QCM : Histoire de l’école républicaine — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la paideía dans la Grèce antique ?

La transmission professionnelle du métier par l’apprentissage familial et pratique
La formation religieuse du croyant par les rites et les traditions de la cité
La formation de l’homme et du citoyen par une culture générale, artistique et littéraire
La préparation militaire du soldat par l’exercice physique et l’obéissance

La formation de l’homme et du citoyen par une culture générale, artistique et littéraire

Explication

La paideía désigne une formation globale de l’homme et du citoyen, fondée sur la culture générale, les arts, la littérature, la rhétorique et l’écrit. L’éducation romaine se caractérise davantage par le renforcement de l’appartenance politico-religieuse à l’Empire.

2. Quelle évolution caractérise l’éducation à l’époque moderne avec le développement du livre ?

L’écrit passe progressivement avant l’oral et les institutions scolaires se développent
Les petites écoles deviennent des établissements réservés aux élites urbaines
Les collèges abandonnent les enseignements littéraires au profit des apprentissages manuels
L’oral conserve la première place et les écoles restent organisées par les familles

L’écrit passe progressivement avant l’oral et les institutions scolaires se développent

Explication

Le développement du livre contribue à faire progressivement passer l’écrit avant l’oral, tandis que l’Église et la monarchie étendent le réseau scolaire. Les collèges accueillent principalement les élites, alors que les petites écoles assurent l’enseignement primaire.

3. Quelle différence distingue les petites écoles, les collèges et les universités avant les Lumières ?

Les petites écoles forment les élites, tandis que collèges et universités accueillent les plus pauvres
Les petites écoles sont gratuites et charitables, tandis que collèges et universités sont payants
Les petites écoles sont payantes, tandis que collèges et universités offrent un enseignement gratuit
Les petites écoles dépendent du roi, tandis que collèges et universités relèvent des paroisses

Les petites écoles sont gratuites et charitables, tandis que collèges et universités sont payants

Explication

Avant les Lumières, les petites écoles primaires sont des œuvres de charité gratuites de l’Église, tandis que les collèges et les universités sont payants. Les collèges relèvent des congrégations et les universités de l’autorité royale.

4. Quelle affirmation correspond à la pensée éducative de Rousseau dans Émile ou de l’éducation ?

L’éducation donne à l’être humain ce qui lui manque à la naissance
L’éducation reproduit les hiérarchies sociales transmises par les institutions
L’éducation prépare l’enfant à servir les intérêts politiques de l’État
L’éducation repose principalement sur l’apprentissage des doctrines religieuses

L’éducation donne à l’être humain ce qui lui manque à la naissance

Explication

Dans Émile ou de l’éducation, publié en 1762, Rousseau affirme que l’éducation apporte à l’être humain ce qui lui manque à la naissance. Cette conception ne réduit donc pas l’éducation à la reproduction sociale ou religieuse.

5. Quel principe Diderot énonce-t-il en 1755 au sujet de l’éducation ?

Une éducation professionnelle destinée aux enfants des classes laborieuses
Une formation religieuse commune, des petites écoles jusqu’aux collèges
Une éducation pour tous, de l’apprentissage élémentaire jusqu’à l’Université
Une instruction réservée aux élites, de l’enseignement secondaire jusqu’aux académies

Une éducation pour tous, de l’apprentissage élémentaire jusqu’à l’Université

Explication

Diderot affirme en 1755 le principe d’une éducation pour tous, « de l’a.b.c jusqu’à l’Université inclusivement ». Cette proposition dépasse donc une instruction limitée aux élites ou à la formation professionnelle.

6. Que se produit-il en 1789 concernant la surveillance de l’éducation publique ?

Des décrets la placent sous l’autorité exclusive des universités
Des décrets la transfèrent aux pouvoirs civils
Des décrets la confient aux congrégations religieuses
Des décrets la rendent indépendante de toute autorité publique

Des décrets la transfèrent aux pouvoirs civils

Explication

En 1789, des décrets transfèrent aux pouvoirs civils la surveillance de l’éducation publique et de l’enseignement. Cette mesure marque donc un déplacement de l’autorité éducative hors du contrôle religieux.

7. Quels sont les trois grands projets scolaires de la Révolution française ?

La Chalotais en 1763, Diderot en 1755, puis Talleyrand en 1789
Rabaut Saint-Étienne en 1791, Lepeletier en 1792, puis Diderot en 1793
Talleyrand en 1791, Condorcet en 1792, puis Lepeletier et Rabaut Saint-Étienne en 1792
Condorcet en 1789, Rousseau en 1791, puis Talleyrand et Kant en 1792

Talleyrand en 1791, Condorcet en 1792, puis Lepeletier et Rabaut Saint-Étienne en 1792

Explication

Les trois projets sont celui de Talleyrand en 1791, celui d’Instruction publique de Condorcet en 1792 et celui d’Éducation nationale de Lepeletier de Saint-Fargeau et Rabaut Saint-Étienne en 1792. Aucun de ces projets n’est finalement réalisé.

