Fiche de révision : Environnement, histoire et conflits mondiaux

Plan du Cours

  1. Notion d’environnement et histoire
  2. Anthropisation et ruptures majeures
  3. Gouvernance climatique mondiale
  4. États-Unis et protection de la nature
  5. Typologie des conflits
  6. Westphalie et sécurité collective
  7. Moyen-Orient, guerre et paix
  8. Histoire, mémoire et justice
  9. Mémoire de la guerre d’Algérie
  10. Génocide des Juifs et des Tsiganes
  11. Océans, espace et puissance chinoise

1. Notion d’environnement et histoire

Notions clés & Définitions

  • Environnement polysémique : Notion polysémique où l’on peut parler soit du milieu naturel, soit de tout ce qui entoure l’être humain, y compris un milieu transformé par lui.
  • Histoire de l’environnement : Courant qui étudie l’interaction entre sociétés humaines et milieux, en analysant comment l’un modifie l’autre et produit des risques ou des conflits.
  • Anthropocène : Nouvelle ère géologique attribuant à l’action humaine un rôle majeur dans les changements du système terrestre, ce qui renforce la responsabilité de protection.
  • Empreinte écologique : Indicateur mesurant la surface d’espaces productifs nécessaire pour fournir les ressources consommées et absorber les déchets d’une population.
  • Préservation et conservation : Deux conceptions nées aux États-Unis : préserver vise une nature sauvage tenue à distance de l’action humaine, tandis que conserver organise un usage raisonné.

Points essentiels

  • Depuis 1960-1970, l’environnement devient un objet de débat politique et scientifique, porté notamment par des modèles et une prise de conscience globale.
  • Le schéma central de l’histoire de l’environnement oppose sociétés humaines et milieux : les sociétés transforment et détruisent, tandis que le milieu fournit ressources et contraintes pouvant provoquer des conflits.
  • 1970 : discours de G. Pompidou à Chicago sur les risques liés à la destruction de l’environnement ; 1971 : création du premier ministère chargé de la protection de la nature et de l’environnement en France.
  • 1972 : rapport Meadows au nom du Club de Rome et 1er Sommet de la Terre à Stockholm ; 1987 : rapport Brundtland qui popularise la notion de développement durable.
  • Le jour du dépassement correspond au moment où l’humanité consomme plus que ce que la planète peut renouveler en un an, traduisant une surexploitation.
  • Préservation et conservation diffèrent aussi par les acteurs : États et organisations (ex. ONU/UE/UNESCO, parcs) d’un côté, ONG et acteurs privés (ex. Greenpeace/WWF) de l’autre.

Astuce mémo

Deux lectures de l’environnement : Milieu naturel (nature “autour”) ou tout ce qui entoure l’Homme (nature “façonnée”).

2. Anthropisation et ruptures majeures

Notions clés & Définitions

  • Anthropisation : L’anthropisation désigne la façon dont les humains transforment les milieux pour réduire des risques, contourner des contraintes et exploiter des ressources.
  • Révolution néolithique : La révolution néolithique correspond au passage à l’agriculture avec sédentarisation, qui entraîne des changements marqués dans les milieux (notamment déboisement et baisse de biodiversité).
  • Révolution industrielle : La révolution industrielle désigne l’essor de la production de masse et des transports mécanisés, avec des rejets polluants importants et des transformations démographiques et urbaines.

Points essentiels

  • Au Néolithique, l’agriculture et la sédentarisation provoquent déboisement, sols lessivés, perte de biodiversité, hausse des gaz à effet de serre, maladies nouvelles et carences alimentaires.
  • À l’ère de la révolution industrielle, la production de masse et les transports entraînent des rejets polluants massifs, une transition démographique et une urbanisation plus forte.
  • Claude Lévi-Strauss présente deux ruptures historiques majeures seulement : le Néolithique puis l’industrialisation, vue comme un prolongement du premier.
  • Avec Paul Crutzen, l’Anthropocène suit l’Holocène et se distingue par la capacité humaine à modifier l’ensemble du système terrestre avec des conséquences globales.

Astuce mémo

Néolithique = se sédentariser pour produire ; Industriel = produire en masse pour transporter ; Anthropocène = l’humain devient le moteur planétaire.

