QCM : La démocratie — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe politique la démocratie organise-t-elle fondamentalement ?

La souveraineté du peuple
La transmission héréditaire du pouvoir
La direction administrative par des experts
La séparation des pouvoirs judiciaires

La souveraineté du peuple

Explication

La démocratie est un régime politique qui organise la souveraineté du peuple. Elle ne se réduit pas à un gouvernement représentatif, car elle peut aussi désigner une société fondée sur l’égalité.

2. Quelle formule Abraham Lincoln emploie-t-il pour définir la démocratie dans son discours de Gettysburg en 1863 ?

Le gouvernement des lois par les institutions et pour la liberté
Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple
Le gouvernement des citoyens par les représentants et pour la nation
Le gouvernement de la majorité par les élus et pour l’État

Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple

Explication

Dans son discours de Gettysburg, Abraham Lincoln définit la démocratie comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Cette formule associe la source, l’exercice et la finalité du pouvoir au peuple.

3. Selon Pierre Manent, d’où les pouvoirs démocratiques tirent-ils leur légitimité ?

Des traditions, tandis que leur exercice revient aux élites sociales
Du peuple, tandis que leur exercice peut être direct ou représentatif
Des juges, tandis que leur exercice dépend des administrations
Du chef de l’État, tandis que leur exercice suit les partis

Du peuple, tandis que leur exercice peut être direct ou représentatif

Explication

Pour Pierre Manent, les pouvoirs démocratiques puisent leur légitimité dans le peuple et sont exercés par le peuple ou ses représentants. La légitimité populaire ne signifie donc pas que l’exercice du pouvoir doive être exclusivement direct.

4. Quelle caractéristique sociale complète la définition politique de la démocratie ?

Elle dépend d’une préférence collective pour l’autorité
Elle valorise une distinction durable entre les ordres
Elle repose sur une hiérarchie stable des statuts
Elle est animée par une passion de l’égalité

Elle est animée par une passion de l’égalité

Explication

La démocratie est aussi présentée comme un type de société animé par la passion de l’égalité. Cette dimension sociale complète sa définition comme régime politique fondé sur la souveraineté populaire.

5. Dans la cité grecque, qui le terme « demos » désigne-t-il ?

Le peuple des citoyens, dont une partie des habitants est exclue
Le groupe des magistrats chargés de gouverner la cité
L’ensemble des habitants, y compris les étrangers et les esclaves
La population rurale opposée aux citoyens vivant dans la ville

Le peuple des citoyens, dont une partie des habitants est exclue

Explication

Dans la cité grecque, le demos désigne le peuple des citoyens, mais une grande partie des habitants n’en fait pas partie. Il ne correspond donc pas à l’ensemble universel de la population.

6. Quelle opposition caractérise les jugements de Platon et d’Aristote sur le peuple assemblé ?

Platon le décrit comme discipliné, tandis qu’Aristote le réduit à une foule irrationnelle
Platon le juge capable de sagesse, tandis qu’Aristote le considère dominé par les passions
Platon le juge soumis aux passions, tandis qu’Aristote lui reconnaît une sagesse collective possible
Platon et Aristote estiment tous deux qu’un individu décide mieux qu’un peuple assemblé

Platon le juge soumis aux passions, tandis qu’Aristote lui reconnaît une sagesse collective possible

Explication

Platon considère la foule comme ignorante et dangereuse parce qu’elle suit les passions collectives et des opinions approximatives. Aristote soutient au contraire que le peuple assemblé peut parfois être plus sage qu’un individu isolé.

7. Comment distinguer les deux dimensions du peuple ?

Il est une communauté homogène et une élite sociale hiérarchisée
Il est un corps civique unifié et une société concrète diverse et divisée
Il est une foule irrationnelle et une institution administrative organisée
Il est une population juridique uniforme et une autorité politique centralisée

Il est un corps civique unifié et une société concrète diverse et divisée

Explication

Le peuple possède une dimension civique, qui renvoie à un principe d’unité, et une dimension sociale, marquée par la pluralité et la division. Ces deux aspects ne doivent pas être confondus.

8. Quelle différence oppose principalement la désignation des gouvernants dans les démocraties modernes et dans les démocraties directes antiques ?

