Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) : État fédéral communiste créé en 1922, regroupant plusieurs républiques soviétiques sous une gouvernance centralisée, incarnant la superpuissance de la Guerre froide jusqu’à sa dissolution en 1991.
Disparition de l’URSS en 1991 : Fin officielle de l’État soviétique, marquée par la déclaration de la fin de l’URSS le 25 décembre 1991, suite à l’indépendance des républiques et à la dissolution de la Communauté des États indépendants (CEI).
Rideau de fer : Expression de Winston Churchill (1946) désignant la frontière symbolique et idéologique séparant l’Europe de l’Est sous influence soviétique de l’Europe de l’Ouest démocratique, illustrant la cloison entre l’Est et l’Ouest durant la Guerre froide.
Perestroïka : Politique de reconstruction économique et sociale initiée par Mikhail Gorbatchev à partir de 1985, visant à réformer le système soviétique par des réformes économiques et une plus grande transparence (glasnost).
Glasnost : Politique de transparence et de liberté d’expression lancée par Gorbatchev en 1985, permettant une critique accrue du système soviétique et favorisant la contestation interne.
Communauté des États indépendants (CEI) : Organisation intergouvernementale fondée le 8 décembre 1991 par la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, visant à favoriser la coopération entre les ex-républiques soviétiques après la dissolution de l’URSS.
Transition démocratique : Passage d’un régime autoritaire ou semi-autoritaire à un régime démocratique, impliquant souvent des réformes institutionnelles et politiques. Eltsine incarne cette transition en Russie, en rompant avec l’autoritarisme soviétique et en instaurant une nouvelle Constitution en 1993.
Boris Eltsine : Leader de l’opposition démocratique, élu président de la RSFSR en juin 1991, puis président de la Russie après la dislocation de l’URSS. Il symbolise la transition vers la démocratie et l’économie de marché dans les années 1990.
Conflit entre Eltsine et le Parlement en 1993 : Crise majeure où Eltsine, en tant que président, s’oppose violemment au Parlement, refusant ses revendications et ses résistances aux réformes. Elle aboutit à un affrontement armé et à la dissolution du Parlement, marquant une étape clé dans la consolidation du pouvoir présidentiel.
Nouvelle Constitution russe de 1993 : Texte adopté après le conflit de 1993, qui établit un régime présidentiel fort, renforçant les pouvoirs exécutifs et limitant ceux du Parlement. Elle constitue le cadre institutionnel de la Russie post-soviétique, mais aussi la fragilité de la démocratie dans les années suivantes.
Fragilité de la démocratie russe dans les années 1990 : Malgré la mise en place d’institutions démocratiques, la Russie connaît une instabilité politique, des élections irrégulières, et une concentration du pouvoir. La transition est marquée par des crises économiques, sociales, et institutionnelles, qui fragilisent la démocratie naissante.
La transition démocratique en Russie sous Eltsine, bien qu’ayant permis la fin du régime soviétique et l’instauration d’institutions, reste fragile et conflictuelle, marquée par des crises politiques et économiques qui remettent en question la consolidation démocratique.
Thérapie de choc : Politique économique consistant à transformer rapidement et brutalement une économie planifiée en une économie de marché, en libéralisant les prix, privatisant massivement et retirant l’État du secteur économique. Les années Eltsine (1990) ont été marquées par cette politique, qui a provoqué une hyperinflation et une chute du PIB.
Économie de marché : Système économique basé sur la libre confrontation de l’offre et de la demande, où les prix sont déterminés par le marché sans intervention étatique excessive. Eltsine a adopté ce modèle lors de la transition post-soviétique.
Libéralisation des prix : Processus de suppression des contrôles étatiques sur les prix, permettant leur fixation par le marché. Elle a été une étape clé de la thérapie de choc, entraînant une forte inflation.
Privatisations massives : Vente rapide et étendue des entreprises publiques à des acteurs privés, visant à instaurer une économie de marché. En Russie, cette politique a été menée dans les années 1990, favorisant la montée de pratiques mafieuses et une forte inégalité sociale.
Hyperinflation et chute du PIB dans les années 1990 : Phénomène d’inflation très élevée (plusieurs centaines de pourcents par an) associé à une dévaluation monétaire, qui a déstabilisé l’économie russe, provoquant une baisse du PIB d’environ la moitié entre 1991 et 1998.
