QCM : L’alexandrin : règles et interprétations — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Combien de syllabes un alexandrin comporte-t-il normalement ?

Dix syllabes
Douze syllabes
Huit syllabes
Quatorze syllabes

Douze syllabes

Explication

L’alexandrin est défini par une mesure de douze syllabes. Un vers qui ne suit pas cette mesure n’est pas nécessairement un alexandrin.

2. Quel schéma rythmique divise le plus fréquemment l’alexandrin en deux parties égales ?

3/3/3/3, avec quatre groupes
8/4, avec deux groupes inégaux
4/4/4, avec trois groupes
6/6, avec deux hémistiches

6/6, avec deux hémistiches

Explication

Le rythme 6/6 est le schéma le plus fréquent et partage l’alexandrin en deux hémistiches. Le rythme 3/3/3/3 correspond au tétramètre, qui constitue une autre organisation.

3. Dans quelle situation le E final d’un mot se prononce-t-il lors du comptage des syllabes ?

Lorsque le mot suivant commence par une consonne
Lorsqu’il se trouve à la fin du vers
Lorsqu’il est précédé d’une voyelle
Lorsque le mot suivant commence par une voyelle

Lorsque le mot suivant commence par une consonne

Explication

Le E final se prononce devant une consonne, ce qui ajoute une syllabe au décompte. Devant une voyelle, il reste muet, et il est également muet en fin de vers.

4. Que devient le E final d’un mot placé à la fin d’un vers lors du décompte métrique ?

Il déclenche une diérèse
Il reste muet
Il se transforme en liaison
Il forme une syllabe supplémentaire

Il reste muet

Explication

Un E final placé en fin de vers ne se prononce pas et n’ajoute donc pas de syllabe. La diérèse concerne, quant à elle, la séparation d’un son vocalique à l’intérieur d’un mot.

5. Qu’est-ce qu’une liaison dans la diction d’un vers ?

Le E final d’un mot devient muet devant une consonne
Le dernier mot du vers se prolonge dans le vers suivant
La lecture s’arrête dès qu’un vers atteint sa mesure
La consonne finale d’un mot se prononce devant une voyelle

La consonne finale d’un mot se prononce devant une voyelle

Explication

La liaison relie oralement un mot terminé par une consonne à un mot commençant par une voyelle. Elle ne désigne pas la poursuite syntaxique d’un vers dans le suivant, qui relève de l’enjambement.

6. Quel phénomène apparaît lorsqu’un vers se poursuit au vers suivant sans signe de ponctuation à sa fin ?

Une liaison
Une coupe
Un enjambement
Une diérèse

Un enjambement

Explication

L’enjambement se produit lorsque la lecture et la construction de la phrase continuent au vers suivant sans ponctuation finale. La liaison concerne plutôt la continuité sonore entre deux mots.

7. Dans le vers « Tandis que sans espoir, haï, lassé de vivre », quel effet produit le rythme 6/2/4 ?

Il isole « haï » et renforce le registre pathétique
Il efface la souffrance en donnant au vers une cadence régulière
Il équilibre quatre groupes et produit une harmonie majestueuse
Il accélère la scène et crée une impression comique

Il isole « haï » et renforce le registre pathétique

Explication

La structure 6/2/4 met « haï » en relief et accentue ainsi le registre pathétique d’Antiochus. Le schéma 3/3/3/3 est celui qui peut produire une impression de majesté et d’harmonie.

8. Que traduit le rythme 4/1/1/6 dans « Nous séparer ? Qui ? Moi ? Titus de Bérénice ? » ?

La progression régulière d’une description sans charge émotionnelle
La souffrance intense et le déchirement intérieur de Bérénice
La majesté harmonieuse d’un discours organisé en quatre temps égaux
La sérénité d’un personnage qui accepte facilement la séparation

La souffrance intense et le déchirement intérieur de Bérénice

Explication

Les groupes très courts « Qui ? » et « Moi ? » interrompent fortement le mouvement du vers et traduisent la souffrance ainsi que le déchirement intérieur de Bérénice. Une organisation régulière en groupes égaux ne rendrait pas ce bouleversement de la même manière.

9. Qu’est-ce que la stichomythie dans une scène dramatique ?

Un échange vif de répliques très brèves pouvant désarticuler un vers
Un long monologue développé qui interrompt l’action dramatique
Une description détaillée du décor avant l’entrée des personnages
Un récit rétrospectif qui résume plusieurs événements successifs

Un échange vif de répliques très brèves pouvant désarticuler un vers

Explication

La stichomythie repose sur des répliques très brèves et peut fragmenter le vers, ce qui traduit souvent une émotion intense. Elle ne correspond ni à un monologue ni à une description ou à un récit rétrospectif.

10. Dans la scène où Bérénice apprend que Titus ne l’épousera pas, que met en valeur la stichomythie ?

L’exposition, qui présente les personnages et la situation
L’acmé, c’est-à-dire le point culminant de la scène
La description du lieu où se déroule la conversation
La résolution, qui apporte une issue définitive au conflit

L’acmé, c’est-à-dire le point culminant de la scène

Explication

Dans cette scène, la stichomythie souligne l’acmé, moment de plus forte intensité dramatique. L’acmé désigne donc le sommet de la scène, tandis que la stichomythie désigne la forme brève de l’échange.