3. Gouvernance climatique mondiale

Notions clés & Définitions

  • GIEC : Le GIEC est un organisme scientifique créé pour évaluer l’état des connaissances sur le climat et informer les négociations internationales.
  • Convention-cadre onusienne sur le climat : La Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques est un traité international qui encadre la coopération mondiale contre le réchauffement.
  • Protocole de Kyoto : Le Protocole de Kyoto est un accord international juridiquement contraignant qui fixe des objectifs de réduction des gaz à effet de serre pour la période 2008-2012.
  • Accord de Paris : L’Accord de Paris est l’accord adopté à la COP21 qui vise à limiter le réchauffement, avec une cible principale et un objectif renforcé à 1,5°C.

Points essentiels

  • 1972 marque le début de la lutte climatique institutionnalisée avec le 1er Sommet de la Terre à Stockholm et la création du PNUE.
  • 1988 voit la création du GIEC, qui structure l’expertise scientifique utilisée dans les négociations climatiques.
  • 1997, le Protocole de Kyoto s’appuie sur un objectif de -5 % de GES entre 2008 et 2012, entré en vigueur en 2015 avec 195 pays, mais sans les États-Unis.
  • 2015, l’Accord de Paris adopte l’objectif de limiter le réchauffement à 2°C en visant 1,5°C.
  • La justice climatique oppose des pays du Nord (19 % de la population, 80 % des richesses, 73 % du CO2) à des pays pauvres (45 % de la population, 7 % du CO2), avec l’engagement de 100 milliards $ pour les pays pauvres à la COP21.
  • Le leadership est tenu par l’UE depuis les années 2010, par la Chine depuis 2015, et par des pays en développement plus présents depuis 2007, dont le Bangladesh, très vulnérable, qui alerte fortement.

Astuce mémo

Chrono-exam: 1972 PNUE → 1988 GIEC → 1992 Rio/CCNUCC → 1997 Kyoto (-5 % 2008-2012) → 2015 Paris (2°C, viser 1,5°C).

4. États-Unis et protection de la nature

Notions clés & Définitions

  • Wilderness : Vision romantique de la nature, portée au XIXe siècle, où la “nature sauvage” est vue comme un espace à sanctuariser face à l’aventure humaine.
  • John Muir : Écrivain et militant américain qui défend la préservation de la nature et participe à la création du Sierra Club et de parcs comme Yosemite.
  • Gifford Pinchot : Ingénieur forestier américain qui défend une conservation orientée vers l’usage raisonné des ressources plutôt que leur protection “pour elles-mêmes”.
  • Climatoscepticisme : Position qui minimise ou conteste le caractère majeur du réchauffement climatique, souvent renforcée par le lobbying industriel et des chocs pétroliers.

Points essentiels

  • Les États-Unis estiment être le 2e émetteur mondial de GES (derrière la Chine) et le 8e en émissions par habitant.
  • Yellowstone est le 1er parc national au monde en 1872, et en 1901 la protection environnementale devient une cause nationale.
  • Le National Forest Service classe 675 000 km² via 150 forêts nationales, 5 parcs et 51 réserves, avec des revers liés notamment aux pressions agricoles et aux déplacements amérindiens.
  • Le climatoscepticisme, né dans les années 1980, est amplifié par les chocs pétroliers de 1973 et 1979 et par le lobbying industriel, et seulement 27% des Américains jugent le réchauffement climatique majeur.
  • Trump sort des Accords de Paris en 2019 (logique économique et refus de financer les pays pauvres), tandis que Biden les réintègre puis vise 30% d’aires protégées d’ici 2030 et 50% de réduction des GES.
  • Les tensions territoriales incluent l’Alaska (pétrole, pêche, tourisme vs écologistes et tribu Gwich’in dépendante du caribou) et l’opposition au gaz de schiste (pollution, contamination des nappes et consommation d’eau massive).

5. Typologie des conflits

Notions clés & Définitions

  • Conflits interétatiques : Les conflits interétatiques opposent des États entre eux, avec des objectifs et des moyens relevant principalement d’une confrontation entre puissances.
  • Conflits intraétatiques : Les conflits intraétatiques se déroulent à l’intérieur d’un même État, souvent autour de l’indépendance, du pouvoir ou de fractures internes.
  • Guerres conventionnelles : Les guerres conventionnelles mobilisent surtout des États, des armées régulières et des coalitions, selon des formes de lutte relativement codifiées.
  • Guerres non conventionnelles : Les guerres non conventionnelles impliquent des acteurs comme mercenaires et sociétés militaires privées ou des groupes rebelles et terroristes.

