Le 4 septembre 1870, la proclamation de la IIIe République intervient après la capitulation de Napoléon III à Sedan le 2 septembre, mettant fin au Second Empire. Ce jour-là, un gouvernement provisoire est instauré pour gérer la transition. La guerre contre la Prusse continue jusqu’en février 1871, avec Paris encerclé en septembre 1870, et la Prusse exige des conditions lourdes : la cession de l’Alsace et de la Lorraine, ainsi que le paiement d’indemnités. La population française se divise alors en deux camps : ceux qui veulent continuer la guerre, menés par Léon Gambetta, et ceux qui préfèrent l’arrêter, sous la direction d’Adolphe Thiers. Lors des élections législatives de février 1871, Thiers remporte la majorité, ce qui permet de reprendre les négociations. La France cède l’Alsace-Lorraine et verse des indemnités, et un nouveau gouvernement s’installe à Versailles, marquant la fin de la distinction entre l’enfant légitime et naturel dans la nation.
La IIIe République s’est construite dans un contexte de guerre et de division politique, mais elle a su s’enraciner en réunissant progressivement les Français autour d’un projet commun, malgré les tensions et les concessions territoriales.
Constitution de 1875 : Texte fondamental qui établit la IIIe République en France, définissant l’organisation des pouvoirs publics et les principes démocratiques. Elle marque la transition vers un régime parlementaire.
Amendement Wallon : Modification apportée à la Constitution de 1875, adoptée à une voix près, qui introduit le pluralisme politique, la séparation des pouvoirs, le suffrage indirect via deux chambres (bicamérisme), et la figure du Président de la République. Il affirme également la souveraineté populaire.
Bicamérisme : Mode d’élection du pouvoir législatif par deux chambres distinctes, généralement une chambre basse et une chambre haute, permettant un contrôle mutuel et une représentation pluraliste.
Suffrage indirect : Mode d’élection où le peuple ne choisit pas directement le président, mais élit des représentants dans deux chambres qui désignent le président.
Pluralisme politique : Reconnaissance et coexistence de plusieurs courants ou partis politiques, renforçant la légitimité démocratique et la représentation des différentes opinions.
Président de la République : Chef de l’État, élu par un suffrage indirect via les deux chambres, doté de pouvoirs limités mais symboliquement important dans la stabilité du régime.
L’adoption de la Constitution de 1875, avec l’amendement Wallon, a été un moment décisif, adopté à une voix près, révélant une opposition persistante à la République. Cet amendement a permis la mise en place d’un régime parlementaire avec séparation des pouvoirs, favorisant la stabilité institutionnelle. La constitutionnalisation du pluralisme politique et du bicamérisme, ainsi que l’élection du président par suffrage indirect, ont renforcé la légitimité démocratique tout en maintenant une opposition forte, notamment de la droite et de la gauche, contre la République. Cette opposition s’est manifestée par une propagande antiparlementaire et une mobilisation de l’armée, notamment par l’autorisation de tirer lors de certains conflits. La tension entre la majorité républicaine et ses opposants, notamment ceux qui s’opposaient à l’autorité du Pape ou au régime républicain, a révélé la fragilité mais aussi la résilience du régime, qui s’est durci face à ces résistances.
Les mécanismes institutionnels tels que le bicamérisme, le suffrage indirect et l’amendement Wallon ont permis de stabiliser la IIIe République malgré une opposition forte, en consolidant un régime parlementaire tout en maintenant une légitimité démocratique.
La Commune de Paris
Révolte parisienne qui dure 72 jours, du 18 mars au 28 mai 1871, marquée par un soulèvement populaire contre le gouvernement. Elle se manifeste par la prise de barricades et la mise en place d’un gouvernement autogéré, avec des mesures sociales progressistes. La Commune est une expérience révolutionnaire et sociale, incarnant une tentative d’autogestion et de changement radical.
Semaine sanglante
Période du 21 au 25 mai 1871 durant laquelle le gouvernement versaillais réprime violemment la Commune. Elle se solde par 10 000 à 20 000 morts, incluant morts au combat, exécutions sommaires et arrestations massives. La répression est sévère, avec des déportations en Nouvelle-Calédonie.
Autogestion
Organisation politique et sociale où les citoyens prennent eux-mêmes en charge la gestion de leur ville ou communauté, sans autorité centrale. La Commune tente d’instaurer cette pratique en adoptant des mesures sociales et en légitimant son pouvoir par des élections.
Drapeau rouge
Symbole adopté par la Commune, associé à l’extrême gauche, représentant la révolution, la lutte ouvrière et la solidarité socialiste.
Mesures sociales de la Commune
Initiatives progressistes telles que la suppression du travail de nuit pour les boulangers, l’augmentation des salaires des ouvriers, la création de coopératives de production, et l’adoption de mesures visant à améliorer la condition des travailleurs. La Commune cherche à instaurer une société plus égalitaire et autogérée.
