QCM : Crise de 1929 et Grande Dépression — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement caractérise généralement une crise économique courte dans les sociétés industrielles ?

Une hausse des salaires suivie d’une augmentation des investissements et d’un essor de la production
Une baisse de la demande suivie d’une chute des prix et d’une progression du chômage
Une réduction des récoltes suivie d’une baisse des prix et d’une reprise de la consommation
Une mauvaise récolte suivie d’une hausse des prix des grains et d’une diminution des échanges

Une baisse de la demande suivie d’une chute des prix et d’une progression du chômage

Explication

Les crises courtes suivent généralement une diminution de la demande, une baisse des prix, un ralentissement de l’activité et une montée du chômage. L’enchaînement fondé sur une mauvaise récolte et la hausse des prix des grains caractérise plutôt les crises antérieures à 1850.

2. Quelle durée distingue les cycles économiques longs des fluctuations de courte durée ?

Ils alternent croissance et dépression sur environ quarante à soixante ans.
Ils alternent croissance et dépression sur environ cinq à dix ans.
Ils alternent croissance et dépression sur quelques mois ou quelques trimestres.
Ils alternent croissance et dépression selon des variations annuelles des récoltes.

Ils alternent croissance et dépression sur environ quarante à soixante ans.

Explication

Les cycles longs s’étendent sur une période d’environ 40 à 60 ans et comportent des phases de croissance puis de dépression. Les fluctuations de quelques mois ou trimestres relèvent plutôt des cycles courts.

3. Quelle explication Nicolaï Kondratiev donne-t-il aux crises économiques longues ?

Elles proviennent d’un effondrement des exportations causé par la fermeture des marchés étrangers.
Elles commencent par une mauvaise récolte qui renchérit les grains et réduit la consommation.
Elles apparaissent lorsque l’épuisement d’une innovation interrompt la croissance précédente.
Elles résultent d’un excès d’investissement, d’une hausse des prix et d’une réduction monétaire.

Elles résultent d’un excès d’investissement, d’une hausse des prix et d’une réduction monétaire.

Explication

Pour Kondratiev, l’excès d’investissement entraîne une hausse des prix, puis une réduction de la masse monétaire qui contribue à la crise. L’épuisement d’une innovation constitue plutôt l’explication proposée par Schumpeter.

4. Comment peut-on caractériser la crise de 1929 dans son développement ?

Une crise monétaire limitée aux banques qui prend fin avant de toucher la production
Une crise financière suivie d’une récession qui devient une Grande Dépression durant près d’une décennie
Une crise commerciale européenne qui reste circonscrite aux échanges internationaux pendant quelques mois
Une crise agricole brève qui provoque une hausse des prix avant une reprise industrielle rapide

Une crise financière suivie d’une récession qui devient une Grande Dépression durant près d’une décennie

Explication

La crise de 1929 commence comme une crise financière, puis la récession s’aggrave pendant plusieurs années jusqu’à devenir une Grande Dépression. La réduire à une crise bancaire brève ne rend pas compte de son extension et de sa durée.

5. Que révèle l’entrée en récession de plusieurs pays dès 1927 et 1928 au sujet du krach américain ?

La crise économique avait commencé dans plusieurs pays avant le krach de Wall Street.
La contraction économique concernait les pays industriels après l’adoption de mesures douanières américaines.
La crise économique est née aux États-Unis avant de toucher les autres pays après le krach.
La récession internationale résultait principalement d’une baisse des récoltes européennes en 1929.

La crise économique avait commencé dans plusieurs pays avant le krach de Wall Street.

Explication

L’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada et plusieurs autres pays étaient déjà entrés en récession avant le krach américain. Cette chronologie montre que la crise ne fut pas simplement une conséquence postérieure de Wall Street.

6. Quelle évolution caractérise simultanément les exportations mondiales et les actions françaises entre 1924 et 1929 ?

Les exportations progressent de 6 % par an tandis que l’indice français reste stable autour de 543.
Les exportations progressent de 6 % par an tandis que l’indice français recule de 543 à 491.
Les exportations reculent de 6 % par an tandis que l’indice français progresse de 491 à 543.
Les exportations stagnent tandis que l’indice français recule de 491 à 543.

