QCM : François Ier et le renforcement royal — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment évolue le montant global de la taille entre le début et la fin du règne de François Ier ?

Il passe de 4,5 millions à 3 millions de livres
Il passe de 3 millions à 4,5 millions de livres
Il passe de 5 millions à 9 millions de livres
Il reste stable autour de 3 millions de livres

Il passe de 3 millions à 4,5 millions de livres

Explication

La taille constitue une source principale des revenus royaux et son montant global augmente de 3 à 4,5 millions de livres. Elle n’est pas un revenu fixe, car le Conseil du roi réévalue son montant chaque année.

2. Quelle évolution caractérise les revenus du roi entre 1515 et 1546 ?

Ils passent de 5 à 9 millions de livres, malgré des dépenses préalables
Ils passent de 9 à 5 millions de livres, en raison des dépenses militaires
Ils passent de 3 à 4,5 millions de livres, grâce à la taille
Ils restent proches de 5 millions de livres pendant tout le règne

Ils passent de 5 à 9 millions de livres, malgré des dépenses préalables

Explication

Les revenus royaux augmentent de 5 millions de livres en 1515 à 9 millions en 1546. Une partie de ces sommes est toutefois dépensée avant d’entrer dans le trésor royal.

3. Quelle fonction le trésorier de l’Épargne reçoit-il lors de son institution en 1523 ?

Encaisser les revenus royaux et rembourser les créanciers de la Couronne
Contrôler les parlements provinciaux et enregistrer les édits royaux
Réévaluer chaque année la taille et fixer les dépenses militaires
Administrer les rentes municipales et nommer les officiers locaux

Encaisser les revenus royaux et rembourser les créanciers de la Couronne

Explication

Institué en 1523, le trésorier de l’Épargne encaisse les revenus du roi et rembourse les créanciers de la Couronne. Le Conseil du roi conserve la charge générale des finances, ce qui distingue les deux fonctions.

4. Quelle mesure l’ordonnance de Villers-Cotterêts impose-t-elle le 6 septembre 1539 ?

L’autonomie linguistique des provinces et la création de registres judiciaires
L’emploi du français officiel et la tenue de registres paroissiaux
La suppression des registres paroissiaux et l’usage administratif du français
L’emploi du latin officiel et la tenue de registres fiscaux

L’emploi du français officiel et la tenue de registres paroissiaux

Explication

L’ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue officielle et demande aux curés de tenir les registres de baptêmes et de sépultures. Elle interdit aussi les confréries de métiers et d’artisans, contrairement à une simple réforme fiscale ou judiciaire.

5. Comment François Ier renforce-t-il le contrôle royal sur les provinces ?

Il étend les gouvernements, crée des parlements provinciaux et multiplie les offices royaux
Il réduit les gouvernements, supprime les parlements provinciaux et confie les offices aux villes
Il accorde aux provinces une autonomie accrue et limite les agents de la Couronne
Il remplace les offices royaux par des assemblées locales choisies par les artisans

Il étend les gouvernements, crée des parlements provinciaux et multiplie les offices royaux

Explication

François Ier étend le système des gouvernements, installe un parlement dans chaque province et multiplie les offices royaux afin de mieux contrôler le territoire. Ces institutions relèvent du pouvoir royal et ne donnent donc pas aux provinces une autonomie complète.

6. Pourquoi François Ier impose-t-il au Parlement un édit le 26 juillet 1527 ?

Pour lui demander d’organiser les registres paroissiaux dans chaque province
Pour lui rappeler ses limites après ses décisions durant la captivité royale
Pour lui accorder une autonomie accrue après la création des offices royaux
Pour lui confier la nomination des évêques après le concordat de Bologne

Pour lui rappeler ses limites après ses décisions durant la captivité royale

Explication

L’édit du 26 juillet 1527 rappelle au Parlement ses limites après les décisions prises pendant la captivité du roi en 1525-1526. Il ne s’agit donc pas d’une extension de l’autonomie parlementaire, mais d’une réaffirmation de l’autorité royale.

