Fiche de révision : Introduction aux Fondations et Systèmes Constructifs

Plan du Cours

  1. Définition de l'architecture
  2. Métiers de l'architecture
  3. Détail architectural et méthodes
  4. Approches de décomposition
  5. Détails par niveau
  6. Planchers et enveloppes
  7. Planchers en béton armé
  8. Planchers à prédalles
  9. Planchers métalliques et à corps creux
  10. Dallage et dallage isolé
  11. Fondations et systèmes
  12. Types de fondations

1. Définition de l'architecture

Notions clés & Définitions

  • Architecture (Vitruve, Ier siècle av. J.-C.) : « une science qui doit être accompagnée d’une grande diversité d’études et de connaissances, par le moyen desquelles elle juge de tous les autres arts qui lui appartiennent ».
    Elle s’acquiert par la pratique, qui consiste dans une application continue des dessins pour donner forme à la matière, et par la théorie, qui explique et démontre la convenance des proportions nécessaires à la fabrication.

  • Science de l’architecture : discipline combinant pratique et théorie, visant à produire des ouvrages cohérents, adaptés, et respectant des principes de proportions, de stabilité et d’esthétique.

  • Pratique en architecture : application concrète à l’exécution des dessins, à la mise en œuvre des matériaux, et à la réalisation des ouvrages selon des techniques maîtrisées.

  • Théorie en architecture : ensemble de connaissances, de méthodes et de principes permettant d’expliquer, de justifier et de guider la conception architecturale, notamment par l’étude des proportions, de l’espace, et des relations entre éléments.

Points essentiels

  • La définition de Vitruve insiste sur la dualité entre pratique et théorie pour l’acquisition de la science architecturale.
  • La pratique concerne l’application continue à l’exécution et à la fabrication, tandis que la théorie concerne l’explication et la démonstration des proportions et des relations.
  • L’architecture est considérée comme une science complexe, intégrant diverses études pour juger de tous les arts qui lui sont liés.
  • La mission de l’architecte inclut la conception, la réalisation, et la supervision des projets, avec une responsabilité centrale dans la réussite de l’ouvrage.
  • Le détail architectural, produit par l’intelligence constructive, nécessite une collaboration avec les ingénieurs et une méthodologie rigoureuse pour assurer cohérence et adaptation.

À retenir

L’architecture, selon Vitruve, est une science combinant pratique et théorie, visant à produire des ouvrages cohérents, proportionnés et esthétiques, en s’appuyant sur une connaissance approfondie et une méthodologie rigoureuse.

2. Métiers de l'architecture

Notions clés & Définitions

Métiers de l'architecture : Ensemble des activités et professions liées à la conception, à la réalisation et à la gestion de projets architecturaux, comprenant la conception de bâtiments, l'intervention sur la ville et le territoire, ainsi que la réhabilitation.

Rôle de l'architecte : Concepteur de projets chargé de réaliser des constructions, aménagements, urbanismes ou réhabilitations pour le compte d'un maître d'ouvrage, en veillant au respect du budget, des réglementations, de la sécurité, des structures et de la mise en œuvre. Il doit faire face à de nombreux interlocuteurs et garantir la réussite de l'édifice.

Projets d'architecture : Ensemble des démarches de conception et de réalisation d'ouvrages architecturaux, résultant de commandes privées ou de concours publics, impliquant la création, la planification et la supervision des travaux.

Détail architectural : Produit par l'intelligence constructive, il repose sur la statique et exige une collaboration avec les ingénieurs. Il doit être cohérent, adapté et contrôlé selon une méthodologie.

Méthodologie : Approche structurée permettant de produire un objet cohérent et adapté, en intégrant une connaissance approfondie de la forme, de la structure, de la matérialité, de l'origine et de l'avenir de l'objet.

Approches de décomposition : Méthodes d'analyse ou de production d'un objet architectural, décomposées par parties, par point de vue ou par niveaux, pour mieux comprendre ou concevoir un projet.

