QCM : Crise de 1929 et fragilités démocratiques — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise la situation économique de la France et de l’Allemagne après la Première Guerre mondiale ?

Leur production industrielle et leur PIB chutent fortement, tandis que les États-Unis deviennent leurs créanciers.
Leur production industrielle stagne, tandis que la France devient la principale créancière des États-Unis.
Leur PIB augmente grâce aux exportations, tandis que l’Allemagne finance la reconstruction américaine.
Leur production industrielle et leur PIB progressent rapidement, tandis que les États-Unis deviennent leurs débiteurs.

Leur production industrielle et leur PIB chutent fortement, tandis que les États-Unis deviennent leurs créanciers.

Explication

Après la guerre, la production industrielle et le PIB français et allemands diminuent fortement, alors que les États-Unis détiennent des créances sur l’Europe. La confusion fréquente consiste à inverser les positions financières en présentant les États-Unis comme débiteurs des pays européens.

2. Pourquoi la surproduction agricole et industrielle américaine devient-elle un facteur de crise ?

La production augmente plus vite que les salaires et le pouvoir d’achat, ce qui limite la demande.
La demande étrangère progresse fortement, ce qui absorbe les excédents produits par les entreprises américaines.
Les ménages réduisent leur épargne, ce qui entraîne une hausse excessive des achats de produits américains.
Les salaires augmentent plus vite que la production, ce qui provoque une pénurie durable de marchandises.

La production augmente plus vite que les salaires et le pouvoir d’achat, ce qui limite la demande.

Explication

La surproduction apparaît lorsque la production dépasse la demande, parce que les salaires et le pouvoir d’achat progressent moins rapidement. L’idée d’une demande étrangère suffisante est erronée, car les excédents ne trouvent pas assez d’acheteurs.

3. Quelle situation correspond à une spéculation boursière ?

Prêter de l’argent à une entreprise en échange d’un remboursement fixé à l’avance.
Acheter des actions afin de recevoir un revenu garanti sans supporter de risque financier.
Acheter des actions en acceptant un risque de perte pour espérer les revendre avec une plus-value.
Vendre des titres détenus depuis longtemps pour éviter toute variation future de leur valeur.

Acheter des actions en acceptant un risque de perte pour espérer les revendre avec une plus-value.

Explication

La spéculation boursière consiste à acheter et vendre des titres en prenant un risque dans l’espoir d’obtenir une plus-value. Un revenu garanti sans risque relève d’une logique différente et ne définit pas la spéculation.

4. Que se passe-t-il le 24 octobre 1929, lors du « jeudi noir » ?

Les cours remontent après une vente limitée à 4,5 millions d’actions sur le marché américain.
Les banques européennes rapatrient leurs capitaux, provoquant la fermeture des marchés américains.
Environ 16,4 millions d’actions sont mises en vente à Wall Street, constituant le record du krach.
Environ 13 millions d’actions sont mises en vente à Wall Street, contre 4,5 millions habituellement.

Environ 13 millions d’actions sont mises en vente à Wall Street, contre 4,5 millions habituellement.

Explication

Le 24 octobre 1929, 13 millions d’actions sont proposées à la vente, contre 4,5 millions en temps normal. Le record de 16,4 millions d’actions vendues appartient au 29 octobre, et non au « jeudi noir ».

5. Quel record est atteint à Wall Street le 29 octobre 1929 ?

La mise en vente de 13 millions d’actions, soit le niveau observé lors du « jeudi noir ».
La fermeture de 16,4 millions de banques, provoquée par la chute des cours boursiers.
La mise en vente de 16,4 millions d’actions, soit le record du krach boursier.
La mise en vente de 4,5 millions d’actions, soit le volume habituel avant la crise.

La mise en vente de 16,4 millions d’actions, soit le record du krach boursier.

Explication

Le 29 octobre 1929, 16,4 millions d’actions sont mises en vente, ce qui constitue le record du krach. Le chiffre de 13 millions correspond au 24 octobre, tandis que 4,5 millions représentent le volume habituel.

