QCM : Éthique et déontologie — 41 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle question caractérise principalement la réflexion éthique ?

Comment décrire les faits sans porter de jugement ?
Comment prévoir l’évolution des phénomènes naturels ?
Comment mesurer précisément les phénomènes observables ?
Comment doit-on vivre lorsque plusieurs choix sont discutables ?

Comment doit-on vivre lorsque plusieurs choix sont discutables ?

Explication

L’éthique examine les situations où aucune solution ne s’impose comme absolument bonne ou mauvaise et interroge la manière de vivre. La description des faits relève plutôt de la science, qui porte sur ce qui est.

2. Quel rôle les Dix Commandements reçus par Moïse sur le mont Sinaï jouent-ils dans la tradition hébraïque ?

Ils constituent un code éthique succinct valable pour tout être humain.
Ils proposent une théorie de la connaissance indépendante des croyances.
Ils présentent une méthode de débat fondée sur les opinions individuelles.
Ils décrivent une hiérarchie naturelle entre les groupes sociaux.

Ils constituent un code éthique succinct valable pour tout être humain.

Explication

Les Dix Commandements sont présentés comme un code éthique succinct destiné à orienter la conduite humaine. Ils ne correspondent pas à une méthode sophistique fondée sur les croyances personnelles.

3. Quelle opposition décrit correctement les conceptions antiques du juste chez les sophistes et chez Platon ?

Les sophistes le rattachent aux valeurs individuelles, tandis que Platon le rapporte à un ordre naturel transcendant.
Les sophistes le rattachent à un ordre naturel, tandis que Platon le rapporte aux préférences individuelles.
Les sophistes le rapportent à la volonté divine, tandis que Platon le réduit aux coutumes sociales.
Les sophistes le fondent sur les conséquences, tandis que Platon le déduit des talents naturels.

Les sophistes le rattachent aux valeurs individuelles, tandis que Platon le rapporte à un ordre naturel transcendant.

Explication

Les sophistes considèrent que le juste dépend des valeurs propres à chacun, alors que Platon l’inscrit dans un ordre naturel qui dépasse l’individu. Les autres réponses inversent ou déplacent cette opposition.

4. Que soutient le relativisme moral au sujet du juste et du faux ?

Ils sont déterminés par les conséquences concrètes de chaque comportement.
Ils résultent d’un ordre naturel indépendant des individus et de leurs pratiques.
Ils dépendent des croyances personnelles et des coutumes, qui ne sont pas intrinsèquement vraies ou fausses.
Ils reposent sur des règles universelles valables de la même manière pour chaque société.

Ils dépendent des croyances personnelles et des coutumes, qui ne sont pas intrinsèquement vraies ou fausses.

Explication

Le relativisme moral fait dépendre le juste et le faux des croyances personnelles et subjectives. Une morale universelle, au contraire, prétend établir des normes valables pour tous.

5. Laquelle des listes correspond aux quatre vertus cardinales distinguées par Platon ?

La vérité, la piété, l’éloquence et la connaissance
La liberté, l’égalité, la solidarité et la prudence
La richesse, la force, la gloire et la modération
La justice, le courage, la sagesse et la tempérance

La justice, le courage, la sagesse et la tempérance

Explication

Platon distingue la justice, le courage, la sagesse et la tempérance comme les quatre vertus cardinales. Le courage n’est donc pas synonyme de l’ensemble de la justice, mais l’une de ses composantes.

6. Dans quelle situation une cité peut-elle être considérée comme juste selon Platon ?

Lorsque chaque citoyen choisit librement une fonction sans tenir compte de ses aptitudes.
Lorsque philosophes, guerriers et travailleurs accomplissent les fonctions correspondant à leur ordre naturel.
Lorsque les guerriers gouvernent la cité et confient les tâches économiques aux philosophes.
Lorsque les travailleurs dirigent les débats et remplacent les philosophes dans la conduite politique.

Lorsque philosophes, guerriers et travailleurs accomplissent les fonctions correspondant à leur ordre naturel.

Explication

Pour Platon, la cité juste reproduit une hiérarchie naturelle où les philosophes gouvernent, les guerriers défendent la cité et les travailleurs assurent son fonctionnement. Les autres réponses bouleversent cette répartition des fonctions.