Points essentiels

  • La définition de l'architecture selon Vitruve insiste sur la nécessité d'une diversité d'études et de connaissances, acquises par pratique et théorie.
  • L'architecte est un concepteur central, réalisant des projets variés (construction, aménagement, urbanisme, réhabilitation) pour des maîtres d'ouvrage privés ou publics.
  • Il doit respecter le budget, la sécurité, les réglementations, et assurer la réussite de l'ouvrage.
  • Le détail architectural est basé sur l'intelligence constructive, souvent en collaboration avec des ingénieurs, et nécessite une méthodologie rigoureuse.
  • La production d’un objet architectural doit être cohérente, adaptée, et repose sur une connaissance approfondie et une théorie spécifique.
  • La décomposition par parties, point de vue ou niveaux permet d’analyser ou de concevoir un projet en fonction des besoins ou de la phase de réalisation.
  • Les différents types de planchers illustrent la diversité des techniques et matériaux utilisés dans la construction.

À retenir

Les métiers de l'architecture regroupent la conception, la réalisation et la gestion de projets variés, où le rôle de l'architecte est de garantir la cohérence, la sécurité et la réussite de l'ouvrage à travers une méthodologie rigoureuse et une collaboration étroite avec les ingénieurs.

3. Détail architectural et méthodes

Notions clés & Définitions

Détail architectural : Produit essentiellement grâce à l'intelligence constructive, il repose sur une compréhension approfondie de la forme, de la structure, de la matérialité, de l'origine et de l'avenir de l'objet. Il nécessite une collaboration avec les ingénieurs pour soutenir les intentions créatrices des architectes.

Méthodes de production de l'objet architectural : Ensemble de démarches visant à produire un objet cohérent et adapté, en intégrant une connaissance approfondie et une théorie de la production. La méthodologie doit assurer l'adaptation et la cohérence de l'objet, en utilisant diverses approches telles que l'étude morphologique, la morphométrie, la syntaxe spatiale, la sémiotique ou la systémique.

Collaboration entre architectes et ingénieurs : Nécessaire pour la conception du détail architectural, cette collaboration repose sur une compréhension mutuelle des intentions créatrices et constructives, notamment via l'intelligence constructive liée à la statique. Elle permet de garantir la faisabilité technique tout en respectant la vision architecturale.

Points essentiels

  • La science de l'architecture, selon Vitruve (Marcus Vitruvius Pollio, Ier siècle av. J.-C.), s'acquiert par la pratique et la théorie, la pratique étant l'application continue des dessins, la théorie expliquant la convenance des proportions.
  • Le détail architectural est produit par l'intelligence constructive, qui doit intégrer des exigences conceptuelles élevées et souvent collaborer avec des ingénieurs pour soutenir les intentions créatrices.
  • La méthodologie est cruciale pour produire un objet cohérent, adaptée à ses objectifs précis, en intégrant une connaissance approfondie de sa forme, structure, matérialité, origine et avenir.
  • Les méthodes modernes d'approche de l'objet incluent l'étude morphologique, la morphométrie, la syntaxe spatiale, la sémiotique et la systémique.
  • La décomposition de l'objet architectural peut se faire par parties, point de vue ou niveaux, cette dernière étant la plus synthétique et logique pour la conception.
  • La conception du détail par niveau s'applique à la structure, notamment aux planchers, murs, ouvertures et circulation verticale, en intégrant les matériaux, techniques et fonctions spécifiques.

À retenir

Le détail architectural, produit par l'intelligence constructive, repose sur une méthodologie rigoureuse et une collaboration étroite avec les ingénieurs pour assurer la cohérence, la faisabilité technique et la réussite esthétique de l'objet architectural.

4. Approches de décomposition

Notions clés & Définitions

  • Approche de décomposition : méthode visant à analyser ou à concevoir un objet architectural en le divisant selon différentes perspectives ou structures pour mieux le comprendre ou le réaliser.
  • Décomposition par parties : division de l’objet en éléments constructifs ou locaux (ex : fondation, mur, toit). Selon Vitruve (Ier siècle av. J.-C.), cette approche est pragmatique et limitée, car elle dissocie les éléments sans considérer leur intégration globale.
  • Décomposition par point de vue : analyse de l’objet selon un domaine précis (ex : économique, sociologique). Elle permet d’identifier tous les problèmes liés à un seul aspect, mais est abstraite et réductrice, car la totalité est fragmentée en systèmes séparés.
  • Décomposition par niveaux : organisation de l’objet selon une graduation logique, du simple au complexe, de l’idée à la réalisation, ou du principe au détail. Elle intègre plusieurs points de vue en situant chaque étape à un niveau d’approximation différent, fondamental pour la méthode synthétique en architecture.