6. Quel enchaînement décrit le mécanisme du krach boursier ?

La baisse des actions entraîne des ventes massives, une offre excédentaire, un nouvel effondrement des cours et des faillites bancaires.
La hausse des actions stimule les achats, réduit l’offre de titres, stabilise les cours et renforce les réserves bancaires.
La fermeture des banques précède la hausse des actions, puis provoque une demande supérieure à l’offre de titres.
La baisse des actions augmente la demande, limite les ventes, redresse les cours et empêche les faillites bancaires.

La baisse des actions entraîne des ventes massives, une offre excédentaire, un nouvel effondrement des cours et des faillites bancaires.

Explication

La baisse initiale de la valeur des actions pousse les détenteurs à vendre, créant une offre supérieure à la demande et une nouvelle chute des cours. Cette spirale fragilise ensuite les banques et peut entraîner leur faillite.

7. Comment le rapatriement des capitaux américains investis en Europe transforme-t-il la crise en crise mondiale ?

Il prive les banques européennes de financements, provoque certaines faillites et diffuse la crise américaine.
Il fournit de nouveaux financements aux banques européennes, soutient leur activité et limite la propagation de la crise.
Il augmente les exportations européennes vers les États-Unis, renforce les monnaies et stabilise les marchés.
Il réduit les importations américaines, mais permet aux banques européennes de conserver leurs capitaux étrangers.

Il prive les banques européennes de financements, provoque certaines faillites et diffuse la crise américaine.

Explication

En rapatriant leurs capitaux, les États-Unis retirent des financements essentiels aux banques européennes, dont certaines font faillite. Le maintien de ces capitaux aurait au contraire contribué à soutenir les banques et à contenir la diffusion de la crise.

8. Pourquoi les économies latino-américaines sont-elles durablement touchées par la crise ?

Elles reposent sur un marché intérieur diversifié qui subit surtout la hausse des salaires et de la consommation.
Elles dépendent principalement de l’importation de produits industriels européens dont les prix augmentent fortement.
Elles exportent surtout des produits manufacturés dont la demande mondiale progresse malgré la crise.
Elles dépendent de l’exportation de matières premières dont les prix s’effondrent, comme le café, le blé ou le pétrole.

Elles dépendent de l’exportation de matières premières dont les prix s’effondrent, comme le café, le blé ou le pétrole.

Explication

Les économies latino-américaines dépendent de produits exportés comme le cacao, le café, le maïs, le blé et le pétrole, dont les prix chutent fortement. Leur vulnérabilité vient donc de cette dépendance aux matières premières plutôt que d’une spécialisation dans les produits manufacturés.

9. Quelle distinction caractérise le mieux la Grande Dépression par rapport au krach de 1929 ?

Elle correspond à une crise économique généralisée, tandis que le krach est d’abord financier.
Elle commence après une reprise industrielle, tandis que le krach provoque une croissance durable.
Elle désigne une crise politique internationale, tandis que le krach est d’abord social.
Elle concerne principalement les campagnes, tandis que le krach touche surtout les banques.

Elle correspond à une crise économique généralisée, tandis que le krach est d’abord financier.

Explication

La Grande Dépression désigne l’extension de la crise financière à l’ensemble de l’économie, avec une baisse de la production, des salaires et de l’emploi. Le krach de 1929 correspond d’abord à un effondrement financier et ne recouvre pas à lui seul toutes les conséquences économiques.

10. Quelle évolution du chômage est observée aux États-Unis entre 1930 et 1933 ?

Il passe de 8,7 % à 38 % de la population active.
Il passe de 2,7 millions à 4,6 millions de chômeurs.
Il passe de 15 % à 30 % de la population active.
Il passe de 38 % à 8,7 % de la population active.

Il passe de 8,7 % à 38 % de la population active.

Explication

Aux États-Unis, le chômage augmente fortement, passant de 8,7 % en 1930 à 38 % en 1933. La fourchette de 15 % à 30 % concerne le chômage de masse en Europe, tandis que les valeurs exprimées en millions renvoient à des effectifs européens.

