QCM : Guerres et construction de la paix — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise une guerre interétatique par rapport à une guerre civile ?

Elle oppose deux armées régulières, tandis que la guerre civile oppose des groupes sociaux
Elle concerne des enjeux économiques, tandis que la guerre civile concerne des enjeux identitaires
Elle oppose des États, tandis que la guerre civile se déroule à l’intérieur d’un État
Elle implique des acteurs étrangers, tandis que la guerre civile exclut toute intervention extérieure

Elle oppose des États, tandis que la guerre civile se déroule à l’intérieur d’un État

Explication

Une guerre interétatique met aux prises au moins deux États, alors qu’une guerre civile se déroule au sein des frontières d’un même État. La présence éventuelle d’États étrangers ne transforme pas automatiquement une guerre civile en guerre interétatique.

2. Quelle situation correspond à une guerre irrégulière ?

Deux États mobilisent leurs forces aériennes dans une confrontation militaire symétrique
Une coalition d’États négocie un accord après une crise diplomatique prolongée
Une armée régulière affronte des combattants irréguliers moins nombreux par la guérilla ou le terrorisme
Deux armées régulières de puissance comparable s’affrontent sur un front conventionnel

Une armée régulière affronte des combattants irréguliers moins nombreux par la guérilla ou le terrorisme

Explication

La guerre irrégulière oppose notamment une armée régulière à des combattants irréguliers numériquement inférieurs, selon des formes comme la guérilla ou le terrorisme asymétrique. Un affrontement symétrique entre deux armées régulières relève plutôt de la guerre conventionnelle interétatique.

3. Pourquoi les conflits contemporains sont-ils décrits comme particulièrement diversifiés ?

Ils concernent principalement des affrontements entre États dotés d’armées conventionnelles
Ils associent des guerres interétatiques, des guerres civiles, des guérillas et du terrorisme asymétrique
Ils se déroulent surtout dans des espaces nationaux sans intervention d’acteurs extérieurs
Ils opposent principalement des forces régulières selon des méthodes militaires comparables

Ils associent des guerres interétatiques, des guerres civiles, des guérillas et du terrorisme asymétrique

Explication

Les conflits contemporains prennent des formes et se déploient dans des cadres variés, depuis les guerres entre États ou civiles jusqu’aux guérillas et au terrorisme asymétrique. Les réduire aux affrontements conventionnels entre États néglige cette pluralité.

4. Quelle caractéristique décrit le mieux les échelles et les acteurs des conflits armés contemporains ?

Ils relient des échelles locales et globales et mobilisent des armées, des États, des réseaux et des espaces
Ils se développent à l’échelle mondiale tout en excluant les acteurs non étatiques
Ils concernent des territoires précis sans lien avec les enjeux géopolitiques internationaux
Ils restent circonscrits à une zone locale et impliquent principalement deux forces militaires

Ils relient des échelles locales et globales et mobilisent des armées, des États, des réseaux et des espaces

Explication

Les conflits contemporains s’inscrivent dans des échelles interdépendantes, du local au global, et mettent en jeu une pluralité d’acteurs, d’espaces et d’enjeux géopolitiques. Les limiter à un affrontement local entre deux armées ignore ces interconnexions.

5. Quelle lecture rend compte de la pluralité des acteurs de la guerre au Soudan ?

Elle met principalement en présence l’ONU, les États-Unis et des organisations humanitaires
Elle implique des dirigeants soudanais ainsi que l’Égypte, l’Iran, la Turquie, les Émirats et la Russie
Elle concerne surtout des réseaux économiques locaux sans implication de responsables militaires
Elle oppose deux dirigeants soudanais sans participation d’États ou de soutiens extérieurs

Elle implique des dirigeants soudanais ainsi que l’Égypte, l’Iran, la Turquie, les Émirats et la Russie

Explication

La guerre au Soudan implique Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Daglo, mais aussi plusieurs États étrangers, dont l’Égypte, l’Iran, la Turquie, les Émirats et la Russie. La considérer comme un conflit strictement interne conduit donc à négliger des acteurs importants.

6. Dans quel contexte social et économique l’entrée dans la guerre peut-elle devenir un moyen de subsistance et de construction identitaire ?

Lorsqu’une population jeune fait face au manque d’emplois et à des transitions inachevées
Lorsqu’un État riche connaît une forte protection sociale et une croissance démographique maîtrisée
Lorsqu’une population vieillissante bénéficie d’un emploi stable et d’institutions consolidées
Lorsqu’une économie prospère réduit les tensions sociales et achève sa transition politique

Lorsqu’une population jeune fait face au manque d’emplois et à des transitions inachevées

Explication

Dans les pays pauvres, la combinaison d’une population jeune, du manque d’emplois et de transitions inachevées peut rendre la guerre attractive comme moyen de subsistance et de construction identitaire. La stabilité économique et institutionnelle évoquée dans les autres réponses ne correspond pas à ce mécanisme.

