QCM : Géodésie et isostasie terrestre (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle répartition décrit correctement la surface terrestre et la localisation des terres émergées ?

Les océans couvrent 71 % de la surface terrestre, les continents 29 %, et 65 % des terres émergées se trouvent dans l’hémisphère Nord.
Les océans couvrent 71 % de la surface terrestre, les continents 29 %, et 35 % des terres émergées se trouvent dans l’hémisphère Nord.
Les océans couvrent 65 % de la surface terrestre, les continents 35 %, et 71 % des terres émergées se trouvent dans l’hémisphère Nord.
Les océans couvrent 29 % de la surface terrestre, les continents 71 %, et 65 % des terres émergées se trouvent dans l’hémisphère Sud.

Les océans couvrent 71 % de la surface terrestre, les continents 29 %, et 65 % des terres émergées se trouvent dans l’hémisphère Nord.

Explication

Les océans représentent 71 % de la surface terrestre, les continents 29 %, tandis que 65 % des terres émergées sont situées dans l’hémisphère Nord. La valeur de 65 % concerne la répartition des terres émergées et non la proportion totale couverte par les océans.

2. Quelle comparaison entre l’altitude moyenne des continents et la profondeur moyenne des océans est exacte ?

Les continents culminent en moyenne à 840 m, tandis que les océans atteignent une profondeur moyenne de 3 800 m sous le niveau marin.
Les continents culminent en moyenne à 840 m, tandis que les océans ont une profondeur moyenne de 3 800 m au-dessus du niveau marin.
Les continents se situent en moyenne à 840 m sous le niveau marin, tandis que les océans ont une profondeur moyenne de 3 800 m.
Les continents culminent en moyenne à 3 800 m, tandis que les océans atteignent une profondeur moyenne de 840 m sous le niveau marin.

Les continents culminent en moyenne à 840 m, tandis que les océans atteignent une profondeur moyenne de 3 800 m sous le niveau marin.

Explication

L’altitude moyenne des continents est de 840 m au-dessus du niveau marin, alors que la profondeur moyenne des océans est de 3 800 m sous ce niveau. La valeur océanique exprime une profondeur et non une altitude positive.

3. Quelle définition caractérise le mieux un bouclier continental ?

Une dépression continentale allongée créée par l’effondrement d’un compartiment crustal.
Une vaste région plate formée de roches anciennes, souvent déformées, âgées de 3 à 4 milliards d’années.
Une chaîne montagneuse jeune constituée de roches plissées lors d’une collision entre deux plaques.
Une région côtière récente formée de sédiments meubles déposés après une importante subsidence.

Une vaste région plate formée de roches anciennes, souvent déformées, âgées de 3 à 4 milliards d’années.

Explication

Un bouclier est une vaste région plate où affleurent des roches très anciennes, souvent déformées, datant de 3 à 4 milliards d’années. Une dépression allongée correspond plutôt à un graben, tandis qu’une chaîne jeune relève d’une autre structure tectonique.

4. Quelle caractéristique permet de distinguer une plate-forme stable d’un bouclier ?

Elle forme une chaîne de reliefs créée par la convergence de deux plaques.
Elle recouvre le bouclier de séries sédimentaires paléozoïques peu déformées.
Elle correspond à un fossé d’effondrement associé à l’expansion d’un continent.
Elle expose directement des roches anciennes souvent déformées datant de plusieurs milliards d’années.

Elle recouvre le bouclier de séries sédimentaires paléozoïques peu déformées.

Explication

Une plate-forme stable est un bouclier recouvert de séries sédimentaires déposées au Paléozoïque, entre 600 et 200 Ma, avec peu de déformation. L’affleurement de roches anciennes souvent déformées caractérise plutôt le bouclier lui-même.

5. Dans quel type de structure tectonique se manifestent les zones continentales actives en expansion ?

Dans des plateformes stables, qui recouvrent un socle ancien de sédiments peu déformés.
Dans des chaînes de collision, qui résultent du rapprochement de deux continents.
Dans des grabens, qui sont des fossés d’effondrement correspondant à des rifts continentaux.
Dans des plaines abyssales, qui se forment au fond des bassins océaniques.

Dans des grabens, qui sont des fossés d’effondrement correspondant à des rifts continentaux.

