Dans les années 1920, les États-Unis connaissent une croissance annuelle moyenne de 4,5 % et entrent dans la production et la consommation de masse, symbolisées par la radio et l’automobile.
En 1929, les États-Unis représentent 40 % de la production industrielle mondiale, contre 20 % en 1914, et leurs investissements à l’étranger atteignent 2,7 milliards de dollars.
Entre 1922 et 1929, la production industrielle américaine augmente de 30 %, tandis que le cours des actions est multiplié par sept.
Crédit et spéculation excessifs → bulle financière
★ À maîtriser
La construction automobile américaine absorbe 60 % des tôles d’acier et de cuir, 75 % du verre et 85 % du caoutchouc et du pétrole.
La surproduction apparaît dans l’agriculture au milieu des années 1920, puis dans l’industrie en 1927-1928, lorsque les marchés intérieurs deviennent saturés.
La part des agriculteurs dans le revenu national américain passe de 16 % en 1919 à 9 % en 1929, tandis que le prix de la terre baisse d’environ 30 %.
Compléments
★ À maîtriser
📌 L’étalon-or stabilise les monnaies en les définissant par rapport à l’or, tandis que les taux de change flottants font varier continuellement la valeur des monnaies.
Compléments
Wall Street est l’allumette, le contexte mondial est le carburant
Le 24 octobre 1929, 13 millions de titres sont vendus contre 4 millions habituellement, puis 16 millions de titres supplémentaires sont cédés le 29 octobre.
Entre 1929 et 1932, le Dow Jones baisse de 90 % et plus de 80 % de la capitalisation boursière de 1929 disparaît.
La crise américaine passe de la panique boursière aux faillites bancaires, puis à la contraction de la consommation, de la production et de l’emploi.
Plus de 5 000 banques américaines sur 23 000 disparaissent entre 1929 et 1931, et la production industrielle recule de 46 % entre 1929 et 1932.
Krach boursier → faillites bancaires → baisse de production → chômage
★ À maîtriser
📌 Les libéraux considèrent la crise comme un dérangement temporaire du marché qui se résout sans intervention de l’État, tandis que les marxistes y voient une confirmation de la fin prochaine du capitalisme.
📌 Keynes recommande le déficit budgétaire et les grands travaux afin de réduire le chômage, stimuler la demande et relancer temporairement l’économie, sans étatiser durablement celle-ci. — John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, 1936
Compléments
Libéraux : autorégulation du marché ; Keynes : intervention de l’État
La crise se diffuse par le rapatriement des capitaux américains, les retraits bancaires européens, la contraction des crédits et la baisse des échanges commerciaux.
Le tarif Hawley-Smoot de 1930 relève fortement les droits de douane américains et aggrave la crise des débouchés chez les partenaires commerciaux des États-Unis, notamment le Japon.
La dette extérieure allemande atteint 15 milliards de reichsmarks en 1930, dont 12 milliards de crédits à court terme, ce qui rend le pays très vulnérable au retrait des capitaux américains.
Entre 1929 et 1935, la valeur des exportations latino-américaines diminue de moitié, tandis que les cours du blé, du café et du sucre baissent respectivement de 62 %, 67 % et 45 % en 1932 par rapport à 1929.
États-Unis → Europe et Japon → Amérique latine
En 1932, 30 millions de chômeurs sont recensés dans les pays industrialisés, dont 12 millions aux États-Unis, soit 21 % de la population active, et 6 millions en Allemagne, soit 17 %.
Entre 1929 et 1932, la production industrielle mondiale recule de 40 %, la production d’acier passe de 120 à 50 millions de tonnes et la production automobile de 6 à 2 millions de véhicules.
Le commerce international diminue de 10 % en volume et de 60 % en valeur entre 1929 et 1933.
Déflation et surproduction → baisse des revenus → chômage de masse
★ À maîtriser
Compléments
En France, l’austérité et le refus de dévaluer le franc font progresser le chômage et provoquent la faillite de plus de 700 banques.
Herbert Hoover, président républicain des États-Unis de 1928 à 1932, adopte des mesures limitées face à la crise, ce qui les rend inefficaces et le rend très impopulaire. — HOOVER, Herbert
Austérité déflationniste contre relance étatique
★ À maîtriser
En France, la politique déflationniste menée par Pierre Laval en 1935 prévoit une baisse de 10 % de toutes les dépenses publiques, une hausse des impôts, une diminution des salaires des fonctionnaires et une baisse de certains prix.
En France, le refus de dévaluer le franc et la dévaluation du dollar en 1934 rendent les prix français 36 % plus élevés que les prix en dollars, ce qui pénalise fortement les exportations.
La politique d’austérité réduit la consommation des ménages, fait baisser la demande intérieure, contraint les entreprises à réduire leur production et entraîne des licenciements.