7. Quels sont les trois grands types de facteurs pouvant précéder un conflit armé ?

Les crises humanitaires, les changements climatiques et les revendications territoriales
Les motivations politiques, l’appropriation des richesses économiques et l’exacerbation des idéologies
Les rivalités militaires, les migrations internationales et les catastrophes naturelles
Les tensions religieuses, les désaccords diplomatiques et la croissance démographique

Les motivations politiques, l’appropriation des richesses économiques et l’exacerbation des idéologies

Explication

Les facteurs principaux sont les motivations politiques, l’appropriation des richesses économiques et l’exacerbation des idéologies. Les autres réponses regroupent certaines causes possibles, mais elles ne reprennent pas cette classification en trois grands types.

8. Dans quelle situation la notion de guerre juste peut-elle légitimer l’emploi de la force ?

Pour étendre le territoire d’un État jugé militairement supérieur
Pour défendre une cause légitime ou secourir des populations opprimées
Pour accroître l’influence commerciale d’une puissance victorieuse
Pour imposer une idéologie politique à des États voisins

Pour défendre une cause légitime ou secourir des populations opprimées

Explication

La guerre juste admet la guerre comme un mal nécessaire lorsqu’elle répond à une cause légitime, à la défense ou à la lutte contre l’injustice. Une conquête territoriale motivée par l’ambition de puissance ne satisfait pas ce critère.

9. Quelle caractéristique distingue la guerre réelle de la guerre absolue théorique chez Clausewitz ?

Elle est limitée par les frictions, l’incertitude et les intérêts politiques
Elle repose sur une destruction intégrale indépendante de toute négociation
Elle dépend principalement de la supériorité technique des armements
Elle se déroule avec une connaissance complète des forces adverses

Elle est limitée par les frictions, l’incertitude et les intérêts politiques

Explication

La guerre réelle est affectée par les difficultés matérielles, le brouillard de la guerre, la négociation et le rapport de force. Elle ne correspond donc pas à une montée théorique vers l’anéantissement sans limites.

10. Selon Clausewitz, pourquoi l’anéantissement de l’ennemi ne constitue-t-il pas une fin autonome de la guerre ?

Parce que l’usage de la force reste subordonné à un objectif politique
Parce que les opérations militaires sont déterminées par les conditions météorologiques
Parce que les armées doivent préserver leurs ressources pour le commerce
Parce que la guerre vise principalement à éviter toute confrontation directe

Parce que l’usage de la force reste subordonné à un objectif politique

Explication

Pour Clausewitz, la guerre prolonge la politique par d’autres moyens et la force doit donc servir un but politique. Les autres réponses attribuent à la guerre des déterminants qui ne constituent pas son principe directeur.

11. Quel changement la levée en masse de 1793 introduit-elle dans l’organisation militaire ?

Elle réduit les effectifs afin de privilégier des unités professionnelles
Elle réserve le service militaire à une aristocratie héréditaire
Elle remplace les batailles terrestres par des opérations navales régulières
Elle transforme les armées de métier en armées de citoyens soldats

Elle transforme les armées de métier en armées de citoyens soldats

Explication

La levée en masse mobilise des citoyens soldats et contribue ainsi au passage vers l’âge des guerres de masse. Elle ne réduit pas les effectifs et ne repose pas sur une sélection aristocratique.

12. Quelle combinaison décrit le mieux la manière de faire la guerre systématisée par Napoléon ?

Déplacements rapides, concentration au point décisif et bataille décisive
Défense statique, contrôle maritime et négociation avant chaque offensive
Petites opérations autonomes, harcèlement prolongé et refus des batailles majeures
Progression lente, dispersion des forces et épuisement graduel de l’adversaire

Déplacements rapides, concentration au point décisif et bataille décisive

Explication

Napoléon associe la mobilité, la concentration des forces au point décisif et la recherche d’une bataille capable de trancher le conflit. Cette méthode se distingue d’une stratégie d’usure prolongée fondée sur le harcèlement.