Explication

L’expansion continentale produit des fossés d’effondrement appelés grabens, qui correspondent à des rifts continentaux. Les chaînes de collision résultent d’un rapprochement des plaques, tandis que les deux autres structures ne décrivent pas une zone active en expansion.

6. Quelle combinaison décrit une dorsale océanique ?

Une dépression profonde située à une frontière convergente, où une plaque océanique plonge sous une autre.
Un versant continental abrupt reliant le plateau continental à un glacis sous-marin.
Une chaîne de relief sous-marin située à une frontière divergente, marquée par une forte activité sismique et thermique.
Une surface sous-marine presque plane située entre une marge continentale et une fosse océanique.

Une chaîne de relief sous-marin située à une frontière divergente, marquée par une forte activité sismique et thermique.

Explication

Une dorsale océanique est un relief sous-marin formé à une frontière divergente entre deux plaques et caractérisé par une activité sismique et thermique intense. La surface presque plane correspond à la plaine abyssale, tandis que la dépression profonde renvoie à une fosse.

7. Quelle situation correspond à une plaine abyssale ?

Une pente abrupte reliant le plateau continental à une région profonde du bassin océanique.
Un relief sous-marin élevé situé sur une frontière divergente, avec une forte activité thermique.
Une dépression allongée formée par l’effondrement d’un secteur continental en extension.
Une zone généralement plate située entre une dorsale océanique et une fosse, vers 4 000 m de profondeur.

Une zone généralement plate située entre une dorsale océanique et une fosse, vers 4 000 m de profondeur.

Explication

La plaine abyssale est une région relativement plate comprise entre la dorsale et la fosse, à une profondeur moyenne d’environ 4 000 m. Un relief sous-marin élevé à activité intense correspond plutôt à une dorsale océanique.

8. Quel enchaînement décrit correctement une marge continentale passive depuis le continent vers le large ?

La plaine abyssale, le glacis continental, puis le talus continental abrupt et le plateau continental.
Le plateau continental, la dorsale océanique, puis le talus continental et la fosse.
Le plateau continental, le talus continental abrupt, puis le glacis continental et la plaine abyssale.
Le talus continental abrupt, la fosse océanique, puis le plateau continental et la dorsale.

Le plateau continental, le talus continental abrupt, puis le glacis continental et la plaine abyssale.

Explication

Dans une marge passive, le plateau continental se prolonge par un talus abrupt, puis par un glacis qui mène vers la plaine abyssale. La dorsale et la fosse sont des structures océaniques distinctes et ne constituent pas cet enchaînement caractéristique.

9. Quel est l’objet propre de la gravimétrie ?

Mesurer l’intensité de la pesanteur en m/s²
Décrire la forme et les dimensions générales de la Terre
Déterminer la composition chimique des roches profondes
Cartographier la distribution des altitudes à la surface terrestre

Mesurer l’intensité de la pesanteur en m/s²

Explication

La gravimétrie mesure l’intensité de la pesanteur, notée g et exprimée comme une accélération en m/s². La description globale de la forme et des dimensions terrestres relève plus largement de la géodésie.

10. Quelle relation distingue correctement la pesanteur de la gravité ?

La pesanteur correspond à la gravité dirigée vers l’extérieur terrestre
La pesanteur combine la gravité et la composante radiale centrifuge
La gravité désigne la force centrifuge produite par la rotation terrestre
La gravité combine la pesanteur et la composante tangentielle centrifuge

La pesanteur combine la gravité et la composante radiale centrifuge

Explication

La pesanteur est la résultante de la gravité dirigée vers le centre de la Terre et de la composante radiale de la force centrifuge. La gravité, contrairement à la pesanteur, ne comprend pas cette contribution centrifuge.

11. Comment la force centrifuge varie-t-elle entre les pôles et l’équateur ?

Elle est nulle aux pôles et maximale à l’équateur
Elle est maximale aux pôles et nulle à l’équateur
Elle garde la même intensité entre les pôles et l’équateur
Elle s’inverse entre les pôles et l’équateur sans changer d’intensité

Elle est nulle aux pôles et maximale à l’équateur

Explication

La rotation terrestre produit une force centrifuge nulle aux pôles et maximale à l’équateur. Ainsi, la pesanteur y est respectivement égale à la gravité aux pôles et différente de celle-ci à l’équateur.

