Fiche de révision : Introduction à la Politique Britannique

📋Cours :

1. Nature de l’État britannique

Notions clés & Définitions

  • Monarchie constitutionnelle : Forme d’État où le souverain règne surtout de façon symbolique, tandis que le gouvernement et le Parlement portent la conduite politique réelle.
  • Rôle symbolique du souverain : Fonction du monarque consistant à représenter le pays, sans exercer directement les décisions politiques quotidiennes.
  • Parlement britannique : Institution qui participe au pouvoir politique et dont le fonctionnement encadre l’action du gouvernement.
  • Royaume-Uni : Le Royaume-Uni est un État souverain et unique constitué de l’Angleterre, du Pays de Galles, de l’Écosse et de l’Irlande du Nord.
  • Union Flag : L’Union Flag, aussi appelée Union Jack, est le drapeau national composé d’éléments de l’Angleterre, de l’Écosse et de l’Irlande.
  • Premier ministre : Le Premier ministre est le chef du gouvernement qui gouverne le pays et prend les décisions politiques, avec plus de pouvoir que le monarque.

Points essentiels

  • Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle, avec un roi qui « règne » mais ne « gouverne » pas directement.
  • Le pouvoir politique réel repose sur le Premier ministre et le Parlement britannique.
  • Charles III est chef de l’État, gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre et chef du Commonwealth.
  • Charles III a été couronné le 6 mai 2023 à l’Abbaye de Westminster.
  • Elizabeth II a régné 70 ans avant de mourir le 8 septembre 2022.
  • Keir Starmer est Premier ministre (Labour) et a mis fin à 14 ans de règne conservateur en 2024.
  • L’Union Flag associe St George (Angleterre), St Andrew (Écosse) et St Patrick (Irlande).

2. Brexit et nations du Royaume-Uni

Notions clés & Définitions

  • Brexit : Le Brexit désigne la sortie officielle du Royaume-Uni du cadre européen après un vote populaire en 2016.
  • Référendum de 2016 : Le référendum de 2016 est le scrutin qui a décidé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne, avec une majorité en faveur du départ.
  • Période de transition : La période de transition couvre le temps entre la sortie officielle et la fin de l’application du système UE au Royaume-Uni.
  • Accord UK–UE 24 décembre 2020 : L’accord conclu le 24 décembre 2020 fixe les conditions de la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne après la sortie.

Points essentiels

  • Le référendum de 2016 donne 52% en faveur du Leave, contre 48% pour le Remain.
  • Le résultat est présenté comme Leave majoritaire au pays de Galles et en Angleterre (hors Londres), tandis que l’Écosse et l’Irlande du Nord votent Remain à 48%.
  • Après débats de 2016 à 2020, un accord UK/UE est annoncé le 24 décembre 2020.
  • Le Royaume-Uni quitte officiellement l’UE le 31 décembre 2020.
  • La période de transition se termine le 1er janvier 2021, et le Royaume-Uni sort entièrement du système UE à cette date.
  • Le Brexit suit une chronologie : entrée en 1973 dans l’EEC, referendum de 2016 (52% Leave), accord du 24 décembre 2020, sortie officielle le 31 décembre 2020, puis fin de la transition le 1er janvier 2021.

3. Population, migrations et langues

Notions clés & Définitions

  • Grande-Bretagne : La Grande-Bretagne est une désignation géographique et politique regroupant l’Angleterre, l’Écosse et le pays de Galles, sur la plus grande île concernée.

  • Commonwealth des Nations : Organisation créée pour regrouper surtout d’anciennes colonies britanniques autour de liens de coopération, avec un chef symbolique.

  • Windrush : Vague d’arrivée au Royaume-Uni de travailleurs venus surtout des Caraïbes, associée ensuite à un scandale lié à des droits restreints.

  • Domesday Book : Recensement réalisé après la conquête normande, devenu une source primaire essentielle pour comprendre la société et le gouvernement médiévaux.

  • Welsh Language Act : Loi de 1967 qui encadre l’usage du gallois dans les procédures juridiques au pays de Galles.

  • Îles britanniques : Les îles britanniques désignent un ensemble géographique d’îles d’Europe occidentale comprenant notamment l’Irlande et la Grande-Bretagne, ainsi que plusieurs îles plus petites.

  • Glottophobie : Une discrimination fondée sur la façon de parler, notamment l’accent ou le registre d’une personne.

  • Isogloss : Une frontière linguistique qui marque une différence de prononciation entre deux zones

Points essentiels

  • Le Royaume-Uni (Angleterre + pays de Galles + Écosse + Irlande du Nord , aussi appelée Ulster) ne doit pas être confondu avec la République d’Irlande, qui n’en fait pas partie.
  • La conquête normande de 1066 entraîne un remplacement de l’élite anglo-saxonne et explique qu’environ 45% du vocabulaire anglais vienne du français.
  • Entre 1845 et 1849, la migration irlandaise vers l’Angleterre suit la Grande Famine, avec environ 1 million de morts et 1 million de départs.
  • En 1948, l’arrivée du navire Empire Windrush correspond à l’accueil de travailleurs des Caraïbes, puis une controverse (Windrush scandal) éclate en 2018 sur la perte de droits malgré une citoyenneté britannique.
  • Le Commonwealth des Nations est créé le 11 décembre 1931 par le Parlement britannique, regroupe 56 États et est dirigé par le roi Charles III.
  • La langue officielle de fait est l’anglais, tandis que certaines langues sont officialisées ou protégées dans des zones spécifiques du Royaume-Uni.
  • Le Welsh Language Act de 1967 permet d’utiliser le gallois dans des procédures juridiques, avec un objectif d’1 million de locuteurs d’ici 2050.
  • En 2021, 21% des habitants du pays de Galles déclarent parler gallois.