7. Que prévoit le concordat de Bologne conclu en 1516 pour les nominations ecclésiastiques ?

Le roi nomme les évêques, abbés et prieurs, puis le pape leur accorde l’institution canonique
Les chapitres cathédraux nomment les abbés, tandis que le pape désigne les évêques
Le pape nomme les évêques, abbés et prieurs, puis le roi leur accorde l’institution canonique
Les parlements provinciaux nomment les évêques, tandis que le roi confirme les prieurs

Le roi nomme les évêques, abbés et prieurs, puis le pape leur accorde l’institution canonique

Explication

Le concordat de Bologne donne au roi la nomination des évêques, abbés et prieurs, tandis que le pape leur accorde l’institution canonique. Il répartit donc les rôles entre l’autorité royale et l’autorité pontificale.

8. Quelle doctrine le concile provincial de Paris réaffirme-t-il entre février et octobre 1528 ?

Le rejet du culte des saints et la suppression de la doctrine du Purgatoire
La réduction des sacrements et le salut obtenu par la foi seule
La validité des sept sacrements et la nécessité des œuvres pour le salut
La priorité des Écritures et la contestation de l’autorité sacramentelle

La validité des sept sacrements et la nécessité des œuvres pour le salut

Explication

Le concile provincial de Paris réaffirme la doctrine catholique, notamment les sept sacrements, les œuvres nécessaires au salut, le culte des saints et le Purgatoire. Les autres propositions reprennent des positions réformées que le concile cherche précisément à écarter.

9. Quel événement provoque la rupture entre François Ier et les réformés en octobre 1534 ?

Le concordat de Bologne, qui confie au roi la nomination des évêques
Le concile de Paris, qui réaffirme les sept sacrements et le Purgatoire
L’affaire des placards, qui dénonce la messe papale et conteste la transsubstantiation
L’édit de Coucy, qui accorde l’amnistie aux accusés abjurant leur foi

L’affaire des placards, qui dénonce la messe papale et conteste la transsubstantiation

Explication

Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534, l’affaire des placards dénonce la messe papale et conteste la transsubstantiation, ce qui entraîne une rupture avec les réformés. Le concordat et le concile concernent d’autres aspects de la politique religieuse et sont antérieurs à cet épisode.

10. Quelle différence oppose l’édit de Coucy à l’édit de Fontainebleau dans la politique religieuse de François Ier ?

Coucy amnistie les accusés qui abjurent, tandis que Fontainebleau renforce la répression et la dénonciation
Coucy renforce la répression, tandis que Fontainebleau amnistie les accusés qui abjurent
Coucy condamne la messe papale, tandis que Fontainebleau rétablit la liberté du culte réformé
Coucy organise les nominations ecclésiastiques, tandis que Fontainebleau valide les sept sacrements

Coucy amnistie les accusés qui abjurent, tandis que Fontainebleau renforce la répression et la dénonciation

Explication

L’édit de Coucy du 16 juillet 1535 accorde une amnistie aux accusés qui abjurent leur foi, alors que l’édit de Fontainebleau du 1er juin 1540 durcit la répression et appelle à la dénonciation. Ces textes illustrent donc deux orientations successives de la politique royale envers les réformés.

11. Quelle victoire François Ier remporte-t-il le 13 septembre 1515 après avoir franchi les Alpes avec son armée ?

La bataille de Cambrai en Flandre
La bataille de Marignan en Lombardie
La bataille de Pavie dans le Milanais
La bataille d’Ardres en Picardie

La bataille de Marignan en Lombardie

Explication

François Ier remporte la bataille de Marignan en Lombardie le 13 septembre 1515, après le franchissement des Alpes. Pavie correspond à une défaite ultérieure et à la captivité du roi face à Charles Quint.

12. Quel enchaînement décrit correctement les effets diplomatiques de la victoire de Marignan ?

Elle entraîne une rupture immédiate des alliances conclues avant la campagne.
Elle reste limitée au champ de bataille sans conséquence diplomatique durable.
Elle est prolongée par plusieurs traités et paix jusqu’à celle de Cambrai en 1529.
Elle conduit directement à la captivité de François Ier à Madrid.

Elle est prolongée par plusieurs traités et paix jusqu’à celle de Cambrai en 1529.