Les modernes privilégient le tirage au sort, tandis que les antiques recouraient à l’élection
Les modernes privilégient l’élection, tandis que les antiques recouraient au tirage au sort
Les modernes utilisent la nomination administrative, tandis que les antiques votaient par acclamation
Les modernes refusent toute désignation, tandis que les antiques choisissaient par héritage

Les modernes privilégient l’élection, tandis que les antiques recouraient au tirage au sort

Explication

Dans les démocraties modernes, l’élection est devenue le principe central de désignation des gouvernants, alors que les démocraties directes antiques utilisaient le tirage au sort. Ces deux procédés correspondent donc à des conceptions historiques différentes du gouvernement démocratique.

9. Comment le tirage au sort et l’élection étaient-ils généralement perçus à Athènes ?

Le tirage au sort semblait aristocratique, tandis que l’élection était considérée comme démocratique
Le tirage au sort était démocratique, tandis que l’élection semblait oligarchique ou aristocratique
Les deux procédés étaient jugés équivalents parce qu’ils sélectionnaient les mêmes gouvernants
Le tirage au sort concernait les magistrats, tandis que l’élection désignait les citoyens ordinaires

Le tirage au sort était démocratique, tandis que l’élection semblait oligarchique ou aristocratique

Explication

À Athènes, le tirage au sort était considéré comme un mode de sélection démocratique. L’élection apparaissait davantage oligarchique ou aristocratique, car elle pouvait favoriser les personnes jugées les meilleures ou les plus prestigieuses.

10. Dans une démocratie représentative, que signifie l’idée selon laquelle toute autorité légitime dérive du consensus des gouvernés ?

L’autorité doit être exercée directement lors de chaque décision publique
L’autorité doit être fondée sur l’accord de ceux sur qui elle s’exerce
L’autorité doit être transmise par les institutions historiques de l’État
L’autorité doit être confiée aux personnes les plus compétentes du pays

L’autorité doit être fondée sur l’accord de ceux sur qui elle s’exerce

Explication

La souveraineté démocratique implique que l’autorité légitime dérive du consensus de ceux qui y sont soumis. Cette idée ne signifie pas que toutes les décisions doivent être prises directement par les citoyens.

11. Quelle distinction Carl Schmitt établit-il entre le principe d’identité et le principe de représentation ?

L’identité repose sur l’élection de délégués, tandis que la représentation exprime une ressemblance spontanée entre les citoyens.
L’identité sépare les gouvernants des gouvernés, tandis que la représentation abolit toute médiation politique.
L’identité dépend d’instructions électorales, tandis que la représentation exige une décision directe des citoyens.
L’identité suppose la ressemblance spontanée des citoyens, tandis que la représentation unifie le peuple par des représentants distincts.

L’identité suppose la ressemblance spontanée des citoyens, tandis que la représentation unifie le peuple par des représentants distincts.

Explication

Pour Carl Schmitt, l’identité renvoie à la ressemblance spontanée des citoyens, alors que la représentation unifie le peuple grâce à des représentants distincts. La confusion fréquente consiste à attribuer à l’identité la séparation entre gouvernants et gouvernés, alors que cette séparation caractérise la représentation.

12. Dans quelle situation l’élection est-elle aristocratique selon Carl Schmitt ?

Lorsque les électeurs peuvent révoquer les représentants après chaque décision parlementaire.
Lorsque les représentants appliquent les instructions précises formulées par les électeurs.
Lorsque les citoyens prennent directement les décisions sans passer par des représentants.
Lorsque les représentants deviennent libres à l’égard des représentés après leur élection.

Lorsque les représentants deviennent libres à l’égard des représentés après leur élection.

Explication

Pour Carl Schmitt, l’élection prend un caractère aristocratique lorsque les représentants disposent d’une liberté à l’égard des représentés après leur élection. Le respect d’instructions précises correspond plutôt à une logique de mandat impératif.

13. Quelle mesure l’Assemblée nationale adopte-t-elle en juillet 1789 concernant le mandat impératif ?

Elle impose le mandat impératif, afin de soumettre les représentants aux électeurs.
Elle interdit le mandat impératif, et cette interdiction n’a pas été révoquée.
Elle réserve le mandat impératif aux élections municipales et l’abolit au niveau national.
Elle suspend le mandat impératif jusqu’à l’adoption d’une nouvelle constitution.

Elle interdit le mandat impératif, et cette interdiction n’a pas été révoquée.

Explication

En juillet 1789, l’Assemblée nationale interdit le mandat impératif, et cette interdiction n’a jamais été révoquée. Le mandat représentatif se distingue ainsi du mandat impératif parce qu’il laisse les gouvernants indépendants des instructions des électeurs.