4. Constitution et libertés fondamentales

Notions clés & Définitions

  • Constitution britannique : La constitution britannique est un ensemble de doctrines et pratiques qui organise l’État sans être rédigée dans un seul texte unique.
  • Habeas Corpus Act 1679 : La loi de 1679 encadre la détention en imposant aux tribunaux de vérifier la légalité de l’emprisonnement.
  • Bill of Rights 1689 : Le texte de 1689 limite l’arbitraire royal et renforce le rôle du Parlement dans la protection des droits individuels.
  • Human Rights Act 1998 : La loi de 1998 intègre la Convention européenne des droits de l’homme dans le droit britannique et guide l’interprétation des lois.

Points essentiels

  • La Constitution britannique est dite non codifiée car elle repose sur des arrangements écrits et non écrits plutôt que sur un document unique.
  • La Magna Carta (1215) marque une première limite au pouvoir royal en liant le roi à un « common counsel », soit le Parlement.
  • Le Habeas Corpus Act (1679) permet aux détenus de contester leur détention et oblige les cours à examiner la légalité de l’emprisonnement.
  • Le Bill of Rights (1689) encadre le pouvoir du monarque et affirme que le Parlement approuve notamment les taxes ainsi que la liberté de parole au Parlement.
  • Le Human Rights Act (1998) impose aux tribunaux d’interpréter les lois pour qu’elles soient compatibles avec les droits de la Convention.
  • Même après le Human Rights Act, le Parlement reste souverain : les tribunaux ne peuvent pas annuler une loi votée par le Parlement.

5. Westminster et souveraineté parlementaire

Notions clés & Définitions

  • Parlement britannique : Le Parlement britannique regroupe les institutions nationales qui adoptent et contrôlent des règles, tout en pouvant contraindre les décisions des pouvoirs délégués.

  • Westminster : Westminster désigne le centre du pouvoir politique britannique, notamment les décisions prises au niveau national qui encadrent les politiques des autres entités.

  • Système bicaméral : Le système bicaméral organise la législation en deux chambres du Parlement britannique qui n’ont pas toutes les mêmes pouvoirs.

  • House of Commons : La House of Commons est la chambre des députés élus, celle qui détient l’essentiel du pouvoir législatif.

  • House of Lords : La House of Lords est la chambre haute, composée de membres non élus, dont le pouvoir est limité dans le processus législatif.

  • Royal Assent : Le Royal Assent est l’approbation du Roi requise pour qu’un projet de loi devienne une loi, après l’accord des deux chambres.

Points essentiels

  • Le Parlement est souverain et détient le pouvoir législatif au Royaume-Uni.
  • La Monarchie joue un rôle symbolique : le monarque est conseillé par le gouvernement et ouvre les sessions du Parlement puis le dissout.
  • Pour faire naître une loi, l’accord de la House of Commons, de la House of Lords puis l’approbation du monarque sont nécessaires.
  • La House of Commons peut passer une motion de défiance et contrôle le gouvernement, ce qui renforce sa position politique.
  • La House of Lords révise les textes, peut retarder des lois, mais ne peut pas bloquer un projet définitivement.
  • Le gouvernement se compose du Premier ministre et de ministres de rang supérieur, avec une opposition organisée au sein de la House of Commons en shadow PM contre les politiques du gouvernement.
  • Après 1999, la dévolution au pays de Galles transfère du pouvoir de Westminster au gouvernement gallois, mais les politiques clés restent contrôlées par le Royaume-Uni.
  • En Écosse, la désaffection envers les “politiques de Westminster” nourrit le soutien à l’indépendance et aux référendums.
  • Pour organiser un référendum, l’Écosse dépend d’une approbation du gouvernement britannique, ce qui a constitué un obstacle au projet indépendantiste.

6. Système partisan britannique

Notions clés & Définitions

  • Parti travailliste : Le Parti travailliste est un grand parti britannique de centre-gauche fondé en 1900, historiquement lié aux syndicats et représentant les travailleurs.
  • Parti conservateur : Le Parti conservateur, aussi appelé Tory party, est un grand parti de droite qui défend notamment le marché libre, un État moins présent et un ordre fondé sur la loi.
  • Liberal Democrats : Les Liberal Democrats sont un parti britannique centré pratiquant le « social liberalism », combinant économie de marché et dépenses sociales.
  • Reform UK : Reform UK est un parti populiste de droite issu de l’évolution du Brexit Party, implanté au Royaume-Uni après le retrait du pays de l’UE.
  • Scottish National Party : Le Scottish National Party (SNP) est un parti écossais qui soutient l’indépendance de l’Écosse et qui se déclare pro-européen.

Points essentiels

  • Le Labour est fondé en 1900, lié aux syndicats et associé à la représentation des travailleurs, avec un symbole de rose rouge pour de nombreux députés.
  • Le Labour compte comme figures Tony Blair et Keir Starmer, et Keir Starmer vise à remplacer la Chambre des Lords par une seconde chambre élue.
  • Les Conservateurs défendent le marché libre et une intervention étatique réduite, ainsi que la « law & order » et le soutien à la monarchie, avec des divisions internes entre eurosceptiques et pro-UE.
  • Les Liberal Democrats sont pro-européens contre le Brexit, adoptent une ligne « social liberalism », et ont formé une coalition avec les Conservateurs en 2010-2015, dirigée par Ed Davey depuis août 2020.
  • Reform UK vient du Brexit Party de Nigel Farage (2018), gagne les élections européennes de 2019, devient Reform UK en 2020, et en 2024 compte 5 députés à la Chambre des communes et 1 député à la Chambre des Lords ;

7. État-providence et rapport Beveridge

Notions clés & Définitions

  • Rapport Beveridge : Rapport publié en 1942 qui propose une réforme d’ensemble du welfare britannique en visant l’éradication de grands fléaux sociaux.
  • Cinq Géants : Ensemble de cinq “maux” sociaux identifiés dans le rapport Beveridge à éliminer pour garantir une protection sociale complète.
  • Welfare State : Système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale, reposant sur des prestations couvrant la vie entière et financées par l’impôt.
  • National Health Service : Service public de santé créé en 1946, présenté comme une brique majeure des bénéfices sociaux “du berceau à la tombe”.

