QCM : Crises et transformations de l’entre-deux-guerres (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel bilan humain et financier caractérise principalement la Première Guerre mondiale ?

Environ 5 millions de morts militaires, des pertes civiles limitées et des finances publiques stabilisées
Environ 10 millions de morts militaires, de lourdes pertes civiles et des finances publiques très affaiblies
Environ 20 millions de morts militaires, des pertes civiles faibles et une forte croissance des finances publiques
Environ 10 millions de morts militaires, peu de victimes civiles et des finances publiques rapidement rétablies

Environ 10 millions de morts militaires, de lourdes pertes civiles et des finances publiques très affaiblies

Explication

La guerre fait environ 10 millions de morts militaires, entraîne un bilan civil très lourd et ruine les finances publiques. L’idée d’une stabilisation rapide des finances contredit le coût exceptionnel du conflit.

2. Quelle situation décrit l’endettement de la France en 1918 ?

La dette française atteint environ 117 % du PIB et les dépenses diminuent de moitié après la guerre
La dette française atteint environ 200 % du PIB et les dépenses sont multipliées par six après la guerre
La dette française atteint environ 200 % du PIB et les dépenses restent stables pendant la reconstruction
La dette française reste proche de 50 % du PIB et les dépenses progressent légèrement après la guerre

La dette française atteint environ 200 % du PIB et les dépenses sont multipliées par six après la guerre

Explication

En 1918, la dette française représente environ 200 % du PIB, tandis que les dépenses sont multipliées par six après la guerre, notamment pour reconstruire. Le chiffre de 117 % correspond à une comparaison mentionnée dans le cours, pas à la dette française de 1918.

3. Comment le financement de la guerre contribue-t-il à l’inflation ?

Les exportations industrielles et l’épargne privée financent la guerre, ce qui stabilise les prix
La baisse des impôts et la réduction monétaire financent la guerre, ce qui renforce la monnaie
Les réparations versées par les adversaires financent la guerre, ce qui augmente la valeur monétaire
L’endettement, les impôts et la création monétaire financent la guerre, ce qui déprécie la monnaie

L’endettement, les impôts et la création monétaire financent la guerre, ce qui déprécie la monnaie

Explication

La guerre est financée par l’emprunt, les impôts et la création monétaire, laquelle fait baisser la valeur de la monnaie et provoque de l’inflation. Une réduction de la quantité de monnaie aurait un effet différent de celui décrit ici.

4. Quel effet l’évolution du taux de change entre le franc et le dollar a-t-elle sur l’épargne française ?

Le dollar passe de 5 à 10 francs, ce qui double progressivement la valeur de l’épargne des Français
Le dollar reste à 5 francs, ce qui maintient pratiquement la valeur de l’épargne des Français
Le dollar passe de 5 à 25 francs, ce qui réduit fortement la valeur de l’épargne des Français
Le dollar passe de 25 à 5 francs, ce qui augmente fortement la valeur de l’épargne des Français

Le dollar passe de 5 à 25 francs, ce qui réduit fortement la valeur de l’épargne des Français

Explication

Le dollar passe de 5 francs en 1914 à 25 francs en 1920, révélant une forte dépréciation du franc et une perte de valeur de l’épargne française. Une baisse du prix du dollar aurait au contraire signalé un renforcement du franc.

5. Quelle date correspond au jeudi noir qui déclenche la crise boursière américaine ?

Le 11 novembre 1918
Le 1er septembre 1939
Le 24 octobre 1929
Le 15 août 1928

Le 24 octobre 1929

Explication

Le jeudi noir a lieu le 24 octobre 1929, lorsque la valeur des actions s’effondre à Wall Street. Les autres dates renvoient à d’autres repères historiques ou ne correspondent pas au déclenchement de cette crise.

6. Quel enchaînement décrit le mieux la propagation de la crise boursière américaine ?

La chute des actions augmente les prêts bancaires, stimule les entreprises, réduit le chômage et accroît la consommation
La chute des actions améliore les bénéfices, accélère les investissements, augmente les salaires et relance les achats
La chute des actions provoque des faillites bancaires, bloque les emprunts, accroît le chômage et réduit la consommation
La hausse des actions provoque des faillites bancaires, facilite les emprunts, accroît l’emploi et réduit la consommation

La chute des actions provoque des faillites bancaires, bloque les emprunts, accroît le chômage et réduit la consommation

Explication

L’effondrement des actions entraîne des faillites bancaires et bloque les emprunts, ce qui fragilise les entreprises, augmente le chômage et réduit la consommation. Les effets décrits dans les autres réponses inversent plusieurs mécanismes de la crise.