Points essentiels

  • En 2023, l’HIIK recense 369 conflits dans le monde selon leur intensité, les moyens engagés et leurs conséquences.
  • La tendance générale est la raréfaction des guerres interétatiques et la multiplication des guerres intraétatiques, souvent avec une portée de plus en plus mondiale.
  • Une typologie politique/territoriale vise la conquête ou le contrôle (exemple : USA au Vietnam) en interétatique, tandis qu’en intraétatique elle renvoie à l’indépendance et aux affrontements autour du régime.
  • Les acteurs des guerres conventionnelles sont surtout des États et armées régulières avec alliances/coalitions et des organisations internationales, tandis que les acteurs des guerres non conventionnelles incluent mercenaires/SMP et groupes rebelles ou criminels (FARC, Al-Qaïda, Daech).
  • Les modalités de guerre peuvent aussi être commerciale, scientifique/industrielle, idéologique (propagande), spatiale (espionnage par satellites) ou cyberguerre.
  • Les modes de résolution incluent armistice (conditions imposées au vaincu), capitulation (reconnaissance de défaite), trêve/cessez-le-feu (suspension sur place) et traité de paix (fin politique signée par les dirigeants).

Astuce mémo

Interétatique = entre États ; Intraétatique = dans l’État (et souvent autour de l’indépendance ou du pouvoir).

6. Westphalie et sécurité collective

Notions clés & Définitions

  • Traités de Westphalie : Ensemble de traités signés en 1648 qui mettent fin à une guerre européenne et installent un nouveau cadre des relations entre États.
  • Système westphalien : Organisation des relations internationales fondée sur la souveraineté des États, des frontières nettes et une paix stabilisée par la négociation et l’équilibre des puissances.
  • Société des Nations : Organisation internationale créée après la Première Guerre mondiale pour garantir une sécurité collective, mais qui échoue à empêcher des agressions majeures.
  • Organisation des Nations Unies : Institution internationale créée en 1945 pour gérer la paix et la sécurité collectives via des organes comme l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité.

Points essentiels

  • Deux traités sont signés le 24 octobre 1648, à Osnabrück pour les protestants et à Münster pour les catholiques, après cinq ans de négociations.
  • Le système westphalien repose sur la souveraineté de l’État, des frontières politiques précises et une paix collective construite par négociation et équilibre des puissances.
  • La SDN (1919-1920, siège à Genève) échoue notamment à cause de l’absence de l’Allemagne, des États-Unis et de l’URSS, et de la règle de l’unanimité qui paralyse l’action.
  • L’invasion de l’Éthiopie par l’Italie (1935-1936) illustre l’inefficacité de la SDN, faute de sanction efficace.
  • L’ONU naît avec la Charte signée le 26 juin 1945 à San Francisco, puis sa création officielle en octobre 1945, et fonctionne avec l’Assemblée générale et un Conseil de sécurité à 5 permanents.
  • Le Conseil de sécurité est paralysé par le droit de veto, ce qui contribue à des blocages, notamment au Moyen-Orient.

Astuce mémo

Westphalie = 1648 = souveraineté + frontières, SDN→ONU = sécurité collective mais veto = blocage.

7. Moyen-Orient, guerre et paix

Notions clés & Définitions

  • OLP : Organisation de libération de la Palestine, créée en 1964, portée par une stratégie de lutte armée et le refus de reconnaître Israël.
  • Intifada : Soulèvement palestinien, déclenché en 1987 puis de nouveau au début des années 2000, marqué par des formes de résistance contre l’occupation.
  • Hamas : Mouvement islamiste apparu en 1987, opposé à toute paix avec Israël et dominant la bande de Gaza à partir de 2007.
  • Daech : Organisation djihadiste qui s’empare en 2014 d’un territoire entre l’Irak et la Syrie, provoquant une coalition internationale.