11. Quelle conséquence sociale touche les agriculteurs américains pendant la Grande Dépression ?

Ils subissent des expulsions et certains migrent vers les villes de l’Ouest.
Ils abandonnent les villes industrielles pour rejoindre massivement les campagnes orientales.
Ils bénéficient d’une hausse des revenus et s’installent dans les plaines fertiles.
Ils trouvent un emploi dans les banques et participent à la reconstruction financière.

Ils subissent des expulsions et certains migrent vers les villes de l’Ouest.

Explication

La crise provoque des expulsions d’agriculteurs et un exode vers les villes de l’Ouest, dans un contexte de famine et de grande pauvreté. Les autres propositions inversent les effets sociaux observés ou attribuent aux agriculteurs des activités étrangères à cette situation.

12. Dans quelle proportion le chômage de masse touche-t-il les actifs européens selon les pays ?

Entre 15 % et 30 % des actifs.
Entre 8,7 % et 38 % des actifs.
Entre 2,7 % et 4,6 % des actifs.
Entre 40 % et 50 % des actifs.

Entre 15 % et 30 % des actifs.

Explication

En Europe, le chômage de masse concerne entre 15 % et 30 % des actifs selon les pays. La fourchette de 8,7 % à 38 % correspond à l’évolution américaine, tandis que 2,7 et 4,6 millions sont des nombres de travailleurs privés d’emploi au Royaume-Uni et en Allemagne.

13. Pourquoi la France ressent-elle fortement les effets de la crise plus tard que certains autres pays ?

Parce qu’elle connaît une reprise industrielle avant les difficultés sociales de 1932.
Parce qu’elle échappe à la crise jusqu’aux grèves massives de 1936.
Parce qu’elle dépend davantage des États-Unis et entre en crise dès 1929.
Parce qu’elle dépend moins des États-Unis et est surtout touchée à partir de 1932.

Parce qu’elle dépend moins des États-Unis et est surtout touchée à partir de 1932.

Explication

La moindre dépendance de la France envers les États-Unis retarde les effets importants de la crise, qui se manifestent surtout à partir de 1932. Les grèves massives de 1936 surviennent ensuite et ne signifient pas que la France a été épargnée avant cette date.

14. Quel objectif central caractérise le New Deal mis en place par Franklin D. Roosevelt à partir de 1933 ?

Organiser une politique européenne destinée à coordonner les gouvernements.
Soutenir principalement les banques sans agir sur les conditions sociales.
Renforcer le rôle économique de l’État pour réduire le chômage et la misère.
Réduire l’intervention publique afin de laisser les marchés rétablir l’emploi.

Renforcer le rôle économique de l’État pour réduire le chômage et la misère.

Explication

Le New Deal accorde à l’État américain un rôle économique central afin de lutter contre le chômage et la misère. Il se distingue ainsi du libéralisme classique, qui limite davantage l’intervention de l’État dans l’économie.

15. Comment le New Deal associe-t-il les grands travaux et la protection sociale ?

Les grands travaux concernent la santé, tandis que l’État-providence organise principalement les infrastructures.
Les grands travaux réduisent les retraites, tandis que l’État-providence finance surtout les entreprises.
Les grands travaux remplacent les assurances sociales, tandis que l’État-providence limite les investissements.
Les grands travaux soutiennent l’emploi, tandis que l’État-providence couvre plusieurs risques sociaux.

Les grands travaux soutiennent l’emploi, tandis que l’État-providence couvre plusieurs risques sociaux.

Explication

Le New Deal utilise les grands travaux pour soutenir l’investissement et l’emploi, tout en posant les bases d’un État-providence. Celui-ci protège contre le chômage, la maladie, les accidents du travail et la vieillesse, ce qui le distingue d’une simple politique d’infrastructures.

16. À quelle date Léon Blum fait-il signer les accords de Matignon dans le contexte des grèves de 1936 ?

À partir de 1933.
En octobre-novembre 1932.
Le 8 juin 1936.
En 1938.

Le 8 juin 1936.