Points essentiels

  • La décomposition par parties consiste à dissocier l’objet en éléments concrets, mais ne permet pas d’appréhender leur relation globale.
  • La décomposition par point de vue offre une vision ciblée d’un domaine spécifique, utile en phase initiale, mais elle est limitée par son abstraction.
  • La décomposition par niveaux permet d’organiser la conception en hiérarchisant les étapes, du concept initial au détail final, en utilisant une graduation logique.
  • La méthode de décomposition par niveaux est un fondement de toute approche synthétique, facilitant la mise en forme cohérente du projet architectural.
  • La compréhension du détail architectural peut se faire par l’analyse des niveaux : plancher, murs, ouvertures, circulation verticale, en intégrant leur structure et leur fonction.

À retenir

L’approche de décomposition en niveaux constitue une méthode synthétique essentielle en architecture, permettant de structurer la conception du simple au complexe tout en intégrant différents points de vue pour une production cohérente.

5. Détails par niveau

Notions clés & Définitions

  • Détail architectural : Produit essentiellement grâce à l'intelligence constructive, lié à la statique, nécessitant une collaboration avec les ingénieurs pour comprendre et soutenir les intentions créatrices (source).
  • Structure (approche du détail par niveau) : Approche consistant à décomposer l'objet architectural selon différents niveaux d'approximation, du simple au complexe, permettant une synthèse cohérente du projet (source).
  • Niveau d'approximation : Catégorie ou étape dans la décomposition de l'objet architectural, allant de l'idée première au détail final, en passant par des niveaux intermédiaires, pour organiser la conception et la production (source).

Points essentiels

  • La conception du détail architectural repose sur une méthodologie qui vise à produire un objet cohérent et adapté, en contrôlant sa forme, sa structure, sa matérialité, son origine et son avenir (source).
  • La décomposition par parties divise l'objet en éléments constructifs ou locaux, mais est limitée car elle dissocie les composants, rendant difficile une vision globale (source).
  • La décomposition par point de vue permet d'analyser tous les problèmes liés à un domaine précis (économique, sociologique, etc.), utile en phase initiale, mais elle est abstraite et réductrice (source).
  • La décomposition par niveaux intègre tous les points de vue à différents degrés d'approximation, du simple au complexe, et constitue un fondement pour la mise en forme du projet architectural (source).
  • La hiérarchisation par niveaux permet de passer d'une idée initiale à un compromis final, en passant par des principes et détails, facilitant la synthèse et la cohérence du projet (source).

À retenir

La méthode d'appréhension par niveaux offre une organisation logique et graduée de la conception architecturale, permettant de passer d'une vision simplifiée à une réalisation détaillée et cohérente.

6. Planchers et enveloppes

Notions clés & Définitions

Planchers : Ouvrages horizontaux, séparant deux niveaux d’une habitation ou d’un bâtiment, constituant une surface de circulation ou d’utilisation. Selon la technique et les matériaux, ils peuvent être en béton, en bois, métalliques ou à prédalles (source : introduction générale, notions sur la pratique et la théorie en architecture).

Enveloppes : Structures ou éléments qui constituent la surface extérieure ou la barrière entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment, assurant la protection contre les intempéries, l’isolation thermique et acoustique (impliqué dans la section, mais non explicitement défini dans le texte).

Matériaux de construction : Substances utilisées pour réaliser les planchers et enveloppes, notamment le béton armé, le bois, la terre cuite, le polystyrène, la tôle, ou les éléments préfabriqués (dalles, entrevous, prédalles, etc.).

Fonctions des planchers :

  • Résistance et stabilité (supporter charges d’utilisation, limiter la flèche, assurer la durabilité).
  • Étanchéité et protection (contre l’air, le feu, les effractions).
  • Isolation thermique et acoustique.
  • Fonction architecturale (aspect décoratif).
  • Fonctions techniques (facilité de mise en œuvre, passages de gaines, liaison avec structures verticales).

