couple franco-allemand durant cette période (source : contenu fourni).

Points essentiels

  • La relation entre Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, issus de milieux sociaux différents, se caractérise par une forte confiance personnelle, une entente politique et une collaboration régulière, notamment lors des rencontres de Blaesheim.
  • Leur partenariat dépasse la simple coopération bilatérale pour devenir un moteur de la construction européenne, en particulier par la relance de l’intégration communautaire.
  • Ils ont instauré des sommets réguliers, notamment le Conseil européen créé en 1974, pour donner une impulsion politique à l’Europe.
  • La création du Système Monétaire Européen (SME) en 1978-1979, avec l’introduction de l’ECU, marque une étape majeure vers une union monétaire.
  • Leur vision commune vise à faire de l’Europe une entité plus fédérale et démocratique, notamment par le renforcement du rôle du Parlement européen, avec l’élection au suffrage universel direct en 1979.
  • Leur influence a permis de transformer le couple franco-allemand en un levier structurant de la construction européenne, en dépassant la simple réconciliation historique.

À retenir

Le couple franco-allemand formé par Giscard et Schmidt, par sa confiance et sa coopération, a été un moteur essentiel pour relancer et structurer l’intégration européenne, dépassant la simple réconciliation pour devenir un vecteur de projets concrets et durables.

2. Profil de Giscard d’Estaing

Notions clés & Définitions

Profil de Giscard d’Estaing : Président français jeune et moderne, issu de la haute bourgeoisie, avec une forte orientation économique et une image de modernisation. Il incarne une génération marquée par la Libération et la reconstruction, et cherche à renouveler l’image de la France sur la scène internationale.

Orientation politique de Giscard : Centre-droit, spécialiste de la finance et des questions économiques, convaincu que la prospérité de la France passe par une Europe intégrée, notamment sur le plan économique et monétaire. Il défend une « société libérale avancée » basée sur l’économie de marché, la modernisation, et des réformes sociales (majorité à 18 ans, IVG, divorce par consentement mutuel, libéralisation de l’audiovisuel). Il mène une politique économique libérale tout en restant pro-État.

Relation avec la population : Au début populaire grâce à son discours de modernisation, sa cote chute dans les années 1970 en raison de la crise économique, des tensions politiques internes, et d’un style jugé distant ou hautain. Il symbolise une génération de responsables issus de la Libération, mais son rapport avec la population devient plus distant avec le temps.

Points essentiels

  • Giscard d’Estaing naît en 1926 à Coblence, dans une famille bourgeoise et politiquement influente. Son père est haut fonctionnaire, et ses ancêtres ont été parlementaires et ministres sous la IIIe République.
  • Il s’engage très jeune dans la résistance contre l’armée hitlérienne, puis fait des études dans la haute fonction publique, le plaçant au cœur de l’État.
  • Son image de président jeune et moderne, élu à 48 ans, repose sur un discours de changement et de modernisation, séduisant une partie des classes moyennes.
  • Sa popularité initiale diminue dans les années 1970, notamment à cause de la crise économique, des tensions internes et d’un style perçu comme distant.
  • Helmut Schmidt, son homologue allemand, partage avec lui une vision européenne et une réputation de sérieux, ce qui forge leur relation de confiance exceptionnelle.
  • Leur relation dépasse la coopération politique : ils partagent des confidences personnelles, comme la découverte des origines juives de Schmidt, renforçant leur amitié.

À retenir

Giscard d’Estaing apparaît comme un président jeune, moderne et économiquement orienté, dont la relation de confiance avec Helmut Schmidt a permis de faire du couple franco-allemand un moteur essentiel de la construction européenne.

3. Profil d’Helmut Schmidt

Notions clés & Définitions

Profil d’Helmut Schmidt : figure de la social-démocratie allemande, ancien ministre de la Défense puis des Finances, devenu chancelier fédéral en 1974, réputé pour son pragmatisme, son sérieux et sa compétence, notamment dans la gestion des crises économiques. Son parcours illustre l’Allemagne du XXe siècle, marquée par la guerre, la reconstruction et l’ancrage européen.
Culture économique de Schmidt : approche pragmatique et réaliste, centrée sur la lutte contre l’inflation, la défense des profits comme moteur de l’économie, et la gestion rigoureuse des crises. Il incarne une social-démocratie moderne, attachée à l’économie de marché tout en défendant l’État social.
Relation avec la classe moyenne allemande : Schmidt se présente comme un homme de la petite classe moyenne, vivant dans un logement modeste à Bonn, ce qui renforce son image de simplicité et de sérieux. Son parcours et son style politique témoignent d’une proximité avec cette classe sociale, dans un contexte marqué par la guerre et la reconstruction.