Les exportations progressent de 6 % par an tandis que l’indice français recule de 543 à 491.

Explication

Entre 1924 et 1929, le volume des exportations mondiales augmente de 6 % par an, alors que l’indice des actions françaises passe de 543 en janvier à 491 en juin 1929. Les autres propositions inversent ou modifient ces évolutions.

7. Quel mécanisme transforme la spéculation boursière américaine en effondrement des cours ?

La baisse des bénéfices pousse les banques à acheter davantage d’actions, ce qui élève durablement les cours.
La hausse des prix des actions réduit les ventes et entraîne une progression régulière des dividendes.
La hausse des bénéfices et des dividendes pousse les actionnaires à vendre, tandis que les acheteurs se multiplient.
La baisse des bénéfices et des dividendes pousse les actionnaires à vendre, mais les acheteurs deviennent insuffisants.

La baisse des bénéfices et des dividendes pousse les actionnaires à vendre, mais les acheteurs deviennent insuffisants.

Explication

La spéculation gonfle d’abord artificiellement les cours, puis la baisse des bénéfices et des dividendes déclenche des ventes massives sans acheteurs suffisants. L’idée d’une hausse des bénéfices provoquant les ventes inverse le mécanisme décrit.

8. Que se passe-t-il entre le 24 et le 25 octobre 1929 lors du krach de Wall Street ?

13 millions de titres sont mis en vente le 24 octobre, puis 16 millions le lendemain.
Les ventes atteignent 13 millions de titres le 25 octobre, après un début de krach le 23 octobre.
16 millions de titres sont mis en vente le 24 octobre, puis 13 millions le lendemain.
13 millions de titres sont mis en vente le 24 octobre, puis les ventes cessent le lendemain.

13 millions de titres sont mis en vente le 24 octobre, puis 16 millions le lendemain.

Explication

Le 24 octobre marque le début du krach avec la mise en vente brutale de 13 millions de titres, puis le volume atteint 16 millions le lendemain. Le 25 octobre correspond donc à une aggravation des ventes, et non à leur arrêt.

9. Pourquoi la crise boursière provoque-t-elle des faillites bancaires ?

Les déposants retirent leur argent progressivement, tandis que les emprunteurs obtiennent de nouveaux crédits bancaires.
Les emprunteurs remboursent moins leurs crédits et les déposants retirent leur argent, créant une crise de liquidités.
Les banques augmentent leurs réserves grâce aux bénéfices boursiers, mais les exportations diminuent fortement.
Les emprunteurs remboursent davantage leurs crédits et les déposants placent leur argent, renforçant les liquidités.

Les emprunteurs remboursent moins leurs crédits et les déposants retirent leur argent, créant une crise de liquidités.

Explication

Les pertes liées à la crise empêchent les emprunteurs de rembourser et provoquent des retraits massifs, ce qui prive les banques de liquidités. Une augmentation des remboursements et des dépôts aurait au contraire soutenu leur trésorerie.

10. Quelle mesure est associée à la loi Hawley-Smoot du 17 juin 1930 ?

Elle réduit les droits de douane sur plus de 20 000 produits étrangers, dont 3 200 exonérés de taxe.
Elle impose une taxe uniforme de 20 % sur les produits étrangers afin de stimuler les importations américaines.
Elle augmente les droits de douane sur plus de 20 000 produits étrangers, dont 3 200 taxés à 59 %.
Elle augmente les droits de douane sur 3 200 produits étrangers, tandis que 20 000 autres restent concernés par une baisse.

Elle augmente les droits de douane sur plus de 20 000 produits étrangers, dont 3 200 taxés à 59 %.

Explication

La loi Hawley-Smoot relève les droits de douane sur plus de 20 000 produits étrangers, avec 3 200 produits taxés à 59 %. Elle correspond donc à une politique protectionniste et non à une réduction générale des tarifs.

11. Quel enchaînement explique comment le rapatriement des capitaux américains aggrave la crise en Europe et aux États-Unis ?

