Fiche de révision : Histoire de la Troisième République

Plan du Cours

  1. Proclamation et premières étapes de la IIIe République après 1870
  2. La Commune de Paris : insurrection, répression et figures majeures
  3. Établissement du régime parlementaire et lois constitutionnelles de 1875
  4. L’enracinement des libertés républicaines et la démocratisation locale
  5. Rôle de l’école primaire laïque dans la diffusion des valeurs républicaines
  6. Symboles et célébrations de la République pour renforcer son implantation
  7. Oppositions sociales et anarchistes face à la République dans les années 1890
  8. L’affaire Dreyfus : enjeux politiques, divisions sociales et renforcement du régime
  9. Conflits entre la République et l’Église catholique avant 1914
  10. La loi de séparation des Églises et de l’État et ses conséquences

1. Proclamation et premières étapes de la IIIe République après 1870

Notions clés & Définitions

  • Adolphe Thiers : = chef exécutif.
  • Septembre 1870 : Début siège Paris.

Points essentiels

  • Le 4 septembre 1870, les députés républicains déclarent la déchéance de l’empereur et proclament la République, formant un gouvernement de Défense nationale dirigé par Léon Gambetta.
  • Le traité de Francfort signé le 10 mai 1871 impose à la France des indemnités de guerre de 5 milliards de francs or et la perte de l’Alsace-Moselle.
  • Les élections législatives du 8 février 1871 sont remportées par les monarchistes, avec Adolphe Thiers comme chef exécutif.
  •  Adolphe Thiers = chef exécutif.

À retenir

Après la chute du Second Empire, la IIIe République s'impose rapidement, avec la proclamation en septembre 1870, la formation d’un gouvernement de défense, et la gestion des conséquences de la guerre, malgré une situation militaire et politique difficile.

2. La Commune de Paris : insurrection, répression et figures majeures

Notions clés & Définitions

  • Commune de Paris : Insurrection populaire proclamée le 28 mars 1871 à Paris, cherchant à établir une République populaire avec des mesures telles que l'école gratuite et obligatoire, la séparation de l'Église et de l'État, la libération de la presse et l'ouverture des musées au public.
  • Semaine sanglante :  Mais en mai l’armée réprime la révolte durant la semaine sanglante (21-28 mai) qui fait entre 15 et 25 000 morts suivie de répression judiciaire avec des condamnations à mort à la prison ou comme LM à la déportation en Nouvelle-Calédonie.

Points essentiels

  • La Commune de Paris est proclamée le 28 mars 1871, visant à instaurer une République populaire avec des mesures sociales et culturelles innovantes.
  • Louise Michel est une figure majeure de la Commune, animant des réunions et organisant des comités de femmes citoyennes.
  • La répression de la Commune lors de la semaine sanglante (21-28 mai 1871) fait entre 15 000 et 25 000 morts et entraîne des condamnations sévères, dont la déportation de Louise Michel.
  •  Louise Michel, figure majeure du mouvement anime des réunions et organise des comités de femmes citoyennes.

À retenir

La Commune de Paris est proclamée le 28 mars 1871, visant à instaurer une République populaire avec des mesures sociales et culturelles innovantes.

3. Établissement du régime parlementaire et lois constitutionnelles de 1875

Notions clés & Définitions

  • Amendement Wallon : Dispositif adopté le 30 janvier 1875 qui établit la République en France, suivi par des lois constitutionnelles définissant son organisation et son fonctionnement.
  • Chambre des députés : Assemblée élue au suffrage universel direct qui propose et vote les lois en collaboration avec le Sénat, contrôle le gouvernement et détient l'essentiel des pouvoirs politiques.
  • Droits et libertés obtenus sous : Ensemble des droits et libertés acquis lors de la Révolution française, que les orléanistes souhaitent maintenir tandis que les légitimistes s'y opposent.
  • Régime parlementaire :  On parle de régime parlementaire  1876 : élections = large majorité aux Républicains leur permettant de voter lois répu et de peser dans prochaine élection pdt de la Répu.