7. Quelle idée centrale fonde la méritocratie ?

Chacun reçoit une valeur morale proportionnelle à ses talents naturels.
Chacun doit développer ses talents naturels grâce à son travail.
Chacun doit suivre une règle religieuse pour prouver sa valeur.
Chacun obtient une récompense identique quelles que soient ses actions.

Chacun doit développer ses talents naturels grâce à son travail.

Explication

La méritocratie repose sur l’idée que les individus doivent faire fructifier leurs talents naturels par le travail. La possession d’un talent ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir une valeur morale.

8. Comment faut-il distinguer un talent naturel de son usage sur le plan moral ?

Le talent est moralement mauvais parce qu’il crée des différences entre les individus.
Le talent est moralement bon dès qu’il est reconnu comme exceptionnel par la société.
Le talent peut être évalué objectivement, tandis que sa valeur morale dépend de l’usage qui en est fait.
Le talent et son usage ont la même valeur morale, indépendamment de leurs effets.

Le talent peut être évalué objectivement, tandis que sa valeur morale dépend de l’usage qui en est fait.

Explication

Les talents naturels peuvent faire l’objet d’une évaluation objective, mais leur valeur morale dépend de la manière dont l’individu les utilise. Posséder une aptitude n’est donc pas en soi une conduite vertueuse ou condamnable.

9. Sur quels fondements la valeur éthique d’un comportement peut-elle être établie ?

Son origine familiale, son caractère inhabituel, sa rentabilité économique ou sa visibilité sociale
Son efficacité technique, sa popularité publique, son ancienneté ou sa complexité intellectuelle
Sa conformité à un être idéal, à des croyances sociales, à ses conséquences ou à un ordre naturel
Son accord avec les préférences personnelles, avec la richesse acquise ou avec la réussite professionnelle

Sa conformité à un être idéal, à des croyances sociales, à ses conséquences ou à un ordre naturel

Explication

La valeur éthique d’un comportement peut être évaluée à partir d’un être idéal, de croyances sociales, de ses conséquences ou d’un ordre naturel. Les autres critères proposés ne constituent pas les fondements éthiques distingués ici.

10. Quelle description caractérise le mieux l’éthique normative ?

Elle analyse les problèmes moraux propres à une profession donnée
Elle prescrit ce qui est bien ou mal et ce qu’il faut faire
Elle décrit les habitudes morales observées dans une communauté
Elle rassemble les devoirs qui organisent une activité professionnelle

Elle prescrit ce qui est bien ou mal et ce qu’il faut faire

Explication

L’éthique normative formule des normes qui indiquent ce qui est bien ou mal et les conduites à suivre. L’éthique appliquée, en revanche, examine des problèmes particuliers liés à un domaine.

11. Une commission hospitalière examine la question de savoir si un traitement expérimental peut être proposé à un patient précis. De quelle démarche relève principalement cette analyse ?

De la déontologie, car elle rassemble les devoirs de toute profession
De l’éthique normative, car elle établit les critères généraux du bien et du mal
De l’éthique appliquée, car elle traite un problème concret du domaine médical
De la réflexion morale, car elle applique une règle déjà admise

De l’éthique appliquée, car elle traite un problème concret du domaine médical

Explication

L’éthique appliquée étudie les questions concrètes que des domaines particuliers, comme la médecine, posent aux normes morales. L’éthique normative se situe à un niveau plus général et formule les critères du bien et du mal.

12. Quel ensemble correspond à la déontologie ?

Les habitudes collectives qui organisent la vie d’une communauté
Les critères généraux permettant de définir le bien et le mal
Les règles et devoirs qui régissent une profession
Les interrogations portant sur les fondements des normes

Les règles et devoirs qui régissent une profession

Explication

La déontologie regroupe les règles et les devoirs propres à l’exercice d’une profession. Les critères généraux relèvent plutôt de l’éthique normative, tandis que l’examen des fondements appartient à la réflexion éthique.

13. Un professionnel applique une règle en vigueur, puis se demande si cette règle reste justifiée et conforme au but recherché. Quelle distinction décrit cette démarche ?