14. Quels éléments Bernard Manin associe-t-il au fonctionnement de la démocratie représentative ?

La délégation révocable, l’unanimité de l’opinion publique, le tirage au sort et l’absence de débat.
La rotation obligatoire des gouvernants, la censure de l’opinion publique, un vote unique et la décision exécutive.
L’indépendance relative des gouvernants, la liberté de l’opinion publique, des élections répétées et la discussion.
La fusion des gouvernants et des gouvernés, la priorité des experts, des élections espacées et le secret parlementaire.

L’indépendance relative des gouvernants, la liberté de l’opinion publique, des élections répétées et la discussion.

Explication

Bernard Manin décrit la démocratie représentative par la marge d’indépendance des gouvernants, la liberté de l’opinion publique, la réitération de l’élection et l’épreuve de la discussion. Les autres ensembles remplacent ces caractéristiques par des mécanismes qui ne correspondent pas à sa définition.

15. Comment Alexis de Tocqueville caractérise-t-il la société démocratique ?

Par la compétition électorale et la subordination de la société aux gouvernants.
Par l’égalisation des conditions et une progression de l’égalité sociale.
Par la souveraineté populaire et la suppression de toute différence entre les régimes politiques.
Par la concentration du pouvoir et la conservation des privilèges héréditaires.

Par l’égalisation des conditions et une progression de l’égalité sociale.

Explication

Pour Tocqueville, la société démocratique se définit d’abord par l’égalisation des conditions et une égalité sociale croissante. La souveraineté populaire concerne le régime politique, tandis que l’égalisation des conditions décrit la structure sociale.

16. Quelle attitude les individus adoptent-ils plus facilement dans une société démocratique ?

Ils acceptent plus volontiers les distinctions héréditaires qui séparent les gouvernants des gouvernés.
Ils recherchent une distance sociale accrue afin de préserver les privilèges liés aux fonctions politiques.
Ils se perçoivent comme semblables et contestent davantage les privilèges accordés aux gouvernants.
Ils considèrent que les gouvernants possèdent naturellement des droits supérieurs à ceux des citoyens.

Ils se perçoivent comme semblables et contestent davantage les privilèges accordés aux gouvernants.

Explication

Dans les sociétés démocratiques, les individus se perçoivent comme semblables et acceptent moins facilement les privilèges ou droits exorbitants des gouvernants. La recherche d’une distance sociale accrue renvoie plutôt aux sociétés d’ordres de l’Ancien Régime.

17. Dans quelle situation la promesse démocratique d’égalité entre-t-elle en crise ?

Lorsque les conditions de vie sont perçues comme trop éloignées les unes des autres.
Lorsque les gouvernants sont choisis par élection et rendent compte de leur action publique.
Lorsque les citoyens disposent de droits politiques différents selon leur niveau d’instruction.
Lorsque les individus se reconnaissent comme semblables malgré leurs différences sociales.

Lorsque les conditions de vie sont perçues comme trop éloignées les unes des autres.

Explication

La promesse démocratique d’égalité devient source de crise lorsque les écarts entre les conditions de vie paraissent excessifs. La reconnaissance d’une similitude entre les individus correspond au contraire à une caractéristique de la société démocratique.

18. Pourquoi la démocratie est-elle qualifiée d’inachevée ?

Parce qu’elle n’a pas encore instauré de régime politique dans les sociétés contemporaines.
Parce qu’elle abandonne progressivement les institutions représentatives au profit d’un pouvoir administratif.
Parce qu’elle évolue sans cesse et doit répondre à une attente démocratique difficile à satisfaire.
Parce qu’elle suspend les élections jusqu’à ce que toutes les inégalités aient disparu.

Parce qu’elle évolue sans cesse et doit répondre à une attente démocratique difficile à satisfaire.

Explication

La démocratie est dite inachevée parce qu’elle demeure en perpétuelle mutation et se heurte à une attente démocratique difficile à combler. Cette notion ne signifie donc pas que la démocratie est inexistante, mais qu’elle reste en évolution.

19. Quel taux d’abstention est enregistré au second tour de l’élection présidentielle française de 2022 ?

38,01 %
23,01 %
28,01 %
18,01 %

28,01 %

Explication

Au second tour de l’élection présidentielle de 2022, l’abstention atteint 28,01 %. L’abstention mesure la part des électeurs qui ne votent pas, contrairement à la participation électorale qui mesure le vote effectif.

