QCM : Géographie et cosmogonies (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel point de départ caractérise le raisonnement géographique ?

Le temps, afin de reconstituer la succession des événements
L’espace, afin de localiser, décrire et expliquer les observations
Les statistiques, afin de mesurer les écarts entre les populations
Les opinions, afin de comparer les interprétations individuelles

L’espace, afin de localiser, décrire et expliquer les observations

Explication

Le raisonnement géographique prend l’espace comme point de départ pour localiser, décrire et expliquer les phénomènes observés. Les opinions, le temps ou les statistiques peuvent contribuer à une étude, mais ne constituent pas son point de départ général.

2. Dans quel ordre une analyse géographique examine-t-elle généralement un phénomène ?

Expliquer les faits, mesurer leur évolution, les décrire, puis les localiser
Partir de l’espace, localiser les faits, les décrire, puis les expliquer
Localiser les acteurs, prévoir leurs décisions, décrire l’espace, puis les classer
Décrire les faits, formuler une opinion, les localiser, puis les comparer

Partir de l’espace, localiser les faits, les décrire, puis les expliquer

Explication

L’analyse géographique suit une progression qui part de l’espace, localise les faits, les décrit et cherche ensuite à les expliquer. Commencer par une explication ou par une opinion inverserait cette démarche.

3. Pourquoi un phénomène géographique ne peut-il pas être compris indépendamment de l’espace ?

Parce que tout phénomène dépend d’une représentation identique dans chaque société
Parce que tout phénomène doit être étudié à partir de données exclusivement statistiques
Parce que tout phénomène se situe dans un espace qui contribue à son étude
Parce que tout phénomène concerne nécessairement une organisation humaine visible

Parce que tout phénomène se situe dans un espace qui contribue à son étude

Explication

Tout phénomène se situe dans un espace, ce qui rend sa localisation et son contexte spatial indispensables à son analyse. Une représentation commune, des statistiques ou une organisation humaine ne sont pas nécessaires à tous les phénomènes géographiques.

4. Quelle association entre outils géographiques pratiques et conceptuels est correcte ?

Tableaux et représentations sont pratiques, tandis que les schémas et les intentions sont conceptuels
Schémas et intentions des acteurs sont pratiques, tandis que les cartes et l’échelle sont conceptuelles
Cartes et tableaux sont pratiques, tandis que l’échelle et les représentations sont conceptuelles
Cartes et échelles sont pratiques, tandis que les tableaux et les représentations sont conceptuels

Cartes et tableaux sont pratiques, tandis que l’échelle et les représentations sont conceptuelles

Explication

Les cartes et les tableaux sont des outils pratiques, alors que l’échelle et les représentations relèvent des outils conceptuels. Les autres associations mélangent les deux catégories.

5. Qu’est-ce qu’un imaginaire collectif en géographie ?

Une mesure objective d’un territoire, identique pour tous les groupes sociaux
Une croyance individuelle, indépendante des représentations des autres membres du groupe
Une carte détaillée d’un espace, construite à partir de données vérifiées
Une représentation partagée par un groupe, tenue pour réelle sans être forcément exacte

Une représentation partagée par un groupe, tenue pour réelle sans être forcément exacte

Explication

L’imaginaire collectif est une représentation perçue de façon similaire par un groupe et pouvant sembler réelle à ceux qui y adhèrent, même si elle n’est pas objectivement exacte. Il ne correspond donc ni à une mesure vérifiée ni à une croyance isolée.

6. Comment définir une cosmogonie ?

Une croyance expliquant les pratiques sociales d’un groupe sans évoquer l’univers
Une méthode permettant de mesurer l’évolution des astres grâce à des instruments
Un récit décrivant l’organisation politique d’un territoire à une époque donnée
Un récit portant sur les origines de l’univers, d’ordre mythologique ou scientifique

Un récit portant sur les origines de l’univers, d’ordre mythologique ou scientifique

Explication

Une cosmogonie est un récit consacré aux origines de l’univers et peut être mythologique ou scientifique. Elle se distingue d’un récit politique, d’une explication sociale ou d’une méthode de mesure astronomique.