Compléments
Herbert Hoover, républicain, est le 31e président des États-Unis de 1928 à 1932 et ses mesures face à la crise de 1929 sont inefficaces, ce qui le rend très impopulaire.
Les interventions de Hoover comprennent:
Austérité → baisse de la demande → recul de la production et chômage
★ À maîtriser
Franklin Delano Roosevelt est élu 32e président des États-Unis en 1932 avec 57 % des voix et 42 États sur 48, puis il entre officiellement en fonction le 4 mars 1933.
Le premier New Deal, appliqué de 1933 à 1935, repose sur quinze lois votées pendant les cent premiers jours de la présidence et organisées autour de la finance, de la production et de l’emploi.
Le Glass Steagall Act de juin 1933 sépare définitivement les banques d’affaires et les banques de dépôt.
L’Agricultural Adjustment Act de mai 1933 indemnise les agriculteurs qui réduisent leurs surfaces cultivées ou leur production, notamment de blé, de coton, de maïs et de tabac.
Le National Industrial Recovery Act de juin 1933 encourage les ententes par branche afin de fixer des salaires et des prix minimums ainsi que des niveaux de production maximums, en échange d’aides publiques et du droit aux conventions collectives.
La Tennessee Valley Authority, créée en mai 1933, construit 21 barrages dans sept États le long du Tennessee et finance des infrastructures, le reboisement, l’électricité et l’irrigation.
Compléments
AAA, NIRA, TVA : agriculture, industrie, grands travaux
★ À maîtriser
Le second New Deal, appliqué de 1935 à 1938, privilégie les mesures sociales avec la reconnaissance des syndicats, la réduction du temps de travail, les assurances sociales et l’aide au logement.
Le New Deal fait augmenter les prix agricoles de 15 % entre 1932 et 1934, la production industrielle de 60 % entre 1932 et 1937 et réduit le nombre de chômeurs à 7,7 millions en 1937, soit 13 % de la population active.
La croissance américaine reste très faible pendant les années 1930, avec une moyenne de 0,1 %, et la production industrielle chute de 30 % lors de la rechute de 1937-1938.
La Cour suprême invalide le NIRA en mai 1935 puis l’AAA en janvier 1936, au motif que ces lois portent atteinte à la liberté d’entreprendre et à la Constitution.
Compléments
Réformes sociales ambitieuses, mais économie encore fragile
★ À maîtriser
📌 Les accords de Matignon du 5 juin 1936 prévoient des hausses de salaire de 7 à 15 %, des conventions collectives et la création de délégués du personnel.
Compléments
Alliance → victoire électorale → grèves → accords de Matignon
★ À maîtriser
L’augmentation des salaires et l’absence de contrôle des prix provoquent une inflation d’environ 30 % à la fin de 1936, ce qui annule l’effet de la hausse salariale sur le pouvoir d’achat.
En février 1937, Blum annonce une « pause » dans les réformes, puis il démissionne en juin 1937, ce qui met fin à l’expérience du Front populaire.
Compléments
Entre 1936 et 1937, la production industrielle française augmente de 16 %, tandis que le chômage diminue de 18 % entre 1935 et 1938.
En 1938, Daladier remet en cause la loi sur le temps de travail et la grève générale organisée par la CGT à l’automne 1938 échoue.
Hausse des salaires → hausse des prix → relance bloquée
| Approche | Cause ou diagnostic | Solution |
|---|---|---|
| Libérale | Dérangement temporaire du marché | Ne pas intervenir |
| Marxiste | Crise annonçant la fin du capitalisme | Dépassement du capitalisme |
| Keynésienne | Équilibre durable de sous-emploi | Déficit budgétaire et grands travaux |
| Monétariste | Mauvaise politique monétaire | Intervention monétaire adaptée |
| Dimension | New Deal | Front populaire |
|---|---|---|
| Période | 1933-1938 | 1936-1938 |
| Mesure emblématique | Grands travaux et assurances sociales | Congés payés et semaine de 40 heures |
| Résultat | Reprise industrielle mais économie fragile | Reprise limitée et inflation d’environ 30 % |
| Limite principale | Dépendance à l’État et seconde dépression | Coût du travail et manque de capitaux |
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1. Quel rythme annuel moyen caractérise la croissance des États-Unis pendant les années 1920 ?
2. Quelle place les États-Unis occupent-ils dans la production industrielle mondiale en 1929 ?
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Quelle croissance annuelle moyenne les États-Unis ont-ils dans les années 1920 ?
4,5 %
Quels symboles représentent la production et consommation de masse aux États-Unis dans les années 1920 ?
La radio et l’automobile
Quelle part de la production industrielle mondiale les États-Unis représentent-ils en 1929 ?
40 %
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