Points essentiels

  • Le Moyen-Orient contrôle 60 % des réserves mondiales de pétrole et 40 % du gaz naturel, ce qui alimente des rivalités interétatiques comme la première guerre du Golfe Irak/Koweït.
  • L’affrontement religieux sunnites-chiites remonte à la succession après la mort de Mahomet en 632, avec une majorité sunnite et une minorité chiite.
  • Le conflit israélo-palestinien démarre par le plan de partage de l’ONU (29 novembre 1947) et bascule avec la proclamation de l’État d’Israël (14 mai 1948) entraînant la Nakba.
  • Les accords d’Oslo (13 septembre 1993) prévoient une reconnaissance réciproque et une autorité palestinienne, mais les violences reprennent avec la 2e Intifada (2000) et la rupture Fatah-Hamas se fixe en 2007 à Gaza.
  • La révolution islamique iranienne de 1979 et la vague d’interventions marquent la déstabilisation régionale, culminant avec Al-Qaïda le 11 septembre 2001, une guerre en Irak en 2003 sans mandat de l’ONU, puis l’essor de Daech en 2014 face à une coalition de 80 États + les États-Unis.

Astuce mémo

De partage ONU (1947) à Nakba (1948), puis Oslo (1993) sans paix durable, tandis que l’islamisme monte : Iran (1979) → Al-Qaïda (2001) → Daech (2014).

8. Histoire, mémoire et justice

Notions clés & Définitions

  • Histoire partielle : L’histoire d’un conflit est forcément incomplète pendant les combats, car le recul manque et l’accès aux sources est limité.
  • Concurrence des mémoires : Après un conflit, plusieurs récits collectifs s’affrontent selon les camps, ce qui peut entretenir rancœurs et désaccords.
  • Résistancialisme : Vision mémorielle selon laquelle la France aurait résisté de façon largement unie, ce qui tend à masquer Vichy et la déportation des Juifs et des Tsiganes.
  • Amnistie : Décision politique d’oublier officiellement certains actes pour favoriser la sortie du conflit et la réconciliation.
  • Justice pénale internationale : Ensemble de juridictions chargées de juger des crimes de masse, notamment quand les crimes touchent plusieurs pays ou quand les États ne jugent pas.

Points essentiels

  • Pendant un conflit, l’historien travaille avec un recul insuffisant et subit souvent le contrôle de l’information, ce qui favorise les récits incomplets ou propagandistes.
  • Après 1945, l’histoire est d’abord écrite par les vainqueurs, comme avec le traité de Versailles qui attribue la responsabilité à l’Allemagne et nourrit durablement des tensions.
  • Guerre d’Algérie : les accords d’Évian du 18 mars 1962 mettent fin aux combats, puis des lois d’« oubli » (1962-1968) ferment durablement la voie à la justice.
  • Nuremberg : du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, un tribunal international juge 21 dirigeants nazis et des organisations comme la SS et la Gestapo.
  • TPIY et Srebrenica : créé le 25 mai 1993, le tribunal juge notamment le massacre de Srebrenica en juillet 1995, où environ 8 000 hommes et garçons musulmans sont tués.
  • TPIR et génocide au Rwanda : après l’assassinat du président Habyarimana le 6 avril 1994, le TPIR (novembre 1994) juge 93 responsables de 1994 à 2015, pour un génocide des Tutsi d’environ 0,8 à 1,3 million de victimes en une centaine de jours.

Astuce mémo

Pendant la guerre : recul absent → histoire partielle ; après la guerre : vainqueurs + mémoires concurrentes → conflit de récits.

9. Mémoire de la guerre d’Algérie

Notions clés & Définitions

  • Pardon officiel : Le pardon officiel désigne un acte politique qui reconnaît publiquement des responsabilités et cherche à fermer une période de violences.
  • Responsabilité française : La responsabilité française renvoie à l’attribution, dans un discours public, d’une part de la responsabilité de l’État français dans des crimes du passé.
  • Enseignement scolaire de mémoire : L’enseignement scolaire de mémoire utilise les programmes et contenus éducatifs pour transmettre une lecture officielle et durable du passé.

Points essentiels

  • En 2017, Emmanuel Macron évoque une responsabilité française dans un discours prononcé à Alger pour soutenir la mémoire des violences passées.
  • L’enseignement scolaire est présenté comme un outil de mémoire nationale pour ancrer cette reconnaissance dans la durée.