Points essentiels

  • Le rapport Beveridge de 1942 vise l’éradication de la pauvreté, de la maladie, de l’ignorance, de la misère et de l’oisiveté.
  • Le welfare state se met en place sous le gouvernement de Clement Attlee avec une logique de protection sociale “du berceau à la tombe” et un financement par l’impôt.
  • La loi sur les allocations familiales date de 1945, la loi d’assurance nationale de 1946, et la création du NHS est annoncée en 1946.
  • Entre les années 1910 et 1970, la protection sociale par welfare state s’inscrit dans un consensus politique favorable en Grande-Bretagne.
  • La crise de la “Winter of Discontent” de 1978-79 précède l’élection de Thatcher en 1979 avec le slogan “Labour isn’t working”.

8. Thatchérisme et tournant néolibéral

Notions clés & Définitions

  • Thatchérisme : Doctrine et orientation politique associée à Margaret Thatcher ayant duré entre 1979 et 1990, rompant avec les principes du Welfare State en privilégiant fiscalité basse, marché et privatisations tout en ayant suscité une opposition politique en Écosse.

  • Tournant néolibéral : Orientation économique et sociale qui met l’accent sur la dérégulation, la privatisation et la baisse du rôle de l’État dans l’économie.

  • Privatisation britannique : Transfert d’activités publiques vers des acteurs privés, présenté comme un levier d’efficacité dans la politique thatchérienne.

  • Désorganisation des syndicats : Affaiblissement du pouvoir des syndicats, dont la puissance est réduite pour limiter leur influence sur l’économie et le travail.

  • Grève des mineurs : Conflit social majeur de 1984-1985 en réaction aux fermetures et aux politiques gouvernementales, avec un affrontement entre syndicats et autorités.

Points essentiels

  • Margaret Thatcher devient Premier ministre en 1979 avec la promesse d’une rupture radicale avec le gouvernement travailliste et un contexte de crise de confiance.
  • Le thatchérisme promeut une baisse des impôts, une économie de marché, moins d’intervention publique, la dérégulation et la privatisation, avec réduction du pouvoir syndical.
  • La privatisation citée concerne notamment British Telecom et British Airways, tandis que la logique annoncée est celle d’un “trickle-down economics” du riche vers le pauvre.
  • La grève des mineurs de 1984-1985 implique 142000 mineurs, est déclarée illégale et s’accompagne d’une intervention policière forte pour neutraliser les syndicats.
  • L’opposition au Thatchérisme correspond au rejet d’une ligne politique associée à Thatcher, présenté comme un facteur de mobilisation au sein du SNP.
  • Le tournant provoque dans le Nord une hausse du chômage structurel liée à la perte d’emplois industriels et à la fermeture massive de mines de charbon, en renforçant les divisions sociales.

9. Pays de Galles : histoire et dévolution

Notions clés & Définitions

  • Ddraig Goch : Le drapeau du Pays de Galles, surnommé Y Ddraig Goch, est l’emblème national rouge officialisé en 1959.
  • Statute of Rhuddlan : Le Statute of Rhuddlan est l’acte de 1284 qui rattache le pays de Galles à l’Angleterre et introduit le droit anglais.
  • Act of Union de 1536 : L’Act of Union de 1536, sous le règne d’Henri VIII, établit un cadre légal unifié entre Angleterre et pays de Galles.
  • Gouvernement du Pays de Galles (1998) : Le Government of Wales Act de 1998 crée des institutions dévolues au Pays de Galles, avec une structure législative spécifique.
  • Senedd Cymru : Le Senedd Cymru est le parlement gallois, unicameral, composé de 60 membres élus tous les 5 ans.

Points essentiels

  • En 1284, la conquête d’Édouard Ier aboutit au Statute of Rhuddlan et le pays de Galles passe sous le droit anglais.
  • En 1536, l’Act of Union sous Henri VIII met en place une même organisation légale et un même parlement avec l’Angleterre.
  • Au recensement 2021, 21% de la population dit parler gallois et l’image officielle du pays de Galles ne figure pas dans l’Union Jack.
  • Le référendum de 1979 rejette le self-government, puis celui de 1997 l’accepte avec 50,3% de « oui ».
  • En 2006, le Senedd Cymru obtient des pouvoirs législatifs limités via la création de la capacité de légiférer dans des matières précises.
  • Les principales compétences dévolues portent sur agriculture, éducation, environnement, santé et services sociaux, tandis que de nombreux sujets restent « réservés » au niveau UK.

10. Écosse : identité et autonomie

Notions clés & Définitions

  • Langue Scots : Le Scots est une langue régionale d’Écosse parlée par une partie importante de la population.
  • Gaélique écossais : Le gaélique écossais est une langue d’Écosse dont l’usage a fortement décliné au cours de l’histoire récente.
  • Identité écossaise : L’identité écossaise regroupe des pratiques, symboles et traditions qui ont survécu malgré des politiques d’assimilation britanniques.

Points essentiels

  • Le premier ministre actuel est John Swinney, issu du SNP, en poste en Écosse.
  • En Écosse, 46% des habitants parlent Scots et 2,5% parlent le gaélique écossais.
  • La défaite des Jacobites à la bataille de Culloden (1745) affaiblit le système des clans et s’accompagne de lois d’assimilation.
  • L’Éducation (Scotland) Act de 1872 permet des écoles avec le gaélique, mais avec un enseignement en anglais.
  • Les symboles identitaires cités pour l’Écosse sont le chardon (thistle) et la licorne (unicorn)

11. Irlande du Nord : division et institutions

Notions clés & Définitions

  • Assemblée d’Irlande du Nord : Institution locale qui peut bloquer l’application de nouvelles règles de l’Union européenne en Irlande du Nord.
  • DUP : Parti unioniste pro-Brexit dont l’évolution politique dépend notamment de son rapport au gouvernement britannique et à l’accord post-Brexit.
  • Sinn Féin : Parti nationaliste lié à la demande de réunification, avec une stratégie politique qui prend de l’ampleur en Irlande du Nord.
  • Mary Lou McDonald : Leader politique de Sinn Féin qui appelle à la réunification de l’Irlande.
  • Accord / protocole d’Irlande du Nord : Dispositif post-Brexit qui réduit les contrôles sur les biens circulant de la Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord.