Points essentiels

  • Définition historique et pratique : La conception des planchers repose sur une pratique continue d’application et une théorie de proportions, selon Vitruve (Ier siècle av. J.-C.), qui insiste sur la diversité d’études et de connaissances pour l’architecture.
  • Types de planchers :
    • En béton armé : Dalles pleines, coulées en place ou préfabriquées, avec différentes épaisseurs et techniques de mise en œuvre (dalles pleines, champignons, prédalles, à corps creux, alvéolés, caissons).
    • En bois : Partie portante en poutres, solives, revêtements.
    • Métalliques : Tôle pliée, poutrelles en acier, à corps creux.
  • Fonctionnalités spécifiques : La résistance, l’étanchéité, l’isolation, et l’aspect esthétique sont ajustés selon la destination du bâtiment.
  • Méthodes de décomposition : Analyse par parties, par point de vue, ou par niveaux, permettant une compréhension ou une conception synthétique de l’objet architectural.
  • Matériaux spécifiques :
    • Béton armé : Dalles pleines, nervurées, hourdis, prédalles, alvéolés.
    • Poutrelles et entrevous : Support de la dalle, souvent en béton ou terre cuite, avec des fonctions d’isolation thermique ou acoustique.
    • Dalles alvéolées : Béton précontraint, légères, adaptées aux grandes portées.
    • Dallage : Plate-forme rigide, isolée du sol, avec ou sans appui direct sur murs ou terre-plein.

À retenir

Les planchers, qu'ils soient en béton, bois ou métal, jouent un rôle crucial dans la stabilité, l’isolation et l’esthétique du bâtiment, leur conception étant guidée par des fonctions techniques, architecturales et structurelles intégrées dans une méthodologie précise.

7. Planchers en béton armé

Notions clés & Définitions

Planchers en béton armé : Structures horizontales constituées de béton renforcé par des armatures métalliques, servant de séparation entre deux niveaux ou comme surface de circulation. Selon le contenu source, ils peuvent être réalisés par différentes techniques (coulés en place, préfabriqués, etc.).

Dalles pleines en béton armé : Plaques en béton armé reposant sur des appuis (poutres, murs, ou autres), pouvant être coulées en place ou préfabriquées. Leur épaisseur varie selon la résistance, l’isolation acoustique, la sécurité incendie, et la rigidité requise. La dalle pleine repose généralement sur un coffrage, avec un ferraillage quadrillé pour assurer la stabilité.

Dalles coulées en place : Planchers réalisés directement sur le site en coulant le béton sur un coffrage, avec armatures préalablement positionnées. Elles peuvent inclure des éléments comme des aciers en chapeau aux appuis et un chaînage périphérique. La mise en œuvre nécessite un coffrage maintenu jusqu’à durcissement du béton.

Points essentiels

  • Origine historique : Selon Vitruve (Ier siècle av. J.-C.), l’architecture doit allier pratique et théorie, la pratique étant l’application continue des dessins et la théorie la compréhension des proportions. Ces principes sous-tendent aussi la conception des planchers, notamment leur cohérence structurelle et esthétique.
  • Types de planchers en béton armé :
    • Dalles pleines : épaisseur généralement entre 15 et 30 cm, reposant sur appuis (poutres, murs). La résistance à la flexion dépend de la portée et de l’épaisseur (ex. 1/30 à 1/35 de la portée). La sécurité incendie impose des épaisseurs spécifiques (7 cm pour 1h, 11 cm pour 2h).
    • Dalles coulées en place : béton coulé sur coffrage, armatures positionnées avant coulage. La continuité est assurée par des armatures dépassant d’au moins 10 cm.
    • Dalles champignons : reposent sur des poteaux évasés (chapiteaux), permettant des espaces libres sans murs porteurs, avec une portée recommandée ne dépassant pas le double dans un sens.
    • Predalles : éléments préfabriqués, souvent de 5 à 7,5 cm d’épaisseur, servant de coffrage et participant à la résistance. Leur pose nécessite supports, treillis, et coulage de béton pour compléter le plancher.
    • Planchers métalliques : en tôle pliée ou ondulée, ou à corps creux avec poutrelles en acier, adaptés aux grandes portées et charges importantes.
    • Planchers à corps creux : composés d’entrevous (coffrage perdu), poutrelles en béton (précontraint ou armé), et dalle de compression coulée sur entrevous. La hauteur dépend de la portée, avec un entraxe de 60 cm.
    • Dalles alvéolées : éléments préfabriqués en béton précontraint, avec évidements longitudinaux (alvéoles), permettant de franchir de très grandes portées, souvent utilisées dans l’industriel ou le tertiaire.
  • Fonctions des planchers :
    • Résistance et stabilité
    • Étanchéité et protection contre le feu
    • Isolation thermique et acoustique
    • Aspect esthétique
    • Facilité de mise en œuvre et passages techniques (électricité, plomberie)
  • Techniques de mise en œuvre : coulage sur coffrage, pose d’armatures, supports, et joints. La continuité et la sécurité incendie sont assurées par des armatures spécifiques et des épaisseurs adaptées.

