★ À maîtriser
Aux États-Unis, les banques font faillite après les retraits massifs de liquidités et leur nombre est quasiment divisé par deux entre 1919 et 1933.
Les prêts au jour le jour, ou call loans, facilitent l’accès à la spéculation boursière ; lorsque le cours d’une action baisse, l’emprunteur doit rembourser une partie du prêt et, s’il ne le peut pas, ses actions sont vendues.
Compléments
Surproduction et spéculation → krach → retraits bancaires
★ À maîtriser
Compléments
La production industrielle américaine chute de moitié entre 1929 et 1932, tandis que l’investissement s’effondre et que les faillites se multiplient.
La baisse des prix agricoles pousse des ouvriers agricoles à migrer vers l’ouest des États-Unis.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
En Allemagne, la production industrielle baisse de 46 % et six millions de personnes sont au chômage en 1932.
Le retrait des capitaux américains fragilise les banques allemandes et autrichiennes ; l’insolvabilité du Kredit Anstalt de Vienne entraîne sa faillite, puis celle du système bancaire allemand.
Compléments
Les économies particulièrement touchées sont :
L’économie allemande est également fragilisée par les réparations imposées aux vaincus de la Première Guerre mondiale par le traité de Versailles en 1919.
★ À maîtriser
Compléments
Révolution de 1930 → Constitution de 1934 → Estado Novo en 1937
★ À maîtriser
Compléments
Le projet de fédération européenne défendu par Aristide Briand à la Société des Nations en 1929 suscite peu d’enthousiasme.
En Europe, la crise remet largement en question le « système de Versailles » et favorise l’arrivée au pouvoir de régimes autoritaires.
★ À maîtriser
Aux États-Unis, les premières mesures face à la crise associent rigueur budgétaire et protectionnisme, notamment avec le Hawley-Smoot tariff en 1930, qui impose des droits de douane sur certains produits, dont des produits européens.
En 1932, l’Import Duties Act met fin au libre-échange britannique et les accords d’Ottawa instaurent la préférence impériale entre l’Empire, les colonies et les dominions.
La France adopte : des mesures protectionnistes, une limitation des productions agricole et industrielle, une politique déflationniste, la Zone-franc pour renforcer les liens commerciaux et financiers avec l’empire
Compléments
Les taxes européennes de représailles contre les produits américains font échouer le protectionnisme américain et aggravent la crise.
La préférence impériale consolide la zone sterling, garantit le paiement des dettes coloniales à la métropole et fournit des débouchés à l’industrie anglaise lorsque la demande mondiale ralentit.
Les difficultés britanniques s’accentuent avec les troubles en Chine liés à l’expansion japonaise, l’influence des États-Unis en Amérique latine et la crainte de l’influence soviétique en Europe centrale et orientale.
Préférence impériale britannique : échanges renforcés dans l’Empire, contre taxes américaines qui aggravent la crise
★ À maîtriser
À partir de 1930, sous l’influence de patrons de grands groupes industriels comme Thyssen, l’Allemagne choisit une politique d’austérité et de déflation monétaire.
Pour limiter les effets de la crise, l’Allemagne obtient un moratoire de ses dettes en 1931 et le droit au réarmement en 1932 afin de réviser le traité de Versailles.
Pendant la crise de 1931-1932, le NSDAP exploite les difficultés économiques et sociales, tandis que des industriels, des hommes d’affaires et des ouvriers mécontents soutiennent ou sont séduits par Hitler.
Compléments
Les mesures d’austérité sociale en Allemagne comprennent la réduction de l’allocation chômage et des prestations sociales.
En Allemagne, la hausse des impôts de 15 % et des taxes sur le tabac, le sucre et la bière provoque un mécontentement général qui favorise la montée du national-socialisme.
Hitler rend le traité de Versailles responsable des difficultés économiques et sociales de l’Allemagne.
Austérité et impôts → mécontentement favorable au national-socialisme
★ À maîtriser
Depuis la fin du XIXe siècle, le Japon développe une politique coloniale en Asie orientale, nourrie par un nationalisme renforcé par la crise de 1929.
Pour les nationalistes japonais, coloniser l’Asie est la seule option pour assurer la survie d’un empire dépourvu de ressources et développer une économie autarcique.
Après un attentat contre une voie ferrée en septembre 1931, en réalité organisé par l’armée japonaise, celle-ci s’empare de toute la Mandchourie chinoise et y établit l’État fantoche du Mandchoukouo sous la supervision de Tokyo.
Compléments
Les territoires défendus par les nationalistes japonais sont :
Après le refus de la SDN de reconnaître le Mandchoukouo, le Japon quitte l’organisation en 1933.
Le Japon désigne comme « guerre de Quinze Ans » le conflit dans lequel il s’engage à cette période, marqué par des violences de masse qui s’intensifient avec l’invasion du reste de la Chine à partir de 1937.
Crise et nationalisme → conquête de la Mandchourie
★ À maîtriser
En Amérique latine, la crise favorise des « dictatures de la dépression » qui renforcent le rôle de l’État dans les domaines économique et social.
Au Brésil, Getúlio Vargas cherche à développer une industrie trop dépendante des exportations de matières premières, dont les cours se sont effondrés, et à réduire la dépendance aux importations.
Au Brésil, la politique sociale de Vargas réglemente le travail des femmes et des enfants dès 1931, instaure le congé hebdomadaire et la journée de 8 heures en 1932, puis les congés payés des travailleurs de l’industrie en 1933.
Face à la dépression, John Maynard Keynes préconise une intervention active des États pour relancer la demande et la croissance.