Points essentiels

  • Le protocole post-Brexit réduit les contrôles sur les marchandises venant de Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord, ce qui diminue la frontière en mer d’Irlande.
  • La DUP (pro-Brexit) a été convaincue d’accepter le rétablissement du gouvernement après le Brexit, tout en se disant trahie par le gouvernement britannique et en jugeant que le Brexit affaiblit l’unionisme.
  • Le Sinn Féin refuse la position du gouvernement britannique et des unionistes, et Mary Lou McDonald appelle à une réunification de l’Irlande.
  • En Irlande du Nord, le soutien au maintien dans le Royaume-Uni passe de 65% à 47% avant et après Brexit, tandis que celui pour une Irlande unie passe de 17% à 42% ; environ 11% restent indécis.
  • Si un vote avait lieu maintenant, 50% choisiraient de rester dans le Royaume-Uni contre 27% pour la réunification.
  • Le Conseil européen (2017) indique qu’une Irlande réunifiée réintégrerait automatiquement l’Union européenne.

12. Alliance franco-écossaise

Notions clés & Définitions

  • Auld Alliance : Alliance franco-écossaise conclue pour organiser un soutien mutuel contre l’Angleterre.
  • John Balliol : Roi d’Écosse au moment où l’alliance est signée en 1295.
  • Philip IV of France : Roi de France impliqué dans l’alliance de 1295 contre l’Angleterre.

Points essentiels

  • La signature de 1295 oppose l’alliance au pouvoir d’Edward I d’Angleterre par un soutien mutuel aux deux partenaires.

13. De l’Écosse médiévale à l’union

Notions clés & Définitions

  • Kenneth I : Premier roi d’Écosse mentionné comme ayant unifié Picts et Celtes contre les Vikings.
  • Stuart dynasty : Dynastie qui règne sur l’Écosse à partir des XVe-XVIe siècles.
  • Union of the Crowns : Union dynastique issue du fait que James VI hérite du trône anglais et devient James I.

Points essentiels

  • La période 1296-1328 correspond à la première guerre d’indépendance menée contre Edward I et Edward II, aboutissant à une victoire écossaise en 1328.
  • Les Actes d’Union de 1707 fusionnent les parlements écossais et anglais et créent le Kingdom of Great Britain.
  • La bataille de Culloden en 1746 est présentée comme la défaite finale des Jacobites et la fin de leur cause liée aux Stuart.

14. SNP et dévolution

Notions clés & Définitions

  • Scottish National Party (SNP) : Parti écossais créé en 1943 avec, dans le cours, des objectifs menant à une assemblée dévolue puis à l’indépendance écossaise tout en exprimant des revendications nationales, et dont est issu le premier ministre écossais actuel John Swinney.
  • Scottish Devolution : Processus politique menant à la création d’institutions écossaises via des textes de 1998 et une reprise des fonctions parlementaires en 1999.
  • Scottish Parliament : Parlement écossais appelé Holyrood, indiqué comme monocaméral et composé de 129 MSP.
  • Alex Salmond : Figure du SNP citée comme first minister et négociateur avec David Cameron.

Points essentiels

  • La dévolution avance en 1997 (référendum approuvé), 1998 (Scotland Act) puis 1999 (Scottish Parliament rétabli à Holyrood).
  • Le Scottish Parliament peut voter des lois primaires à partir de 1999 et fonctionne avec des élections tous les 5 ans.
  • En 2007, le SNP devient le parti dominant, avec Alex Salmond comme figure centrale de la période.

15. Référendum écossais de 2014

Notions clés & Définitions

  • Yes Scotland : Camp pro-indépendance présenté comme l’un des deux principaux acteurs de la campagne de 2014.
  • Better Together : Camp pro-union présenté comme l’autre grand acteur de la campagne de 2014.
  • Scotland Act 2012 : Loi mentionnée comme donnant des marges au Scottish Parliament sur l’impôt sur le revenu et limitant certains pouvoirs.
  • Scotland Act 2016 : Loi mentionnée comme renforçant les pouvoirs fiscaux et la maîtrise liée au welfare et aux dépenses publiques.

Points essentiels

  • Le 18 septembre 2014, le vote affiche 55,3% de NO contre le projet d’indépendance, avec un turnout de 84,6%.
  • L’âge électoral est abaissé à 16 ans pour ce référendum de 2014.
  • Le Scotland Act 2012 autorise le Scottish Parliament à lever ou baisser plus librement l’impôt sur le revenu, avec des pouvoirs limités sur drugs, driving et guns.
  • Le Scotland Act 2016 élargit les pouvoirs fiscaux et accroît l’autonomie budgétaire ainsi que le contrôle sur welfare et dépenses publiques.

16. Brexit et second référendum

Notions clés & Définitions

  • Brexit : Décision politique de 2016 décrite comme déclenchant un débat renouvelé sur l’indépendance écossaise.
  • Section 30 order : Obligation citée comme nécessaire pour tenir un référendum, condition qui dépend de l’accord du gouvernement britannique.
  • Nicola Sturgeon : First Minister au moment où la discussion sur l’indépendance est relancée après le Brexit, et cheffe du SNP citée.
  • Humza Yousaf : Successeur mentionné après la démission de Nicola Sturgeon en 2023.