Points essentiels

  • L’amendement Wallon du 30 janvier 1875 institue la République et est suivi par les lois constitutionnelles qui fixent son fonctionnement.
  • Le pouvoir essentiel est attribué à la Chambre des députés élue au suffrage universel direct, qui contrôle le gouvernement et peut voter la défiance.
  • Les monarchistes sont divisés entre orléanistes, favorables aux droits acquis sous la Révolution, et légitimistes, hostiles à ces droits, ce qui profite aux républicains.
  • Après 1877, le président de la République voit ses pouvoirs réduits, notamment l’impossibilité de dissoudre la Chambre des députés.
  •  Après 1877 pouvoirs présidents moindres : ne peut plus dissoudre Chambre députés et après 1884 réviser la Constitution.
  •  Députés concentrent essentiel pouvoirs.

À retenir

L’amendement Wallon du 30 janvier 1875 institue la République et est suivi par les lois constitutionnelles qui fixent son fonctionnement.

4. L’enracinement des libertés républicaines et la démocratisation locale

Notions clés & Définitions

  • Liberté de réunion : La liberté permettant aux citoyens de se rassembler sans autorisation préalable, notamment pour organiser des réunions électorales publiques.
  • Liberté de la presse : La liberté qui se manifeste par la multiplication des titres et des tirages de presse, ainsi que par l'expression libre des opinions, y compris dans les campagnes.
  • Liberté syndicale : Le droit d'organiser des regroupements professionnels pour défendre les intérêts sociaux et professionnels, avec une libre expression des revendications.
  • Liberté d’association : La possibilité de se regrouper pour défendre diverses causes, assurant une libre défense de ces causes.

Points essentiels

  • La liberté syndicale autorise l’organisation professionnelle pour défendre les intérêts sociaux et professionnels.
  • Les élections municipales au suffrage universel permettent aux citoyens d’élire leurs conseils municipaux, renforçant la démocratie locale.

À retenir

La liberté syndicale autorise l’organisation professionnelle pour défendre les intérêts sociaux et professionnels.

5. Rôle de l’école primaire laïque dans la diffusion des valeurs républicaines

Notions clés & Définitions

  • École primaire républicaine : Institution éducative relevant du régime républicain, qui est laïque dans ses tutelles, son encadrement et ses programmes, assurant la neutralité religieuse.
  • Morale civique : Enseignement visant à transmettre les valeurs républicaines de liberté, égalité et fraternité, notamment par des leçons valorisant l’entraide et le respect entre élèves.
  • Obligation scolaire : Dispositif législatif garantissant l’accès à l’éducation pour tous les enfants, contribuant à l’égalité des chances.

Points essentiels

  • L’école primaire républicaine est laïque dans ses tutelles (ministère, inspection), son encadrement (maîtres d’école) et ses programmes, assurant la neutralité religieuse.
  • L’obligation scolaire garantit l’égalité d’accès à l’éducation pour tous les enfants.
  • L’école célèbre le régime républicain à travers sa devise et ses acquis comme le suffrage masculin direct.

À retenir

L’école primaire républicaine est laïque dans ses tutelles (ministère, inspection), son encadrement (maîtres d’école) et ses programmes, assurant la neutralité religieuse.

6. Symboles et célébrations de la République pour renforcer son implantation

Notions clés & Définitions

  • Devise républicaine : Ensemble de mots inscrits sur la monnaie nationale qui expriment les valeurs fondamentales de liberté, égalité et fraternité promues par la République.
  • Funérailles de Victor Hugo : Cérémonie funéraire organisée sans prêtre et achevée dans un temple déconfessionnalisé, illustrant la volonté républicaine de laïcisation et l’appropriation d’une figure populaire.

Points essentiels

  • La République est symbolisée par Marianne, représentée dans les mairies, écoles, timbres et monuments publics, pour renforcer son implantation dans la conscience collective.
  • La devise républicaine figure sur la monnaie nationale, affirmant les valeurs de liberté, égalité, fraternité.
  • Depuis 1880, la fête nationale du 14 juillet est célébrée dans tout le pays avec discours, banquets et chants patriotiques, pour renforcer l’attachement à la République.
  • Les funérailles de Victor Hugo, sans prêtre et dans un temple déconfessionnalisé, illustrent la volonté républicaine de laïcisation et d’appropriation des figures populaires.
  • La IIIe République veut familiariser les Français avec les valeurs (liberté, égalité, fraternité), les principes (paix, défense de la patrie) et le régime républicain (victorieux des autres régimes et reposant sur la souveraineté du peuple), ainsi qu’avec les grands textes (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen) et les épisodes révolutionnaires (1789, 1830, 1848) dont s’inspire et se réclame la IIIe République.