À retenir

Les planchers en béton armé, qu'ils soient pleins, coulés en place ou préfabriqués, offrent une grande flexibilité technique et architecturale, tout en garantissant résistance, sécurité et isolation, selon leur conception et leur mise en œuvre.

8. Planchers à prédalles

Notions clés & Définitions

Planchers à prédalles : éléments de plancher préfabriqués, généralement en béton armé, dont la partie inférieure est fabriquée en usine ou sur chantier. Ces éléments, appelés prédalles, constituent une partie du plancher et intègrent tout ou partie des armatures de la zone courante, participant à la résistance du plancher et servant également d’élément de coffrage pour le béton. La prédalle est une dalle d’épaisseur limitée (de 4 à 10 cm) avec une largeur variant de 0,6 à 2,4 m et une longueur correspondant à la portée de la dalle (voir "Phase de préfabrication" et "Mise en œuvre des prédalles").

Définition (source) : La partie inférieure du plancher est préfabriquée en usine ou sur chantier. Cet élément s'appelle une prédalle (voir "Phase de préfabrication"). Elle fait entièrement partie du plancher et renferme toute ou partie des armatures de la zone courante. La prédalle participe à la résistance du plancher et fait également office d’élément de coffrage en béton.

Fabrication des prédalles : réalisée en usine ou sur chantier, elles sont coulées sur une table vibrante, avec armatures dépassant d’au moins 10 cm dans le sens de la portée pour assurer la continuité sur appuis. Leur manipulation nécessite un engin de levage, et elles sont conçues pour être légères tout en étant résistantes.

Mise en œuvre des prédalles : consiste à appuyer chaque prédalle d’au moins 2 cm sur les porteurs verticaux, côte à côte, puis à les étayer. Un treillis est posé à la jonction pour assurer la continuité transversale, puis le béton (hourdis) est coulé sur les prédalles. Les joints entre prédalles sont traités soigneusement après coulage.

Points essentiels

  • Les prédalles sont des éléments préfabriqués en béton armé, coulés sur une table vibrante.
  • Leur épaisseur varie généralement entre 4 et 10 cm, avec une largeur de 0,6 à 2,4 m et une longueur correspondant à la portée.
  • Elles intègrent souvent des armatures dans la zone courante, dépassant d’au moins 10 cm pour assurer la continuité.
  • La manipulation nécessite un engin de levage, et leur stockage doit respecter un alignement précis sur chevrons.
  • La mise en œuvre implique l’appui sur les porteurs, la pose d’un treillis à la jonction, puis le coulage du béton (hourdis) pour assurer la continuité et la stabilité.
  • Les prédalles participent à la résistance du plancher tout en servant de coffrage pour le béton coulé en place.

À retenir

Les prédalles sont des éléments préfabriqués légers, intégrant armatures et fonction de coffrage, permettant une mise en œuvre rapide et efficace pour réaliser des planchers résistants, tout en facilitant la continuité et la cohérence structurelle.

9. Planchers métalliques et à corps creux

Notions clés & Définitions

  • Planchers en tôle pliée ou ondulée : Ce sont des planchers développés principalement pour les constructions industrielles et de bureaux. Ils utilisent des tôles métalliques pliées ou ondulées comme éléments porteurs, permettant de franchir de grandes portées rapidement et avec précision. (source : description générale)

  • Planchers à corps creux et poutrelles en acier : Systèmes de planchers adaptés pour les constructions d’habitation et de commerce, composés de trois éléments principaux : les corps creux ou "entrevous" servant de coffrage perdu, des poutrelles en béton armé ou précontraint qui assurent la tenue mécanique, et une dalle de compression ("hourdis") coulée sur les entrevous. (source : description générale)

  • Planchers à corps creux : Constitués de trois éléments principaux :