Points essentiels

  • Lors du vote Brexit, l’Écosse est indiquée à 62%, ce qui relance le débat sur l’indépendance.
  • En 2017, le Scottish Parliament approuve le plan SNP pour un nouveau référendum mais celui-ci nécessite l’approbation du gouvernement du Royaume-Uni.
  • En 2019, le Premier ministre Boris Johnson refuse un nouveau référendum, tandis qu’en 2021 la UK Supreme Court affirme que l’Écosse ne peut pas organiser un référendum sans consentement UK.
  • En juin 2022, une proposition de référendum pour octobre 2023 est refusée par le Royaume-Uni via l’absence d’un ordre Section 30, et Nicola Sturgeon démissionne en 2023.

17. Repères historiques de l’Irlande

Notions clés & Définitions

  • Tuaisceart Eireann : Nom en irlandais de l’entité de l’Irlande du Nord mentionnée dans le cours.
  • Lia Fail : Lieu associé à des cérémonies liées au pouvoir du high king mentionné au VIIIe siècle.
  • Laudibilter : Bull papale d’Adrian IV mentionnée comme donnant à l’Angleterre un pouvoir sur l’Irlande.
  • The Pale : Zone décrite comme issue de la colonisation anglaise, couvrant une partie de l’Irlande entre 1200 et 1250.

Points essentiels

  • Une conquête anglo-normande est datée à 1169, avec Henry II se proclamant Lord Protector of Ireland en 1171.
  • La Statue of Kilkenny de 1366 vise à empêcher les colons anglais de s’“irishifier” (langue, coutumes, mariage et pratiques).
  • La Crown of Ireland Act de 1542 établit une union personnelle entre couronne d’Angleterre et couronne d’Irlande.

18. Des divisions à la partition

Notions clés & Définitions

  • Plantation of Ulster : Politique de colonisation de l’Ulster (1609- XVIIIe siècle) par des planters anglais et écossais.
  • Flight of the Earls : Épisode lié à la défaite lors de la Nine Years’ War (1593-1603) mentionné comme fuite et bascule de puissance.
  • Partition 1921 : Création de l’Irlande du Nord en 1921, avec une division entre victoire unioniste au nord et victoire nationaliste en zones du sud.
  • United Kingdom of Great Britain and Ireland : État créé en 1801 après l’Act of Union, présenté comme une solution à l’instabilité.

Points essentiels

  • La plantation d’Ulster est annoncée comme s’étalant de 1609 au XVIIIe siècle avec James I (1603-1625) comme figure centrale de l’envoi de planters.
  • La rébellion de 1798 menée par les United Irishmen aboutit à la défaite, avec “tens of thousands” de morts indiqués dans le texte.
  • La conscription crise de 1918 fait basculer l’opinion vers l’indépendance plutôt que le Home Rule, et le découpage de 1921 est présenté comme la naissance de l’Irlande du Nord.

19. Les Troubles et la répression

Notions clés & Définitions

  • Irish Republican Army (IRA) : Organisation paramilitaire irlandaise citée comme fondée en 1919 et associée à des objectifs de fin de la présence britannique en Irlande du Nord.
  • Ulster Volunteer Force (UVF) : Groupe loyaliste mentionné comme formé pour s’opposer aux changements et lié aux protestants unionistes.
  • Operation Demetrius : Opération citée en 1971 autorisant l’internement sans procès pour des suspects liés à l’IRA.
  • Bloody Sunday : Événement de 1972 où des soldats britanniques tirent sur une marche à Derry et tuent 14 civils non armés.
  • Hunger Strikes : Grèves de la faim à la prison de Maze en 1981 menées notamment par des prisonniers dont Bobby Sands.

Points essentiels

  • En 1967-69, des mouvements de “civil rights” protestent contre des discriminations envers les catholiques, face à des oppositions loyalistes et à la montée d’un affrontement armé.
  • En août 1969, la “Battle of the Bogside” est donnée comme moment de départ des Troubles, avec barricades, violence et déploiement de troupes britanniques.
  • En 1971 (Operation Demetrius), l’internement sans procès concerne des suspects de l’IRA et s’accompagne de “five techniques” décrites comme assimilées à des méthodes de torture.
  • Le 30 janvier 1972 (Bloody Sunday) fait 14 morts parmi des civils non armés lors d’une marche à Derry contre l’internement.
  • En 1981, la grève de la faim inclut la mort de 10 prisonniers dont Bobby Sands, et celui-ci est élu au UK Parliament pendant la grève.

20. Accord du Vendredi saint

Notions clés & Définitions

  • Downing Street Declaration : Déclaration citée comme signée par John Major et Albert Reynolds et fondée sur le self-determination des peuples d’Irlande.
  • Good Friday Agreement : Accord de 1998 à trois “stands” qui encadre le gouvernement en Irlande du Nord, ses relations avec la République et le lien UK-Irlande.
  • principle of consent : Principe selon lequel l’Irlande du Nord reste au Royaume-Uni sauf si une majorité vote autrement.
  • Disarmament of paramilitary groups : Exigence incluse dans l’accord pour réduire la violence par le désarmement des groupes paramilitaires.

Points essentiels

  • La Downing Street Declaration affirme que l’Irlande du Nord ne rejoindra l’Irlande que si une majorité le décide et encourage une solution de négociation pacifique.
  • L’accord de 1998 (Good Friday Agreement) repose sur trois axes : gouvernement de NI au sein du Royaume-Uni, relations NI-République, et relations Royaume-Uni-Irlande.
  • Les “three stands” reconnaissent des vues opposées : maintien dans le Royaume-Uni pour beaucoup en NI, et objectif d’unité irlandaise pour d’autres.
  • L’accord inclut le désarmement des groupes paramilitaires et le respect de l’égalité et des droits humains, puis il est approuvé par référendum en 1998.