7. Comment définir une dépression économique ?

Une baisse ponctuelle des actions suivie d’une reprise rapide de la production industrielle
Un recul durable et généralisé de l’activité marqué par les faillites, le chômage et la pauvreté
Une hausse durable de l’activité accompagnée d’une diminution des faillites et du chômage
Une période de croissance ralentie limitée au secteur bancaire et aux marchés financiers

Un recul durable et généralisé de l’activité marqué par les faillites, le chômage et la pauvreté

Explication

La dépression désigne un recul durable et généralisé de l’activité économique, associé à davantage de faillites, de chômage et de pauvreté. Une simple baisse boursière ne suffit pas à définir une dépression.

8. Quelle évolution caractérise l’économie américaine pendant la crise ?

Le chômage passe de 3 % à 12 %, les ventes de voitures neuves diminuent d’un quart et le PIB reste stable
Le chômage passe de 10 % à 24 %, les ventes de voitures neuves progressent de moitié et le PIB double
Le chômage passe de 3 % à 24 %, les ventes de voitures neuves diminuent de moitié et le PIB est divisé par deux
Le chômage passe de 24 % à 3 %, les ventes de voitures neuves doublent et le PIB augmente de moitié

Le chômage passe de 3 % à 24 %, les ventes de voitures neuves diminuent de moitié et le PIB est divisé par deux

Explication

Aux États-Unis, le chômage passe de 3 % à 24 %, le nombre de voitures neuves diminue de 50 % et le PIB est divisé par deux en trois ans. Les autres évolutions ne correspondent pas aux indicateurs fournis pour la crise.

9. Qui remporte l’élection présidentielle américaine de 1932 et avec quel résultat ?

Herbert Hoover, candidat républicain, avec 50 % des voix contre 50 % à Franklin Delano Roosevelt
Franklin Delano Roosevelt, candidat démocrate, avec 57 % des voix contre 43 % à Herbert Hoover
Herbert Hoover, candidat démocrate, avec 57 % des voix contre 43 % à Franklin Delano Roosevelt
Franklin Delano Roosevelt, candidat républicain, avec 43 % des voix contre 57 % à Herbert Hoover

Franklin Delano Roosevelt, candidat démocrate, avec 57 % des voix contre 43 % à Herbert Hoover

Explication

En 1932, Franklin Delano Roosevelt, candidat démocrate, remporte l’élection avec 57 % des voix contre 43 % à Herbert Hoover. L’erreur principale des autres réponses porte sur le vainqueur, le parti ou la répartition des suffrages.

10. Quelle définition correspond au New Deal ?

Un programme centré sur la protection douanière visant à interrompre les échanges internationaux
Une politique de réduction de l’État fédéral destinée à laisser les marchés rétablir l’emploi
Une réforme monétaire destinée à garantir la valeur du dollar sans créer d’emplois publics
Une politique interventionniste mobilisant le budget fédéral pour agir sur l’économie et remettre les chômeurs au travail

Une politique interventionniste mobilisant le budget fédéral pour agir sur l’économie et remettre les chômeurs au travail

Explication

Le New Deal utilise l’intervention budgétaire de l’État fédéral pour agir sur l’économie et remettre les chômeurs au travail. La limitation de l’intervention publique correspond davantage à la position défendue par Hoover.

11. Quels instruments appartiennent au premier New Deal ?

La hausse des droits de douane, la réduction des travaux publics, l’aide aux investisseurs et la baisse des prix agricoles
La baisse des salaires, la fermeture des banques, la suppression de l’aide sociale et la vente des surplus agricoles
La réforme bancaire, les grands travaux, l’aide sociale et l’achat de surplus agricoles pour soutenir les prix
La nationalisation des entreprises, la fin des impôts, la réduction des dépenses publiques et l’importation de céréales

La réforme bancaire, les grands travaux, l’aide sociale et l’achat de surplus agricoles pour soutenir les prix

Explication

Le premier New Deal associe réforme bancaire, grands travaux, aide sociale et remontée des prix agricoles grâce à l’achat et à la destruction des surplus. Les autres réponses retirent ou inversent plusieurs instruments essentiels de cette politique.