Points essentiels

  • Helmut Schmidt naît en 1918 à Hambourg dans une famille modeste d’enseignants de la classe moyenne allemande.
  • Il connaît la jeunesse sous le nazisme, puis reprend des études d’économie et de sciences politiques à Hambourg.
  • Son parcours reflète l’histoire de l’Allemagne : dictature, guerre, reconstruction, puis démocratisation et Europe.
  • En tant que pragmatique, il est réputé pour son sang-froid dans les crises économiques et sa gestion rigoureuse.
  • Il habite longtemps dans un logement modeste à Bonn, ce qui renforce son image de simplicité et d’ancrage dans la classe moyenne.
  • Sa réputation de sérieux et de compétence lui vaut le surnom de « l’éternel chancelier » même après son départ.
  • Son profil politique est marqué par une social-démocratie moderne, pragmatique, attachée à l’économie de marché et à l’État social.
  • Sa relation avec la classe moyenne allemande se manifeste par sa vie simple et son discours proche de cette réalité sociale.

À retenir

Helmut Schmidt incarne un homme pragmatique, sérieux et proche de la classe moyenne allemande, dont le parcours et la gestion des crises ont façonné son image de figure respectée, tout en incarnant l’ancrage démocratique et européen de l’Allemagne.

4. Relation personnelle et confiance

Notions clés & Définitions

  • Relation personnelle et confiance : Lien étroit et durable entre deux dirigeants, basé sur une confiance mutuelle, des échanges réguliers et une compréhension profonde, dépassant la simple coopération institutionnelle. Selon le contenu source, cette relation est qualifiée d’« exceptionnelle » et repose sur une confiance rare, nourrie par des affinités intellectuelles et le partage d’expériences intimes (ex. la confidence de Schmidt sur ses origines juives).
  • Amitié entre Giscard et Schmidt : Relation d’amitié sincère et profonde, fondée sur une confiance absolue, une proximité intellectuelle et un partage d’expériences personnelles. Schmidt qualifie leur amitié d’« exceptionnelle » et souligne qu’elle n’a « pas d’équivalent » entre un président français et un chancelier allemand.
  • Partage d’expériences et d’idéaux : Échange de vécus personnels, notamment la découverte des origines juives de Schmidt par Giscard, et partage d’objectifs communs, notamment la construction européenne, la paix et la stabilité. Leur relation s’appuie aussi sur des visions communes pour l’Europe, comme la relance de l’intégration communautaire et la démocratisation des institutions (ex. suffrage universel pour le Parlement européen).
  • Relation de confiance exceptionnelle : Une relation unique, selon Schmidt, qui a permis une collaboration étroite et efficace, avec des rencontres régulières, une coordination avant les réunions importantes, et une entente qui a permis d’impulser des avancées concrètes en Europe. Schmidt affirme que leur lien de confiance n’a « pas d’équivalent » dans l’histoire franco-allemande.

Points essentiels

  • La relation débute dans les années 1960, lors de rencontres à Paris chez Jean Monnet, puis se consolide dans les années 1970 avec des échanges réguliers et une coordination directe, notamment lors des crises économiques.
  • La relation dépasse la coopération politique pour devenir une amitié sincère, illustrée par des confidences personnelles, comme la révélation des origines juives de Schmidt à Giscard.
  • La relation repose sur une confiance mutuelle rare, alimentée par des affinités intellectuelles et une proximité humaine, Schmidt déclarant qu’il n’a « pas d’équivalent » entre un président français et un chancelier allemand.
  • Sur le plan institutionnel, leur relation a permis de renforcer la coopération bilatérale via le traité de l’Élysée de 1963, puis par des rencontres régulières et structurées, notamment les sommets franco‑allemands.
  • Leur amitié a été un moteur dans la relance de la construction européenne, notamment par la création du Conseil européen, la stabilisation monétaire avec le SME, et la promotion d’une Europe plus politique et démocratique.