Répression versaillaise
Répression violente menée par le gouvernement de Thiers contre la Commune, comprenant arrestations, emprisonnements, déportations (notamment en Nouvelle-Calédonie), et exécutions sommaires. Elle vise à écraser cette expérience révolutionnaire, causant la mort de milliers de personnes.
Le soulèvement parisien débute le 18 mars 1871 avec la prise de barricades, suite à un contexte de méfiance et de division. La légitimation du pouvoir de la Commune passe par des élections du conseil communal. Elle met en œuvre des mesures sociales telles que la suppression du travail de nuit pour les boulangers, l’augmentation des salaires, et la création de coopératives. La Commune adopte le drapeau rouge, symbole de l’extrême gauche. Cependant, elle souffre de plusieurs faiblesses : manque d’organisation, exclusion des femmes de la vie politique, divisions internes, isolement, faible soutien populaire, famine, et un manque de soutien du gouvernement. La répression s’intensifie lors de la semaine sanglante (21-25 mai 1871), où le gouvernement refuse de reconnaître la Commune. La répression versaillaise est brutale, avec entre 10 000 et 20 000 morts, comprenant morts au combat, exécutions sommaires, arrestations et déportations. La condamnation de la France par le pape, très catholique, renforce le contexte de méfiance envers cette expérience d’extrême gauche, fortement investie par les ouvriers.
La Commune de Paris, expérience révolutionnaire et sociale, a marqué la naissance de la République en incarnant une tentative d’autogestion et de progrès social, mais sa répression sanglante a laissé une profonde méfiance envers les mouvements ouvriers.
Suffrage universel
Panthéonisation de Victor Hugo
AUTEUR (date) : cérémonie en 1885 où Victor Hugo est inhumé au Panthéon, symbole d’unité nationale et de reconnaissance de la culture républicaine, avec une exhibition du cercueil sous l'arc de Triomphe, un cortège traversant Paris, et des funérailles civiles.
Symboles républicains
AUTEUR (date) : éléments visuels ou institutionnels représentant la République, tels que Marianne, le drapeau tricolore, ou les fêtes nationales, qui diffusent et renforcent la culture républicaine.
Marianne
AUTEUR (date) : emblème de la République française, personnification de la liberté et de la démocratie, souvent représentée portant un bonnet phrygien, symbole de la République et de ses valeurs.
Lois républicaines des années 1880
AUTEUR (date) : ensemble de lois adoptées pour établir et consolider la République, notamment dans l’éducation, la laïcité, et la liberté d’expression, favorisant la diffusion d’une culture républicaine.
École laïque
AUTEUR (date) : école séparée de toute influence religieuse, instaurée par les lois de 1880-1882, visant à former une citoyenneté républicaine en transmettant des valeurs laïques et démocratiques.
La République construit sa légitimité populaire par la diffusion d’une culture républicaine à travers plusieurs moyens. Les lois républicaines des années 1880 jouent un rôle central en établissant un cadre législatif pour l’éducation, la laïcité et la liberté d’expression, afin de former une citoyenneté éclairée et fidèle aux valeurs républicaines. Le suffrage universel, pratique démocratique fondamentale, permet à chaque citoyen d’exprimer sa voix et de participer à la vie politique, renforçant ainsi la légitimité du régime.
Les symboles républicains, tels que Marianne, le drapeau tricolore ou les fêtes nationales, sont utilisés pour diffuser et renforcer la culture républicaine. Marianne, en particulier, est l’emblème de la liberté et de la démocratie, personnifiant l’idéal républicain. La panthéonisation de Victor Hugo en 1885 constitue un acte symbolique fort : elle célèbre la culture nationale et l’unité, en rassemblant une foule immense lors de funérailles civiles, avec un cortège traversant Paris et une exhibition du cercueil sous l’arc de Triomphe. Cet événement illustre comment la République valorise ses figures culturelles pour légitimer son pouvoir populaire.
Enfin, la fête de Victor Hugo a été organisée volontairement un jour ouvrier, mais lors de cette occasion, une méfiance a été manifestée envers la classe ouvrière, qui a été mise de côté pour éviter toute révolte, révélant ainsi les tensions sociales au sein de la République.
La République a construit sa légitimité populaire en diffusant une culture républicaine à travers l’école, les symboles et des événements symboliques comme la panthéonisation de Victor Hugo, renforçant ainsi l’unité et la confiance dans ses valeurs démocratiques.
École gratuite, laïque et obligatoire
AUTEUR : voir section 1
Clubs de discussion
AUTEUR (date) : Les clubs de discussion, notamment mixtes, sont des espaces de participation politique où les citoyens échangent pour défendre et promouvoir les idées républicaines.