7. Quelle caractéristique définit le mieux un mythe ?

Un récit considéré comme vrai par ceux qui y croient et destiné à expliquer quelque chose
Une hypothèse provisoire soumise à des mesures et à des prédictions vérifiables
Une tradition artistique conçue pour représenter les paysages d’une société
Une description neutre d’un territoire fondée sur des observations cartographiques

Un récit considéré comme vrai par ceux qui y croient et destiné à expliquer quelque chose

Explication

Un mythe est un récit tenu pour vrai par les personnes qui y croient et qui vise à expliquer un élément du monde. Une hypothèse vérifiable relève plutôt d’une démarche scientifique, tandis qu’une description territoriale ou une tradition artistique n’a pas nécessairement cette fonction explicative.

8. Quelle différence oppose principalement les explications mythologiques et scientifiques ?

Les premières reposent sur les croyances et les symboles, les secondes sur des observations confrontables
Les premières reposent sur des mesures et des prédictions, les secondes sur des traditions symboliques
Les premières décrivent des phénomènes naturels, les secondes étudient les récits transmis par les sociétés
Les premières sont fondées sur des hypothèses testées, les secondes expliquent le monde par des entités

Les premières reposent sur les croyances et les symboles, les secondes sur des observations confrontables

Explication

Les explications mythologiques s’appuient sur les traditions, les croyances, les symboles et les récits, tandis que les explications scientifiques mobilisent des observations, des mesures et des hypothèses confrontées aux faits. La deuxième proposition inverse précisément les caractéristiques des deux démarches.

9. Quelle formulation décrit correctement la théorie du Big Bang ?

Elle décrit un univers immuable dont les galaxies restent à distance constante.
Elle décrit un univers apparu progressivement à partir de galaxies déjà constituées.
Elle décrit un univers en expansion issu d’un état initial très dense et très chaud.
Elle décrit un univers cyclique alternant des phases froides et des phases chaudes.

Elle décrit un univers en expansion issu d’un état initial très dense et très chaud.

Explication

La théorie du Big Bang présente un univers en expansion provenant d’un état primitif très dense et très chaud, apparu il y a environ 13,7 milliards d’années. L’idée d’un univers toujours immuable correspond à une conception concurrente et contredit l’expansion observée.

10. Une galaxie située deux fois plus loin qu’une autre s’éloigne-t-elle, selon la loi de Hubble, à quelle vitesse relative ?

À une vitesse d’éloignement environ deux fois plus faible.
À une vitesse d’éloignement identique, quelle que soit sa distance.
À une vitesse déterminée par sa masse plutôt que par sa distance.
À une vitesse d’éloignement environ deux fois plus grande.

À une vitesse d’éloignement environ deux fois plus grande.

Explication

La loi de Hubble établit que la vitesse d’éloignement des galaxies est proportionnelle à leur distance. Elle ne signifie donc pas que toutes les galaxies s’éloignent à la même vitesse.

11. Quel rôle Georges Gamow attribue-t-il à la phase dense et chaude de l’univers en 1948 ?

Elle explique la formation des galaxies à partir de systèmes stellaires déjà organisés.
Elle établit que les galaxies s’éloignent à une vitesse indépendante de leur distance.
Elle identifie le rayonnement fossile comme une émission provenant des étoiles actuelles.
Elle permet la nucléosynthèse, notamment la formation d’hélium à partir d’hydrogène.

Elle permet la nucléosynthèse, notamment la formation d’hélium à partir d’hydrogène.

Explication

En 1948, Georges Gamow ajoute une phase dense et chaude permettant la nucléosynthèse, dont la formation d’hélium à partir d’hydrogène. La vitesse d’éloignement des galaxies relève de la loi de Hubble, tandis que le rayonnement fossile est une trace de l’univers primordial.