    • Les corps creux ou "entrevous" : éléments ressemblant à des parpaings, servant de coffrage perdu et pouvant aussi jouer un rôle d’isolation thermique.
    • Les poutrelles en béton armé ou précontraint : supportent le plancher, reprennent les efforts de traction, et transmettent les charges.
    • La dalle de compression ("hourdis") : coulée sur les entrevous, elle reprend les efforts de compression. (source : description générale)

Points essentiels

  • Planchers en tôle pliée ou ondulée :

    • Utilisés pour leur rapidité d'exécution et leur adaptation aux bâtiments industriels et de bureaux.
    • Constitués de tôles métalliques pliées ou ondulées, souvent en acier.
    • Conçus pour couvrir de grandes portées avec une structure légère.
  • Planchers à corps creux et poutrelles en acier :

    • Composés de trois éléments : entrevous, poutrelles, et dalle de compression ("hourdis").
    • Les entrevous peuvent être en béton de petits granulats, terre cuite ou polystyrène, avec une hauteur généralement entre 9 et 30 cm.
    • Les poutrelles supportent la dalle et transmettent les charges à la structure porteuse, disponibles en béton précontraint, béton armé ou treillis.
    • La dalle de compression coulée sur les entrevous assure la rigidité et la continuité mécanique.
    • La mise en œuvre inclut la pose des poutrelles, la mise en place des entrevous, le pose du treillis, puis le coulage du béton.
  • Protection contre la rouille : Les aciers dans les planchers métalliques doivent être protégés par peinture ou enrobés de béton.

  • Avantages des planchers à corps creux :

    • Permettent de franchir de grandes portées.
    • Exécution rapide et précise.
    • Structure légère avec possibilité d’isolation thermique et acoustique intégrée.
  • Inconvénients : Coût élevé, nécessitent une protection contre la corrosion.

À retenir

Les planchers métalliques, notamment ceux à corps creux et poutrelles en acier, offrent une solution efficace pour de grandes portées et une mise en œuvre rapide, mais requièrent une protection contre la rouille pour assurer leur durabilité.

10. Dallage et dallage isolé

Notions clés & Définitions

Dallage : Plate-forme rigide ou plancher bas au niveau du rez-de-chaussée, utilisant le sol comme assise. Son rôle principal est d’isoler la construction de l’humidité du sol et de limiter les déperditions thermiques. Il est constitué de plusieurs éléments, notamment une forme drainante, une couche de sable, des panneaux isolants, une membrane étanche, et une dalle en béton armé (source : description générale).

Dallage isolé : Dallage dont l’isolation thermique est assurée par l’intégration d’un isolant thermique, souvent placé en périphérie ou sous le dallage, pour réduire les ponts thermiques et limiter les déperditions de chaleur (source : constitution du dallage).

Dallage avec isolation : Disposition où le dallage est posé sur une couche isolante, généralement en polystyrène, pour améliorer la performance thermique de la construction et éviter les ponts thermiques, notamment en périphérie intérieure ou extérieure du bâtiment (source : constitution du dallage).

Dallage indépendant des murs : Dallage en béton armé qui repose directement sur le terre-plein et quelques supports espacés, sans appui direct sur les murs. Il réduit les ponts thermiques mais présente un risque de tassement différentiel si les supports sont trop espacés. La protection de l’isolation thermique est essentielle dans cette configuration (source : description du dallage indépendant).

Dallage avec appui sur les murs (solidaires) : Dallage en béton armé qui repose sur le terre-plein et sur les murs de soubassement ou refend, permettant une meilleure stabilité et limitant les risques de tassement différentiel. Il sert aussi de fondation aux murs (source : description du dallage avec appui).

Dallage sur vide-sanitaire : Dallage qui n’est pas en contact direct avec le sol, laissant un espace d’au moins 60 cm pour passer des canalisations et isoler contre l’humidité. Souvent réalisé avec des planchers à corps creux en polystyrène (source : description du plancher sur vide-sanitaire).

Matériaux du dallage : Granulats pour la couche drainante, sable pour l’assise, polystyrène ou autres isolants pour l’isolation thermique, film étanche, béton armé pour la dalle. La composition varie selon la fonction (source : constitution du dallage).

Fonction du dallage : Assurer l’isolation contre l’humidité, limiter les déperditions thermiques, servir de fondation ou de support pour la construction. Il peut aussi jouer un rôle de fondation pour les murs ou d’isolation thermique (source : rôle général).