À retenir

La relation entre Giscard et Schmidt, fondée sur une confiance exceptionnelle et un partage sincère d’idéaux, a permis de transformer la coopération franco-allemande en un moteur puissant de la construction européenne, illustrant l’impact d’une relation personnelle forte sur la politique communautaire.

5. Construction européenne renforcée

Notions clés & Définitions

  • Construction européenne renforcée : Processus visant à approfondir l’intégration des États membres en développant des institutions et des politiques communes, notamment par la relance de l’intégration communautaire et la création d’organes politiques plus structurés. (voir section 6)

  • Relance de l’intégration communautaire : Initiative menée pour revitaliser la dynamique de la Communauté économique européenne, notamment par la mise en place d’institutions telles que le Conseil européen et le Système Monétaire Européen, afin d’accroître la cohérence et l’efficacité de l’Union.

  • Création du Conseil européen : Institution née en 1974, réunissant les chefs d’État ou de gouvernement des pays membres, chargée de définir la politique générale de l’Union européenne. Elle marque une étape essentielle dans l’organisation politique communautaire en permettant une coordination au plus haut niveau.

  • Système Monétaire Européen (SME) : Mécanisme instauré en 1979 pour stabiliser les monnaies européennes face aux fluctuations monétaires, en introduisant notamment l’unité de compte européenne, l’ECU, et en fixant des marges de fluctuation pour les taux de change. Il constitue une étape vers l’union monétaire.

  • Europe fédérale et démocratique : Vision d’une Europe organisée autour d’institutions renforcées, notamment par l’élargissement du rôle du Parlement européen avec l’élection au suffrage universel direct, afin de démocratiser et de renforcer la légitimité des institutions communautaires.

Points essentiels

  • La relation entre Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt a permis de construire un « couple franco‑allemand » moderne, moteur de la relance européenne dans les années 1970.
  • Leur partenariat personnel et politique a favorisé la création du Conseil européen en 1974, institution clé pour donner une impulsion politique à l’Union.
  • La mise en place du Système Monétaire Européen en 1979, avec l’introduction de l’ECU, marque une étape majeure vers l’union économique et monétaire, renforçant la stabilité monétaire en Europe.
  • La coopération bilatérale a aussi permis d’accroître la légitimité démocratique de la construction européenne, notamment par l’élection du Parlement européen au suffrage universel en 1979.
  • Leur action a transformé la relation franco‑allemande en un moteur structurant de la construction européenne, dépassant la simple réconciliation pour impulser des projets concrets.

À retenir

La période 1974-1981, sous l’impulsion de Giscard et Schmidt, marque une étape décisive dans le renforcement des institutions et de l’intégration européenne, en faisant du couple franco‑allemand un moteur essentiel de la construction d’une Europe plus politique, fédérale et démocratique.

6. Relance de l’intégration communautaire

Notions clés & Définitions

Relance de l’intégration communautaire
Processus visant à revitaliser et à approfondir la coopération entre les États membres de la Communauté européenne, notamment par la création d’institutions et de politiques communes, afin de renforcer l’unité politique et économique du continent.

Création du Conseil européen
Institution née en 1974, regroupant les chefs d’État ou de gouvernement des pays membres de l’Union européenne, chargée de définir la politique générale de l’UE. Elle a été instaurée pour renforcer la dimension politique de la construction européenne, permettant une coordination au plus haut niveau.

Système Monétaire Européen (SME)
Mécanisme instauré en 1979 pour stabiliser les monnaies européennes face à la forte instabilité monétaire des années 1970. Il introduit une unité de compte, l’ECU, et fixe une marge de fluctuation des taux de change, constituant une étape vers l’union économique et monétaire.

Europe fédérale et démocratique
Concept visant à renforcer les institutions communautaires pour construire une Europe plus intégrée, notamment par l’élargissement du rôle du Parlement européen, avec l’élection au suffrage universel direct, afin d’instaurer une gouvernance démocratique et fédérale à l’échelle du continent.