12. Quelle caractéristique définit l’ellipsoïde de référence ?

Une enveloppe sphérique uniforme dont le rayon reste identique selon la latitude
Une surface réelle irrégulière définie par les variations du champ gravitationnel
Une représentation théorique aplatie dont le rayon dépend de la latitude
Une surface océanique moyenne perpendiculaire au champ de gravité

Une représentation théorique aplatie dont le rayon dépend de la latitude

Explication

L’ellipsoïde de référence représente théoriquement une Terre aplatie par sa rotation, avec un rayon variable selon la latitude. Une surface réelle liée au champ de gravité correspond plutôt à la définition du géoïde.

13. Comment peut-on définir le géoïde ?

Une surface équipotentielle correspondant au niveau moyen des océans au repos
Une surface théorique régulière décrivant une Terre aplatie par sa rotation
Une surface interne indiquant les limites entre les différentes couches terrestres
Une surface topographique représentant les altitudes mesurées sur les continents

Une surface équipotentielle correspondant au niveau moyen des océans au repos

Explication

Le géoïde est une surface équipotentielle qui correspond au niveau moyen des océans au repos et qui est perpendiculaire au champ de gravité. L’ellipsoïde de référence est, lui, une représentation théorique et régulière.

14. Pourquoi le géoïde ne coïncide-t-il pas avec l’ellipsoïde de référence ?

Parce que l’ellipsoïde intègre les irrégularités du relief continental
Parce que le géoïde est calculé sans tenir compte du champ de gravité
Parce que les masses internes terrestres sont réparties de façon hétérogène
Parce que les océans au repos forment une surface parfaitement sphérique

Parce que les masses internes terrestres sont réparties de façon hétérogène

Explication

Les hétérogénéités de masse internes modifient le champ de gravité et font varier le géoïde par rapport à l’ellipsoïde. Celui-ci repose au contraire sur une forme théorique régulière.

15. Que renseigne une anomalie gravimétrique ?

L’écart entre le géoïde et l’ellipsoïde, lié aux densités du sous-sol
La variation de la température de surface entre les latitudes terrestres
La différence entre les reliefs continentaux et les profondeurs océaniques
L’écart entre la rotation terrestre observée et sa valeur théorique

L’écart entre le géoïde et l’ellipsoïde, lié aux densités du sous-sol

Explication

Une anomalie gravimétrique correspond à l’écart entre le géoïde et l’ellipsoïde de référence et fournit des informations sur la répartition des densités en profondeur. Les autres écarts proposés ne définissent pas une anomalie gravimétrique.

16. Quelle association décrit correctement les anomalies gravimétriques régionales ?

Elles sont généralement négatives sous les montagnes et positives dans les régions océaniques
Elles sont généralement nulles sous les montagnes et positives dans les régions continentales
Elles sont généralement positives sous les montagnes et négatives dans les régions océaniques
Elles sont généralement négatives dans les océans et nulles au-dessus des chaînes montagneuses

Elles sont généralement négatives sous les montagnes et positives dans les régions océaniques

Explication

Les montagnes à croûte continentale épaissie présentent généralement des anomalies négatives, tandis que les régions océaniques à croûte amincie présentent des anomalies positives. Cette distribution reflète les contrastes de masse en profondeur.

17. Comment les méthodes modernes mesurent-elles les anomalies de gravité à grande échelle ?

En déduisant la gravité de la température atmosphérique mesurée par satellite
En combinant les variations orbitales satellitaires avec un réseau de balises terrestres
En utilisant des mesures océaniques isolées sans référence terrestre
En observant les mouvements des balises terrestres sans analyser les orbites

En combinant les variations orbitales satellitaires avec un réseau de balises terrestres

Explication

Les méthodes satellitaires observent les modifications des orbites provoquées par le champ gravitationnel et sont couplées à un réseau de balises terrestres. Les balises fournissent ainsi une référence au sol, tandis que les satellites mesurent les variations orbitales.