La réflexion morale applique et explique les règles, tandis que la réflexion éthique en examine les fondements et les finalités
La déontologie interroge les finalités des règles, tandis que l’éthique appliquée rassemble les devoirs professionnels
L’éthique normative décrit les règles existantes, tandis que la réflexion morale remplace les règles par des valeurs
La réflexion éthique applique les règles, tandis que la réflexion morale juge leur conformité aux habitudes sociales

La réflexion morale applique et explique les règles, tandis que la réflexion éthique en examine les fondements et les finalités

Explication

La réflexion morale explique les règles existantes et cherche à les appliquer, alors que la réflexion éthique interroge leur pertinence, leurs fondements et leurs finalités. La déontologie concerne plutôt l’ensemble des devoirs propres à une profession.

14. Quelle distinction oppose correctement un jugement de fait à un jugement de valeur ?

Le jugement de fait évalue la réalité, tandis que le jugement de valeur en décrit les propriétés observables
Le jugement de fait décrit la réalité, tandis que le jugement de valeur l’évalue et peut prescrire une action
Le jugement de fait prescrit une conduite, tandis que le jugement de valeur établit un rapport nécessaire entre phénomènes
Le jugement de fait exprime une préférence, tandis que le jugement de valeur rapporte une observation vérifiable

Le jugement de fait décrit la réalité, tandis que le jugement de valeur l’évalue et peut prescrire une action

Explication

Un jugement de fait décrit objectivement ce qui est, tandis qu’un jugement de valeur apprécie cette réalité et peut indiquer ce qu’il faudrait faire. Les préférences et les prescriptions ne définissent donc pas le jugement de fait.

15. Une société constate que l’accès aux soins est inégal et souhaite instaurer une répartition plus juste. Pourquoi le choix d’une nouvelle politique relève-t-il d’un jugement de valeur ?

Parce qu’il décrit les rapports nécessaires qui expliquent l’inégalité observée dans la société
Parce qu’il rapporte les habitudes sociales qui déterminent la répartition actuelle des soins
Parce qu’il constate un écart mesurable entre la situation présente et une situation future possible
Parce qu’il vise à modifier une réalité jugée insuffisante au regard d’une situation souhaitée fondée sur des valeurs

Parce qu’il vise à modifier une réalité jugée insuffisante au regard d’une situation souhaitée fondée sur des valeurs

Explication

Un jugement de valeur apparaît lorsque l’état actuel est jugé insuffisant par rapport à une réalité souhaitée fondée sur des valeurs, puis qu’une modification est choisie. Le simple constat de l’écart appartient au jugement de fait.

16. Quelle définition correspond à la morale dans sa fonction sociale ?

Elle désigne les mœurs et les habitudes qui règlent les comportements d’une communauté
Elle désigne les critères abstraits qui permettent d’évaluer toute conduite individuelle
Elle désigne les devoirs particuliers imposés aux membres d’une profession organisée
Elle désigne l’analyse critique des fondements qui justifient les règles d’une communauté

Elle désigne les mœurs et les habitudes qui règlent les comportements d’une communauté

Explication

La morale renvoie aux mœurs et aux habitudes sociales qui encadrent les comportements au sein d’une communauté. L’analyse critique des fondements relève davantage de l’éthique.

17. Comment les règles morales contribuent-elles à la vie collective ?

Elles évaluent les normes collectives sans intervenir dans les comportements des individus
Elles remplacent les relations d’entraide par une compétition réglée entre les membres du groupe
Elles freinent les comportements égoïstes nuisibles et encouragent l’entraide ainsi que la coopération
Elles favorisent les intérêts individuels en limitant les obligations envers les autres membres

Elles freinent les comportements égoïstes nuisibles et encouragent l’entraide ainsi que la coopération

Explication

Les règles morales limitent les comportements égoïstes préjudiciables et favorisent l’empathie, l’altruisme, l’aide, le partage et la collaboration. Elles ont donc une fonction de régulation et de soutien de la coopération sociale.

18. Deux collègues s’entraident régulièrement et chacun s’attend à recevoir une aide comparable lorsque l’autre rencontrera une difficulté. Quel mécanisme social cette situation illustre-t-elle ?