Il réduit les faillites bancaires européennes, renforce les achats de dollars et accroît les exportations américaines.
Il stabilise les banques européennes, favorise les importations américaines et relance le commerce mondial.
Il augmente les liquidités européennes, stimule les achats de dollars et soutient les exportations américaines.
Il provoque des faillites bancaires européennes, réduit les achats de dollars et freine les exportations américaines.

Il provoque des faillites bancaires européennes, réduit les achats de dollars et freine les exportations américaines.

Explication

Le rapatriement des capitaux réduit les liquidités disponibles à l’étranger, ce qui favorise les faillites bancaires et diminue les achats de dollars et les exportations américaines. Le protectionnisme agit sur les échanges commerciaux, tandis que le rapatriement touche d’abord les liquidités et le financement.

12. Quelle évolution caractérise le commerce mondial entre 1929 et 1932 ?

Sa valeur augmente d’environ 60 % et son volume progresse d’environ 35 %.
Sa valeur reste stable tandis que son volume diminue d’environ 20 %.
Sa valeur baisse d’environ 35 % et son volume diminue d’environ 60 %.
Sa valeur baisse d’environ 60 % et son volume diminue d’environ 35 %.

Sa valeur baisse d’environ 60 % et son volume diminue d’environ 35 %.

Explication

Entre 1929 et 1932, la valeur du commerce mondial recule d’environ 60 % et son volume d’environ 35 %. L’inversion de ces deux pourcentages ne correspond pas à l’évolution observée.

13. Lorsqu’un pays producteur de produits primaires voit ses recettes d’exportation s’effondrer, quelle politique cherche à préserver son accès au crédit international ?

Une hausse des importations destinée à compenser la baisse des ventes extérieures.
Une faillite extérieure destinée à suspendre le remboursement de la dette.
Une politique de rigueur destinée à maintenir la confiance des créanciers.
Une dévaluation destinée à alléger la valeur réelle des engagements extérieurs.

Une politique de rigueur destinée à maintenir la confiance des créanciers.

Explication

La rigueur vise à préserver l’accès au crédit international en rassurant les créanciers. La faillite ou la dévaluation peuvent apporter un soulagement immédiat, mais elles risquent de fermer cet accès.

14. À quelle période la crise économique devient-elle véritablement mondiale ?

En 1932-1933, lorsque de nombreux pays enregistrent des indicateurs économiques négatifs.
En 1929-1930, dès les premières faillites bancaires apparues aux États-Unis.
En 1934-1935, après la reprise des échanges commerciaux internationaux.
En 1938-1939, lorsque les économies européennes entrent dans une nouvelle récession.

En 1932-1933, lorsque de nombreux pays enregistrent des indicateurs économiques négatifs.

Explication

La crise devient véritablement mondiale en 1932-1933, période où l’ensemble des indicateurs économiques devient négatif dans de nombreux pays. Les premiers effets américains apparaissent plus tôt, mais ils ne suffisent pas encore à caractériser une crise mondiale.

15. Quelle distinction chronologique décrit correctement le lancement du New Deal ?

Roosevelt l’annonce le 4 mars 1933 et le met en œuvre après la suspension de 1934.
Roosevelt l’annonce lors de son élection de 1932 et le met en œuvre avant son investiture.
Roosevelt l’annonce après son investiture du 4 mars 1933 et le met en œuvre dès juillet 1932.
Roosevelt l’annonce le 2 juillet 1932 et le met en œuvre après son investiture du 4 mars 1933.

Roosevelt l’annonce le 2 juillet 1932 et le met en œuvre après son investiture du 4 mars 1933.

Explication

L’annonce intervient le 2 juillet 1932, tandis que la mise en œuvre commence après l’investiture du 4 mars 1933. Confondre ces deux moments revient à placer l’action gouvernementale avant l’entrée en fonction de Roosevelt.

16. Quelle caractéristique décrit le mieux le rapport entre le New Deal et les idées keynésiennes ?

Il combine une intervention publique pragmatique avec des mesures parfois proches des idées keynésiennes.
Il applique directement un programme théorique conçu et imposé par Keynes au gouvernement américain.
Il privilégie la libre concurrence en limitant les travaux publics et la régulation financière.
Il repose principalement sur la réduction des dépenses publiques et la contraction du crédit bancaire.

