QCM : Crise de 1929 et réponses politiques — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle transformation caractérise les rapports de puissance économique après la Première Guerre mondiale ?

L’Union soviétique devient le principal centre financier et diplomatique mondial.
L’Europe devient créancière des États-Unis et accroît sa domination commerciale.
Les États-Unis deviennent créanciers de l’Europe et renforcent leur leadership économique.
Le Japon remplace progressivement les États-Unis dans la direction de l’économie mondiale.

Les États-Unis deviennent créanciers de l’Europe et renforcent leur leadership économique.

Explication

Après la guerre, les États-Unis prêtent des capitaux à une Europe endettée et consolident ainsi leur leadership économique. L’Europe, qui dominait avant 1914, ne conserve donc pas sa position de créancière mondiale.

2. Quelle monnaie commence à supplanter la livre sterling comme référence monétaire internationale après la Première Guerre mondiale ?

Le franc français
Le dollar américain
Le yen japonais
Le mark allemand

Le dollar américain

Explication

Après la Première Guerre mondiale, le dollar américain progresse comme référence monétaire internationale face à une livre sterling auparavant dominante. Le franc, le yen et le mark ne connaissent pas cette évolution centrale dans la réorganisation monétaire mondiale.

3. Quels facteurs contribuent au déclenchement du krach de 1929 ?

La pénurie de biens, la hausse des salaires, l’épargne prudente et la régulation financière.
La baisse des échanges, la nationalisation des entreprises, le contrôle des prix et la déflation.
La reconstruction européenne, l’augmentation de la demande, le désendettement et la stabilité boursière.
La surproduction, les inégalités, la spéculation à crédit et la défense du libéralisme.

La surproduction, les inégalités, la spéculation à crédit et la défense du libéralisme.

Explication

Le krach est favorisé par une production excessive, de fortes inégalités, une spéculation boursière financée à crédit et le maintien du libéralisme. La pénurie et l’épargne prudente décrivent au contraire des situations opposées aux mécanismes mentionnés.

4. Quel événement se produit le 24 octobre 1929 à Wall Street ?

Les banques américaines ferment après une hausse générale des prix.
Le chômage américain atteint douze millions de personnes.
Les cours de la Bourse de New York baissent de 25 %.
Le commerce international se contracte sous l’effet des faillites industrielles.

Les cours de la Bourse de New York baissent de 25 %.

Explication

Le 24 octobre 1929, la Bourse de New York s’effondre et les cours diminuent de 25 %. Le chômage massif, les faillites et la contraction du commerce correspondent aux conséquences ultérieures de la crise dans l’économie réelle.

5. Quel rôle la confiance joue-t-elle dans la croissance économique des années 1920 ?

Elle pousse les ménages à réduire leurs achats et les investisseurs à retirer leurs capitaux.
Elle entraîne une contraction des échanges en freinant la demande internationale.
Elle provoque une accumulation de stocks en diminuant la production industrielle.
Elle encourage les investisseurs et les consommateurs à maintenir leurs engagements économiques.

Elle encourage les investisseurs et les consommateurs à maintenir leurs engagements économiques.

Explication

La confiance soutient la croissance en favorisant les investissements, les achats et les échanges. La réduction des dépenses et le retrait des capitaux apparaissent plutôt lorsque la confiance disparaît.

6. Quel enchaînement décrit correctement les effets économiques de la crise ?

La baisse de la demande provoque une déflation, des stocks invendables et des faillites.
La progression des prix entraîne une surproduction, des crédits abondants et des bénéfices croissants.
La stabilité bancaire favorise une reprise industrielle, une hausse des échanges et une consommation accrue.
La hausse de la demande provoque une inflation, des pénuries et une expansion commerciale.

La baisse de la demande provoque une déflation, des stocks invendables et des faillites.

Explication

Le recul de la demande fait baisser les prix et laisse s’accumuler des stocks invendus, ce qui fragilise les entreprises et les banques. L’inflation et l’expansion commerciale ne correspondent pas au mécanisme déflationniste de la crise.

7. Comment évolue le nombre de chômeurs aux États-Unis entre 1929 et 1933 ?

Il passe de 12 millions à 1,2 million, grâce à la reprise rapide de l’industrie.
Il passe de 1,2 million à 4,6 millions, comme en Allemagne en 1931.
Il passe de 55 000 à 2,7 millions, selon les niveaux observés en France et au Royaume-Uni.
Il passe de 1,2 million à 12 millions, soit une multiplication par dix et plus.