La réciprocité, fondée sur une aide mutuelle attendue entre les individus
La compétition sociale, fondée sur la recherche d’un avantage personnel
L’altruisme, fondé sur une aide accordée sans attente de retour
La contrainte professionnelle, fondée sur des devoirs imposés par un métier

La réciprocité, fondée sur une aide mutuelle attendue entre les individus

Explication

La réciprocité est une coopération dans laquelle l’aide reçue crée l’attente d’une aide ultérieure en retour. L’altruisme peut viser le bien d’autrui sans qu’un retour soit attendu.

19. Quelle observation expérimentale illustre une sensibilité des singes rhésus à la souffrance d’un congénère ?

Les animaux ont cessé toute coopération lorsqu’une chaîne distribuait une nourriture identique à chacun
La majorité a partagé une nourriture reçue après avoir observé un congénère privé d’aide
87 % ont tiré une chaîne donnant de la nourriture malgré un choc douloureux infligé à un congénère
87 % ont refusé de tirer une chaîne donnant de la nourriture mais provoquant un choc douloureux à un congénère

87 % ont refusé de tirer une chaîne donnant de la nourriture mais provoquant un choc douloureux à un congénère

Explication

Dans l’expérience considérée, 87 % des singes rhésus ont refusé de tirer la chaîne lorsque la nourriture s’accompagnait d’un choc électrique douloureux pour un congénère. Cette observation ne signifie pas qu’ils ont poursuivi l’action malgré la souffrance.

20. Que cherche principalement à examiner la réflexion éthique lorsque les normes morales ne paraissent plus évidentes ?

Les sanctions prévues en cas de transgression
Les principes et les fins qui justifient ces normes
Les conséquences mesurables de chaque décision politique
Les habitudes morales transmises par la communauté

Les principes et les fins qui justifient ces normes

Explication

La réflexion éthique interroge les principes et les finalités qui fondent les normes morales lorsque celles-ci perdent leur évidence première. La morale énonce des normes, tandis que la réflexion éthique en évalue les justifications.

21. Face à une décision impliquant plusieurs valeurs en tension, que fait le raisonnement éthique ?

Il interprète les normes, met les valeurs en balance et évalue les actes
Il applique une règle fixe sans considérer les finalités poursuivies
Il remplace les normes morales par une description des faits observés
Il choisit la valeur soutenue par la majorité sans analyser l’action

Il interprète les normes, met les valeurs en balance et évalue les actes

Explication

Le raisonnement éthique interprète les normes, compare les valeurs en présence et évalue les actes selon les valeurs et les fins retenues. Une application mécanique d’une règle ne rend pas compte de cette mise en balance.

22. Pourquoi le raisonnement normatif est-il décrit comme un processus itératif et non linéaire ?

Parce qu’il recherche une décision indépendante des valeurs considérées
Parce qu’il combine déduction, induction et interprétation des règles
Parce qu’il procède par intuition sans revenir sur les règles utilisées
Parce qu’il transforme toute norme en conséquence prévisible d’un fait

Parce qu’il combine déduction, induction et interprétation des règles

Explication

Le raisonnement normatif avance par reprises et mobilise la déduction, l’induction ainsi que l’interprétation des règles pour déterminer l’action obligatoire. Il ne suit donc pas une progression unique et automatique.

23. Selon le conséquentialisme, sur quel fondement la moralité d’une action est-elle évaluée ?

Sur la motivation intérieure qui exprime le caractère de l’agent
Sur les conséquences de l’action et l’amélioration de l’état du monde
Sur l’intention de respecter une tradition morale héritée
Sur la conformité de l’action à un devoir indépendant de ses effets

Sur les conséquences de l’action et l’amélioration de l’état du monde

Explication

Le conséquentialisme juge une action à partir de ses conséquences et recommande celles qui améliorent l’état du monde. Le jugement fondé sur la conformité à un devoir relève plutôt du déontologisme.