Il combine une intervention publique pragmatique avec des mesures parfois proches des idées keynésiennes.

Explication

Le New Deal intervient par l’emploi public, les grands travaux, l’aide agricole et la régulation bancaire, dans une démarche présentée comme pragmatique. Il comporte des points de rapprochement avec Keynes, mais ne constitue pas l’application directe d’un programme conçu par lui.

17. Quelle mesure monétaire les États-Unis prennent-ils en 1933 et 1934 pour soutenir la reprise ?

Ils suspendent la convertibilité du dollar en or en 1934, puis le dévaluent de 20 % en janvier 1935.
Ils rétablissent la convertibilité du dollar en or en 1933, puis le réévaluent de 40 % en janvier 1934.
Ils maintiennent la convertibilité du dollar en or et réduisent progressivement les dépenses publiques.
Ils suspendent la convertibilité du dollar en or en 1933, puis le dévaluent de 40 % en janvier 1934.

Ils suspendent la convertibilité du dollar en or en 1933, puis le dévaluent de 40 % en janvier 1934.

Explication

La convertibilité du dollar en or est suspendue en 1933, puis le dollar est dévalué de 40 % le 31 janvier 1934. Cette dévaluation vise à relancer la production et à faciliter les exportations américaines.

18. Quelle situation de l’emploi persiste aux États-Unis en 1940 malgré le New Deal ?

Le pays compte encore 8 millions de chômeurs, tandis que le chômage moyen atteint 18 % entre 1931 et 1939.
Le pays compte encore 18 millions de chômeurs, tandis que le chômage moyen atteint 8 % entre 1931 et 1939.
Le pays ne compte plus que 800 000 chômeurs, tandis que le chômage moyen reste inférieur à 5 % entre 1931 et 1939.
Le pays compte 120 millions de chômeurs, tandis que le chômage moyen dépasse 40 % entre 1931 et 1939.

Le pays compte encore 8 millions de chômeurs, tandis que le chômage moyen atteint 18 % entre 1931 et 1939.

Explication

En 1940, les États-Unis comptent encore 8 millions de chômeurs, et le chômage atteint en moyenne 18 % par an entre 1931 et 1939. Le New Deal réduit certaines difficultés, mais il ne supprime pas le chômage de masse.

19. Comment fonctionne la solution keynésienne face à une économie déprimée ?

Les dépenses publiques stimulent la consommation, puis l’activité et les recettes de l’État peuvent contribuer à rééquilibrer le budget.
La baisse des salaires stimule la demande, puis les exportations remplacent les dépenses publiques dans la reprise.
La limitation du crédit réduit l’activité, puis la baisse des prix rétablit directement l’équilibre budgétaire.
La réduction des dépenses publiques diminue la consommation, puis l’activité et les recettes publiques progressent mécaniquement.

Les dépenses publiques stimulent la consommation, puis l’activité et les recettes de l’État peuvent contribuer à rééquilibrer le budget.

Explication

La solution keynésienne repose sur une relance de la demande par la dépense publique, qui doit stimuler la consommation et l’activité avant d’accroître les recettes de l’État. La déflation suit une logique inverse en cherchant à réduire les dépenses et les salaires.

20. Quels résultats matériels les grands travaux américains produisent-ils entre 1933 et 1942 ?

Ils permettent de construire 77 000 bâtiments publics, 285 000 kilomètres de routes, un million de ponts et 122 aéroports.
Ils permettent de construire un million de bâtiments publics, 122 000 kilomètres de routes, 285 ponts et 77 aéroports.
Ils permettent de construire 285 000 bâtiments publics, 77 000 kilomètres de routes, 122 ponts et un million d’aéroports.
Ils permettent de construire 122 000 bâtiments publics, un million de kilomètres de routes, 77 000 ponts et 285 aéroports.

Ils permettent de construire 122 000 bâtiments publics, un million de kilomètres de routes, 77 000 ponts et 285 aéroports.

Explication

Entre 1933 et 1942, les grands travaux réalisent 122 000 bâtiments publics, un million de kilomètres de routes, 77 000 ponts et 285 aéroports. Les autres combinaisons mélangent les chiffres ou les associent aux mauvaises catégories d’infrastructures.