20. Quelle distinction oppose les abstentionnistes « hors le jeu » aux abstentionnistes « dans le jeu » ?

Les premiers défendent les élites, tandis que les seconds soutiennent les mouvements protestataires.
Les premiers sont éloignés de la politique, tandis que les seconds restent politiquement mobilisés.
Les premiers participent aux élections locales, tandis que les seconds privilégient les consultations nationales.
Les premiers contestent les institutions, tandis que les seconds ignorent les enjeux politiques.

Les premiers sont éloignés de la politique, tandis que les seconds restent politiquement mobilisés.

Explication

Les abstentionnistes « hors le jeu » se désintéressent de la politique ou ne la comprennent pas, alors que ceux « dans le jeu » utilisent stratégiquement le non-vote pour exprimer leur défiance. Confondre ces catégories revient à négliger le maintien d’une mobilisation politique chez les seconds.

21. Selon Daniel Gaxie, pourquoi les classes dominées participent-elles moins au vote dans la démocratie représentative ?

Elles peuvent se sentir incompétentes pour prendre part à la vie politique.
Elles sont privées par la loi de leurs droits électoraux fondamentaux.
Elles disposent de moins d’informations sur les programmes des candidats.
Elles préfèrent déléguer leurs choix aux organisations professionnelles.

Elles peuvent se sentir incompétentes pour prendre part à la vie politique.

Explication

Pour Daniel Gaxie, l’exclusion politique des classes dominées tient au sentiment de ne pas être compétent pour participer. Il ne s’agit donc pas d’une exclusion juridique explicite, mais d’un mécanisme social et subjectif.

22. Comment définir la contre-démocratie ?

Une forme de gouvernement qui remplace les élections par une administration citoyenne directe.
Un mouvement partisan qui cherche à renverser les institutions représentatives établies.
Un ensemble de pratiques civiles qui contraignent le pouvoir politique à servir le bien commun.
Une procédure judiciaire destinée à contrôler la constitutionnalité des décisions publiques.

Un ensemble de pratiques civiles qui contraignent le pouvoir politique à servir le bien commun.

Explication

La contre-démocratie désigne des formes de pouvoir souvent extérieures aux institutions, par lesquelles la société civile surveille et contraint les responsables politiques. Elle ne correspond ni à un remplacement des élections ni à une simple procédure juridictionnelle.

23. Quels mécanismes caractérisent la contre-démocratie contemporaine ?

La privatisation des services publics, la dérégulation économique et la concurrence partisane.
La surveillance, la sanction, l’empêchement, ainsi que le peuple-juge et la judiciarisation du politique.
La consultation électorale, la négociation syndicale et la décentralisation administrative.
La représentation parlementaire, la séparation des pouvoirs et la nomination des fonctionnaires.

La surveillance, la sanction, l’empêchement, ainsi que le peuple-juge et la judiciarisation du politique.

Explication

La contre-démocratie rassemble des pouvoirs de surveillance, de sanction et d’empêchement, auxquels s’ajoutent le peuple-juge et la judiciarisation du politique. Les autres ensembles renvoient à des mécanismes institutionnels ou économiques qui ne définissent pas cette notion.

24. Quel trait définit le populisme comme style politique ?

Il confie la décision publique à des experts chargés de dépasser les conflits entre citoyens.
Il oppose un peuple présenté comme homogène et idéalisé aux élites politiques, économiques et médiatiques.
Il organise la représentation politique autour de la diversité des intérêts et des groupes sociaux.
Il défend la neutralité des institutions face aux revendications des organisations sociales.

Il oppose un peuple présenté comme homogène et idéalisé aux élites politiques, économiques et médiatiques.

Explication

Le populisme construit un peuple homogène et idéalisé qu’il oppose aux élites politiques, économiques et médiatiques. La reconnaissance de la diversité des intérêts correspond davantage à la démocratie représentative qu’au registre populiste.

25. Quelle différence distingue le populisme protestataire du populisme identitaire ?

Le premier attaque les élites et leur corruption présumée, tandis que le second dénonce les menaces culturelles extérieures.
Le premier critique la mondialisation culturelle, tandis que le second met en cause les pratiques financières des élus.
Le premier valorise les experts économiques, tandis que le second soutient la diversité des appartenances sociales.
Le premier défend les valeurs nationales, tandis que le second réclame principalement une réforme des institutions électives.

Le premier attaque les élites et leur corruption présumée, tandis que le second dénonce les menaces culturelles extérieures.