La thérapie de choc a été appliquée en Russie sous Eltsine pour sortir rapidement du système soviétique, en privatisant massivement et en libéralisant les prix, ce qui a entraîné une hyperinflation et une crise économique profonde.
La transition vers une économie de marché a fragilisé la société russe, avec une explosion de la pauvreté, des inégalités accrues et un effondrement des protections sociales. La chute du PIB de près de 50 % entre 1991 et 1998 illustre la brutalité de cette réforme.
La libéralisation des prix a provoqué une hausse rapide des coûts de la vie, aggravant la crise sociale. La privatisation a permis la montée de pratiques mafieuses et la concentration de richesses entre quelques oligarques.
La crise économique des années 1990 a affaibli la Russie sur la scène internationale, réduisant son influence et sa capacité militaire. La dépendance aux aides occidentales s’est accrue, et la puissance russe a été fortement remise en question.
La politique de privatisation a été un facteur clé dans la formation d’un nouveau paysage économique, mais elle a aussi creusé les inégalités et généré une instabilité sociale durable.
Depuis 2000, la Russie tente de renouer avec sa puissance, mais ses efforts restent fragiles, notamment en raison de sa dépendance aux hydrocarbures et des tensions avec l’Occident, conséquences directes des réformes brutales des années 1990.
Vladimir Poutine (depuis 2000) : Ancien officier du KGB et directeur du FSB, élu président de la Russie en 2000, il incarne le renouveau de la puissance russe en renforçant l’autoritarisme, la centralisation du pouvoir et la politique extérieure assertive. Son objectif est de restaurer la grandeur de la Russie en s’appuyant sur des leviers politiques, militaires, énergétiques et diplomatiques.
Dictature de la loi (concept appliqué par Poutine) : Politique visant à instaurer un cadre juridique strict pour renforcer le contrôle de l’État sur la société et limiter les oppositions, tout en justifiant la concentration du pouvoir autour de l’exécutif.
Verticale du pouvoir : Organisation hiérarchique centralisée du pouvoir en Russie sous Poutine, où l’autorité est concentrée au sommet, notamment dans la figure du président, avec un contrôle accru sur les régions, les institutions et les médias, afin d’assurer la stabilité et la cohérence de la politique nationale.
Renforcement de l’exécutif : Politique de Poutine consistant à accroître le pouvoir du président et de l’État central, notamment par la révision des institutions, la suppression de contre-pouvoirs et la limitation des libertés, afin de garantir la stabilité politique et de maîtriser l’ensemble des leviers du pouvoir.
Reprise économique sous Poutine : Phase de stabilisation et de croissance économique amorcée à partir de 2000, principalement grâce à la hausse des revenus issus des hydrocarbures, mais dépendante de cette rente, avec une croissance fluctuante et une économie fragilisée par la dépendance aux ressources énergétiques.
Dépendance aux hydrocarbures : Situation où l’économie russe repose fortement sur l’exportation de pétrole et de gaz, ce qui rend le pays vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux, tout en étant un levier géoéconomique et géopolitique pour la Russie dans ses relations internationales.
La montée de Poutine marque un tournant : il cherche à restaurer la puissance de la Russie en s’appuyant sur une « dictature de la loi » et une « verticale du pouvoir », afin d’assurer la stabilité et de limiter l’opposition (voir concepts). Son régime combine suffrage universel et autoritarisme, renforçant l’exécutif et centralisant le contrôle.
La politique de Poutine repose sur la consolidation de l’État, la reprise économique (notamment grâce aux hydrocarbures) et la projection de la puissance à l’étranger, notamment via la modernisation militaire et les interventions dans l’« étranger proche » (Géorgie, Ukraine).
La dépendance aux hydrocarbures constitue un point faible : si elle permet la reprise économique, elle limite aussi la souveraineté économique et expose la Russie aux aléas du marché mondial. La croissance reste fragile et inégale depuis 2014.
La stratégie de Poutine s’inscrit dans une volonté de réaffirmer la souveraineté nationale face à l’Occident, en utilisant la diplomatie, le soft power (médias, récit national) et la force militaire. La « verticalité du pouvoir » permet de contrôler efficacement l’ensemble des leviers pour maintenir cette influence.
Depuis 2010, la Russie, sous Poutine, s’engage dans une politique de confrontation avec l’Occident, notamment avec l’annexion de la Crimée en 2014 et la guerre en Ukraine en 2022, illustrant la volonté de préserver sa sphère d’influence et de contester l’ordre international.