8. Quelle distinction oppose le projet de Rabaut Saint-Étienne à celui de Condorcet ?

Rabaut réserve l’école aux élites, tandis que Condorcet la destine aux congrégations religieuses
Rabaut privilégie la vertu républicaine, tandis que Condorcet privilégie les savoirs et la raison
Rabaut défend l’enseignement religieux, tandis que Condorcet défend la formation militaire des citoyens
Rabaut privilégie les sciences, tandis que Condorcet privilégie l’obéissance politique commune

Rabaut privilégie la vertu républicaine, tandis que Condorcet privilégie les savoirs et la raison

Explication

Rabaut Saint-Étienne conçoit l’éducation nationale comme une formation commune à la vertu et aux valeurs de la République. Condorcet met plutôt l’accent sur la transmission des savoirs et l’émancipation individuelle par la raison.

9. Quel est l’objectif central de l’instruction publique selon Condorcet ?

Préparer les élèves aux fonctions administratives par une sélection scolaire précoce
Émanciper les individus par les savoirs afin de former des citoyens libres
Maintenir l’ordre social par la transmission des traditions religieuses et monarchiques
Former les enfants à la vertu civique par une éducation politique commune

Émanciper les individus par les savoirs afin de former des citoyens libres

Explication

Pour Condorcet, l’instruction publique transmet les savoirs élémentaires, scientifiques et la culture générale afin d’émanciper les individus et de former des citoyens libres. L’éducation politique commune correspond davantage à l’objectif de l’éducation nationale défendue par Rabaut Saint-Étienne.

10. Quelle organisation scolaire Napoléon met-il en place en 1802 ?

Un système primaire national, avec des écoles communales entretenues par l’État
Un réseau communal gratuit, avec des lycées administrés par les municipalités
Un enseignement libre sans autorisation, avec des lycées réservés aux filles
Un monopole scolaire soumis à autorisation, avec des lycées payants entretenus par l’État

Un monopole scolaire soumis à autorisation, avec des lycées payants entretenus par l’État

Explication

En 1802, Napoléon instaure un monopole scolaire soumis à autorisation et organise des lycées payants, centralisés et entretenus par l’État. La confusion fréquente consiste à attribuer cette organisation centralisée aux écoles primaires, qui restent confiées aux communes.

11. Quelle mesure caractérise la loi Guizot de 1833 ?

Elle établit la liberté de l’enseignement et organise un système scolaire public.
Elle impose la gratuité scolaire et rend l’instruction obligatoire jusqu’à treize ans.
Elle instaure la laïcité des programmes et celle du personnel enseignant.
Elle crée une école normale dans chaque département pour former les enseignants.

Elle établit la liberté de l’enseignement et organise un système scolaire public.

Explication

La loi Guizot, adoptée en 1833, établit la liberté de l’enseignement et organise un système scolaire public. La gratuité et l’obligation scolaire relèvent des lois scolaires républicaines de 1881 et 1882, non de cette loi.

12. Quelle distinction caractérise la méthode simultanée par rapport à la méthode mutuelle ?

Le maître suit chaque élève séparément, en adaptant chaque exercice à son niveau.
Chaque élève progresse seul dans une suite d’exercices sans organisation collective.
Le maître enseigne directement à un groupe, sans faire transmettre la leçon par des élèves.
Des élèves relais transmettent l’enseignement sous la direction indirecte du maître.

Le maître enseigne directement à un groupe, sans faire transmettre la leçon par des élèves.

Explication

La méthode simultanée repose sur l’enseignement direct du maître à un groupe d’élèves. La méthode mutuelle introduit au contraire une chaîne dans laquelle certains élèves participent à la transmission de l’enseignement.

13. Quel changement se produit à partir de 1830 avec la domination de la méthode simultanée ?

L’enseignement revient à une relation individualisée entre le maître et chaque élève.
Les élèves prennent en charge la transmission des savoirs entre groupes de niveaux.
La progression scolaire s’effectue sans regroupement stable des élèves.
La classe devient un espace d’enseignement collectif et organisé simultanément.

La classe devient un espace d’enseignement collectif et organisé simultanément.

Explication

À partir de 1830, la méthode simultanée devient dominante et fait émerger la classe comme espace d’enseignement collectif et simultané. La relation individualisée correspond davantage à la méthode individuelle, tandis que la transmission par des élèves caractérise la méthode mutuelle.

14. Comment fonctionne une pédagogie indifférenciée ?

Elle confie aux élèves avancés la transmission des leçons aux élèves moins expérimentés.
Elle adapte les objectifs et les activités à chaque profil d’élève au sein d’une même classe.
Elle propose une progression unique, avec des paliers communs et des redoublements pour les élèves.
Elle organise plusieurs parcours parallèles selon les aptitudes et les rythmes individuels.

Elle propose une progression unique, avec des paliers communs et des redoublements pour les élèves.