Points essentiels

  • La relation entre Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, issus de milieux différents, a permis de renforcer la coopération franco-allemande, moteur de la relance européenne.
  • La mise en place du Conseil européen en 1974 a permis de donner une dimension politique à l’intégration, en réunissant les chefs d’État ou de gouvernement pour définir la politique de l’UE.
  • La création du SME en 1979, avec l’introduction de l’ECU, a marqué une étape majeure vers la stabilité monétaire et l’union économique, en réponse à la crise monétaire des années 1970.
  • La volonté de faire évoluer l’Europe vers une entité plus fédérale et démocratique s’est traduite par l’élargissement du rôle du Parlement européen, notamment avec l’élection au suffrage universel en 1979.
  • Ces initiatives ont permis de transformer la coopération bilatérale franco-allemande en un moteur structurant de la construction européenne, dépassant la simple réconciliation pour bâtir une union politique et économique.

À retenir

La relance de l’intégration communautaire, impulsée par la coopération franco-allemande, a permis de créer des institutions clés comme le Conseil européen et le SME, posant les bases d’une Europe plus fédérale, démocratique et intégrée.

7. Création du Conseil européen

Notions clés & Définitions

Création du Conseil européen : Institution regroupant les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’Union européenne, créée pour définir la politique générale de l’UE. Elle a été instaurée à partir de 1974, notamment par la volonté de renforcer la dimension politique de la construction européenne, en permettant aux dirigeants de se réunir régulièrement pour arbitrer les grandes orientations communautaires.

Relance de l’intégration communautaire : Processus visant à revitaliser et approfondir la coopération entre les États membres de la Communauté européenne, notamment par la mise en place d’institutions telles que le Conseil européen, afin de donner une impulsion politique nouvelle à l’union économique et monétaire, et de dépasser les crises et tensions de l’époque.

Système Monétaire Européen (SME) : Système instauré à partir de 1979, visant à stabiliser les monnaies européennes en limitant leurs fluctuations, en créant une unité de compte européenne (l’ECU) et en établissant une marge de fluctuation pour les monnaies, dans le but de préparer une monnaie commune et de renforcer l’union économique.

Europe fédérale et démocratique : Vision d’une Europe renforçant ses institutions pour une gouvernance plus intégrée et démocratique, notamment par l’élargissement du rôle du Parlement européen, avec l’élection au suffrage universel direct, afin de légitimer davantage les décisions communautaires et instaurer une Europe fondée sur des choix démocratiques communs.

Points essentiels

  • La création du Conseil européen en 1974 marque une étape majeure dans la relance de l’intégration européenne, permettant aux chefs d’État ou de gouvernement de se réunir régulièrement pour définir la politique générale de l’UE.
  • La pratique des sommets réguliers, instaurée par Giscard d’Estaing et Schmidt, donne une dimension politique à la construction européenne, en assurant une coordination au plus haut niveau.
  • La mise en place du Système Monétaire Européen en 1979, avec l’introduction de l’ECU, constitue une étape clé vers l’union économique et monétaire, visant à stabiliser les monnaies européennes face à la crise monétaire des années 1970.
  • La volonté d’aboutir à une Europe plus fédérale et démocratique se traduit par des avancées institutionnelles, notamment l’élection du Parlement européen au suffrage universel en 1979, renforçant la légitimité démocratique de l’Union.
  • Ces initiatives montrent comment la relation franco-allemande, à travers Giscard et Schmidt, a été un moteur décisif dans la transformation de la construction européenne, en dépassant la simple réconciliation pour impulser des projets concrets.

À retenir

La création du Conseil européen et la relance de l’intégration communautaire, soutenues par la relation franco-allemande entre Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, ont permis de donner une impulsion politique forte à l’Union européenne, en favorisant une Europe plus fédérale, démocratique et intégrée.