21. Quel mécanisme explique que le protectionnisme puisse aggraver une crise économique ?

Il facilite l’accès des producteurs nationaux aux marchés étrangers
Il augmente les importations étrangères quand la demande intérieure diminue
Il réduit les stocks en stimulant les échanges entre économies
Il limite les débouchés extérieurs alors que la production reste difficile à écouler

Il limite les débouchés extérieurs alors que la production reste difficile à écouler

Explication

Le protectionnisme réserve le marché intérieur aux productions nationales, ce qui peut réduire les débouchés extérieurs et l’accès aux produits étrangers. Le libre-échange, et non le protectionnisme, facilite les échanges internationaux.

22. Quelle opposition caractérise la situation des pays développés face à la crise ?

Les pays exportateurs s’opposent aux pays dont la monnaie reste stable
Les pays industrialisés s’opposent aux pays ayant une agriculture plus productive
Les pays démocratiques s’opposent aux pays gouvernés par des régimes autoritaires
Les pays disposant d’or ou de colonies s’opposent à ceux qui en sont dépourvus

Les pays disposant d’or ou de colonies s’opposent à ceux qui en sont dépourvus

Explication

La crise distingue les pays qui disposent d’or ou de colonies, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, de ceux qui n’en disposent pas, comme l’Allemagne, l’Italie et le Japon. Cette opposition ne repose pas principalement sur le régime politique ou le niveau d’industrialisation.

23. À quel moment la France commence-t-elle à être touchée par la crise de 1929 ?

À partir de 1933, après la reprise de l’économie mondiale
En 1936, lorsque le Front populaire arrive au pouvoir
Dès 1929, au même moment que les États-Unis
À partir de 1931, après avoir été d’abord relativement épargnée

À partir de 1931, après avoir été d’abord relativement épargnée

Explication

La faible ouverture économique internationale protège d’abord la France, qui est touchée à partir de 1931. Les États-Unis, eux, sont atteints dès 1929, ce qui explique la confusion fréquente entre les deux calendriers.

24. Comment évolue le revenu agricole français entre 1929 et 1935 ?

Il augmente de 18 à 45 milliards de francs
Il descend de 18 à 5 milliards de francs
Il reste proche de 45 milliards de francs
Il diminue de 45 à 18 milliards de francs

Il diminue de 45 à 18 milliards de francs

Explication

Le revenu agricole français chute de 45 à 18 milliards de francs entre 1929 et 1935, ce qui illustre l’ampleur de la dépression dans l’agriculture. Le retour ultérieur du revenu individuel des agriculteurs au niveau de 1913 ne signifie pas que le revenu agricole global est resté stable.

25. Quelle décision monétaire le Front populaire prend-il le 1er octobre 1936 ?

Il dévalue le franc de 35 %
Il rattache le franc à une nouvelle monnaie européenne
Il réévalue le franc de 35 %
Il suspend le franc pendant deux ans

Il dévalue le franc de 35 %

Explication

Le Front populaire décide une dévaluation du franc de 35 % le 1er octobre 1936. Cette décision ne correspond donc ni à une réévaluation ni à une suspension de la monnaie.

26. Que se passe-t-il en France le 6 février 1934 ?

Des agriculteurs manifestent contre la chute de leurs revenus dans les campagnes
Des ouvriers occupent les usines après une baisse importante des salaires
Des ligues nationalistes affrontent les forces de l’ordre devant la Chambre des députés
Le gouvernement annonce la dévaluation du franc devant le Parlement

Des ligues nationalistes affrontent les forces de l’ordre devant la Chambre des députés

Explication

Le 6 février 1934, des ligues nationalistes se heurtent aux forces de l’ordre devant la Chambre des députés, faisant une vingtaine de morts et près de 1 500 blessés. La dévaluation du franc intervient plus tard, le 1er octobre 1936.