Il passe de 1,2 million à 12 millions, soit une multiplication par dix et plus.

Explication

Aux États-Unis, le nombre de chômeurs augmente de 1,2 million en 1929 à 12 millions en 1933, soit plus d’un décuplement. Les autres chiffres renvoient à des situations nationales différentes ou inversent l’évolution américaine.

8. Comment le retrait des capitaux américains investis à l’étranger contribue-t-il à la propagation mondiale de la crise ?

Il renforce les banques étrangères, puis réduit les faillites industrielles
Il provoque une pénurie de liquidités, des faillites, puis une contraction des échanges
Il augmente les importations européennes, puis améliore les finances publiques
Il stimule les investissements européens, puis accélère la croissance des échanges

Il provoque une pénurie de liquidités, des faillites, puis une contraction des échanges

Explication

Les capitaux américains soutenaient certaines économies étrangères ; leur retrait crée un manque de liquidités, favorise les faillites et réduit les échanges mondiaux. L’idée d’un renforcement des banques étrangères inverse donc l’effet observé.

9. Quelle combinaison de mesures caractérise principalement la réponse des gouvernements à la crise avant 1933 ?

La réduction des tarifs douaniers, l’augmentation des dépenses et l’aide aux chômeurs
Le laisser-faire, le protectionnisme, la baisse des dépenses et parfois la dévaluation
La relance sociale, la hausse des salaires et la libéralisation des échanges
La nationalisation bancaire, la planification industrielle et le contrôle des prix

Le laisser-faire, le protectionnisme, la baisse des dépenses et parfois la dévaluation

Explication

Avant 1933, les gouvernements privilégient notamment le laisser-faire, le protectionnisme, la réduction des dépenses publiques, la hausse des impôts et parfois la dévaluation. La baisse des tarifs douaniers correspond au libre-échange, qui ne constitue pas la tendance mentionnée ici.

10. Pourquoi les économies latino-américaines sont-elles particulièrement vulnérables à la crise mondiale ?

Elles dépendent des exportations de produits de base et des marchés des pays riches
Elles reposent sur une production industrielle diversifiée et des marchés intérieurs puissants
Elles contrôlent les capitaux étrangers et limitent leurs échanges avec les pays riches
Elles disposent de revenus stables grâce à une faible dépendance aux exportations

Elles dépendent des exportations de produits de base et des marchés des pays riches

Explication

La dépendance aux exportations de produits de base ainsi qu’aux marchés de biens et de capitaux des pays riches expose fortement l’Amérique latine. Une économie industrielle diversifiée serait au contraire moins dépendante de quelques débouchés extérieurs.

11. Entre 1929 et 1932, comment évolue la valeur des exportations chiliennes par rapport à celle des exportations colombiennes ?

Les exportations chiliennes doublent, celles de Colombie diminuent de moitié
Les exportations chiliennes diminuent légèrement, celles de Colombie restent stables
Les exportations chiliennes sont divisées par quatre, celles de Colombie par deux
Les exportations chiliennes sont divisées par deux, celles de Colombie par quatre

Les exportations chiliennes sont divisées par quatre, celles de Colombie par deux

Explication

La valeur des exportations chiliennes passe de presque 400 à moins de 100 millions de pesos, soit une division par quatre, tandis que celle de la Colombie passe de 100 à 50 millions, soit une division par deux. La confusion entre ces deux amplitudes inverse les données propres à chaque pays.

12. Quel effet politique accompagne la crise économique en Amérique latine entre 1930 et 1934 ?

La coopération commerciale régionale provoque une démocratisation durable des régimes
La stabilité de nombreux gouvernements renforce les institutions parlementaires et civiles
La disparition des armées nationales réduit la répression et les interventions politiques
Le renversement de nombreux gouvernements favorise l’autoritarisme et l’intervention militaire

Le renversement de nombreux gouvernements favorise l’autoritarisme et l’intervention militaire

Explication

Plus de la moitié des gouvernements latino-américains sont renversés entre 1930 et 1934, ce qui favorise l’autoritarisme, la répression et l’intervention militaire. La crise ne conduit donc pas principalement à une consolidation démocratique.