8. Système Monétaire Européen

Notions clés & Définitions

Système Monétaire Européen (SME) : Ensemble de mécanismes instaurés à partir de 1979 pour stabiliser les monnaies européennes, en limitant leurs fluctuations et en préparant une monnaie commune, sous l’impulsion du couple franco-allemand Giscard-Schmidt.
(source : contenu fourni)

Stabilisation des monnaies européennes : Objectif de réduire la volatilité des taux de change entre les monnaies européennes, notamment par la mise en place du SME, afin d’assurer une stabilité monétaire dans un contexte de forte instabilité internationale.
(source : contenu fourni)

Unité de monnaie européenne (ECU) : Unité de compte créée dans le cadre du SME, représentant la moyenne pondérée des monnaies participantes, visant à fédérer les économies européennes autour d’une référence monétaire commune.
(source : contenu fourni)

L’ECU : La première unité de monnaie européenne, utilisée comme unité de compte dans le SME, qui sert de référence pour la stabilité monétaire et la coordination économique entre États membres.
(source : contenu fourni)

Union économique et monétaire : Concept évoqué comme un objectif à long terme, visant à une intégration plus profonde des économies européennes, notamment par la création d’une monnaie unique et une coordination renforcée des politiques économiques.
(source : contenu fourni)

Points essentiels

  • La création du SME est une réponse à la crise monétaire des années 1970, avec pour but de stabiliser les taux de change dans un contexte d’instabilité internationale.
  • Le SME est mis en place en 1979, remplaçant l’unité de compte européenne, avec une marge de fluctuation limitée à +/-2,25%.
  • La monnaie commune, l’euro, est envisagée comme une étape ultime de l’intégration économique et monétaire, initiée par la mise en place du SME.
  • La relation franco-allemande, incarnée par Giscard et Schmidt, a été déterminante dans l’élaboration et la mise en œuvre du SME, qui constitue un premier pas vers une union monétaire plus intégrée.
  • La stabilisation monétaire et la création de l’ECU ont permis de réduire les fluctuations excessives entre monnaies européennes, favorisant la convergence économique.
  • Le SME est considéré comme un laboratoire d’idées monétaires, dont l’héritage a contribué à la naissance de l’euro dans les années 1990.
  • Au-delà de la question monétaire, le SME s’inscrit dans une volonté de faire évoluer l’Europe vers une entité plus fédérale et démocratique, notamment par l’élargissement du rôle du Parlement européen.

À retenir

Le Système Monétaire Européen, instauré en 1979 sous l’impulsion du couple franco-allemand, a permis de stabiliser les monnaies européennes et de poser les bases d’une union économique et monétaire, en préparant l’avènement de l’euro.

9. Europe fédérale et démocratique

Notions clés & Définitions

Europe fédérale et démocratique
AUTEUR (source) : Concept désignant une Europe organisée autour d’un système fédéral, avec des institutions démocratiques légitimées par une représentation directe et une participation citoyenne accrue, visant à renforcer l’unité politique et la légitimité des décisions européennes.

Renforcement des institutions communautaires
AUTEUR (source) : Processus d’accroissement du rôle, de la puissance et de la légitimité des institutions de la Communauté européenne, notamment par la démocratisation du Parlement européen et la consolidation de leur influence dans la prise de décision.

Élargissement du rôle du Parlement européen
AUTEUR (source) : Extension des compétences et de la légitimité du Parlement européen, notamment par l’instauration de l’élection au suffrage universel direct en 1979, afin de renforcer sa capacité à représenter directement les citoyens et à légitimer les décisions communautaires.

Démocratisation des institutions
AUTEUR (source) : Processus visant à rendre les institutions européennes plus représentatives, transparentes et légitimes, notamment par l’élection directe du Parlement européen et l’élargissement de ses pouvoirs, pour assurer une gouvernance plus démocratique à l’échelle de l’Europe.

Points essentiels

  • La relation entre Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt a permis de faire évoluer la construction européenne vers une Europe plus fédérale et démocratique.
  • La relance de la dynamique communautaire a conduit à la création du Conseil européen en 1974, permettant aux chefs d’État et de gouvernement de définir la politique générale de l’UE.
  • La mise en place du Système Monétaire Européen (SME) en 1979, avec l’introduction de l’ECU, a marqué une étape vers l’union économique et monétaire, renforçant la cohésion économique de l’Europe.
  • La démocratisation des institutions communautaires s’est concrétisée par l’élargissement du rôle du Parlement européen, notamment avec l’élection au suffrage universel direct en 1979, renforçant la légitimité démocratique de l’Union.
  • Ces avancées ont permis de dépasser une simple coopération économique pour construire une Europe plus intégrée, fédérale et démocratique, capable de peser sur la scène mondiale.