27. Pourquoi la diminution des prêts américains fragilise-t-elle particulièrement l’Allemagne à partir de la mi-1928 ?

Son gouvernement finance les réparations grâce à une hausse durable des salaires
Son économie repose sur des réserves d’or abondantes et sur une forte demande intérieure
Son industrie est protégée par des colonies qui compensent la baisse des exportations
Son économie dépend des crédits américains tandis que l’austérité pèse sur le paiement des réparations

Son économie dépend des crédits américains tandis que l’austérité pèse sur le paiement des réparations

Explication

La dépendance aux crédits américains rend l’économie allemande vulnérable lorsque ces prêts diminuent, tandis que l’austérité destinée à payer les réparations accentue ses difficultés. Les crédits américains soutenaient donc l’économie avant leur retrait, au lieu de la protéger ensuite contre la crise.

28. Quelle succession de phénomènes conduit à la paralysie de l’économie allemande ?

La stabilisation monétaire entraîne une croissance du crédit puis une diminution des faillites
La baisse des importations stimule les banques avant de provoquer une hausse des investissements
Le retrait des capitaux entraîne des faillites bancaires, une fuite des capitaux et un effondrement des exportations
La hausse des capitaux étrangers provoque une expansion bancaire puis une progression des exportations

Le retrait des capitaux entraîne des faillites bancaires, une fuite des capitaux et un effondrement des exportations

Explication

Le retrait des capitaux étrangers déclenche des faillites bancaires et une fuite des capitaux, tandis que les exportations s’effondrent, provoquant une crise financière puis une paralysie économique. La crise de 1923 avait surtout détruit la valeur de la monnaie, ce qui correspond à un autre mécanisme.

29. Quelle situation décrit le chômage allemand en 1932 ?

Il concerne 14,4 % de la population active, soit 3 millions de personnes, et 30 % dans l’industrie
Il atteint 44 % de la population active, soit 8 millions de personnes, dans l’ensemble des secteurs
Il atteint 30 % de la population active, soit 6 millions de personnes, et 44 % dans l’industrie
Il touche 6 % de la population active, tandis que l’industrie conserve une activité stable

Il atteint 30 % de la population active, soit 6 millions de personnes, et 44 % dans l’industrie

Explication

En 1932, le chômage atteint 30 % de la population active allemande, soit 6 millions de personnes, et 44 % dans le secteur industriel, auxquels s’ajoutent près de 8 millions de chômeurs partiels. Les 14,4 % correspondent à la part du P.N.B. consacrée aux armements en 1937, et non au chômage.

30. Comment l’augmentation des dépenses d’armement contribue-t-elle à l’évolution du chômage allemand ?

Elle provoque une hausse durable du chômage en réduisant les commandes industrielles
Elle réduit les dépenses publiques afin de favoriser les emplois dans l’agriculture
Elle crée une baisse artificielle du chômage en mobilisant davantage de ressources pour l’armement
Elle stabilise le chômage en maintenant les dépenses militaires à leur niveau de 1933

Elle crée une baisse artificielle du chômage en mobilisant davantage de ressources pour l’armement

Explication

La part des dépenses d’armement dans le P.N.B. passe de 3,2 % en 1933 à 14,4 % en 1937, ce qui contribue à réduire artificiellement le chômage. Cette baisse ne traduit donc pas nécessairement une amélioration générale et équilibrée de l’économie.

31. Quel effet le rattachement de la livre sterling à l’or en avril 1925 produit-il sur les exportations britanniques ?

Il déprécie la livre et rend les produits britanniques moins chers.
Il stabilise la livre et réduit les échanges avec le Commonwealth.
Il apprécie la livre et renchérit les produits britanniques à l’étranger.
Il augmente les salaires industriels et stimule les ventes britanniques.

Il apprécie la livre et renchérit les produits britanniques à l’étranger.

Explication

Le rattachement à l’or apprécie la livre, ce qui rend les produits britanniques plus coûteux sur les marchés internationaux. La dépréciation et le gain de compétitivité correspondent plutôt à l’abandon de l’étalon-or en 1931.

32. Quelle évolution décrit correctement le chômage britannique entre le début de 1930 et la fin de 1931 ?

Il reste proche de 1,3 million avant de diminuer progressivement.
Il passe de 1,3 million à 2,5 millions, puis atteint 3 millions.
Il atteint 2,5 millions en 1930 avant de revenir à 1,3 million.
Il passe de 3 millions à 2,5 millions, puis retombe à 1,3 million.

