Surproduction et spéculation → krach boursier → crise générale
La crise financière provoque des faillites bancaires et industrielles, une chute de la production et des prix, puis une forte hausse du chômage et de la pauvreté.
Le chômage atteint environ 12,6 % de la population au début de 1933, soit environ un quart de la population active aux États-Unis.
La pauvreté réduit la consommation, ce qui diminue la production et les embauches, entretient le chômage et aggrave à nouveau la pauvreté dans un cercle vicieux.
Faillites → chômage → pauvreté → baisse de la consommation
★ À maîtriser
La crise se mondialise parce que les États-Unis sont la première économie mondiale et que de nombreux pays dépendent de leurs capitaux, de leurs importations et de leurs achats de matières premières.
En Amérique latine, la baisse des importations américaines frappe des économies peu diversifiées dépendantes des exportations de matières premières, notamment le café au Brésil et en Colombie, les nitrates au Chili et le sucre à Cuba.
La hausse des droits de douane américains entraîne l’adoption de politiques protectionnistes par de nombreux États, ce qui contribue à faire chuter le commerce mondial des deux tiers entre 1929 et 1932.
Le nombre de chômeurs dépasse 30 millions dans le monde en 1932, soit trois fois plus qu’en 1929, dont 6 millions en Allemagne contre 600 000 en 1928.
Compléments
Au Brésil, la surproduction de café conduit à utiliser certains stocks comme combustible dans les locomotives ou à les jeter à la mer.
Le retrait des capitaux américains investis en Europe après la Première Guerre mondiale et la baisse des importations américaines mettent particulièrement l’Allemagne en difficulté.
États-Unis → Europe → Amérique latine → régimes autoritaires
Libéralisme : l’État intervient peu ; interventionnisme : l’État pilote et protège
★ À maîtriser
Compléments
Roosevelt construit des barrages, soutient les agriculteurs et protège les chômeurs
SFIO – PC – radicaux : l’alliance du Front populaire
★ À maîtriser
Les accords Matignon prévoient: une hausse des salaires de 7 à 15 %, la mise en place de conventions collectives, la liberté syndicale, des délégués ouvriers dans les entreprises de plus de 10 salariés, l’absence de sanctions contre les grévistes
Les lois sociales du Front populaire instaurent la semaine de 40 heures et les premiers congés payés de 15 jours par an pour tous les salariés.
Compléments
Grèves → négociations → salaires et droits sociaux → État-providence
Réponses à la crise dans les années 1930
| Politique | Mesures principales | Effets et limites |
|---|---|---|
| New Deal américain | Grands travaux, aides sociales, dévaluation du dollar, régulation des prix | Baisse du chômage et soutien de l’économie, mais chômage encore élevé en 1939 |
| Front populaire français | Accords Matignon, semaine de 40 heures, congés payés | Amélioration sociale, mais inflation, contestations et chute du gouvernement |
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