À retenir

La période 1974-1981, sous l’impulsion du couple franco‑allemand Giscard-Schmidt, a été déterminante pour transformer l’Europe en une entité fédérale et démocratique, en renforçant ses institutions et en élargissant leur légitimité démocratique.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1974Création du Conseil européen
1978-1979Création du Système Monétaire Européen (SME) et introduction de l’ECU
1979Élection du Parlement européen au suffrage universel direct

Tableaux de Synthèse

CritèreGiscard d’EstaingHelmut SchmidtAuteur / Source
Origine socialeHaute bourgeoisie, famille influenteClasse moyenne, famille modesteContenu fourni
Style politiqueModernisateur, libéral, réformistePragmatique, sérieux, gestionnaireContenu fourni
Relation avec l’EuropeConviction d’intégration économique et politiqueSoutien à l’intégration, gestion des crises européennesContenu fourni
Relation personnelleConfiance mutuelle, confidences personnellesConfiance, proximité avec la classe moyenneContenu fourni
Vision de l’EuropeFédérale, démocratique, intégréeFédérale, pragmatique, gestion des crisesContenu fourni

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la relation personnelle entre Giscard et Schmidt avec une simple coopération diplomatique ; il s’agit d’une confiance exceptionnelle et d’un partenariat basé sur l’amitié.
  2. Assimiler la création du Conseil européen uniquement à une étape institutionnelle, alors qu’elle symbolise aussi une impulsion politique forte.
  3. Confondre le profil de Giscard, jeune et moderne, avec une vision exclusivement économique ; il porte aussi un projet de modernisation sociale.
  4. Confondre le pragmatisme de Schmidt avec une absence d’idéaux ; il incarne une social-démocratie réaliste et efficace.
  5. Omettre la dimension de relance de l’intégration européenne dans le contexte de la coopération franco-allemande.
  6. Confondre le rôle du SME avec une simple stabilisation monétaire ; il s’agit d’un pas vers une union monétaire.
  7. Ignorer la dimension démocratique du processus, notamment l’élection du Parlement européen en 1979, dans la construction européenne.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition des relations franco-allemandes et leur importance dans la période 1974-1981.
  2. Identifier le rôle du couple Giscard-Schmidt dans la relance de l’intégration européenne.
  3. Expliquer la création du Conseil européen et son impact sur la gouvernance de l’Union.
  4. Décrire le système monétaire européen (SME) et l’introduction de l’ECU.
  5. Connaître la vision de Giscard d’Estaing sur une Europe fédérale et démocratique.
  6. Connaître la biographie et le profil politique de Giscard d’Estaing, notamment ses réformes sociales et économiques.
  7. Connaître la biographie et le profil politique d’Helmut Schmidt, notamment son pragmatisme et son rapport à la classe moyenne.
  8. Comprendre la nature de la relation personnelle et de confiance entre Giscard et Schmidt.
  9. Identifier les principales étapes de la construction européenne renforcée durant cette période.
  10. Maîtriser la notion de « couple franco-allemand » comme moteur de la relance européenne.
  11. Connaître la contribution de ces dirigeants à la démocratisation des institutions communautaires, notamment par l’élection du Parlement européen.
  12. Savoir que la relation entre Giscard et Schmidt dépasse la simple coopération diplomatique pour devenir un partenariat stratégique.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Construction européenne et relation franco-allemande avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que le Système Monétaire Européen (SME) instauré en 1979 ?

2. Quand a été créée l'institution du Conseil européen, symbole de la relance de l’intégration communautaire dans le contexte du renforcement européen durant la mandat de Giscard d’Estaing et Schmidt ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Construction européenne et relation franco-allemande avec 18 flashcards interactives.

Relations franco-allemandes 1974-1981

Partenariat renforcé entre Giscard et Schmidt.

Giscard d’Estaing — profil ?

Président français jeune, moderniste, libéral et réformiste.

Helmut Schmidt — profil ?

Chancelier allemand pragmatique, sérieux, proche de la classe moyenne.

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