Il passe de 1,3 million à 2,5 millions, puis atteint 3 millions.

Explication

Le chômage augmente fortement, de 1,3 million au début de 1930 à 2,5 millions à la fin de cette année, puis à 3 millions fin 1931. Les autres trajectoires inversent ou minimisent cette progression.

33. Que se passe-t-il le 21 septembre 1931 lorsque le Royaume-Uni abandonne l’étalon-or ?

Les exportations britanniques diminuent mécaniquement de 25 %.
Les barrières douanières diminuent de 25 %.
La valeur de la livre augmente immédiatement de 25 %.
La valeur de la livre baisse immédiatement de 25 %.

La valeur de la livre baisse immédiatement de 25 %.

Explication

L’abandon de l’étalon-or entraîne une dévaluation immédiate de 25 % de la livre. L’appréciation de la monnaie est associée à son rattachement à l’or en 1925, et non à son abandon.

34. Quelle combinaison de mesures caractérise la politique commerciale britannique à partir de 1932 ?

Une suppression des droits de douane et une ouverture commerciale aux pays européens.
Des droits uniformes de 33 % et une interdiction des échanges avec le Commonwealth.
Des droits de 10 à 33 % et des franchises accordées au Commonwealth par les accords d’Ottawa.
Une baisse des taxes à l’importation et des quotas appliqués aux dominions britanniques.

Des droits de 10 à 33 % et des franchises accordées au Commonwealth par les accords d’Ottawa.

Explication

Le Royaume-Uni relève ses barrières douanières, avec des taxes de 10 à 33 %, tandis que les accords d’Ottawa accordent des franchises aux pays du Commonwealth. Il ne s’agit donc ni d’une suppression générale des droits ni d’un isolement commercial.

35. Quel événement britannique bénéficie d’une couverture télévisuelle le 12 mai 1937 ?

La demande de levée des sanctions contre l’Italie.
Le couronnement de Georges VI.
L’abandon de l’étalon-or.
La signature des accords d’Ottawa.

Le couronnement de Georges VI.

Explication

Le couronnement de Georges VI, le 12 mai 1937, bénéficie d’une couverture télévisuelle. Les autres événements relèvent de la politique commerciale, monétaire ou diplomatique et ne correspondent pas à cette diffusion.

36. Comment évolue le marché automobile britannique au cours des années trente ?

Le nombre de véhicules diminue et les marques étrangères dominent le marché.
Le nombre de véhicules double et Austin ainsi que Morris dominent le marché.
Le nombre de véhicules reste stable et les constructeurs navals prennent le dessus.
Le nombre de véhicules double et les secteurs exportateurs dominent les ventes nationales.

Le nombre de véhicules double et Austin ainsi que Morris dominent le marché.

Explication

Le parc automobile double au cours des années trente, tandis que les marques nationales Austin et Morris dominent le marché. La crise touche davantage les industries dépendantes des exportations que ce marché intérieur.

37. Pourquoi le Nord de l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande sont-ils fortement touchés par la crise ?

Leurs industries lourdes dépendent des exportations et leurs sites sidérurgiques sont peu compétitifs.
Leurs économies reposent sur l’immobilier et subissent une chute des prix résidentiels.
Leurs entreprises automobiles produisent trop pour un marché intérieur devenu insuffisant.
Leurs industries légères dépendent des importations et leurs commerces locaux sont peu modernisés.

Leurs industries lourdes dépendent des exportations et leurs sites sidérurgiques sont peu compétitifs.

Explication

Ces régions concentrent des secteurs lourds dépendants des exportations, tandis que leurs sites sidérurgiques sont trop petits et peu modernes pour rivaliser à l’international. La crise régionale ne s’explique donc pas principalement par l’immobilier ou l’automobile.

38. Que se passe-t-il pour les chômeurs britanniques après quinze semaines d’aide publique ?

Ils bénéficient d’une exemption fiscale accordée par l’État.
Ils reçoivent automatiquement une allocation salariale prolongée.
Ils dépendent des soupes populaires pour se nourrir.
Ils sont transférés vers les industries automobiles en expansion.