24. Quelle finalité caractérise l’utilitarisme ?

Respecter une obligation même lorsque ses effets sont défavorables
Préserver les droits individuels indépendamment du bien-être produit
Perfectionner le caractère moral de chaque individu concerné
Accroître le bonheur collectif ou réduire le malheur global

Accroître le bonheur collectif ou réduire le malheur global

Explication

L’utilitarisme considère bonnes les actions qui tendent à accroître le bonheur de la majorité ou à produire le contraire du malheur. Le perfectionnement de l’individu correspond davantage à l’éthique de la vertu.

25. Dans un dilemme où sacrifier un patient permettrait d’en sauver cinq, quelle position correspond à l’utilitarisme de l’acte ?

Autoriser le sacrifice si cette décision maximise immédiatement le bien-être
Autoriser le sacrifice uniquement si le patient y a préalablement consenti
Refuser le sacrifice parce qu’une règle générale de sacrifice serait nuisible
Refuser toute décision fondée sur les conséquences médicales attendues

Autoriser le sacrifice si cette décision maximise immédiatement le bien-être

Explication

L’utilitarisme de l’acte évalue la situation particulière et peut soutenir le sacrifice si celui-ci maximise immédiatement le bien-être. L’utilitarisme de la règle peut le refuser en raison des effets globaux d’une règle générale de sacrifice.

26. Quand l’utilitarisme de la règle considère-t-il qu’un acte est bon ?

Lorsqu’il exprime une volonté bonne conforme à une loi morale universelle
Lorsqu’il produit le meilleur résultat dans la situation présente sans référence à une règle
Lorsqu’il protège chaque droit individuel contre toute comparaison des intérêts
Lorsqu’il respecte une règle dont l’application générale favoriserait le bonheur du plus grand nombre

Lorsqu’il respecte une règle dont l’application générale favoriserait le bonheur du plus grand nombre

Explication

L’utilitarisme de la règle évalue l’acte par rapport à une règle dont l’application générale favoriserait le bonheur du plus grand nombre. Le calcul limité au cas présent caractérise plutôt l’utilitarisme de l’acte.

27. Sur quoi le déontologisme fonde-t-il la moralité d’une action ?

Sur l’amélioration globale du bien-être produite par l’action
Sur la quantité de bonheur obtenue pour la majorité des personnes
Sur l’efficacité de l’action à atteindre la fin recherchée
Sur le respect des devoirs et des principes, indépendamment des conséquences

Sur le respect des devoirs et des principes, indépendamment des conséquences

Explication

Le déontologisme fonde la moralité sur le respect de devoirs et de principes, sans faire dépendre ce jugement des conséquences. L’évaluation de l’état du monde obtenu appartient au conséquentialisme.

28. Pour Kant, quelle différence distingue une action simplement conforme au devoir d’une action accomplie par devoir ?

La première suit une conséquence attendue, tandis que la seconde recherche le bonheur général
La première produit un meilleur résultat, tandis que la seconde respecte une règle collective
La première concerne autrui, tandis que la seconde concerne la perfection personnelle
La première peut être motivée par intérêt, tandis que la seconde possède une valeur morale

La première peut être motivée par intérêt, tandis que la seconde possède une valeur morale

Explication

Pour Kant, une action conforme au devoir mais motivée par intérêt ne possède pas de valeur morale, contrairement à une action accomplie par devoir. La moralité dépend donc de la motivation, et pas seulement de la conformité extérieure.

29. Selon l’impératif catégorique de Kant, quelle condition rend une action morale ?

Elle est motivée par une volonté bonne et respecte une loi applicable à tous
Elle avantage l’agent tout en restant compatible avec les coutumes locales
Elle produit le plus grand bonheur, même en enfreignant une obligation
Elle atteint son objectif grâce à une stratégie efficace et prévisible

Elle est motivée par une volonté bonne et respecte une loi applicable à tous

Explication

L’impératif catégorique lie la moralité à une volonté bonne et au respect d’une loi morale pouvant s’appliquer à tous. La réussite pratique ou l’avantage obtenu ne suffisent donc pas à établir la moralité.