Matériaux du dallage : Granulats, sable, polystyrène, film polyéthylène, béton armé avec armatures en treillis ou en barres (source : constitution du dallage).

Points essentiels

  • Le dallage est une plate-forme rigide utilisant le sol comme assise, avec un rôle d’isolation thermique et d’étanchéité contre l’humidité.
  • La composition typique comprend une couche drainante, une couche de sable, un isolant thermique, une membrane étanche, et une dalle en béton armé.
  • La configuration du dallage peut varier : indépendant des murs, avec appui sur murs, ou sur vide-sanitaire.
  • La protection contre l’humidité et la réduction des ponts thermiques sont primordiales, notamment par l’intégration d’isolants en périphérie ou sous le dallage.
  • Le dallage sert aussi de fondation ou de support pour la construction, en particulier dans le cas de maçonnerie légère.

À retenir

Le dallage, en tant que plate-forme rigide, combine une fonction structurale et d’isolation thermique, essentielle pour limiter l’humidité et les déperditions de chaleur dans une construction.

11. Fondations et systèmes

Notions clés & Définitions

Fondations : Ouvrages enterrés qui supportent la structure d’un bâtiment, assurant sa stabilité en transmettant les charges au sol (voir section 12). Leur rôle principal est de garantir l’équilibre stable de la construction en répartissant les efforts vers le sol.

Systèmes de fondations : Ensemble des techniques et types de fondations utilisés pour transmettre les charges de la superstructure au sol, en fonction des caractéristiques du terrain et des charges à supporter.

Fonctions des fondations :

  • Assurer la stabilité et l’équilibre du bâtiment en évitant tout tassement différentiel.
  • Transmettre les charges de la superstructure au sol d’assise choisi.
  • Résister aux efforts de compression, traction, flexion, et aux effets du terrain (pentes, tassements).
  • Prévenir les désordres liés aux mouvements du sol ou aux variations de charge.

Types de fondations :

  • Fondations superficielles : Supportent la structure à une faible profondeur, reposant directement sur le sol ou sur un lit de matériaux cohérents.
  • Fondations profondes : Utilisées lorsque le sol superficiel est insuffisant ou peu résistant, elles transfèrent les charges à des couches plus profondes et plus résistantes.

Points essentiels

  • La détermination des dimensions et du type de fondation dépend de l’étude géotechnique, du type de sol, de la profondeur du bon sol, et de la pente du terrain.
  • La mise en œuvre des fondations varie selon le type de sol, la profondeur nécessaire, et la configuration du terrain (ex : excavation, tranchée, fouille).
  • La fondation doit assurer la transmission efficace des charges, en évitant tout tassement différentiel ou instabilité.
  • La fouille en pleine masse ou en rigole permet de réaliser les semelles de fondation.
  • La tranchée est une excavation longue destinée à recevoir des semelles filantes.
  • La stabilité du bâtiment repose sur la capacité de la fondation à répartir les efforts vers le sol, en évitant tout affaissement ou désordre structurel.

À retenir

Les fondations, qu’elles soient superficielles ou profondes, jouent un rôle crucial dans la stabilité et la durabilité d’un bâtiment en assurant la transmission des charges au sol adapté, selon les caractéristiques du terrain et la configuration du projet.

12. Types de fondations

Notions clés & Définitions

  • Types de fondations : ouvrages enterrés qui supportent la structure d’un bâtiment, leur choix dépend du sol, de la charge et de la portée (voir section 11).
  • Fondations superficielles : fondations situées à faible profondeur, conçues pour supporter des charges modérées sur des sols de bonne résistance. Elles incluent notamment les semelles isolées, bandes ou plates, et sont adaptées lorsque la couche résistante du sol est proche de la surface.
  • Fondations profondes : fondations situées à une profondeur importante, utilisées lorsque la sol superficiel est peu résistant ou instable. Elles comprennent les pieux, caissons, ou autres systèmes permettant de transmettre les charges à des couches plus profondes et plus résistantes.