13. Qu’est-ce qui caractérise principalement une guerre asymétrique ?

Elle oppose des acteurs dont les moyens et l’organisation sont très différents
Elle repose sur des affrontements navals entre puissances de même niveau
Elle met aux prises deux armées étatiques dotées de ressources comparables
Elle concerne des forces alliées partageant une structure de commandement commune

Elle oppose des acteurs dont les moyens et l’organisation sont très différents

Explication

La guerre asymétrique oppose des acteurs fortement dissemblables, par exemple une armée occidentale et une organisation terroriste ou guérillera déterritorialisée. Une guerre régulière entre armées comparables relève d’une autre configuration.

14. Comment Al-Qaida est-elle principalement organisée depuis sa formation à la fin des années 1980 ?

Comme une coalition d’États dotés d’un commandement militaire commun
Comme une armée hiérarchisée contrôlant un territoire continu et centralisé
Comme un réseau mondialisé et décentralisé de cellules ou franchises autonomes
Comme une force régulière organisée autour d’une conscription territoriale

Comme un réseau mondialisé et décentralisé de cellules ou franchises autonomes

Explication

Al-Qaida, fondée par Oussama ben Laden dans le prolongement de la guerre d’Afghanistan, fonctionne par réseaux décentralisés, cellules autonomes et franchises régionales. Elle ne correspond donc pas au modèle d’une armée régulière contrôlant un territoire continu.

15. Quelle opposition décrit correctement les modes d’action des armées occidentales et de groupes comme Al-Qaida ou Daech ?

Les armées occidentales combinent moyens conventionnels et technologiques, tandis que ces groupes privilégient guérilla et terrorisme déterritorialisé
Les armées occidentales évitent les frappes à distance, tandis que ces groupes reposent sur une aviation intégrée
Les armées occidentales contrôlent des réseaux de cellules, tandis que ces groupes utilisent des unités conventionnelles lourdes
Les armées occidentales privilégient la guérilla clandestine, tandis que ces groupes déploient des forces blindées régulières

Les armées occidentales combinent moyens conventionnels et technologiques, tandis que ces groupes privilégient guérilla et terrorisme déterritorialisé

Explication

Les armées occidentales recourent notamment aux armes conventionnelles, aux forces spéciales, aux bombardements ciblés et aux drones, alors qu’Al-Qaida et Daech utilisent la guérilla et le terrorisme déterritorialisé. Les autres réponses inversent ou déforment cette répartition des moyens.

16. Quel événement a contribué au déclenchement de la guerre globale contre le terrorisme menée par les États-Unis et leurs alliés ?

La création des premières franchises régionales d’Al-Qaida au Moyen-Orient
Les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone
Le développement des drones occidentaux utilisés lors d’opérations antiterroristes
La fondation d’Al-Qaida à la fin des années 1980 pendant la guerre d’Afghanistan

Les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone

Explication

Le 11 septembre 2001, les attentats d’Al-Qaida contre le World Trade Center et le Pentagone sont à l’origine de cette guerre globale. La fondation du réseau et le développement ultérieur de certaines capacités militaires sont des éléments distincts, mais ne constituent pas l’événement déclencheur mentionné.

17. Quel événement Abou Bakr al-Baghdadi proclame-t-il en juin 2014 à Mossoul ?

La création d’une coalition militaire contre les puissances occidentales
La dissolution des structures territoriales de l’État islamique
La création d’un califat doté d’une administration territoriale
La signature d’un accord de paix avec les autorités irakiennes

La création d’un califat doté d’une administration territoriale

Explication

En juin 2014, Abou Bakr al-Baghdadi proclame la création d’un califat, tandis que Daech met en place à Mossoul une administration territoriale avec fiscalité, justice et propagande d’État. La dissolution des structures territoriales correspond à une évolution ultérieure et ne décrit pas cette proclamation.

18. Pourquoi la chute du dernier bastion syrien de Daech en 2019 ne signifie-t-elle pas la disparition complète de l’organisation ?

Une nouvelle capitale territoriale est immédiatement établie en Irak
Les forces de Daech reprennent Mossoul après la chute de leur bastion syrien
Les États voisins reconnaissent officiellement Daech comme une autorité régionale
Des cellules clandestines et des attentats persistent après sa défaite territoriale

Des cellules clandestines et des attentats persistent après sa défaite territoriale

Explication

La perte du dernier bastion syrien en 2019 met fin à l’emprise territoriale principale de Daech, mais des cellules clandestines et des attentats persistent. La défaite territoriale ne doit donc pas être confondue avec la disparition de toute activité clandestine.