30. Que signifie, dans le principe kantien, l’interdiction de traiter un être raisonnable comme un simple moyen ?

Elle exclut de sacrifier un patient pour en sauver cinq
Elle recommande de comparer les intérêts individuels avant toute décision
Elle impose de choisir l’issue qui maximise le nombre de survivants
Elle autorise l’usage d’une personne si le bénéfice collectif est supérieur

Elle exclut de sacrifier un patient pour en sauver cinq

Explication

Le principe kantien exige de considérer chaque être raisonnable comme une fin en soi, ce qui interdit de sacrifier un patient comme instrument pour en sauver cinq. La maximisation du bénéfice collectif correspond davantage à une approche conséquentialiste.

31. Quelle finalité caractérise principalement l’éthique de la vertu selon Aristote ?

L’obéissance à une règle morale universelle
Le développement de l’être et l’accès au bonheur
La maximisation immédiate du plaisir individuel
L’amélioration globale de l’état du monde

Le développement de l’être et l’accès au bonheur

Explication

L’éthique de la vertu cherche le perfectionnement de l’agent et considère le bonheur comme la finalité suprême de la vie humaine. Le conséquentialisme s’intéresse plutôt principalement aux conséquences et à l’état du monde.

32. Selon Aristote, qu’est-ce qui accomplit la fonction humaine et conduit au bonheur ?

L’activité exprimant le plus haut niveau de raisonnement
L’accumulation de biens utiles à la vie sociale
La recherche d’un plaisir indépendant de toute activité
La satisfaction régulière des désirs corporels

L’activité exprimant le plus haut niveau de raisonnement

Explication

Pour Aristote, la fonction humaine s’accomplit dans l’activité conforme au niveau le plus élevé du raisonnement, ce qui conduit au bonheur. Le plaisir seul ne suffit pas à définir l’accomplissement humain.

33. Comment la vertu s’acquiert-elle selon Aristote ?

Par l’intensification volontaire des passions dominantes
Par le temps, l’exercice et la pratique habituelle d’une juste mesure
Par la recherche répétée des conséquences les plus avantageuses
Par la connaissance théorique des règles morales générales

Par le temps, l’exercice et la pratique habituelle d’une juste mesure

Explication

Aristote considère que la vertu se forme progressivement grâce à l’exercice et à l’habitude d’agir selon une juste mesure adaptée aux situations. La simple connaissance théorique ne suffit donc pas à produire une disposition vertueuse.

34. Quelle distinction oppose les vertus éthiques aux vertus intellectuelles chez Aristote ?

Les vertus éthiques concernent les conséquences, tandis que les vertus intellectuelles concernent les devoirs
Les vertus éthiques développent le savoir, tandis que les vertus intellectuelles règlent les désirs
Les vertus éthiques règlent les passions, tandis que les vertus intellectuelles visent le vrai
Les vertus éthiques résultent de l’enseignement, tandis que les vertus intellectuelles viennent de l’habitude

Les vertus éthiques règlent les passions, tandis que les vertus intellectuelles visent le vrai

Explication

Les vertus éthiques recherchent une juste mesure dans les passions et les désirs, alors que les vertus intellectuelles sont acquises par l’enseignement et orientées vers la connaissance du vrai. Les deux catégories ne se distinguent donc pas par leurs conséquences ou leurs devoirs.

35. Qu’est-ce qu’un dilemme éthique ?

Un choix entre deux possibilités morales équivalentes et incompatibles
Une situation où une règle morale impose clairement une décision
Une hésitation entre deux actions dont l’une est moralement supérieure
Un conflit entre une obligation forte et une préférence personnelle

Un choix entre deux possibilités morales équivalentes et incompatibles

Explication

Un dilemme éthique oppose deux possibilités moralement équivalentes qui ne peuvent pas être réalisées simultanément. Une situation où une option est clairement supérieure correspond plutôt à un choix moral difficile qu’à un dilemme au sens strict.

36. Que soutient la position selon laquelle les dilemmes moraux sont seulement apparents ?

Une obligation ultime permet de trancher entre les devoirs en conflit
L’absence d’information transforme le conflit en problème technique
Les conséquences pratiques remplacent toute réflexion sur les valeurs
Deux obligations égales rendent toute décision moralement équivalente

Une obligation ultime permet de trancher entre les devoirs en conflit

Explication

Cette position affirme qu’une obligation ultime, telle que l’utilité ou le devoir de vérité, permet de déterminer l’action correcte. Elle ne considère donc pas que les obligations restent réellement équivalentes après l’application du principe décisif.