Points essentiels

  • La fonction principale des fondations est d’assurer la stabilité du bâtiment en transmettant les charges à un sol capable de les supporter, évitant ainsi tout tassement différentiel ou effondrement.
  • La mise en œuvre des fondations dépend de plusieurs paramètres : type de sol, profondeur du bon sol, pente du terrain. La détermination de leur type repose sur l’étude géotechnique.
  • La fouille ou excavation est une étape clé : elle peut être en pleine masse ou en rigole, selon la conception des fondations. La fouille en rigole sert à recevoir les semelles filantes.
  • La fondation doit assurer l’équilibre entre la pression exercée par la structure et la résistance du sol, en transmettant ces charges de manière linéaire ou ponctuelle.
  • La profondeur et la nature des fondations sont choisies en fonction de la résistance du sol, de la charge à supporter, et de la configuration du terrain.

À retenir

Les fondations, qu’elles soient superficielles ou profondes, sont essentielles pour garantir la stabilité et la pérennité d’un bâtiment, leur choix étant dicté par l’étude du sol et la nature des charges.

Tableaux de Synthèse

CritèreDéfinitionMéthodesCollaborationsAuteurs clés
Architecture (Vitruve)Science combinant pratique et théorie pour produire des ouvrages cohérents, proportionnés et esthétiquesPratique : application continue des dessins ; Théorie : étude des proportions et relationsNécessaire entre architectes et ingénieurs pour le détail architecturalVitruve
Métiers de l'architectureActivités de conception, réalisation, gestion de projets variésConception, supervision, urbanisme, réhabilitationArchitecte, maître d'ouvrage, ingénieurs-
Détail architecturalProduit par l'intelligence constructive, basé sur la collaboration avec ingénieursApproche méthodologique : morphologie, morphométrie, syntaxe spatiale, sémiotique, systémiqueCollaboration étroite avec ingénieurs-
Approches de décompositionAnalyse ou conception par parties, points de vue ou niveauxDécomposition par parties, par point de vue, par niveaux (structure, niveaux fonctionnels)Architectes et ingénieurs-

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre pratique et théorie comme deux notions séparées alors qu'elles sont complémentaires dans l'architecture selon Vitruve.
  2. Sous-estimer l'importance de la collaboration entre architectes et ingénieurs pour le détail architectural.
  3. Confondre décomposition par parties et décomposition par niveaux, en oubliant que cette dernière est la plus synthétique.
  4. Croire que la méthodologie n'est pas essentielle dans la production du détail architectural.
  5. Confondre les différentes approches modernes (morphologique, sémiotique, systémique) sans comprendre leur rôle dans la conception.
  6. Ignorer la dualité entre pratique et théorie dans la définition de l'architecture.
  7. Confondre les métiers de l'architecture avec la seule conception sans inclure la supervision et la gestion.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’architecture selon Vitruve et ses notions clés (pratique et théorie).
  2. Identifier les rôles et responsabilités de l’architecte dans un projet.
  3. Expliquer ce qu’est le détail architectural et son importance dans la conception.
  4. Décrire les méthodes modernes d’approche de l’objet architectural (morphologie, morphométrie, syntaxe spatiale, sémiotique, systémique).
  5. Comprendre la collaboration nécessaire entre architectes et ingénieurs pour le détail architectural.
  6. Connaître les différentes approches de décomposition (par parties, point de vue, niveaux).
  7. Savoir définir et différencier les différents métiers de l’architecture (conception, réalisation, urbanisme, réhabilitation).
  8. Maîtriser la notion de méthodologie dans la production du détail architectural.
  9. Connaître l’importance de la cohérence, de l’adaptation et de la connaissance approfondie dans la conception architecturale.
  10. Savoir que la décomposition par niveaux s’applique notamment à la structure et aux éléments techniques.
  11. Connaître le rôle de l’intelligence constructive dans la production du détail architectural.
  12. Être capable d’identifier les principales approches pour analyser ou concevoir un objet architectural.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux Fondations et Systèmes Constructifs avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel auteur du Ier siècle av. J.-C. a défini l'architecture comme une science combinant pratique et théorie, insistant sur la diversité des études et connaissances nécessaires à sa maîtrise ?

2. Selon Vitruve, quel est le principal aspect différenciant de la science de l’architecture ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Fondations et Systèmes Constructifs avec 9 flashcards interactives.

Architecture — définition ?

Science combinant pratique et théorie pour créer des ouvrages cohérents.

Architecture — définition ?

Science combinant pratique et théorie

Métiers de l'architecture — rôle ?

Conception, réalisation et gestion de projets architecturaux variés.

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