À retenir

Les funérailles de Victor Hugo, sans prêtre et dans un temple déconfessionnalisé, illustrent la volonté républicaine de laïcisation et d’appropriation des figures populaires.

7. Oppositions sociales et anarchistes face à la République dans les années 1890

Notions clés & Définitions

  • Auguste Vaillant : Militant anarchiste qui, en 1893, a lancé une bombe dans la Chambre des députés, illustrant la radicalisation du mouvement anarchiste.
  • Violence pour :  Anarchisme (idéologie prônant l’usage de la violence pour détruire l’État, considéré comme un frein aux libertés) se développe

Points essentiels

  • Le président Sadi Carnot est assassiné par un anarchiste italien en 1894, provoquant une forte réaction gouvernementale.
  • Les lois scélérates sont votées pour limiter la liberté de la presse et interdire les journaux anarchistes.
  • Les grèves et manifestations ouvrières sont réprimées, témoignant des tensions sociales croissantes.

À retenir

Les mouvements radicaux et sociaux, notamment l'anarchisme, ont posé des défis importants à la stabilité républicaine en recourant à la violence et en provoquant des lois restrictives.

8. L’affaire Dreyfus : enjeux politiques, divisions sociales et renforcement du régime

Notions clés & Définitions

  • Affaire Dreyfus : Affaire politique et judiciaire débutée en 1894, dans laquelle un capitaine juif et alsacien est condamné à la déportation à vie pour haute trahison sur la base d'accusations erronées, provoquant une profonde division sociale et politique en France.
  • Dreyfusards :  Divise la société française :  Dreyfusards : croient en l’innocence de Dreyfus : plutôt républicains laïcs intellectuels comme Zola ou Clémenceau.

Points essentiels

  • Les Dreyfusards, majoritairement républicains laïcs et intellectuels, s’opposent aux antidreyfusards conservateurs et catholiques.
  • La révision du procès en 1899 aboutit à la grâce de Dreyfus, qui est réhabilité en 1906.
  • Le Parti radical, regroupant les Dreyfusards, triomphe aux élections de 1902, renforçant la République.
  •  Antidreyfusards : croient en la culpabilité de Dreyfus : conservateurs catholiques antiparlementaristes.

À retenir

L’affaire Dreyfus a révélé des fractures sociales et politiques, tout en étant un moment clé de consolidation républicaine par la révision du procès et la victoire électorale des Dreyfusards.

9. Conflits entre la République et l’Église catholique avant 1914

Notions clés & Définitions

  • Congrégations religieuses : Organisations religieuses catholiques regroupant des membres consacrés, qui exercent des activités éducatives, sociales ou caritatives, mais qui, en 1904, sont interdites d’enseigner en France, marquant une étape dans la laïcisation du régime.

  • République : Régime politique instauré en France à partir de 1870, caractérisé par la proclamation de la démocratie parlementaire, la séparation des pouvoirs, et la mise en œuvre progressive d’un projet laïque, malgré des tensions persistantes avec l’Église catholique.

  • Église : Institution religieuse catholique en France, dont l’influence est historiquement importante, mais qui voit ses relations avec la République se détériorer, notamment à travers la mise en place de lois de séparation et la politique anticléricale menée par certains dirigeants républicains.

Points essentiels

  • Le contexte des tensions entre l’Église catholique et la République est marqué par une opposition ancienne, notamment liée au soutien de l’Église au président monarchiste Mac Mahon et à ses positions antidreyfusardes. Ces positions reflètent une opposition idéologique et politique profonde, renforcée par l’attachement de l’Église à ses privilèges et à ses valeurs traditionnelles.

  • Le Concordat, signé en 1801, constitue une étape clé dans la relation entre l’État et l’Église. Il impose à celle-ci une neutralité et une loyauté envers le pouvoir en place, ce qui limite son influence dans la sphère publique et dans l’éducation. Ce cadre juridique, tout en permettant une coexistence, ne suffit pas à apaiser les tensions croissantes.

  • La volonté des républicains, notamment sous l’impulsion du président du Conseil Émile Combes, est d’engager une nouvelle étape dans la laïcisation de la société. Cette politique anticléricale se traduit par des mesures concrètes, telles que l’interdiction en 1904 des congrégations religieuses d’enseigner, ce qui marque une rupture avec l’influence éducative de l’Église. Par ailleurs, un rapporteur est nommé pour préparer la loi de séparation des Églises et de l’État, visant à établir une séparation complète entre les deux entités.