Depuis son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine a instauré un régime autoritaire basé sur la « dictature de la loi » et une « verticale du pouvoir », visant à renforcer l’État, à relancer l’économie par la dépendance aux hydrocarbures, tout en affirmant la puissance de la Russie sur la scène internationale.
Modernisation militaire russe : Processus engagé depuis le début des années 2000 visant à renouveler et renforcer l’armement, la capacité opérationnelle et la technologie des forces armées russes, notamment sous l’impulsion de Vladimir Poutine, pour retrouver le statut de grande puissance militaire.
Interventions militaires en Géorgie (2008) : Opération menée par la Russie en août 2008 lors du conflit avec la Géorgie, visant à soutenir les régions séparatistes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, consolidant ainsi son influence dans l’espace post-soviétique et affirmant sa puissance régionale.
Intervention en Ukraine (2014) : Action de la Russie en mars 2014, avec l’annexion de la Crimée, puis le soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine, illustrant la volonté de maintenir son influence dans son « étranger proche » et de contester l’expansion occidentale dans cette région.
Réduction des effectifs militaires après 1991 : Diminution significative des forces armées soviétiques suite à l’effondrement de l’URSS, avec une division par deux des effectifs entre 1992 et 1996, marquant une période de déclin puis de reconstruction de la puissance militaire russe.
La modernisation militaire russe, amorcée sous Poutine, s’appuie sur la modernisation de l’arsenal nucléaire, la remise à niveau des forces conventionnelles et le développement de nouvelles technologies (missiles hypersoniques, cyberattaques). Elle vise à restaurer la capacité de projection et de dissuasion de la Russie.
Les interventions en Géorgie (2008) et en Ukraine (2014) illustrent la volonté de la Russie d’affirmer sa puissance dans son « étranger proche » et de préserver ses intérêts stratégiques face à l’expansion de l’OTAN. La guerre en Ukraine de 2022 constitue une étape majeure dans cette politique de puissance, avec une invasion à grande échelle.
La réduction des effectifs militaires après 1991 traduit l’affaiblissement initial de la puissance soviétique, mais la Russie a rapidement entrepris une politique de réarmement pour retrouver une capacité militaire significative, notamment par la modernisation de ses forces nucléaires et conventionnelles.
La stratégie militaire russe combine hard power (modernisation, interventions) et soft power (propagande via RT, Sputnik), pour renforcer son influence et son image de puissance.
Depuis 2000, la Russie a entrepris une modernisation de ses forces armées et mené des interventions pour affirmer sa puissance régionale et mondiale, mais ses capacités restent limitées par des contraintes économiques et démographiques.
Géopolitique des tubes : Stratégie utilisant l’exportation de ressources énergétiques, notamment par pipelines, comme levier de pression ou d’influence sur les pays dépendants. La Russie, via Gazprom, déploie cette stratégie pour renforcer son pouvoir géoéconomique, en contrôlant notamment les routes de transit et en influençant la politique des États voisins.
Gazprom : Entreprise publique russe, leader mondial du gaz naturel, qui joue un rôle central dans la politique énergétique russe. Elle est un instrument clé de la « géopolitique des tubes » en assurant l’exportation du gaz vers l’Europe et en utilisant cette dépendance pour exercer une influence politique.
Dépendance énergétique des pays voisins : Situation où certains États, notamment européens, dépendent fortement des ressources énergétiques russes, en particulier du gaz naturel et du pétrole. Cette dépendance confère à la Russie un levier géoéconomique et géopolitique, permettant d’influencer ou de faire pression sur ces pays.
Ressources énergétiques comme levier géoéconomique : Utilisation stratégique des ressources énergétiques (pétrole, gaz) pour renforcer la position d’un pays sur la scène internationale, en contrôlant leur production, leur exportation ou leur transit. La Russie exploite cette stratégie pour maintenir son influence régionale et mondiale, notamment face à l’Occident.
La Russie, depuis 1991, s’appuie sur ses ressources énergétiques, principalement hydrocarbures, pour restaurer et renforcer sa puissance. La dépendance de nombreux pays européens au gaz russe, orchestrée par Gazprom, constitue un levier majeur dans la « géopolitique des tubes » : en contrôlant les flux gaziers, Moscou peut exercer une pression politique ou économique.