37. Quelle différence oppose les conflits moraux possibles aux conflits impossibles ?

Les conflits possibles concernent les conséquences, contrairement aux conflits impossibles qui concernent les intentions
Les conflits possibles opposent des obligations inégalement fortes, contrairement aux conflits impossibles
Les conflits possibles sont théoriques, contrairement aux conflits impossibles qui sont pratiques
Les conflits possibles opposent des désirs, contrairement aux conflits impossibles qui opposent des règles

Les conflits possibles opposent des obligations inégalement fortes, contrairement aux conflits impossibles

Explication

Dans un conflit moral possible, une obligation est plus forte que l’autre et peut donc l’emporter. Dans un conflit impossible, les obligations ont une importance égale, ce qui empêche de les satisfaire simultanément.

38. Dans quel ordre général un problème éthique doit-il être traité ?

Analyser les faits, analyser les valeurs, les hiérarchiser, puis décider et agir
Analyser les valeurs, appliquer une règle, rechercher les faits, puis éviter la décision
Hiérarchiser les valeurs, formuler le problème, recenser les faits, puis suspendre l’action
Choisir une action, examiner les conséquences, définir les faits, puis comparer les valeurs

Analyser les faits, analyser les valeurs, les hiérarchiser, puis décider et agir

Explication

La résolution suit une progression allant de l’analyse des faits à celle des valeurs, puis à leur hiérarchisation, avant la justification de la décision et l’action. Commencer par choisir une action ou hiérarchiser les valeurs sans examiner la situation inverse cet ordre méthodique.

39. Que comprend l’analyse des faits dans la résolution d’un problème éthique ?

Formuler le problème, identifier les domaines, lister les faits et recenser les actions
Choisir une théorie morale, classer les valeurs et justifier la décision finale
Évaluer les conséquences, retenir une obligation et comparer les agents concernés
Définir la vertu recherchée, mesurer les passions et pratiquer une juste mesure

Formuler le problème, identifier les domaines, lister les faits et recenser les actions

Explication

L’analyse des faits consiste à clarifier le problème, repérer les domaines concernés, décrire les faits et examiner les actions possibles. Le choix d’une théorie morale et la hiérarchisation des valeurs appartiennent à l’analyse des valeurs.

40. Que faut-il faire lors de l’analyse des valeurs dans un problème éthique ?

Comparer les résultats prévisibles, puis retenir l’action la plus avantageuse
Décrire les faits, puis recenser les modifications possibles de la situation
Choisir une théorie de référence, puis lister et hiérarchiser les valeurs en tension
Formuler le problème, puis identifier les domaines pratiques concernés

Choisir une théorie de référence, puis lister et hiérarchiser les valeurs en tension

Explication

L’analyse des valeurs commence par le choix d’une théorie de référence et l’identification des valeurs en tension, avant leur hiérarchisation. La description des faits et le recensement des actions relèvent de l’étape précédente.

41. Pourquoi l’utilitarisme de la règle peut-il conduire Heinz à ne pas voler le médicament ?

Parce que toute propriété privée constitue une valeur plus importante que la vie
Parce que le pharmacien possède une autorité morale supérieure à celle de Heinz
Parce que la généralisation du vol pourrait réduire le bonheur futur du plus grand nombre
Parce que le devoir envers sa femme interdit d’évaluer les conséquences du vol

Parce que la généralisation du vol pourrait réduire le bonheur futur du plus grand nombre

Explication

L’utilitarisme de la règle évalue la règle générale autorisant le vol et peut la refuser si elle menace la production future de médicaments et le bonheur collectif. L’utilitarisme de l’acte peut au contraire soutenir le vol en se concentrant sur le sauvetage immédiat de la femme.

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Qu'est-ce que l'éthique concerne principalement ?

Les situations sans solution absolument bonne ou mauvaise.

Quelle question fondamentale pose l'éthique ?

Comment doit-on vivre ?

Quels textes contiennent les plus anciennes règles éthiques connues ?

Les textes religieux du judaïsme d'environ 1200 av. J.-C.

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