Explication

La victoire de Marignan est suivie par plusieurs accords, notamment les traités de Noyon et de Genève, puis par la paix de Cambrai en 1529. La captivité à Madrid résulte de la défaite de Pavie, qui appartient aux guerres contre Charles Quint.

13. À quelle date Charles est-il élu empereur face à François Ier ?

Le 23 octobre 1520
Le 24 février 1525
Le 28 juin 1519
Le 14 janvier 1526

Le 28 juin 1519

Explication

Charles est élu empereur le 28 juin 1519 face à François Ier. Son couronnement à Aix-la-Chapelle intervient ensuite, le 23 octobre 1520, sous le nom de Charles Quint.

14. Comment s’achève la première guerre entre François Ier et Charles Quint, menée de 1521 à 1526 ?

Par la paix de Nice et le maintien français de la Bourgogne
Par la victoire de Marignan et la consolidation française en Italie
Par la défaite de Pavie et la captivité de François Ier à Madrid
Par le traité de Crépy et le mariage avec Éléonore

Par la défaite de Pavie et la captivité de François Ier à Madrid

Explication

La première guerre se termine par la défaite de Pavie, les 24 et 25 février 1525, puis par la captivité de François Ier à Madrid. Marignan est une victoire antérieure, tandis que Nice et Crépy concluent des guerres ultérieures.

15. Quelle obligation le traité de Madrid du 14 janvier 1526 impose-t-il à François Ier ?

Renoncer à la Bourgogne, à ses prétentions italiennes et épouser Éléonore
Conserver la Bourgogne, payer une rançon et renoncer au mariage princier
Abandonner la Flandre, mais garder ses prétentions italiennes sans indemnité
Céder la Provence, conclure une alliance anglaise et épouser Claude de France

Renoncer à la Bourgogne, à ses prétentions italiennes et épouser Éléonore

Explication

Le traité de Madrid impose à François Ier plusieurs renoncements territoriaux et politiques, dont celui de la Bourgogne et de ses prétentions sur l’Italie, ainsi que le mariage avec Éléonore. La conservation de la Bourgogne et le paiement de la rançon relèvent de la paix de Cambrai en 1529.

16. Que permet la paix de Cambrai du 3 août 1529 à la France ?

Elle garantit les prétentions françaises sur l’Italie grâce à une alliance impériale.
Elle libère François Ier après Pavie sans modifier ses engagements territoriaux.
Elle permet à la France de conserver la Bourgogne en échange d’une rançon et d’un mariage.
Elle restitue à la France la Flandre et l’Artois sans nouvelle obligation financière.

Elle permet à la France de conserver la Bourgogne en échange d’une rançon et d’un mariage.

Explication

La paix de Cambrai permet à la France de conserver la Bourgogne, mais François Ier doit payer deux millions d’écus d’or pour la rançon des deux princes et épouser Éléonore. Elle ne restitue pas les possessions revendiquées en Flandre et en Artois.

17. Quelle institution François Ier fonde-t-il en 1530 sur les conseils de Guillaume Budé ?

Un collège consacré à l’enseignement du grec et de l’hébreu
Une école consacrée principalement à la peinture religieuse
Une académie destinée à former les officiers de l’armée royale
Une bibliothèque réservée aux œuvres de la littérature française

Un collège consacré à l’enseignement du grec et de l’hébreu

Explication

En 1530, François Ier fonde un collège destiné à l’enseignement des langues anciennes, avec deux chaires de grec et deux chaires d’hébreu, sur les conseils de Guillaume Budé. Cette institution relève de la politique humaniste du roi et non de la formation militaire ou artistique spécialisée.

18. Quelle caractéristique définit le mieux l’École de Fontainebleau ?

Un art dominé par le message religieux et la sobriété des décors
Un style marqué par l’ornement, l’Antiquité, la mythologie et la centralité de l’homme
Un mouvement inspiré des traditions françaises et hostile aux modèles italiens
Une peinture centrée sur les batailles royales et les paysages du royaume

Un style marqué par l’ornement, l’Antiquité, la mythologie et la centralité de l’homme

Explication

L’École de Fontainebleau se développe sous l’influence de la peinture italienne et des goûts de François Ier, avec une forte place accordée à l’ornement, aux thèmes antiques et mythologiques et à l’homme. Elle ne se définit donc pas par un art centré sur le seul message religieux.