La stratégie de la « géopolitique des tubes » permet à la Russie d’étendre son influence sans recours systématique à la force militaire. Elle influence la stabilité politique de l’Europe, notamment en utilisant ses pipelines comme outils de chantage ou de négociation.
La dépendance énergétique des pays voisins, notamment en Europe, limite leur marge de manœuvre face à la Russie. La crise ukrainienne de 2014 et la guerre en Ukraine en 2022 ont accentué cette vulnérabilité, poussant certains États à diversifier leurs sources d’énergie ou à renforcer leur autonomie.
La Russie développe également des alliances avec des pays asiatiques (Chine, Inde) pour réduire sa dépendance aux marchés occidentaux et pour exploiter ses ressources énergétiques comme levier dans ses relations internationales. La « stratégie des ressources énergétiques » s’inscrit dans une volonté de multipolariser son influence.
La dépendance énergétique est un enjeu géoéconomique majeur, car elle confère à la Russie une capacité d’action sur ses partenaires et rivaux, tout en exposant ces derniers à ses fluctuations de marché ou à ses choix politiques.
La Russie utilise ses ressources énergétiques comme un levier stratégique pour renforcer sa puissance et son influence, notamment à travers la « géopolitique des tubes » et la dépendance énergétique de ses voisins, ce qui lui permet d’étendre son pouvoir géoéconomique tout en confrontant ses adversaires occidentaux.
La Russie utilise le soft power pour renforcer son influence mondiale en valorisant son héritage historique et en diffusant une image favorable via ses médias, mais cette stratégie reste fragile face à la méfiance et aux tensions avec l’Occident.
Depuis 2022, la Russie poursuit une stratégie de puissance affirmée dans son « étranger proche » tout en étant confrontée à un isolement accru et à des tensions durables avec l’Occident, révélant les limites de ses ambitions géopolitiques.
Étranger proche : Expression forgée en Russie après 1991, désignant les ex-républiques soviétiques considérées comme sa « sphère d’intérêt vital » dans sa doctrine de sécurité. La Russie y voit une zone stratégique à préserver contre l’influence occidentale.
Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) : Organisation intergouvernementale fondée en 2002, regroupant plusieurs États post-soviétiques (Russie, Arménie, Biélorussie, etc.) pour assurer leur défense collective et maintenir l’hégémonie russe dans l’espace post-soviétique.
Union économique eurasiatique (UEEA) : Projet lancé en 2015 par la Russie pour renforcer la coopération économique entre ses partenaires (Russie, Belarus, Kazakhstan, etc.), visant à créer un espace économique intégré, en rivalité avec l’Union européenne.
Organisation de coopération de Shanghai (OCS) : Alliance créée en 2001, regroupant la Chine, la Russie, et plusieurs États d’Asie centrale, pour renforcer la coopération sécuritaire, économique et politique dans la région, dans un contexte de compétition avec l’Occident.
Maintien de l’influence russe dans l’espace post-soviétique : Stratégie visant à conserver une influence politique, militaire et économique sur les anciennes républiques soviétiques, notamment par des interventions militaires (ex : Géorgie 2008, Ukraine 2014) et des alliances régionales.
La Russie considère l’espace post-soviétique comme sa « sphère d’intérêt vital » (voir « étranger proche »), ce qui justifie ses interventions et son influence dans ces pays, notamment via l’OTSC et l’UEEA. La doctrine russe insiste sur la nécessité de préserver cette zone contre l’expansion occidentale, notamment l’OTAN.
La création de l’OTSC en 2002 permet à la Russie de renforcer sa position stratégique en assurant une défense collective avec ses partenaires, tout en consolidant sa domination dans la région. Elle s’inscrit dans une volonté de maintenir un « espace d’influence » dans l’espace post-soviétique.
L’UEEA, lancée en 2015, constitue une réponse économique à l’intégration régionale, visant à concurrencer l’Union européenne. Elle facilite la coopération commerciale et politique entre la Russie et ses voisins, tout en renforçant leur dépendance économique à Moscou.
La Russie développe également des alliances en Asie, notamment avec la Chine via l’OCS, pour équilibrer la puissance occidentale et sécuriser ses intérêts dans la région. La coopération avec la Chine s’inscrit dans une stratégie de partenariat stratégique pour peser dans la géopolitique mondiale.
La politique de maintien de l’influence russe dans l’espace post-soviétique se traduit par des interventions militaires (ex : Géorgie 2008, Crimée 2014, Ukraine 2022), la réaffirmation de son rôle de puissance régionale, et la valorisation d’un récit national réhabilitant l’héritage soviétique et tsariste.