19. Quelle caractéristique décrit le mieux la guerre de Trente Ans ?

Elle se déroule de 1648 à 1715 et oppose principalement des monarchies coloniales
Elle se déroule de 1618 à 1648 et comporte une dimension religieuse en Europe
Elle se déroule de 1555 à 1618 et concerne surtout les rivalités commerciales maritimes
Elle se déroule de 1701 à 1748 et oppose des empires autour de territoires américains

Elle se déroule de 1618 à 1648 et comporte une dimension religieuse en Europe

Explication

La guerre de Trente Ans se déroule de 1618 à 1648 et comprend notamment une opposition religieuse entre territoires protestants et catholiques du Saint-Empire. Les autres périodes proposées ne correspondent pas à cette guerre ni à sa principale dimension mentionnée.

20. Comment les négociations de Westphalie sont-elles organisées entre Münster et Osnabrück ?

Münster accueille les discussions entre puissances protestantes et Osnabrück celles entre puissances catholiques
Münster accueille les discussions impériales et Osnabrück celles consacrées aux puissances maritimes
Münster accueille les discussions franco-catholiques et Osnabrück les discussions suédo-protestantes
Münster accueille les discussions suédo-protestantes et Osnabrück les discussions franco-catholiques

Münster accueille les discussions franco-catholiques et Osnabrück les discussions suédo-protestantes

Explication

Les négociations durent trois ans et sont réparties entre Münster, pour la France et les puissances catholiques, et Osnabrück, pour la Suède et les puissances protestantes. Les autres répartitions inversent ou modifient cette organisation diplomatique.

21. Que se passe-t-il le 24 octobre 1648 dans le règlement de la guerre de Trente Ans ?

Les traités d’Osnabrück et de Münster sont signés et mettent fin à la guerre
Les délégations quittent les congrès sans parvenir à conclure les traités
La guerre commence après l’affrontement entre territoires protestants et catholiques
Les négociations s’ouvrent simultanément dans les deux villes concernées

Les traités d’Osnabrück et de Münster sont signés et mettent fin à la guerre

Explication

Le 24 octobre 1648 correspond à la signature des traités d’Osnabrück et de Münster, qui mettent fin à la guerre de Trente Ans. Les négociations avaient commencé auparavant, de sorte que cette date ne marque pas leur ouverture.

22. Quelle définition correspond à la souveraineté dans le système westphalien ?

La faculté pour une puissance extérieure d’intervenir dans un État en fonction de ses intérêts
L’obligation d’un État de soumettre ses décisions aux autorités politiques de ses voisins
Le droit absolu d’un État d’exercer son autorité sur un territoire et une population déterminée
La capacité d’une population à modifier les frontières sans tenir compte de l’autorité étatique

Le droit absolu d’un État d’exercer son autorité sur un territoire et une population déterminée

Explication

La souveraineté désigne le droit absolu de l’État d’exercer son autorité sur un territoire et une population déterminée. L’intervention d’une puissance extérieure relève plutôt du droit d’ingérence et ne définit pas la souveraineté.

23. Que désigne le droit international à partir de 1648 ?

L’ensemble des règles, usages et techniques qui organisent les relations entre États souverains
Le pouvoir interne exercé par un gouvernement sur sa population et ses institutions
La hiérarchie politique imposée par les États les plus puissants aux États voisins
L’ensemble des interventions extérieures autorisées sur le territoire d’un État en difficulté

L’ensemble des règles, usages et techniques qui organisent les relations entre États souverains

Explication

Le droit international regroupe les règles, usages et techniques servant à régler les relations entre États souverains à partir de 1648. L’intervention extérieure dans certaines situations renvoie au droit d’ingérence, et non à la définition générale du droit international.

24. Sur quels principes repose le système westphalien ?

La centralisation impériale, la subordination territoriale et l’intervention humanitaire
L’unification juridique, la disparition des frontières et la direction d’une autorité commune
La supériorité militaire, la liberté d’intervention et la fusion des souverainetés
L’équilibre des puissances, l’intangibilité de la souveraineté et la non-ingérence

L’équilibre des puissances, l’intangibilité de la souveraineté et la non-ingérence

Explication

Le système westphalien repose sur l’équilibre des puissances, l’intangibilité de la souveraineté des États et la non-ingérence. Les autres propositions remplacent ces principes par une centralisation ou une intervention extérieure qui leur est contraire.

25. À quelle période l’ONU renforce-t-elle son action en faveur de la paix grâce à la sécurité collective ?