12. Quelle mesure est prévue par l’Emergency Banking Act ?

Réorganiser le système bancaire, séparer les banques de dépôts et d’investissement et garantir l’épargne déposée
Libéraliser les marchés financiers, réunir les banques et laisser les déposants assumer les pertes
Fermer les banques publiques, favoriser les prêts privés et supprimer la garantie de l’argent déposé
Supprimer les banques de dépôts, fusionner les banques d’investissement et taxer les comptes d’épargne

Réorganiser le système bancaire, séparer les banques de dépôts et d’investissement et garantir l’épargne déposée

Explication

L’Emergency Banking Act réorganise le système bancaire, sépare les banques de dépôts des banques d’investissement et garantit l’argent des épargnants. Les autres réponses suppriment la garantie ou proposent une organisation bancaire contraire à cette réforme.

13. Comment la crise américaine se transmet-elle d’abord aux banques européennes puis aux échanges mondiaux ?

La hausse des capitaux américains renforce les banques, puis le libre-échange stimule les échanges et stabilise les monnaies
Le rapatriement des capitaux stimule les banques, puis la baisse des droits de douane contracte les échanges et apprécie les monnaies
La baisse des capitaux américains soutient les banques, puis les importations européennes provoquent une hausse monétaire
Le rapatriement des capitaux fragilise les banques, puis le protectionnisme réduit les échanges et entraîne des dévaluations

Le rapatriement des capitaux fragilise les banques, puis le protectionnisme réduit les échanges et entraîne des dévaluations

Explication

Le retrait des capitaux américains fragilise les banques européennes, tandis que le protectionnisme américain réduit les échanges et favorise les dévaluations. L’idée d’un renforcement des banques par le rapatriement des capitaux inverse le mécanisme observé.

14. De combien le commerce international diminue-t-il entre 1929 et 1933 ?

Il diminue d’un quart
Il progresse d’un tiers
Il est réduit de moitié
Il est divisé par trois

Il est divisé par trois

Explication

Entre 1929 et 1933, le commerce international est divisé par trois, ce qui illustre l’ampleur de la contraction des échanges. Une baisse de moitié sous-estimerait donc le recul indiqué.

15. Quels sont les trois piliers de l’économie mondiale détruits par la dépression entre 1929 et 1933, selon Berstein et Milza ?

La production, le commerce et le système monétaire international
L’agriculture, les transports et les banques centrales nationales
La consommation, les colonies et les dépenses militaires
Les salaires, les impôts et les investissements publics

La production, le commerce et le système monétaire international

Explication

Berstein et Milza identifient la production, le commerce et le système monétaire international comme les trois piliers détruits par la dépression. Les autres ensembles proposés mêlent des secteurs importants mais ne correspondent pas à cette formulation.

16. Quelle opposition caractérise la situation de l’Allemagne et de la France au début des années 1920 ?

Les deux pays sont surtout affaiblis par une réduction des impôts et des emprunts publics
L’Allemagne est étranglée par les pensions de guerre, tandis que la France connaît une hyperinflation
Les deux pays subissent principalement une hyperinflation provoquée par la baisse des salaires
L’Allemagne subit une hyperinflation, tandis que la France est fragilisée par les charges de guerre

L’Allemagne subit une hyperinflation, tandis que la France est fragilisée par les charges de guerre

Explication

L’Allemagne connaît une explosion des prix et des salaires liée à l’hyperinflation, alors que la France souffre surtout du poids des emprunts et des pensions liés à la guerre. Attribuer l’hyperinflation française aux charges de guerre confond les difficultés propres aux deux pays.

17. Quelle mesure correspond à la politique déflationniste adoptée par l’Allemagne et la France au début des années 1930 ?