18. Quelle correction gravimétrique tient compte des irrégularités du relief ?

La correction topographique
La correction de latitude
La correction de plateau
La correction à l’air libre

La correction topographique

Explication

La correction topographique corrige l’effet des irrégularités du relief. La correction à l’air libre concerne l’altitude, tandis que la correction de plateau prend en compte la densité des matériaux.

19. Que révèlent les anomalies de Bouguer très négatives observées sous l’Himalaya ?

Une accumulation de matériaux denses directement au sommet des montagnes
Un déficit de masse profond associé à une racine crustale légère
Une absence de compensation crustale sous le relief montagneux
Un excès de masse profond associé à une croûte océanique dense

Un déficit de masse profond associé à une racine crustale légère

Explication

Les anomalies de Bouguer très négatives sous l’Himalaya indiquent un déficit de masse en profondeur, lié à une racine crustale légère qui compense le relief. Elles ne traduisent donc pas un excès de matériaux denses sous la chaîne.

20. Quel principe décrit l’isostasie dans la structure interne de la Terre ?

L’asthénosphère rigide repose sur une lithosphère plus dense et déformable.
La lithosphère rigide flotte sur une asthénosphère plus dense et déformable.
Le manteau supérieur fluide porte une croûte rigide de densité supérieure.
La croûte dense s’enfonce dans un manteau supérieur rigide et immobile.

La lithosphère rigide flotte sur une asthénosphère plus dense et déformable.

Explication

L’isostasie repose sur l’équilibre d’une lithosphère rigide et flottante au-dessus d’une asthénosphère plus dense et plus déformable. L’idée d’une asthénosphère rigide inverserait les propriétés mécaniques des deux enveloppes.

21. Comment calcule-t-on la pression exercée par un bloc rocheux de masse volumique ρ\rho et de hauteur hh ?

P=ρghP=\rho gh
P=ρghP=\frac{\rho}{gh}
P=ghρP=\frac{gh}{\rho}
P=ρ+g+hP=\rho+g+h

$$P=\rho gh$$

Explication

La pression du bloc est le produit de sa masse volumique, de l’accélération de la pesanteur et de sa hauteur, soit P=ρghP=\rho gh. Une expression avec une division par ghgh ne traduit pas l’augmentation de la pression lorsque la hauteur ou la masse volumique augmente.

22. Quelle compensation isostatique caractérise respectivement une montagne et un bassin océanique ?

Une racine dense sous la montagne et une cavité légère sous le bassin.
Une croûte amincie sous la montagne et une croûte épaissie sous le bassin.
Un excès de masse dense pour la montagne et une racine légère pour le bassin.
Une racine crustale légère pour la montagne et un excès de masse dense pour le bassin.

Une racine crustale légère pour la montagne et un excès de masse dense pour le bassin.

Explication

Une montagne est équilibrée par une racine crustale légère qui s’enfonce en profondeur, tandis qu’un bassin océanique est associé à un excès de masse dense. La proposition inversant ces deux compensations attribue à chaque relief le mécanisme de l’autre.

23. Quelle différence distingue les modèles isostatiques de Pratt et d’Airy ?

Pratt conserve une épaisseur crustale constante avec des densités variables, tandis qu’Airy conserve des densités variables avec des volumes constants.
Pratt explique les mouvements glaciaires, tandis qu’Airy décrit la pression exercée par les blocs rocheux.
Pratt conserve des colonnes de masses équivalentes avec des volumes différents, tandis qu’Airy fait varier l’épaisseur d’une croûte de densité constante.
Pratt fait varier l’épaisseur d’une croûte de densité constante, tandis qu’Airy conserve des volumes différents de masses équivalentes.

Pratt conserve des colonnes de masses équivalentes avec des volumes différents, tandis qu’Airy fait varier l’épaisseur d’une croûte de densité constante.

Explication

Le modèle de Pratt maintient des colonnes de masses équivalentes mais de volumes différents, alors que le modèle d’Airy conserve une densité crustale constante et modifie l’épaisseur de la croûte. Les autres propositions échangent ces mécanismes ou associent les modèles à des phénomènes qui ne les définissent pas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Géodésie et isostasie terrestre.

Quelle part de la surface terrestre est recouverte par les océans ?

71 %

Quelle proportion des terres émergées se trouve dans l’hémisphère Nord ?

65 %

Quelle est l'altitude moyenne des continents ?

840 m

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