  • Les tensions sont également exacerbées par le soutien de l’Église aux monarchistes et sa position antidreyfusarde, ce qui renforce l’opposition entre la République laïque et l’Église catholique. La proclamation de la République en 1870, dans un contexte de minorité républicaine, a retardé la mise en œuvre de ce projet, mais la volonté de réduire l’influence de l’Église dans la sphère publique s’intensifie au fil des années.

À retenir

Avant 1914, la montée des tensions entre la République laïque et l’Église catholique s’accélère, notamment par la volonté républicaine de renforcer la laïcité à travers des lois de séparation, tout en étant alimentée par des oppositions idéologiques et politiques profondes. Ces conflits préparent le contexte de la séparation définitive entre l’Église et l’État, qui sera instaurée peu après cette période.

10. La loi de séparation des Églises et de l’État et ses conséquences

Notions clés & Définitions

  • Biens ecclésiastiques : Propriétés appartenant à l’Église, dont la loi de 1905 prive cette dernière, la rendant responsable de la rémunération de son clergé et de l’entretien des bâtiments religieux.
  • Janvier : Mois de l’année 1905 durant lequel la loi de séparation des Églises et de l’État est adoptée, provoquant une condamnation immédiate du pape.

Points essentiels

  • La loi de 1905 prive l’Église de ses biens ecclésiastiques et la rend responsable de la rémunération de son clergé et de l’entretien des bâtiments religieux.
  • Le pape condamne immédiatement la loi de séparation dès son adoption.
  • L’inventaire des biens de l’Église provoque des barricades et des conflits dans environ 5000 lieux de culte, nécessitant l’intervention de la force publique.
  •  Pape condamne loi séparation dès son adoption (1905)  Décision de procéder à un inventaire biens de l’Eglise soulève passions.
  • PPO : la loi de séparation des Eglises et de l’Etat.

À retenir

La loi de 1905 prive l’Église de ses biens ecclésiastiques et la rend responsable de la rémunération de son clergé et de l’entretien des bâtiments religieux.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1870Proclamation de la République
1871Fin de la Commune de Paris
1875Adoption de l'amendement Wallon
1876Élections législatives républicaines
1877Réduction des pouvoirs présidentiels
1884Révision de la Constitution et renforcement du régime parlementaire

Tableaux de Synthèse

Comparaison des forces politiques après 1870

RépublicainsMonarchistes
Majorité aux électionsLois républicaines adoptées
Large majorité en 1876Favorables aux droits acquis
Conservateurs hostiles aux réformesDivisés entre orléanistes et légitimistes

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre la Commune de Paris et la Commune de 1871
  2. Confusion entre la loi de 1905 et la séparation des Églises et de l'État
  3. Erreur sur le rôle exact de Louise Michel dans la Commune
  4. Confusion entre la fête nationale du 14 juillet et d'autres célébrations
  5. Mélanger les dates de la Révolution française et celles de la IIIe République
  6. Confusion entre les différentes lois de la laïcité et leur contenu précis
  7. Erreur sur le contenu exact de l'amendement Wallon et ses implications

Checklist Examen

  1. Comprendre la proclamation de la République en 1870
  2. Identifier les principales figures de la Commune de Paris
  3. Expliquer le rôle de l'amendement Wallon de 1875
  4. Connaître les principes du régime parlementaire instauré en 1875
  5. Savoir comment l'école laïque contribue à la diffusion des valeurs républicaines
  6. Reconnaître les symboles et célébrations liés à la République
  7. Analyser les oppositions sociales et anarchistes dans les années 1890
  8. Comprendre l'affaire Dreyfus et ses enjeux politiques
  9. Expliquer les conflits entre la République et l'Église avant 1914
  10. Connaître les principales dispositions de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État

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Teste tes connaissances sur Histoire de la Troisième République avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le rôle d'Adolphe Thiers après la proclamation de la IIIe République ?

2. Quel est le rôle principal de Louise Michel dans la Commune de Paris ?

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Proclamation de la République — année ?

1870

Adolphe Thiers — rôle ?

Chef exécutif après 1870

Commune de Paris — date ?

28 mars 1871

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