Compléments
📌 Sous l’Estado Novo, les travailleurs brésiliens bénéficient de protections sociales, mais les activités politiques et syndicales extérieures à celles organisées par le régime sont interdites.
Protection sociale des travailleurs, mais interdiction de l’opposition
★ À maîtriser
Aux États-Unis, le produit national brut est divisé par deux depuis 1929 et la moitié des banques font faillite.
Aux élections présidentielles de 1932, Franklin Delano Roosevelt bat le républicain Herbert Hoover en promettant un New Deal fondé sur une politique volontariste de relance.
Durant les cent premiers jours de son mandat, Roosevelt fait adopter des lois et programmes qui instaurent un contrôle public des banques et des opérations financières et lancent une relance par la consommation.
Compléments
Le WPA, principale agence publique créée par Roosevelt, vise à créer plusieurs millions d’emplois.
La TVA aménage et dynamise les régions pauvres de la vallée du Tennessee grâce au reboisement de ses berges et à la construction de centrales hydroélectriques.
À partir de 1935, l’État américain intensifie son intervention en finançant des emplois aidés dans des agences publiques pour réduire le chômage et relancer la consommation.
John Maynard Keynes formalise ses idées dans la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, publiée en 1936. - John Meynard Keynes
Le chômage américain ne recule plus depuis 1936 et la production industrielle ne retrouve son niveau d’avant-crise qu’en 1939.
La loi de sécurité sociale de 1935 pose les premières pierres de l’État-providence américain, mais exclut les plus pauvres et les Noirs.
Aux États-Unis, le retour à une production supérieure au niveau d’avant-crise et au plein-emploi attend l’entrée en guerre du pays en 1941.
★ À maîtriser
Compléments
La crise atteint la France à partir de 1931 et entraîne une baisse des prix ainsi qu’un ralentissement de la production agricole et industrielle qui se prolonge jusqu’en 1939.
En France, la crise aggrave la pauvreté et le chômage, touchant particulièrement les travailleurs étrangers, les femmes et les ouvriers.
L’instabilité ministérielle et les scandales politico-financiers, dont l’affaire Stavisky en 1934, aggravent la crise politique française et la progression de l’antiparlementarisme.
En 1935, la SFIO et le parti communiste s’unissent face à la menace d’extrême droite, puis les radicaux rejoignent le rassemblement populaire.
Le gouvernement du Front populaire crée l’Office du blé et nationalise les industries de l’armement, de l’aéronautique et des chemins de fer.
Georges Boris, dans La Révolution Roosevelt (1934), décrit l’attitude de la majorité des Français envers le New Deal comme allant de l’ignorance à l’hostilité, en passant par l’indifférence et le dédain.
Les difficultés économiques et le contexte international mettent rapidement fin à la réponse du Front populaire à la crise.
★ À maîtriser
Le Pacte Briand-Kellogg, signé le 27 août 1928 par 15 États dont l’Allemagne et le Japon, puis rejoint par d’autres États dont l’URSS pour atteindre 63 États adhérents, met la guerre hors la loi mais ne prévoit aucune sanction en cas de non-respect.
À la conférence mondiale du désarmement de Genève en 1932, les Allemands demandent un désarmement général tandis que les Français défendent un système de sécurité collective dans le cadre de la SDN, ce qui empêche les discussions d’avancer.
En 1933, l’Allemagne nazie et le Japon quittent la SDN, et l’arrivée au pouvoir d’Hitler met fin aux espoirs d’entente.
La SDN ne parvient pas à faire respecter ses engagements face à l’invasion japonaise de la Mandchourie en 1931 et à la création du Mandchoukouo en 1932, ni face à l’invasion italienne de l’Éthiopie en 1935.
📌 Les neutrality acts de 1935 à 1939 interdisent aux États-Unis de vendre des armes et du matériel de guerre aux États en guerre.
Compléments
Les États-Unis refusent les obligations internationales, et leur Sénat a rejeté l’adhésion à la SDN en 1920.
En 1932, l’Allemagne quitte la conférence du désarmement et obtient le droit au réarmement grâce à la clause de l’égalité des droits.
Les sanctions économiques de la SDN contre l’Italie contribuent au rapprochement de Mussolini avec l’Allemagne nazie par l’axe Rome-Berlin en 1936, puis avec l’Allemagne et le Japon par le pacte anti-Komintern en 1937, avant le départ italien de la SDN en 1937.
Aux États-Unis, une partie importante de l’opinion et des élus attribue les difficultés depuis 1929 à l’engagement dans la Première Guerre mondiale, considéré comme ayant surtout profité aux banquiers et aux marchands d’armes.
Malgré son inclination pour l’engagement international, Roosevelt renforce l’isolationnisme américain face à la montée des tensions, notamment après le début de la guerre d’Espagne en 1936.
À partir de 1936, une partie de l’opinion américaine, notamment catholique, considère les républicains espagnols comme des communistes hostiles aux religieux et réclame la neutralité des États-Unis.
📌 En novembre 1939, Roosevelt impose la clause cash and carry, qui lève l’embargo américain sur la vente d’armes.
Absence de sanctions efficaces → paralysie de la SDN
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1. Quel événement caractérise le « jeudi noir » du 24 octobre 1929 à Wall Street ?
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Que se passe-t-il à Wall Street le 24 octobre 1929, le « jeudi noir » ?
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Comment évolue le nombre de banques américaines entre 1919 et 1933 ?
Il est quasiment divisé par deux après des retraits massifs de liquidités et des faillites bancaires.
Comment les prêts au jour le jour facilitent-ils la spéculation boursière ?
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