Depuis 1991, la Russie cherche à préserver et renforcer son influence dans l’espace post-soviétique à travers des alliances militaires, économiques et diplomatiques, tout en s’appuyant sur ses ressources et son siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Cependant, cette stratégie est confrontée à des limites et à une opposition croissante de l’Occident.
Relations conflictuelles avec l’OTAN : Tensions et oppositions stratégiques entre la Russie et l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, notamment depuis l’élargissement de l’OTAN à l’est et l’annexion de la Crimée en 2014, qui accentuent la rivalité sécuritaire (voir pages 106-107).
Alliance avec la France contre Daech en Syrie : Coopération militaire entre la Russie et la France dans la lutte contre le groupe État islamique en Syrie, illustrant une forme de partenariat circonstanciel malgré des divergences géopolitiques (voir pages 106-107).
Retrait du G8 en 2014 : La Russie se retire du groupe des huit grandes puissances économiques en 2014, suite à l’annexion de la Crimée, marquant une rupture diplomatique avec les pays occidentaux et une marginalisation dans la gouvernance mondiale (voir pages 106-107).
Tensions avec les puissances occidentales : Conflits diplomatiques, économiques et militaires croissants depuis 2010, accentués par l’annexion de la Crimée, la guerre en Ukraine, les accusations d’ingérence électorale et les sanctions internationales, traduisant une dégradation profonde des relations (voir pages 106-107).
La fin de la guerre froide n’a pas permis une intégration complète de la Russie dans l’ordre occidental ; au contraire, les relations se sont tendues, notamment avec l’élargissement de l’OTAN, perçu comme une menace par Moscou (voir pages 106-107).
La coopération avec la France contre Daech en Syrie montre que, malgré les tensions, la Russie peut former des alliances circonstancielles pour défendre ses intérêts stratégiques, mais ces accords restent fragiles face à la rivalité avec l’Occident (voir pages 106-107).
La décision de la Russie de quitter le G8 en 2014 symbolise une rupture diplomatique majeure, suite à l’annexion de la Crimée, et reflète la volonté de Moscou de s’affirmer comme une puissance indépendante face à l’Occident (voir pages 106-107).
Depuis 2010, la relation avec les puissances occidentales est marquée par une confrontation durable, renforcée par la guerre en Ukraine en 2022, qui a entraîné un isolement diplomatique accru, des sanctions économiques et une remise en cause de la coopération internationale (voir pages 106-107).
Depuis 2010, la Russie entretient avec l’Occident une relation conflictuelle marquée par la rivalité, les sanctions et les tensions diplomatiques, illustrant la difficulté pour Moscou de s’intégrer pleinement dans l’ordre mondial occidental tout en affirmant sa puissance.
Ressources énergétiques russes : Ensemble des hydrocarbures, principalement gaz naturel et pétrole, exploités en Russie, qui constituent une ressource majeure pour l’économie et la puissance stratégique du pays. La Russie possède l’un des plus importants gisements mondiaux, notamment en Sibérie.
Gaz naturel et pétrole : Principalement issus des ressources russes, ces hydrocarbures jouent un rôle central dans l’économie russe. La Russie est l’un des principaux exportateurs mondiaux, notamment vers l’Europe et la Chine, via des pipelines stratégiques.
Importance stratégique des hydrocarbures : Les hydrocarbures sont un levier géopolitique et économique pour la Russie, permettant d’influencer ses partenaires et de financer ses politiques extérieures. Leur contrôle confère à la Russie une influence considérable dans la sphère énergétique mondiale.
Dépendance économique de la Russie aux exportations énergétiques : La croissance et la stabilité économiques russes reposent fortement sur la vente de gaz et de pétrole. La dépendance à ces ressources rend l’économie vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux et aux sanctions internationales.
La Russie détient d’importantes ressources énergétiques, notamment en gaz naturel et en pétrole, qui lui confèrent une position stratégique dans la géopolitique mondiale. Ces ressources sont exploitées principalement dans la région sibérienne, riche en gisements.
La dépendance de la Russie à l’exportation de ces hydrocarbures est un pilier de sa puissance économique et géopolitique. La majorité de ses revenus provient des ventes à l’étranger, notamment à l’Europe via des pipelines comme Nord Stream.