Chansons républicaines
AUTEUR (date) : La transmission des valeurs républicaines s'effectue aussi par la chanson, qui sert à diffuser et renforcer l'esprit patriotique et la culture républicaine.
Liberté de la presse
AUTEUR (date) : La liberté de la presse permet la diffusion d'idées républicaines, la critique des institutions et la participation à la vie démocratique.
Laïcité
AUTEUR (date) : La laïcité désigne la séparation de l'Église et de l'État, visant à garantir la liberté de conscience et de culte tout en limitant l'influence religieuse dans la sphère publique.
Justice gratuite
AUTEUR (date) : La justice gratuite assure à tous l'accès au droit et à la justice sans frais, contribuant à une société plus égalitaire et républicaine.
La mise en place de l'école laïque, gratuite et obligatoire vise à former des citoyens républicains, en leur transmettant les valeurs fondamentales de la République. Elle constitue un pilier de l'identité républicaine partagée, en assurant l'éducation de tous sans distinction de religion ou de classe.
Les clubs de discussion, souvent mixtes, jouent un rôle clé dans le développement de la participation politique. Ils offrent un espace d'échange et de débat, favorisant l'engagement citoyen dans la vie démocratique.
La transmission des valeurs républicaines s'effectue également par la chanson et la presse. Les chansons républicaines renforcent le sentiment patriotique, tandis que la liberté de la presse permet la diffusion d'idées progressistes et critiques, essentielles à la construction d'une culture républicaine.
La séparation de l'Église et de l'État, incarnée par la laïcité, constitue un fondement culturel et politique. Elle repose sur la volonté de limiter l'influence religieuse dans la sphère publique, notamment en ne finançant plus le clergé, et en évitant que l'Église prenne parti dans les affaires de l'État.
La construction d'une identité républicaine repose sur une éducation laïque et gratuite, la participation citoyenne via les clubs et la presse, ainsi que sur la séparation de l'Église et de l'État, afin de promouvoir une société unifiée, laïque et démocratique.
Affaire Dreyfus : Affaire judiciaire et politique débutée en 1894, impliquant Alfred Dreyfus, officier juif alsacien accusé à tort de trahison. Elle révèle les divisions profondes de la société française, notamment entre ceux qui soutiennent la justice et ceux qui sont influencés par l’antisémitisme. La réhabilitation de Dreyfus en 1906 symbolise la victoire des valeurs républicaines face aux préjugés.
Antisémitisme : Préjugé, hostilité ou discrimination envers les Juifs. Dans la société française, il est latent et omniprésent, se manifestant dans la violence, le vocabulaire, les actes et les représentations publiques, comme le montre l’affaire Dreyfus. Il oppose les factions anti-dreyfusardes (antisémites, militaristes, droites) aux dreyfusards (universelistes, pacifistes, gauche).
Loi de 1905 : Loi instituant la séparation de l’Église et de l’État. Elle met fin au financement des biens ecclésiastiques par l’État, qui ne prend plus parti dans les possessions de l’Église, marquant une étape majeure dans la laïcisation de la société française.
Séparation Église-État : Processus législatif et politique visant à distinguer clairement les sphères religieuse et publique. La loi de 1905 en est la pierre angulaire, permettant de réduire l’influence de l’Église dans la vie publique et de renforcer la laïcité.
Opposition droite-gauche : Conflit politique et social autour de la laïcisation, de la place de l’Église et des valeurs républicaines. La droite, souvent conservatrice, s’oppose à la séparation, tandis que la gauche la soutient pour renforcer la République et la liberté de conscience.
Massacre de Fourmies : Événement de 1891 où l’armée a réprimé violemment une manifestation ouvrière, notamment lors d’une grève. Il symbolise la répression des mouvements ouvriers et la tension entre le pouvoir et la classe laborieuse.
L’affaire Dreyfus a mis en lumière les fractures profondes de la société française, révélant une société divisée entre ceux qui défendent la justice et ceux influencés par l’antisémitisme. Elle a aussi montré que cet antisémitisme était latent et omniprésent, se manifestant dans la société civile, la politique, et l’espace public, à travers des discours, des actes et des représentations. La division entre les antidreyfusards, souvent antisémites et militaristes, et les dreyfusards, plus universalistes et pacifistes, a accentué ces tensions.
La loi de 1905 a été une étape majeure dans la laïcisation, en établissant la séparation de l’Église et de l’État. Elle a permis de couper le financement des biens ecclésiastiques par l’État et de réduire l’influence de l’Église dans la sphère publique, mais a aussi suscité des oppositions, notamment de la part des conservateurs.
Le massacre de Fourmies en 1891 illustre la répression des mouvements ouvriers, témoignant des tensions sociales et politiques qui ont freiné l’unité républicaine. La violence exercée par l’État contre les ouvriers montre les limites de la République face aux revendications sociales.