12. Quelle distinction caractérise l’évolution théiste par rapport au créationnisme littéral ?

Elle accepte les résultats scientifiques tout en laissant à Dieu une place possible dans l’origine de l’univers ou des lois naturelles.
Elle explique les phénomènes par des processus naturels sans faire intervenir une cause surnaturelle.
Elle interprète certains passages bibliques comme une preuve d’une Terre plane et rejette les institutions scientifiques.
Elle remplace les résultats scientifiques par une lecture directe des récits religieux sur l’origine du monde.

Elle accepte les résultats scientifiques tout en laissant à Dieu une place possible dans l’origine de l’univers ou des lois naturelles.

Explication

L’évolution théiste accepte les résultats de la cosmologie et de l’évolution tout en permettant de considérer Dieu comme à l’origine de l’univers ou des lois naturelles. Le créationnisme littéral se distingue par le remplacement des explications scientifiques par une lecture directe des récits religieux.

13. Comment l’évolution matérialiste explique-t-elle les phénomènes étudiés par la cosmologie et la théorie de l’évolution ?

Par des lois naturelles dont l’origine divine reste explicitement admise.
Par une lecture littérale des récits religieux concernant la formation du monde.
Par des intuitions personnelles qui priment sur les résultats des institutions scientifiques.
Par des processus naturels, sans faire intervenir de cause surnaturelle.

Par des processus naturels, sans faire intervenir de cause surnaturelle.

Explication

L’évolution matérialiste explique les phénomènes par des processus naturels et n’invoque pas de cause surnaturelle. La possibilité d’une origine divine des lois naturelles caractérise plutôt l’évolution théiste.

14. Quelle question de la démarche géographique cherche principalement à localiser un phénomène ?

Pourquoi le phénomène apparaît-il dans cet espace ?
Où se situe le phénomène étudié ?
Quand le phénomène s’est-il développé dans cette région ?
Comment les acteurs transforment-ils cet espace ?

Où se situe le phénomène étudié ?

Explication

La question « où ? » sert à localiser un phénomène dans l’espace. La question « pourquoi ? » cherche plutôt à en expliquer les causes, tandis que « comment ? » porte sur les modalités et « quand ? » sur la dimension temporelle.

15. Laquelle de ces situations correspond à l’action d’un acteur géographique ?

Une forêt évolue sous l’effet des variations naturelles du climat.
Une rivière creuse naturellement une vallée au fil de l’érosion.
Une municipalité aménage un quartier pour répondre à la croissance de la population.
Une chaîne de montagnes modifie la circulation des masses d’air.

Une municipalité aménage un quartier pour répondre à la croissance de la population.

Explication

Une municipalité est une société qui prend des décisions et transforme un territoire en l’aménageant : elle constitue donc un acteur géographique. Une rivière, une chaîne de montagnes ou une forêt sont des éléments naturels et ne prennent pas de décision sociale.

16. Pourquoi un géographe compare-t-il plusieurs échelles pour étudier un phénomène ?

Pour comprendre une réalité géographique en confrontant des points de vue à des tailles différentes.
Pour classer les espaces selon leur taille sans examiner les relations entre eux.
Pour mesurer uniquement la superficie d’un espace indépendamment des acteurs qui l’occupent.
Pour remplacer l’observation locale par une description générale sans tenir compte des territoires.

Pour comprendre une réalité géographique en confrontant des points de vue à des tailles différentes.

Explication

La variation des échelles permet de comprendre une réalité géographique en comparant différents niveaux d’observation. Elle ne consiste pas à abandonner l’analyse locale, mais à mettre en relation des points de vue de tailles différentes.

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Qu'est-ce que le raisonnement géographique commence par considérer ?

L'espace.

Pourquoi tout raisonnement géographique implique-t-il un espace ?

Parce que tout phénomène se situe dans un espace.

Quelles sont les étapes d'une analyse géographique ?

Partir de l'espace, localiser les faits, les décrire, puis les expliquer.

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