Dès la création de l’ONU, avant toute paralysie du Conseil de sécurité
Après la fin de la guerre froide, notamment durant les mandats de Kofi Annan
Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l’autorité des puissances alliées
Après les attentats de 2001, avec la disparition des rivalités internationales

Après la fin de la guerre froide, notamment durant les mandats de Kofi Annan

Explication

L’ONU agit plus activement après la guerre froide, notamment pendant les deux mandats de Kofi Annan, de 1997 à 2006. L’organisation n’était pas pleinement efficace dès sa création, car les rivalités entre grandes puissances limitaient son action.

26. Que prévoit la responsabilité de protéger lorsqu’un État manque gravement à son devoir envers sa population ?

L’ONU doit laisser chaque gouvernement gérer la crise au nom de sa souveraineté
Les populations menacées doivent être déplacées vers un territoire contrôlé par l’ONU
La communauté internationale peut intervenir pour prévenir ou faire cesser des crimes de masse
Les États voisins peuvent modifier les frontières sans consulter les populations concernées

La communauté internationale peut intervenir pour prévenir ou faire cesser des crimes de masse

Explication

La responsabilité de protéger impose aux États de protéger leur population contre les crimes de masse et permet une intervention internationale en cas de manquement grave. Elle ne transforme pas automatiquement une crise intérieure en droit de modifier les frontières.

27. Quelle modalité de retour à la paix cherche à résoudre un conflit par une solution négociée ?

La médiation politique menée par l’ONU ou par des puissances
La victoire militaire qui impose un rapport de force aux adversaires
Le retrait simultané des armées sans engagement politique ultérieur
La suspension des combats sans discussion entre les parties concernées

La médiation politique menée par l’ONU ou par des puissances

Explication

La médiation politique vise une solution négociée et peut être menée par l’ONU ou par des puissances. La victoire militaire produit plutôt un rapport de force, tandis qu’une simple suspension des combats ne constitue pas nécessairement une démarche de règlement.

28. Quelle situation correspond à une paix négative entre plusieurs acteurs ?

La construction d’un accord politique garantissant une confiance réciproque
La résolution non violente des différends grâce à des institutions communes
L’absence de guerre malgré la persistance de tensions importantes
La coopération durable fondée sur la sécurité et la reconnaissance mutuelle

L’absence de guerre malgré la persistance de tensions importantes

Explication

La paix négative désigne l’absence de guerre ou de conflit direct, même si des tensions fortes persistent. La coopération, la sécurité et la résolution non violente des conflits relèvent davantage de la paix positive.

29. Quel ensemble de caractéristiques définit le mieux une paix positive ?

La fin des combats accompagnée de tensions politiques entre les anciens adversaires
La reconnaissance mutuelle, la sécurité, la coopération et le règlement non violent des conflits
La suspension des hostilités sans accord sur les causes profondes du conflit
La victoire d’un camp permettant de contrôler durablement le territoire disputé

La reconnaissance mutuelle, la sécurité, la coopération et le règlement non violent des conflits

Explication

La paix positive associe la reconnaissance mutuelle, la sécurité, la coopération et la résolution non violente des conflits. La simple cessation des combats peut correspondre à une paix négative sans garantir des relations pacifiées.

30. Dans quelle situation le droit d’ingérence permet-il une intervention extérieure ?

Lorsqu’un État souhaite renforcer sa souveraineté sur une région contestée
Lorsqu’un gouvernement veut imposer son modèle politique à un autre État
Lorsqu’une ambassade demande à administrer une partie du territoire voisin
Lors de violations massives des droits humains, même sans le consentement de l’État

Lors de violations massives des droits humains, même sans le consentement de l’État

Explication

Le droit d’ingérence désigne la possibilité d’intervenir sur le territoire d’un État sans son consentement en cas de violations massives des droits humains. Il se distingue de la souveraineté, qui repose sur l’autorité de l’État dans son propre territoire.

31. Que désigne d’abord la diplomatie dans son organisation moderne ?

La représentation permanente des États les uns auprès des autres par un système d’ambassades
La médiation exercée par une organisation internationale entre deux gouvernements
L’administration internationale de territoires placés sous mandat après une guerre
La négociation ponctuelle entre dirigeants lors de sommets consacrés à une crise

La représentation permanente des États les uns auprès des autres par un système d’ambassades

Explication

La diplomatie désigne d’abord la représentation permanente des États grâce aux ambassades, système généralisé en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les sommets, la médiation et l’administration internationale peuvent relever des relations internationales, mais ne définissent pas cette organisation première de la diplomatie.

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Qu'oppose une guerre interétatique ?

Deux ou plusieurs États.

Où se déroule une guerre civile ou intra-étatique ?

À l’intérieur d’un État.

Qu'est-ce que la guerre irrégulière ?

Un conflit entre une armée régulière et des combattants irréguliers.

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