Explication

La pédagogie indifférenciée organise tous les élèves autour d’une progression unique, de paliers communs et du redoublement. L’adaptation des parcours et des activités à la diversité des élèves relève au contraire d’une pédagogie différenciée.

15. Quelle réforme la loi scolaire de 1881 instaure-t-elle ?

La laïcité du personnel enseignant
L’obligation d’instruction de six à treize ans
La gratuité de l’école publique
La laïcité des programmes scolaires

La gratuité de l’école publique

Explication

La loi de 1881 instaure la gratuité de l’école publique. L’obligation d’instruction et la laïcité des programmes sont établies par la loi de 1882, tandis que la laïcité du personnel enseignant relève de la loi de 1886.

16. Que prévoit la loi scolaire de 1882 ?

Elle rend l’instruction obligatoire de six à treize ans et établit la laïcité des programmes.
Elle impose la laïcité du personnel enseignant et rémunère les instituteurs par l’État.
Elle crée une école normale de filles et une école normale de garçons par département.
Elle instaure la gratuité de l’école publique et réorganise le financement communal.

Elle rend l’instruction obligatoire de six à treize ans et établit la laïcité des programmes.

Explication

La loi de 1882 rend l’instruction obligatoire de six à treize ans et établit la laïcité des programmes. La gratuité appartient à la loi de 1881, alors que la laïcité du personnel et la rémunération par l’État sont associées à la loi de 1886.

17. Quelle association entre un principe de l’école républicaine et sa finalité est correcte ?

La neutralité garantit l’égalité, tandis que l’obligation d’instruction développe l’autonomie du jugement.
La laïcité garantit l’égalité, tandis que l’inclusion établit l’autonomie du jugement.
La gratuité favorise l’égalité, tandis que la laïcité soutient l’autonomie du jugement.
La gratuité soutient l’autonomie du jugement, tandis que la laïcité favorise l’égalité.

La gratuité favorise l’égalité, tandis que la laïcité soutient l’autonomie du jugement.

Explication

La gratuité de l’école publique vise à réduire les inégalités d’accès, tandis que la laïcité doit permettre à chacun de construire son jugement avec autonomie. L’association inversée entre gratuité et laïcité confond donc leurs finalités respectives.

18. Quel ensemble présente les principes actuels de l’instruction en France ?

L’obligation de trois à seize ans, la liberté d’enseignement, la gratuité, la laïcité, la neutralité et l’inclusion.
La liberté d’enseignement, la gratuité, la neutralité, l’inclusion et la suppression de l’obligation d’instruction.
L’obligation jusqu’à dix-huit ans, la liberté d’enseignement, la gratuité, la confessionnalité et la sélection scolaire.
L’obligation de trois à seize ans, l’enseignement privé obligatoire, la gratuité, la laïcité et la sélection des élèves.

L’obligation de trois à seize ans, la liberté d’enseignement, la gratuité, la laïcité, la neutralité et l’inclusion.

Explication

Les principes comprennent l’obligation d’instruction de trois à seize ans, la liberté d’enseignement, la gratuité de l’école publique, la laïcité, la neutralité et le caractère inclusif. La confessionnalité et la sélection scolaire ne font pas partie de cet ensemble.

19. Quel parcours correspond au réseau secondaire public dans l’organisation scolaire républicaine ?

Des écoles élémentaires gratuites conduisant directement aux universités et aux grandes écoles.
Des classes maternelles et élémentaires accueillant les élèves avant leur entrée dans les lycées.
Des écoles maternelles, élémentaires et primaires supérieures complétées par l’apprentissage manuel.
Des classes élémentaires et secondaires regroupées dans les lycées publics.

Des classes élémentaires et secondaires regroupées dans les lycées publics.

Explication

Le réseau secondaire public rassemble les classes élémentaires et secondaires des lycées. Les écoles maternelles, élémentaires, primaires supérieures et manuelles d’apprentissage relèvent du réseau primaire public.

20. Comment les deux réseaux publics sont-ils caractérisés à l’aube du XXe siècle ?

Les deux réseaux sont payants, mais l’un prépare au baccalauréat et l’autre à l’apprentissage.
Le réseau primaire est gratuit, tandis que le réseau secondaire est payant.
Le réseau primaire est payant, tandis que le réseau secondaire est gratuit.
Les deux réseaux sont gratuits, mais l’un accueille des filles et l’autre des garçons.

Le réseau primaire est gratuit, tandis que le réseau secondaire est payant.

Explication

L’école républicaine reste structurée en deux réseaux publics parallèles : un réseau primaire gratuit et un réseau secondaire payant. L’idée que les deux réseaux ont le même régime financier efface cette distinction fondamentale.

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Que désigne la paideía grecque ?

La formation de l’homme et du citoyen par une culture générale, artistique et littéraire.

Quel changement l’époque moderne apporte-t-elle à la place de l’écrit et de l’oral ?

L’écrit devient progressivement plus important que l’oral.

Qui étend les écoles par les collèges et les petites écoles à l’époque moderne ?

L’Église et la monarchie.

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