21. Symboles et institutions nord-irlandaises

Notions clés & Définitions

  • Orange Marches : Manifestations protestantes décrites comme liées à l’Orange Order et à la commémoration de la victoire williamite.
  • peace walls : Murs construits par des communautés catholiques après des affrontements à Derry pour limiter la confrontation.
  • Stormont : Institution nord-irlandaise décrite comme dominée par les protestants jusqu’à sa suspension en 1972.
  • Northern Irish Assembly : Assemblée mentionnée dans la partie contemporaine comme un pilier institutionnel de NI, avec un futur discuté.

Points essentiels

  • Le texte associe les Orange Marches à l’Orange Order, fondé en 1795, et à la célébration de la victoire liée aux Battles of the Boyne.
  • En 1972, le Stormont est suspendu et le Royaume-Uni passe au “direct rule” depuis Londres, faute de solution politique trouvée localement.
  • Le texte indique que les disputes institutionnelles et symboliques s’alimentent d’une division religieuse : 42,3% catholiques et 37,3% protestants/autres chrétiens.

22. Les Troubles et la violence politique

Notions clés & Définitions

  • Statut spécial des prisonniers : Régime carcéral visant à traiter différemment les prisonniers paramilitaires avant sa suppression en 1976.
  • Prisonniers politiques : Statut réclamé par des prisonniers irlandais républicains pour distinguer leur détention d’un traitement pénal ordinaire.
  • Grève de la faim : Action menée par des prisonniers à la prison de Maze en 1981 pour exiger un statut politique.
  • Sinn Féin : Acteur politique dont l’essor est présenté comme une conséquence directe des protestations internationales et de l’évolution de la stratégie.
  • Stratégie violence et politique : Approche décrite comme combinant l’usage de la violence et l’action politique pour gagner en légitimité.

Points essentiels

  • En 1976, le gouvernement britannique supprime le statut spécial des prisonniers paramilitaires, qui sont ensuite traités comme des criminels ordinaires.
  • En 1981, des prisonniers républicains à Maze mènent une grève de la faim dirigée notamment par Bobby Sands.
  • Bobby Sands est élu au Parlement britannique pendant la grève de la faim, alors que Margaret Thatcher refuse d’accorder un statut politique.
  • La grève de la faim entraîne la mort de 10 prisonniers, dont Bobby Sands.
  • Le texte relie ces événements à des protestations internationales, à la montée de Sinn Féin et à une stratégie combinant violence et politique.

23. Du processus de paix à l'accord

Notions clés & Définitions

  • Hôtel Brighton : Cible d’un attentat en 1984 mené pendant la période des Troubles, dans le contexte de la conférence conservatrice.
  • Déclaration de Downing Street : Déclaration de 1993 signée par John Major et Albert Reynolds, posant des principes sur le droit à l’autodétermination.
  • Cessez-le-feu de l’IRA : Suspension des violences attribuée à l’Irish Republican Army à partir d’août 1994.
  • Cessez-le-feu loyaliste : Suspension des violences attribuée aux loyalistes en octobre 1994 après la dynamique de 1994.
  • Accord du Vendredi saint : Accord signé le 10 avril 1998, présenté comme fondé sur trois piliers et validé par référendum en 1998.

Points essentiels

  • En 1984, l’attentat de l’hôtel Brighton frappe le Grand Hotel à Brighton, où des politiques comme Margaret Thatcher séjournent pour la conférence conservatrice.
  • En 1993, la Déclaration de Downing Street affirme le droit à l’autodétermination et conditionne une réunification de l’Irlande à l’accord majoritaire en Irlande du Nord.
  • La Déclaration de 1993 encourage une solution pacifique par la négociation, permettant l’entrée de Sinn Féin aux discussions s’il renonce à la violence.
  • En août 1994, l’IRA annonce un cessez-le-feu, puis en octobre 1994 un cessez-le-feu loyaliste est annoncé.
  • Les négociations reprennent en 1997 après une pause liée à la fin du cessez-le-feu de l’IRA en février 1996, aboutissant à la signature du 10 avril 1998 et à l’approbation par référendum en 1998.

24. Symboles et identités nord-irlandaises

Notions clés & Définitions

  • Drapeau Union Jack : Symbole soutenu par les unionistes, contrastant avec des bannières associées aux identités irlandaises/nationalistes dans le texte.
  • Ulster Banner : Bannière présentée comme alternative au Union Jack, associée à l’identité unioniste selon le texte.
  • Red poppy : Symbole saisonnier cité comme associé aux unionistes, opposé à la Easter lily dans la logique de rivalité identitaire.
  • Easter lily : Symbole cité comme associé au camp opposé à celui de la Red poppy, dans des contextes identitaires conflictuels.
  • Ireland’s Call : Chanson utilisée dans le sport comme hymne neutre et unificateur mentionné pour l’Irlande du Nord.

Points essentiels

  • Le texte oppose Union Jack (soutenu par les unionistes) et Ulster Banner ainsi que le drapeau avec une logique identitaire entre unionistes et nationalistes.
  • Les symboles controversés cités incluent Red poppy (unioniste) contre Easter lily, et Red Hand of Ulster contre Irish harp.
  • Shamrock est présenté comme un symbole plus neutre que les autres cités.
  • En sport, Ireland’s Call sert d’hymne neutre et unificateur.
  • La répartition religieuse citée pour l’Irlande du Nord lie étroitement religion, identité et politique : catholiques 42,3%, protestants/autres chrétiens 37,3%, autres religions 1,3%, sans religion ou non déclaré 17,4%.

25. Gouvernement et assemblée d'Irlande du Nord

Notions clés & Définitions

  • Système de partage du pouvoir : Organisation politique où unionistes et nationalistes doivent gouverner ensemble, décrite comme mutuellement interdépendante.
  • First Minister et Deputy First Minister : Deux fonctions exécutives formées par des représentants issus de partis différents, avec un équilibre entre camps.
  • Formule d’Hondt : Méthode citée pour répartir les portefeuilles ministériels proportionnellement à la force des partis.
  • Vote cross-community : Mécanisme de validation cité pour des postes exécutifs et motions, impliquant un accord entre communautés.
  • Affaires transférées / réservées / exceptées : Trois catégories de compétences, avec un transfert vers l’assemblée pour certaines et un contrôle continu du Royaume-Uni pour d’autres.