10. Génocide des Juifs et des Tsiganes

Notions clés & Définitions

  • Amnésie volontaire : L’amnésie volontaire désigne l’absence de mise en récit après-guerre, liée au faible nombre de survivants capables de témoigner et à la difficulté des contemporains à comprendre.
  • Procès Eichmann : Le procès Eichmann est un procès tenu à Jérusalem en 1961 qui transforme progressivement la reconnaissance des victimes juives grâce à la médiatisation et aux témoignages.
  • Lieux de mémoire : Les lieux de mémoire sont des sites et dispositifs matériels (camps, fusillades, musées, monuments) qui ancrent la connaissance du génocide et nourrissent la transmission.

Points essentiels

  • Après la guerre, la mémoire s’installe lentement avec une « amnésie volontaire », notamment en France où 76 000 Juifs et 2 500 déportés reviennent, favorisant incrédulité et confusion entre catégories de déportés.
  • Le tournant de la reconnaissance passe par le procès Eichmann à Jérusalem en 1961, retransmis et appuyé par environ 100 témoins, ce qui consolide progressivement la qualification des victimes juives.
  • À partir des années 1980, la montée des thèses négationnistes s’accompagne d’une médiatisation accrue des procès et de reconnaissances étatiques, dont celles de l’Allemagne et de la France.
  • Le génocide tsigane reste longtemps moins reconnu : l’UE le reconnaît en 2011, la France en 2016, et il n’y a pas de procès ni d’étude spécifique dédiée avant 1992.
  • Les nazis détruisent des preuves lors de leur retraite, comme à Belzec, mais l’archéologie (charniers, objets, fondations) aide à reconstituer les faits et à contrer le négationnisme.
  • Les lieux de mémoire se multiplient surtout depuis les années 1990 (camps d’extermination comme Auschwitz ou Belzec, sites de fusillades, musées, monuments), mais subissent dégradations, tensions d’urbanisme et dérives du « tourisme de mémoire ».

11. Océans, espace et puissance chinoise

Notions clés & Définitions

  • 5e académie de recherche : Organe chinois créé en 1956 pour structurer le programme spatial et réduire la dépendance technologique vis-à-vis de l’URSS et des États-Unis.
  • Programme spatial 863 : Programme chinois lancé pour développer station spatiale, vols habités et technologies, avec appuis liés aux transferts techniques russes.
  • Grande muraille de sable : Mise en place d’îles artificielles en mer de Chine méridionale pour renforcer l’appropriation territoriale et accroître les tensions régionales.
  • Livre blanc 2016 : Document chinois fixant l’objectif de faire de la Chine la première puissance spatiale mondiale d’ici 2045.

Points essentiels

  • Le 4 septembre 1958, la Chine fixe la mer territoriale à 12 miles marins, interdisant aux navires militaires étrangers d’y entrer sans autorisation.
  • Entre 1956 et 1986, la Chine renforce sa souveraineté avec la création de la 5e académie de recherche en 1956 et un premier satellite en 1966.
  • Le programme 863 sert de base aux jalons spatiaux chinois, dont 1993 pour l’atteinte des objectifs et 2003 pour le premier vol habité abouti.
  • Depuis 2016, le livre blanc de 2016 vise une première place mondiale dans l’espace d’ici 2045, avec des étapes comme l’exploration de la face cachée de la Lune en 2019.
  • La stratégie maritime inclut la « Grande muraille de sable » en mer de Chine méridionale via îles artificielles, ce qui alimente des tensions régionales.
  • Sur 2000-2023, la Chine finance 78 ports dans 46 pays, et 7 des 10 premiers ports à conteneurs mondiaux sont chinois selon la donnée du cours.

Astuce mémo

12 miles marins (1958) + 1re puissance spatiale (2045) : souveraineté d’abord puis leadership mondial.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1960-1970Période de construction historique, sociale et politique de l’environnement (enjeu de débat)
1972Rapport Meadows commandé par le Club de Rome ; 1er Sommet de la Terre à Stockholm
1970Discours de G. Pompidou à Chicago sur les risques de destruction de l’environnement
1971Création du GIEC
1987Rapport Brundtland popularisant le développement durable
1997Protocole de Kyoto (-5 % de GES entre 2008-2012)
2015COP21 Paris : Accord de Paris (limiter à 2°C, viser 1,5°C)
1648Traités de Westphalie signés (paix réorganisant les relations entre États)
1947Plan de partage de l’ONU pour la Palestine
1987Naissance du Hamas et déclenchement de la 1re Intifada