Accroître les salaires, réduire les licenciements et relever les impôts indirects
Augmenter les dépenses publiques, soutenir les revenus et développer les grands travaux
Réduire les salaires des fonctionnaires, licencier et diminuer les impôts
Dévaluer les monnaies, nationaliser les banques et financer la consommation

Réduire les salaires des fonctionnaires, licencier et diminuer les impôts

Explication

La politique déflationniste vise à réduire les coûts et les prix par la baisse des salaires des fonctionnaires, les licenciements et la réduction des impôts. L’augmentation des dépenses publiques et le soutien de l’activité renvoient plutôt à une logique d’intervention stimulante comme celle du New Deal.

18. Quel événement politique allemand est rendu possible par la défaite de Brüning en 1933 ?

La création d’un régime parlementaire sans parti extrémiste
La restauration de la monarchie impériale
L’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir
La formation d’un gouvernement dirigé par Léon Blum

L’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir

Explication

La défaite de Brüning en 1933 ouvre la voie à l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir. Elle ne conduit ni à une restauration monarchique ni à un gouvernement français, car il s’agit d’une évolution politique allemande.

19. Quelle succession d’événements conduit Léon Blum à devenir président du Conseil en mai 1936 ?

La victoire électorale du Front populaire en avril 1936 précède son entrée au gouvernement
La défaite du Front populaire en avril 1936 entraîne sa nomination par le Sénat
La dévaluation du franc en 1936 provoque sa désignation par les organisations syndicales
Les accords de Matignon en juin 1936 précèdent son élection par les députés

La victoire électorale du Front populaire en avril 1936 précède son entrée au gouvernement

Explication

Le Front populaire remporte les élections en avril 1936, puis Léon Blum devient président du Conseil en mai. Les accords de Matignon interviennent ensuite, en juin, et ne constituent donc pas la cause immédiate de sa nomination.

20. À quelles préoccupations renvoie le slogan du Front populaire « Le pain, la paix, la liberté » ?

À la baisse des salaires, à la préparation militaire et au renforcement de l’autorité
À la croissance industrielle, à l’expansion coloniale et à la stabilité monétaire
Aux revendications patronales, à la neutralité internationale et à la restriction des libertés
Au chômage, aux menaces de guerre et au refus des dictatures

Au chômage, aux menaces de guerre et au refus des dictatures

Explication

Le slogan associe la lutte contre le chômage, l’opposition aux menaces de guerre et la défense de la liberté politique. Il exprime donc un refus des dictatures, et non un projet de renforcement autoritaire.

21. Quel lien existe entre les grèves avec occupation d’usine de juin 1936 et les accords de Matignon ?

Les accords de Matignon déclenchent les grèves afin d’obtenir une intervention accrue de l’État
Les grèves organisées par les patrons conduisent la CGT à signer un compromis salarial
Les occupations d’usine sont suspendues avant toute négociation entre la CGT et les patrons
Les grèves initiées par la CGT poussent les patrons à accepter les accords de Matignon

Les grèves initiées par la CGT poussent les patrons à accepter les accords de Matignon

Explication

En juin 1936, les grèves avec occupation d’usine menées à l’initiative de la CGT exercent une pression qui conduit les patrons à accepter les accords de Matignon. Dire que ces accords ont déclenché les grèves inverse donc l’ordre des événements.

22. Laquelle de ces mesures appartient aux accords de Matignon ?

Une semaine de 40 heures sur cinq jours et deux semaines de congés payés annuels
Une semaine de 35 heures sur cinq jours et trois semaines de congés payés annuels
Une journée de six heures sur quatre jours et quatre semaines de congés payés annuels
Une semaine de 48 heures sur six jours et une semaine de congés payés annuels

Une semaine de 40 heures sur cinq jours et deux semaines de congés payés annuels

Explication

Les accords de Matignon prévoient une semaine de 40 heures réparties sur cinq jours ainsi que deux semaines de congés payés par an. Les autres combinaisons modifient les durées et les droits établis par ces accords.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Crises et transformations de l’entre-deux-guerres.

Combien de morts militaires cause la Première Guerre mondiale ?

Environ 10 millions de morts militaires.

Quel est le niveau de la dette française en 1918 par rapport au PIB ?

Environ 200 % du PIB.

Comment la guerre est-elle financée ?

Par l’endettement, les impôts et la création monétaire.

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