Explication

Le populisme protestataire cible les élites et leur corruption supposée, tandis que le populisme identitaire insiste sur le déclin de valeurs culturelles menacées par l’étranger et la mondialisation. Inverser ces cibles conduit à confondre deux formes distinctes de populisme.

26. Pourquoi la probité politique est-elle essentielle à la vie démocratique ?

Elle permet aux responsables politiques de s’affranchir des contrôles exercés par les institutions.
Elle garantit que les citoyens partagent les mêmes opinions sur les décisions publiques.
Elle fonde la confiance entre les élus et les citoyens en exigeant leur honnêteté.
Elle transforme les désaccords électoraux en accords durables entre les différents partis.

Elle fonde la confiance entre les élus et les citoyens en exigeant leur honnêteté.

Explication

La probité politique impose une exigence d’honnêteté qui soutient le pacte entre élus et citoyens et nourrit la confiance démocratique. Elle ne supprime ni les désaccords politiques ni les mécanismes de contrôle institutionnel.

27. Quelle mesure la loi du 11 octobre 2013 a-t-elle instituée ?

La création d’un tribunal spécialisé dans les conflits entre partis politiques et médias.
La création d’un registre public consacré aux financements des organisations syndicales.
La création d’une commission chargée de vérifier les résultats des élections nationales.
La création de la Haute Autorité chargée de contrôler les déclarations patrimoniales des élus.

La création de la Haute Autorité chargée de contrôler les déclarations patrimoniales des élus.

Explication

La loi du 11 octobre 2013 crée la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qui contrôle les déclarations de situation patrimoniale des élus. Elle ne crée pas une juridiction électorale ni un organisme centré sur les syndicats.

28. Quelle différence oppose une société segmentaire à une société dotée d’un État ?

La société segmentaire ne possède pas de gouvernement central, tandis que l’État dispose d’un pouvoir institutionnalisé et spécialisé.
La société segmentaire possède une administration centrale, tandis que l’État dépend de moyens de contrainte informels.
La société segmentaire repose sur un pouvoir spécialisé, tandis que l’État fonctionne par des décisions familiales dispersées.
La société segmentaire distingue les institutions politiques, tandis que l’État confond les autorités locales et centrales.

La société segmentaire ne possède pas de gouvernement central, tandis que l’État dispose d’un pouvoir institutionnalisé et spécialisé.

Explication

Les sociétés segmentaires sont dépourvues de gouvernement central et de moyens de contrainte, tandis que les sociétés étatiques disposent d’un pouvoir central institutionnalisé et spécialisé. La présence d’une administration centrale caractérise donc la seconde configuration.

29. Quelle définition correspond à l’État dans son sens politique moderne ?

Une instance politique qui assure la cohésion sociale et gouverne l’ensemble de la communauté des citoyens.
Une autorité juridique limitée à l’application des décisions prises par les communautés locales.
Une organisation administrative chargée de défendre les intérêts économiques des groupes dominants.
Un pouvoir central indépendant de la société qui dirige les institutions sociales particulières.

Une instance politique qui assure la cohésion sociale et gouverne l’ensemble de la communauté des citoyens.

Explication

L’État est l’instance politique moderne par laquelle une société assure sa cohésion et gouverne l’ensemble de ses citoyens. Le définir comme un pouvoir indépendant de la société reprend la confusion signalée, car l’État s’inscrit dans l’organisation collective de celle-ci.

30. Quelle distinction permet de différencier l’État moderne de la société ?

L’État représente les groupes sociaux, tandis que la société exerce un pouvoir institutionnel spécialisé.
L’État porte l’intérêt général, tandis que la société rassemble des intérêts particuliers.
L’État exprime des intérêts particuliers, tandis que la société organise l’intérêt général commun.
L’État dépend des intérêts économiques, tandis que la société impose des règles politiques centralisées.

L’État porte l’intérêt général, tandis que la société rassemble des intérêts particuliers.

Explication

L’État moderne se distingue de la société par sa vocation à porter l’intérêt général, alors que la société rassemble une pluralité d’intérêts particuliers. Inverser ces fonctions revient à confondre l’instance politique avec l’espace social qu’elle organise.

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Qu'est-ce que la démocratie organise selon sa définition politique ?

La souveraineté du peuple.

Comment Abraham Lincoln définit-il la démocratie dans son discours de Gettysburg ?

Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple.

Dans quel discours Abraham Lincoln définit-il la démocratie ?

Dans le discours de Gettysburg de 1863.

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