Points essentiels

  • Le partage du pouvoir impose que unionistes et nationalistes gouvernent ensemble, avec un First Minister d’un camp et un Deputy First Minister de l’autre.
  • Le texte cite la formule d’Hondt pour répartir des portefeuilles, et précise que le ministre de la Justice est une exception choisie par un vote cross-community.
  • L’assemblée d’Irlande du Nord (Stormont) est rétablie par le Northern Ireland Act of 1998, avec des élections tous les quatre ans et 90 MLAs.
  • Les compétences sont classées : les affaires transférées sont gérées par l’assemblée (exemples donnés), les affaires réservées restent au Parlement britannique (exemples), et les affaires exceptées restent aussi contrôlées par le Parlement britannique (exemples).
  • Le gouvernement de l’Irlande du Nord est suspendu à cinq reprises dans le texte : 3 suspensions courtes et 2 crises, dont une crise déclenchée en 2017-2020 et des tensions liées au Brexit avec des démissions DUP en 2022 et reprise en 2024.

26. Économie et avenir de l'Irlande du Nord

Notions clés & Définitions

  • Optimisme après les Troubles : Période décrite comme marquée par une relative paix, de l’optimisme et un renouveau culturel après la fin des Troubles.
  • Secteurs de services : Dominance économique actuelle décrite par la part des services dans la valeur ajoutée.
  • Tourisme des Troubles : Type de tourisme mentionné, centré sur l’histoire récente et l’imaginaire des Troubles.
  • Brexit trilemme : Impasse présentée comme impossible à résoudre : absence de frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, absence de frontière en mer d’Irlande, tout en restant hors Single Market et union douanière du Royaume-Uni.
  • Windsor Framework : Renégociation du Protocole citée en 2023, présentée comme un tournant aidant à la restauration du gouvernement.

Points essentiels

  • Après la fin des Troubles, le texte décrit une période de relative paix et de renouveau culturel, suivie de changements économiques : déclin des industries traditionnelles et montée des IT et services.
  • La structure économique citée indique : services 58% de la GVA, secteur public 28%, tourisme 4,9% avec 40 000 emplois.
  • Le texte attribue à l’Union européenne un rôle clé dans la paix, des contributions à l’économie (notamment l’agriculture) et le financement de programmes de coopération transfrontalière comme Erasmus.
  • Le Brexit crée un impact économique lié à la perte de fonds UE (environ 70 millions de dollars en 2021) et une pression politique via les questions de frontière.
  • La crise politique due au Protocole est décrite comme conduisant à des blocages par la DUP, jusqu’au tournant 2023 avec le Windsor Framework, incluant le Stormont brake et moins de contrôles sur les biens de Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord.

27. Repères culturels et géographiques de l'Irlande

Notions clés & Définitions

  • Hibernia : Nom romain de l’Irlande donné dans le texte.
  • Gaeilge : Langue irlandaise présentée comme l’une des langues officielles et comme première langue officielle d’une partie de la population.
  • Gaeltacht : Région linguistique citée, avec l’information de faible proportion de la population vivant dans la Gaeltacht.
  • Soft power irlandais : Capacité d’influence décrite comme liée à la culture et à l’attraction plutôt qu’à la force.
  • Irish diaspora : Communauté mondiale d’Irlandais, indiquée comme participant à la diffusion culturelle à l’étranger.

Points essentiels

  • L’Irlande est décrite avec : Hibernia comme nom romain, Dublin comme capitale, population d’environ 5,2 M en 2023, et deux langues officielles (irlandais gaélique et anglais).
  • Le texte associe l’identité via le drapeau et ses couleurs : orange pour les protestants/unionistes et vert pour les catholiques/nationalistes, ainsi qu’un symbole de type harpe (non officiel : shamrock).
  • Les traditions et la culture sont présentées comme un soft power : influence par la musique, la danse, la littérature et la nourriture/boissons.
  • La diaspora irlandaise est chiffrée à 70-80 M de personnes dans le monde et contribue à la diffusion culturelle.
  • Le gaélique est une matière obligatoire dans les écoles bénéficiant de fonds publics, et 2% de la population vit dans la Gaeltacht.

28. Histoire de l'Irlande avant l'indépendance

Notions clés & Définitions

  • Brehon Laws : Système juridique ancien, décrit comme des lois précoces rédigées et influençant le droit moderne.
  • Fosterage : Pratique sociale décrite comme un système d’accueil/éducation des enfants par d’autres familles.
  • Syncrétisme religieux : Mélange des traditions celtiques avec le christianisme, présenté comme une intégration culturelle.
  • Traité de Windsor : Accord de 1175 mentionné comme première reconnaissance d’un contrôle anglais en Irlande.
  • Great Famine / An Gorte Mor : Grande famine de 1845-1849 causée par une maladie de la pomme de terre et aggravée par l’inaction britannique selon le texte.

Points essentiels

  • Dans l’Irlande du début du Moyen Âge, les Brehon Laws et une société basée sur le fosterage et des formes d’appropriation collective des terres sont décrites.
  • Le texte affirme qu’au 5e siècle, l’arrivée de missionnaires comme Saint Patrick entraîne une christianisation rapide et un syncrétisme avec des traditions celtiques.
  • Vikings (9e-10e siècles) et Normands (12e siècle) sont présentés comme des étapes de changements de langue et de contrôle, avec une reconnaissance du contrôle anglais en 1175 via le Traité de Windsor.
  • Les rébellions échouées des XVIIe-XVIIIe siècles et l’Act of Union de 1801 sont indiqués comme étapes avant l’Irlande intégrée au Royaume-Uni.
  • La famine de 1845-49 est attribuée à la maladie de la pomme de terre et à l’inaction britannique, avec environ 1 M de morts et 1 M d’émigrants, et une perte de la pratique de la langue irlandaise ainsi qu’une hausse du sentiment anti-britannique.