Tableaux de synthèse

Préservation vs conservation (États-Unis)

ApprocheButAttitude envers l’action humaineQui protège
PréservationMaintenir une nature sauvageNature tenue à l’écart de toute action humaineActeurs publics (parcs, zones protégées)
ConservationUsage raisonné pour que la nature existe pour les générations futuresUsage encadré et orientéActeurs privés (ONG, entreprises réglementées/contrôlées)

Néolithique vs révolution industrielle (ruptures majeures)

PériodeChangementsConséquences principalesExemples
Révolution néolithiqueAgriculture + sédentarisationDéboisement, sols lessivés, perte de biodiversité, hausse GES, nouvelles maladies, carences alimentairesVillages, hiérarchies
Révolution industrielleProduction de masse + transports mécanisésRejets polluants massifs, transition démographique, urbanisationMachines, chemin de fer

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « environnement » (milieu naturel/biotope) et « environnement » (tout ce qui entoure l’Homme, milieu transformé).
  2. Mélanger GIEC et Convention-cadre : le GIEC produit l’expertise scientifique alors que la Convention-cadre encadre la coopération via un traité.
  3. Distinguer « empreinte écologique » (surface nécessaire) de « biocapacité » (capacité des écosystèmes à produire/absorber).
  4. Croire que la SDN réussit la sécurité collective : elle échoue notamment à cause de l’unanimité et de l’absence de grands acteurs.
  5. Penser que Westphalie installe la démocratie ou un droit universel : elle fonde surtout la souveraineté des États et l’équilibre des puissances.
  6. Confondre Intifada et Hamas : l’Intifada est un soulèvement, tandis que le Hamas est un mouvement islamiste apparu en 1987.
  7. Relier directement les dates : confondre 13 septembre 1993 (Accords d’Oslo) avec 29 novembre 1947 (plan de partage ONU).

Checklist Examen

  1. Expliquer les 2 sens de « environnement » et le rôle de l’interaction sociétés/milieux dans les débats.
  2. Restituer l’enchaînement des étapes de construction de l’environnement comme enjeu politique (1970, 1971, 1972, puis 1987).
  3. Présenter le schéma d’histoire de l’environnement : ressources/contraintes/risques du milieu vs transformations/destructions des sociétés.
  4. Définir empreinte écologique, biocapacité et le jour du dépassement, puis citer au moins 3 conséquences de la surexploitation.
  5. Comparer préservation et conservation : objectif, rapport à l’action humaine et type d’acteurs (public vs privé).
  6. Rappeler la rupture « Moyen Âge → XIXe » (fluctuations naturelles) puis la cause humaine depuis le XIXe siècle (GES).
  7. Maîtriser la chronologie mondiale de la lutte climatique : 1972, 1988, 1992, 1997, 2015 (2°C et viser 1,5°C).
  8. Justifier la logique des États-Unis sur l’environnement : Wilderness et acteurs (Muir/Pinchot) puis climatoscepticisme (années 1980, chocs pétroliers).
  9. Distinguer conflits interétatiques vs intraétatiques et guerres conventionnelles vs non conventionnelles, avec exemples d’acteurs.
  10. Connaître les modes de résolution (armistice, capitulation, trêve/cessez-le-feu, traité de paix) et le lien avec l’internationalisation.
  11. Expliquer Westphalie (1648) et le passage SDN→ONU, en citant au moins une limite (unanimité/veto).
  12. Ordonner les repères du conflit israélo-palestinien (29 nov. 1947, 14 mai 1948, 13 sept. 1993, 2007) et relier-le à l’instabilité régionale.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Environnement, histoire et conflits mondiaux avec 22 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel facteur explique en partie la lente reconnaissance du génocide des Juifs après la guerre ?

2. Quelle figure est associée à la défense de la préservation de la nature aux États-Unis ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Environnement, histoire et conflits mondiaux avec 22 flashcards interactives.

Environnement polysémique — définition ?

Milieu naturel ou milieu transformé par l’Homme.

Histoire de l’environnement — rôle ?

Étude des interactions sociétés-milieux et leurs risques.

Anthropocène — caractéristique principale ?

Homme modifie le système terrestre à grande échelle.

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