19. Quelle image religieuse François Ier adopte-t-il notamment grâce à la salamandre, emblème associé au feu et à la charité ?

Celle d’un apôtre défenseur des pauvres
Celle du Christ porte-croix et porte-feu
Celle d’un saint chevalier protecteur
Celle d’un prophète guérisseur des malades

Celle du Christ porte-croix et porte-feu

Explication

La salamandre permet d’associer François Ier au Christ porte-croix et porte-feu, en reliant le feu à la charité. L’image du saint chevalier renvoie plutôt à une représentation militaire traditionnelle du souverain.

20. Que veut exprimer la représentation de François Ier en imperator et sa comparaison avec Hercule ?

Un idéal chevaleresque fondé sur l’honneur militaire du souverain
Une fonction religieuse reposant sur le pouvoir de guérir les malades
Une autorité partagée entre le roi, le Conseil et le Parlement
Une autorité personnelle et une puissance capables de soutenir le royaume

Une autorité personnelle et une puissance capables de soutenir le royaume

Explication

Les figures de l’imperator et d’Hercule mettent en avant une autorité personnelle et puissante, incarnée par un souverain capable de porter le royaume. Elles ne se limitent donc pas à la seule image traditionnelle du roi-chevalier.

21. Quelle distinction oppose l’image du roi-chevalier à celle de l’« empereur en son royaume » chez François Ier ?

Le premier présente un roi guérisseur, tandis que la seconde désigne un chef religieux
Le premier souligne la puissance administrative, tandis que la seconde célèbre la charité royale
Le premier exalte l’honneur militaire, tandis que la seconde affirme la souveraineté intérieure
Le premier affirme la souveraineté intérieure, tandis que la seconde exalte l’honneur militaire

Le premier exalte l’honneur militaire, tandis que la seconde affirme la souveraineté intérieure

Explication

Le roi-chevalier met l’accent sur l’honneur militaire, alors que l’« empereur en son royaume », formule issue du droit romain, affirme la souveraineté intérieure. Ces deux images peuvent toutefois être conservées ensemble par François Ier.

22. Quel bilan contrasté la politique de grandeur de François Ier produit-elle pour le royaume et sa population ?

Elle renforce l’État, mais fait peser sur les Français le coût des guerres et des impôts
Elle développe les arts, mais abandonne la puissance militaire et l’autorité royale
Elle affaiblit l’État, mais protège les Français des guerres et des impôts
Elle renforce l’État, mais réduit le rayonnement artistique et l’administration centrale

Elle renforce l’État, mais fait peser sur les Français le coût des guerres et des impôts

Explication

La politique de grandeur consolide la puissance militaire, l’administration centralisée et le rayonnement artistique, mais son financement repose sur des guerres coûteuses et des hausses d’impôts. Le renforcement de l’État ne signifie donc pas que la population échappe aux sacrifices.

23. Contre quels adversaires François Ier cherche-t-il à renforcer la puissance française à l’extérieur et à l’intérieur du royaume ?

Les Habsbourg à l’extérieur, puis le Conseil et le Parlement à l’intérieur
Les Anglais à l’extérieur, puis les villes et les universités à l’intérieur
Les princes italiens à l’extérieur, puis les tribunaux et les métiers à l’intérieur
Les Ottomans à l’extérieur, puis la noblesse et le clergé à l’intérieur

Les Habsbourg à l’extérieur, puis le Conseil et le Parlement à l’intérieur

Explication

François Ier combat les Habsbourg sur le plan extérieur et cherche à limiter les obstacles posés par le Conseil et le Parlement à l’intérieur. Les autres associations confondent les adversaires de sa politique avec d’autres groupes ou puissances.

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Par quelle source François Ier perçoit-il principalement ses revenus ?

Par la taille.

Comment évolue le montant global de la taille sous François Ier ?

Il passe de 3 à 4,5 millions de livres.

Comment évoluent les revenus du roi entre 1515 et 1546 ?

Ils passent de 5 à 9 millions de livres.

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