29. Indépendance et institutions de la République

Notions clés & Définitions

  • Irish Free State : État irlandais autonome décrit comme issu de la période 1919-1921 et encadré ensuite par une constitution introduite en 1922.
  • Anglo-Irish Treaty : Traité de 1921 cité comme fondant la création de l’Irish Free State et menant à une constitution actée en 1922 au Royaume-Uni.
  • Constitution de 1937 : Constitution mentionnée comme renommant l’État et créant un président, tout en conservant un lien symbolique au monarque britannique.
  • Republic of Ireland Act : Loi de 1948 indiquée comme transformant l’Irlande en république pleinement indépendante.
  • Oireachtas : Nom donné au Parlement de la République, installé à Leinster House à Dublin, comprenant deux chambres.

Points essentiels

  • Le texte situe l’Irish war of Independence à partir de 1919-1921, avec une scission géographique : Irlande du Nord (6 comtés) et Irish Free State (6 comtés).
  • Le Anglo-Irish Treaty (1921) et l’Irish Free State Constitution Act (1922) sont donnés comme étapes pour intégrer la constitution de l’Irish Free State dans le droit britannique.
  • Le Free State est décrit comme une monarchie constitutionnelle liée au Royaume-Uni, avec un Parlement (Dáil Éireann et Seanad Éireann) et un pouvoir exécutif impliquant un King représenté par le Governor-General.
  • En 1937, la Constitution renomme l’État et institue un président, tout en gardant un lien symbolique avec le monarque britannique.
  • En 1949, le Republic of Ireland Act 1948 est présenté comme rendant l’Irlande une république indépendante, organisée avec un président (rôle surtout symbolique) et un Taoiseach (chef du gouvernement).

30. Société irlandaise et évolutions sociales

Notions clés & Définitions

  • Same-sex marriage référendum : Référendum cité comme ayant légalisé le mariage entre personnes de même sexe en Irlande en 2015.
  • Referendum sur l’avortement 2018 : Référendum de 2018 présenté comme étape de légalisation de l’avortement après un cadre auparavant très restrictif.
  • Savita Halappanavar : Cas mentionné comme déclencheur d’un tournant dans le débat sur l’avortement en Irlande.
  • Scandales dans l’Église : Enquêtes mentionnées sur des abus dans des institutions catholiques en Irlande.
  • Leo Varadkar : Personnalité citée comme premier Premier ministre ouvertement gay.

Points essentiels

  • Le texte indique que 69% de la population est catholique (chiffre donné pour 2022), reliant religion et cadre sociétal.
  • Il mentionne que le mariage homosexuel est légalisé via un référendum en 2015 avec un score de 62% “YES”, présenté comme une première via vote populaire.
  • Sur l’avortement, le texte décrit une interdiction stricte auparavant, avec un tournant après la mort de Savita Halappanavar puis une légalisation lors d’un référendum en 2018.
  • Leo Varadkar est indiqué comme premier Premier ministre ouvertement gay.
  • Les “scandales de l’Église” sont évoqués comme faisant l’objet d’enquêtes sur des abus dans des institutions catholiques.

31. De la Celtic Tiger à l'après-Brexit

Notions clés & Définitions

  • Celtic Tiger : Période de forte croissance de l’économie irlandaise, située du milieu des années 1990 au milieu des années 2000.
  • Crise de 2008 : Période de récession liée à une crise bancaire et à des dettes, décrite comme menant à une chute du PIB et à une hausse du chômage.
  • Celtic Phoenix : Terme utilisé pour décrire la reprise après la crise, avec une croissance forte à partir de 2014.
  • Silicon Docks : Image citée pour le secteur technologique à Dublin et son dynamisme en TIC.
  • Protocole nord-irlandais : Dispositif présenté comme permettant à l’Irlande du Nord de rester dans le Single Market pour les biens et modifiant les contrôles via la mer d’Irlande.

Points essentiels

  • La Celtic Tiger (milieu des années 1990 à milieu des années 2000) est attribuée à de faibles impôts, des politiques pro-entreprises, une main-d’œuvre jeune et formée, des investissements dans l’éducation et l’accès via l’adhésion à l’UE.
  • Le texte relie la crise de 2008 à des erreurs de politique (dépenses publiques élevées et baisses d’impôts) et à une bulle immobilière, puis à la crise financière mondiale de 2008.
  • Pendant 2008-2013, il est indiqué une crise bancaire irlandaise, une dette extérieure lourde et une récession sévère avec un chômage passant d’environ 4% à 15%.
  • Après 2014, la reprise est décrite comme rapide : croissance forte et chômage qui baisse, avec un retour de l’économie symbolisé par “Celtic Phoenix”.
  • Après le Brexit, l’impact est décrit comme moins sévère que prévu, mais avec une dépendance à l’export vers le Royaume-Uni et une dynamique modifiée par le Protocole nord-irlandais (incluant effets chiffrés sur échanges en 2021).

Repères chronologiques

DateÉvénement
6 mai 2023Couronnement de Charles III à l’Abbaye de Westminster
1679Habeas Corpus Act encadre la détention
1689Bill of Rights limite le pouvoir royal et renforce le Parlement
11 décembre 1931Création du Commonwealth des Nations par le Parlement britannique
31 décembre 2020Sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne
1 janvier 2021Fin de la période de transition : le Royaume-Uni quitte entièrement le système UE

Tableaux de synthèse

Timeline Brexit (repères)

DateÉvénement cléEffet
24 décembre 2020Accord UK–UE annoncéFixe les conditions après la sortie
31 décembre 2020Sortie officielle de l’UELe Royaume-Uni quitte l’UE
1 janvier 2021Fin de transitionLe Royaume-Uni sort entièrement du système UE

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Chef du gouvernement — poste ?

Dirige l’exécutif et la politique du pays.

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