13. Quelle orientation Franklin Delano Roosevelt annonce-t-il dans son discours d’investiture du 4 mars 1933 ?

Une intervention accrue de l’État pour remettre les Américains au travail
Une réduction des dépenses publiques destinée à restaurer rapidement l’équilibre budgétaire
Un retrait de l’État afin de laisser les mécanismes économiques agir librement
Une priorité donnée à la protection douanière pour limiter les importations étrangères

Une intervention accrue de l’État pour remettre les Américains au travail

Explication

Roosevelt annonce une intervention accrue de l’État afin de lutter contre le chômage et de remettre les Américains au travail. Cette orientation s’oppose au laisser-faire, qui maintient l’État à distance de la régulation directe de l’économie.

14. Quelle définition correspond au New Deal lancé par Roosevelt en 1933 ?

Un programme de protection commerciale centré sur la réduction des dépenses et des impôts
Une politique interventionniste visant à réguler l’économie, soutenir l’emploi et relancer la demande
Une politique de retrait public destinée à laisser les entreprises organiser seules la reprise
Une réforme monétaire visant principalement à stabiliser les échanges internationaux

Une politique interventionniste visant à réguler l’économie, soutenir l’emploi et relancer la demande

Explication

Le New Deal est une politique interventionniste qui combine régulation économique, soutien à l’emploi et relance de la demande par la consommation. Il ne repose donc pas sur le retrait de l’État caractéristique du laisser-faire.

15. Par quels moyens le New Deal cherche-t-il à soutenir l’activité économique puis à rétablir l’équilibre budgétaire ?

Par la baisse des dépenses, la réduction des aides et la diminution progressive des recettes fiscales
Par la fermeture des chantiers publics, la limitation du crédit et la suppression des prélèvements
Par les aides sociales, les grands travaux, la hausse des dépenses, l’endettement puis les impôts
Par la hausse des tarifs douaniers, la baisse des salaires et la réduction des investissements publics

Par les aides sociales, les grands travaux, la hausse des dépenses, l’endettement puis les impôts

Explication

Le New Deal soutient l’activité grâce aux aides sociales, aux grands travaux, à l’augmentation des dépenses publiques et à l’endettement, avant une hausse des impôts destinée à rétablir l’équilibre budgétaire. Une politique de réduction immédiate des dépenses et des aides ne correspond pas à cette séquence.

16. Comment l’emploi créé par l’État dans l’administration, l’industrie et les travaux publics peut-il contribuer à relancer l’économie ?

Il diminue les dépenses privées, contracte la demande et accroît le chômage.
Il réduit le pouvoir d’achat, freine la consommation et ralentit la reprise économique.
Il limite les échanges extérieurs, protège les entreprises et stabilise les prix.
Il augmente les revenus, stimule la consommation et soutient la reprise économique.

Il augmente les revenus, stimule la consommation et soutient la reprise économique.

Explication

Les emplois publics ou soutenus par l’État procurent des revenus supplémentaires, ce qui stimule la consommation et favorise la reprise. La baisse des salaires et des dépenses publiques produit au contraire une diminution du pouvoir d’achat et de la demande.

17. Quelle évolution durable la crise de 1929 a-t-elle favorisée dans la gestion des marchés boursiers ?

Une baisse des salaires destinée à réduire les coûts des entreprises.
Un retour à une liberté accrue destinée à accélérer les placements financiers.
Une fermeture des marchés destinée à supprimer les échanges internationaux.
Une régulation publique destinée à prévenir les dérives spéculatives.

Une régulation publique destinée à prévenir les dérives spéculatives.

Explication

La crise de 1929 a révélé les limites du laisser-faire et a conduit les États à encadrer durablement les marchés boursiers afin de limiter les dérives spéculatives. Le retour à une liberté accrue correspondrait à la logique du laisser-faire, dont la crise a précisément montré les insuffisances.

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Quelle puissance dominait économiquement avant 1914 ?

L'Europe dominait économiquement avant 1914.

Quel pays est devenu créancier de l'Europe après la Première Guerre mondiale ?

Les États-Unis sont devenus créanciers de l'Europe après la Première Guerre mondiale.

Quelle monnaie a commencé à supplanter la livre sterling après la Première Guerre mondiale ?

Le dollar a commencé à supplanter la livre sterling après la Première Guerre mondiale.

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