Ils dépendent des soupes populaires pour se nourrir.

Explication

Les aides de l’État cessent au bout de quinze semaines, après quoi les chômeurs dépendent des soupes populaires. Le système ne prévoit pas, dans cette situation, une prolongation automatique des allocations ni un transfert professionnel organisé.

39. Par quels mécanismes la crise financière internationale se propage-t-elle entre les pays ?

Par la fermeture des frontières, la réduction des échanges et la stabilité des monnaies.
Par les investissements agricoles, l’augmentation des réserves et la coopération commerciale.
Par la hausse des salaires, l’expansion des services publics et la baisse des impôts.
Par les interdépendances bancaires, les fuites de capitaux, la contagion psychologique et les crises de change.

Par les interdépendances bancaires, les fuites de capitaux, la contagion psychologique et les crises de change.

Explication

La crise se diffuse par les liens entre banques, les réactions psychologiques, les fuites de capitaux et les crises de change. Elle ne reste donc pas confinée à un seul pays ni à un mécanisme commercial isolé.

40. Quelle était la mission de la Banque des règlements internationaux créée en 1930, et quelle limite rencontre-t-elle d’abord ?

Financer directement les ménages et imposer une politique monétaire commune aux États.
Organiser les échanges commerciaux et contrôler les budgets nationaux avec une autorité renforcée.
Garantir les monnaies nationales et remplacer les banques centrales dans leurs décisions.
Surveiller les banques et favoriser la coopération, mais sans pouvoir suffisant pour coordonner les banques centrales.

Surveiller les banques et favoriser la coopération, mais sans pouvoir suffisant pour coordonner les banques centrales.

Explication

La BRI devait surveiller les systèmes bancaires et encourager la coopération internationale, mais elle manquait d’autorité pour coordonner efficacement les banques centrales. Elle n’avait donc ni vocation à remplacer ces banques ni pouvoir d’imposer une politique monétaire commune.

41. Selon Charles Kindleberger, quelle faiblesse explique le plus profondément la crise de 1929 ?

La création d’une institution internationale disposant d’une autorité excessive sur les banques centrales.
La présence d’une puissance dominante imposant des crédits trop abondants aux économies européennes.
La concurrence entre les industries nationales qui provoque une hausse durable des salaires.
L’absence d’une puissance capable de guider le système et de prêter en dernier ressort à l’échelle mondiale.

L’absence d’une puissance capable de guider le système et de prêter en dernier ressort à l’échelle mondiale.

Explication

Pour Kindleberger, la crise est aggravée par l’absence d’un guide capable d’assumer le rôle de prêteur mondial en dernier ressort. Les autres réponses décrivent soit une situation inverse, soit des facteurs qui ne correspondent pas à cette interprétation.

42. Quelle distinction oppose principalement la crise de 1929 à la dépression de 1873-1896 ?

La crise de 1929 est une dépression mondiale, tandis que 1873-1896 correspond davantage à un long ralentissement industriel.
La crise de 1929 concerne principalement les banques, tandis que 1873-1896 touche surtout les régimes politiques.
La crise de 1929 est un ralentissement industriel limité, tandis que 1873-1896 est une dépression mondiale.
La crise de 1929 résulte d’une expansion industrielle, tandis que 1873-1896 provient d’une contraction monétaire mondiale.

La crise de 1929 est une dépression mondiale, tandis que 1873-1896 correspond davantage à un long ralentissement industriel.

Explication

La crise de 1929 se caractérise par une faillite de l’économie mondiale, alors que 1873-1896 renvoie davantage à un long ralentissement accompagné de transformations industrielles. Les autres propositions inversent cette distinction ou introduisent des causes non établies.

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Quelles différences caractérisent les crises courtes et celles avant 1850 ?

Les crises courtes suivent une baisse de la demande, les crises avant 1850 commencent par une baisse des récoltes.

Quelle est la durée typique des cycles longs économiques ?

Ils durent de 40 à 60 ans.

Quelle phase de croissance économique a eu lieu entre 1896 et 1929 ?

Une phase de croissance des cycles longs.

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