11. Quel procédé consiste à reporter au début du vers suivant la toute fin d’une phrase ou d’un groupe de mots ?

Le rejet
La rime interne
La coupe à l’hémistiche
Le contre-rejet

Le rejet

Explication

Le rejet place la fin d’une phrase ou d’un groupe de mots au début du vers suivant. Le contre-rejet fonctionne inversement en amorçant la phrase à la fin du vers précédent.

12. Comment reconnaît-on un contre-rejet ?

Une phrase commence en fin de vers sur moins de six syllabes et se poursuit au vers suivant
Une phrase s’achève au début du vers suivant après avoir commencé dans le vers précédent
Deux répliques brèves se répondent en interrompant régulièrement la syntaxe du dialogue
Un même son consonantique revient dans plusieurs mots placés à la fin des vers

Une phrase commence en fin de vers sur moins de six syllabes et se poursuit au vers suivant

Explication

Le contre-rejet commence à la fin d’un vers, sur moins de six syllabes, puis se poursuit sur tout le vers suivant. Le report d’une fin de phrase au début du vers suivant correspond au rejet, et non au contre-rejet.

13. Quel effet les rimes en fin de vers peuvent-elles produire ?

Elles séparent les mots liés en empêchant toute relation sonore
Elles imposent une syntaxe régulière qui supprime les ambiguïtés
Elles remplacent les répliques brèves par un développement narratif
Elles rapprochent des mots par leur son et peuvent associer leurs sens

Elles rapprochent des mots par leur son et peuvent associer leurs sens

Explication

Les rimes finales établissent une proximité sonore entre des mots et peuvent ainsi suggérer un rapprochement de sens. Elles ne suppriment pas les relations sémantiques et ne déterminent pas à elles seules la structure narrative.

14. Quelles positions du vers peuvent particulièrement mettre un mot en valeur ?

La première syllabe atone, la rime interne et le rejet
Le milieu du groupe syntaxique, la césure et l’enjambement
La fin du premier hémistiche, le contre-rejet et la diérèse
La place initiale, l’hémistiche et la rime

La place initiale, l’hémistiche et la rime

Explication

La place initiale, l’hémistiche et la rime sont des positions stratégiques qui attirent l’attention sur un mot. Les autres ensembles mélangent des procédés qui ne constituent pas la liste donnée de ces positions privilégiées.

15. Dans « Qu’à jamais l’un de l’autre il faut vous séparer », quel effet produit l’ordre syntaxique bouleversé ?

Il transforme « séparer » en rime interne pour créer un écho au milieu du vers
Il place « séparer » au début du vers afin d’annoncer clairement la conclusion
Il atténue le conflit en éloignant le verbe de la fin de la phrase
Il maintient « séparer » en suspens jusqu’à la rime et renforce l’intensité dramatique

Il maintient « séparer » en suspens jusqu’à la rime et renforce l’intensité dramatique

Explication

La syntaxe bouleversée retarde le verbe « séparer » jusqu’à la rime, ce qui augmente l’attente et la tension dramatique. Dans l’ordre naturel, le verbe apparaîtrait plus tôt et l’effet de suspension serait moindre.

16. Qu’est-ce qu’une allitération ?

La répétition d’un même son consonantique dans un texte
La répétition d’un même mot à la fin de plusieurs phrases
La répétition d’une même structure syntaxique dans plusieurs vers
La répétition d’un même son vocalique dans un texte

La répétition d’un même son consonantique dans un texte

Explication

L’allitération consiste à répéter un son consonantique dans un texte. La répétition d’un son vocalique relève de l’assonance, tandis que les deux autres réponses désignent d’autres procédés.

17. Qu’est-ce qu’une assonance ?

La répétition d’une même longueur de réplique dans un dialogue
La répétition de mots placés à la rime de vers successifs
La répétition d’un même son consonantique dans un texte
La répétition d’un même son vocalique dans un texte

La répétition d’un même son vocalique dans un texte

Explication

L’assonance repose sur la répétition d’un son vocalique. La répétition d’un son consonantique définit l’allitération, tandis que les autres réponses concernent la rime ou la construction du dialogue.

18. Dans « Des flammes, de la faim, des fureurs intestines », quel effet produit l’allitération en [f] ?

Elle souligne la violence des combats racontés par Antiochus
Elle met en relief le calme du paysage décrit dans le passage
Elle évoque principalement la douceur d’une scène de réconciliation
Elle marque une hésitation du personnage face à une décision incertaine

Elle souligne la violence des combats racontés par Antiochus

Explication

La répétition du son [f] accompagne et souligne la violence des combats évoqués par Antiochus. Elle ne produit donc pas un effet de douceur, d’hésitation ou de calme dans cet exemple.

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Qu'est-ce qu'un alexandrin en poésie ?

Un vers de 12 syllabes.

Quel est le schéma rythmique le plus fréquent de l’alexandrin ?

Le schéma 6/6 formé de deux hémistiches.

Qu'est-ce qu'un hémistiche dans un alexandrin ?

Chacune des deux moitiés séparées par la coupe rythmique.

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