Les tensions liées à l’affaire Dreyfus, à l’antisémitisme latent, à la laïcisation et à la répression sociale ont profondément fragilisé l’unité républicaine, révélant ses limites face aux divisions sociales et politiques.
Anarchisme : Mouvement qui prône l'absence de hiérarchie et d'autorité, avec recours à la violence pour atteindre ses objectifs, notamment la destruction des institutions. Il refuse toute forme de dirigeants ou de supérieurs, prônant une organisation horizontale. Selon Kropotkine (date), l'anarchisme privilégie l'autogestion et la fin de la hiérarchie, mais reste très théorique, avec une forte composante d'écrits et de réflexions, ainsi qu'une pratique d'actions violentes comme les attentats.
Loi scélérate : Loi adoptée en 1893, visant à réprimer sévèrement les anarchistes. Elle interdit toutes publications anarchistes, renforçant la répression étatique. Elle est considérée comme une réponse à la diffusion de la violence et de la terreur anarchiste, notamment après des attentats.
Boulangisme : Mouvement politique populiste et conservateur, issu du général Boulanger. Il se caractérise par un appel direct au peuple, une opposition aux institutions républicaines, et une attractivité importante. Le mouvement est marqué par des succès électoraux, notamment à Paris, et par une forte opposition aux républicains.
Général Boulanger : Ministre de la guerre (1886-87), surnommé « général Revanche » pour ses réformes et sa préparation à la guerre contre la Prusse. Il devient une figure centrale du boulangisme, soutenu par une partie de la population et des militaires, avant d’être accusé à tort de haute trahison en 1889, ce qui entraîne sa fuite et la fin du mouvement.
Populisme : Attitude politique qui consiste à mobiliser directement le peuple contre les élites ou les institutions établies, en utilisant un discours simple et attractif. Le boulangisme en est un exemple, en appelant au peuple pour contester la République.
Antiparlementarisme : Opposition à la domination du Parlement dans la vie politique, caractéristique du boulangisme, qui rejette la légitimité des institutions parlementaires au profit d’un pouvoir plus direct ou autoritaire.
L’opposition anarchiste se manifeste par une répression très sévère de la part de la République libérale, notamment à travers la loi scélérate de 1893, qui interdit toute publication anarchiste et condamne durement les anarchistes arrêtés. Ce mouvement prône l’absence de hiérarchie, avec une organisation horizontale, et privilégie l’action violente, notamment par des attentats, qui ont été largement relayés dans la presse, diffusant une image de terreur. La pratique anarchiste est très concrète, avec des actes violents, alors que la réflexion reste théorique. La répression, cependant, est disproportionnée, avec des condamnations à mort.
Le boulangisme, quant à lui, est un mouvement populiste et conservateur, qui se développe à partir du succès électoral de Boulanger, notamment à Paris. Son discours appelle directement le peuple, en opposition aux institutions républicaines, ce qui suscite la crainte chez les républicains. La popularité de Boulanger s’accroît jusqu’en 1889, où il est accusé à tort de haute trahison. Sa fuite marque la fin du mouvement, mais il a laissé une trace forte dans la contestation contre la République.
Les mouvements radicaux comme l’anarchisme et le boulangisme ont contesté la République en utilisant des stratégies radicales et populistes, ce qui a conduit à un durcissement des mesures répressives et à une montée du conservatisme. Leur opposition a ainsi influencé le renforcement des lois et des pratiques répressives pour préserver l’ordre républicain.
| Thème | Notions clés | Événements | Auteurs / Concepts |
|---|---|---|---|
| Fondation de la IIIe République | Proclamation (4 sept. 1870), guerre contre la Prusse, capitulation de Sedan (2 sept. 1870), cession d’Alsace-Lorraine, gouvernement provisoire | Guerre franco-prussienne, chute du Second Empire | Concept : Guerre franco-prussienne, Proclamation de la République |
| Consolidation et opposition politique | Constitution de 1875, amendement Wallon, bicamérisme, suffrage indirect, pluralisme politique | Adoption de la Constitution (1875), tensions avec l’opposition | Auteur : Wallon |
| La Commune de Paris | Soulèvement (18 mars 1871), semaine sanglante (mai 1871), autogestion, mesures sociales, répression versaillaise | Prise de Paris, répression violente, déportations | Concepts : Autogestion, Drapeau rouge |
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1. Quelle est la date de la proclamation de la IIIe République en France ?
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Guerre 1870 — déclencheur ?
Conflit entre France et Prusse, fin du Second Empire.
Guerre 1870 — déclencheur?
Déclaration de guerre de Napoléon III à la Prusse.
Proclamation de la IIIe République — date ?
4 septembre 1870, après la chute de Napoléon III.
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