La maîtrise de ces ressources permet à la Russie d’utiliser l’énergie comme un levier géoéconomique, notamment par la « géopolitique des tubes » (voir section 6), pour influencer ses partenaires et renforcer son influence dans l’espace post-soviétique et au-delà.
La dépendance économique aux hydrocarbures expose la Russie aux aléas des marchés mondiaux, aux sanctions occidentales et aux fluctuations de la demande mondiale, ce qui limite la durabilité de sa stratégie de puissance.
Les ressources énergétiques russes, notamment le gaz naturel et le pétrole, constituent un atout stratégique majeur pour la Russie, lui permettant d’affirmer son influence tout en rendant son économie vulnérable aux fluctuations du marché mondial et aux tensions géopolitiques.
Puissance multipolaire : Configuration du système international où plusieurs États ou blocs détiennent une influence significative, sans domination exclusive d’un seul acteur. La Russie, avec ses alliances et ses ressources, cherche à s’affirmer dans ce contexte (voir aussi participation aux BRICS).
Participation aux BRICS : Engagement de la Russie dans un groupe de grandes économies émergentes (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) visant à renforcer leur influence collective face à l’Occident, promouvoir une gouvernance mondiale multipolaire et diversifier leurs partenariats.
Rivalité avec l’OTAN : Conflit d’intérêts stratégique entre la Russie et l’Alliance atlantique, notamment depuis l’élargissement de l’OTAN à l’Est, perçu comme une menace par Moscou. La Russie cherche à contester la prééminence occidentale en renforçant ses capacités militaires et diplomatiques.
Alliance stratégique avec la Chine : Partenariat renforcé depuis les années 2000, notamment dans les domaines économique, militaire et diplomatique, pour contrer l’hégémonie occidentale. La coopération s’intensifie à travers des organisations comme l’OCS ou l’UEAA, et constitue un levier pour la Russie dans le contexte multipolaire.
Retour de la Russie comme acteur mondial : Processus initié par Vladimir Poutine, visant à réaffirmer la puissance russe par des interventions militaires (Géorgie, Ukraine), une diplomatie active, et la valorisation de ses ressources énergétiques, pour peser dans les grands enjeux internationaux.
La fin de la Guerre froide a laissé un monde bipolaire, dominé par les États-Unis et l’URSS. La dislocation de l’URSS en 1991 a marqué la fin de cette configuration, laissant la Russie en position d’héritière d’un empire déchu. La Russie cherche alors à s’inscrire dans un ordre multipolaire, où plusieurs puissances jouent un rôle clé, notamment la Chine et l’Inde, en s’appuyant sur ses ressources énergétiques et ses alliances régionales (voir alliance stratégique avec la Chine).
La participation aux BRICS illustre cette volonté de diversifier ses partenaires et de renforcer la coopération avec des puissances émergentes pour peser sur la scène mondiale. La Russie, en rivalité avec l’OTAN, tente de limiter l’expansion occidentale dans son « étranger proche » et dans ses zones d’influence traditionnelles, notamment par des interventions militaires et une diplomatie affirmée.
La stratégie russe repose aussi sur la valorisation de son héritage historique et culturel, qu’elle mobilise pour renforcer son soft power et légitimer son rôle de puissance indépendante face à l’Occident (voir retour de la Russie comme acteur mondial).
La montée en puissance de la Russie s’accompagne d’un renforcement militaire, d’une diplomatie active dans des organisations comme l’Organisation de coopération de Shanghai ou l’Union économique eurasiatique, et d’une alliance stratégique avec la Chine, qui constitue un contrepoids à l’hégémonie occidentale.
Depuis 1991, la Russie cherche à s’inscrire dans un système international multipolaire en renforçant ses alliances, son influence régionale et ses capacités militaires, tout en contestant la domination occidentale. Cependant, cette stratégie demeure fragile face aux limites économiques et diplomatiques qu’elle rencontre.
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| Transition politique Eltsine | Transition démocratique, crise de 1993, Constitution de 1993 | Boris Eltsine, Constitution de 1993 | Impact de la crise de 1993 sur la démocratie russe |
| Réformes économiques choc | Thérapie de choc, privatisations, hyperinflation | Économistes libéraux, Eltsine | Effets sociaux et économiques des réformes brutales |
| Montée de Poutine | Autoritarisme, centralisation, politique extérieure | Vladimir Poutine | Renforcement du pouvoir et politique étrangère assertive |
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