Explication

Léon Blum fait signer les accords de Matignon le 8 juin 1936 au patronat et au monde ouvrier, pendant une période de grèves et d’occupation des usines. Les autres dates renvoient à la marche de la faim britannique, au début du New Deal ou au chômage encore élevé aux États-Unis.

17. Quelle mesure sociale est instaurée en France en 1936 ?

Dix jours de congés payés et une durée légale du travail de 44 heures par semaine.
Quinze jours de congés payés et une durée légale du travail de 40 heures par semaine.
Deux semaines de congés payés et une durée légale du travail de 48 heures par semaine.
Un mois de congés payés et une durée légale du travail de 35 heures par semaine.

Quinze jours de congés payés et une durée légale du travail de 40 heures par semaine.

Explication

Les mesures sociales de 1936 instaurent 15 jours de congés payés annuels et fixent la durée légale du travail à 40 heures par semaine. Les autres combinaisons modifient l’une ou l’autre de ces deux mesures.

18. Quel événement s’est déroulé le 6 février 1934 en France ?

La création de la République de Weimar après la Première Guerre mondiale
La nomination d’Hitler au poste de chancelier en Allemagne
Une manifestation violente des ligues d’extrême droite contre la République
La victoire électorale du Front populaire lors des élections législatives

Une manifestation violente des ligues d’extrême droite contre la République

Explication

Le 6 février 1934, les ligues d’extrême droite manifestent violemment contre la République française, qu’elles accusent d’être responsable de la crise. La nomination d’Hitler comme chancelier appartient au contexte politique allemand et intervient après les élections de 1932.

19. Quelle alliance politique remporte les élections législatives françaises de mai 1936 ?

La droite parlementaire réunissant les monarchistes et les socialistes
Le Front populaire rassemblant le PC, la SFIO et le parti radical
Les ligues d’extrême droite rassemblant plusieurs mouvements nationalistes
Le NSDAP associé aux partis républicains de la République de Weimar

Le Front populaire rassemblant le PC, la SFIO et le parti radical

Explication

Le Front populaire réunit le PC, la SFIO socialiste et le parti radical, puis remporte les élections législatives de mai 1936. Les ligues d’extrême droite constituent au contraire des groupes hostiles à la République et ne font pas partie de cette alliance.

20. Quel effet la crise produit-elle sur la situation politique allemande ?

Elle renforce la République de Weimar et réduit l’influence des partis extrémistes
Elle provoque la victoire électorale du Front populaire dans la République française
Elle fragilise la République de Weimar et favorise la montée du NSDAP
Elle conduit les ligues françaises à prendre la direction du gouvernement allemand

Elle fragilise la République de Weimar et favorise la montée du NSDAP

Explication

En Allemagne, la crise précipite la chute de la République de Weimar, fondée en 1918, et favorise la montée du NSDAP. Le Front populaire appartient à la vie politique française, tandis que les ligues françaises ne dirigent pas l’Allemagne.

21. Quel événement politique favorise la nomination d’Hitler comme chancelier ?

La large majorité obtenue par le NSDAP aux élections législatives de 1932
La manifestation des ligues d’extrême droite françaises du 6 février 1934
La fondation de la République de Weimar au lendemain de la guerre
La victoire du Front populaire aux élections législatives françaises de mai 1936

La large majorité obtenue par le NSDAP aux élections législatives de 1932

Explication

Après avoir obtenu une large majorité aux élections législatives de 1932, le NSDAP permet la nomination d’Hitler comme chancelier. La victoire du Front populaire et la manifestation des ligues concernent la France, tandis que la fondation de Weimar est antérieure à cette évolution.

Révisez avec les flashcards

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Que décrit la théorie des cycles de Kondratiev ?

Une répétition d’environ 50 ans des périodes de croissance, de crise et de dépression.

À quelle période correspond la crise de 1929 dans un cycle économique ?

À la fin d’un cycle de croissance commencé dans les années 1890.

Quels pays ont vu leur production industrielle et PIB chuter après la Première Guerre mondiale ?

La France et l’Allemagne.

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