QCM : Latin et justice antiques — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment se prononce le mot latin « pater » ?

« Pâter », en ne prononçant pas la voyelle finale
« Patère », en prononçant toutes les lettres
« Patèr », en supprimant la dernière consonne
« Pater », en faisant entendre un e muet final

« Patère », en prononçant toutes les lettres

Explication

En latin, toutes les lettres se prononcent, si bien que « pater » se lit « patère ». La prononciation ne repose donc pas sur l’effacement de la dernière voyelle.

2. Quelle prononciation correspond au latin classique pour la lettre c dans « Cicero » ?

Un son [g], comme dans « gare »
Un son [s], comme dans « cire »
Un son [k], comme dans « kilo »
Un son [ch], comme dans « cheval »

Un son [k], comme dans « kilo »

Explication

Le c latin se prononce comme [k], quelle que soit la voyelle qui le suit. Il ne suit donc pas les variations du c français, qui peut notamment produire le son [s].

3. Que désigne un cas en grammaire latine ?

La terminaison commune à tous les mots d’un groupe
La forme d’un mot selon sa fonction dans la phrase
La traduction française d’un mot selon son genre
La place d’un mot latin dans l’ordre de la phrase

La forme d’un mot selon sa fonction dans la phrase

Explication

Le cas est la forme que prend un mot latin pour exprimer sa fonction dans la phrase. Il ne désigne donc ni sa traduction ni sa position matérielle dans l’ordre des mots.

4. Quelle association entre cas latin et fonction grammaticale est correcte ?

L’accusatif correspond généralement au sujet
Le génitif correspond généralement au complément circonstanciel
L’ablatif correspond généralement au complément du nom
Le nominatif correspond généralement au sujet

Le nominatif correspond généralement au sujet

Explication

Le nominatif marque notamment le sujet, tandis que l’accusatif marque généralement le COD. Le génitif est associé au complément du nom et l’ablatif au complément circonstanciel.

5. Dans la phrase « Puella amat rosam », pourquoi « puella » est-il au nominatif et « rosam » à l’accusatif ?

Parce que « puella » est le sujet et « rosam » le COD
Parce que « puella » est le COD et « rosam » le sujet
Parce que « puella » est un complément du nom et « rosam » un COI
Parce que « puella » est une apostrophe et « rosam » un complément circonstanciel

Parce que « puella » est le sujet et « rosam » le COD

Explication

Dans cette phrase, « puella » accomplit l’action et constitue donc le sujet au nominatif, tandis que « rosam » reçoit l’action et constitue le COD à l’accusatif. L’accusatif ne marque pas ici le sujet.

6. Qu’est-ce qu’une déclinaison en latin ?

La combinaison d’un nom avec un adjectif invariable
La traduction d’un nom latin selon sa fonction
La variation du radical d’un verbe selon son temps
La variation de la terminaison d’un nom selon son cas

La variation de la terminaison d’un nom selon son cas

Explication

La déclinaison consiste à modifier la terminaison d’un nom en fonction du cas, et le latin en compte cinq. Elle concerne donc la flexion nominale plutôt que la conjugaison verbale.

7. Comment Aristote définit-il l’équité ?

Comme le remplacement de la loi par l’opinion personnelle du juge
Comme une correction de la loi générale lorsqu’elle convient mal à un cas particulier
Comme une décision fondée sur la force plutôt que sur la règle
Comme l’application identique de la loi générale à toutes les situations

Comme une correction de la loi générale lorsqu’elle convient mal à un cas particulier

Explication

Pour Aristote, l’équité corrige la rigueur d’une règle générale lorsque celle-ci produit une solution inadaptée à une situation particulière. Elle ne supprime pas la justice, mais en ajuste l’application concrète.

8. Dans quelle situation l’équitable est-il préférable au juste légal selon Aristote ?

Lorsque la loi générale produit une décision adaptée aux circonstances
Lorsque la décision dépend principalement de la préférence des parties
Lorsque l’application générale de la loi conduirait à une erreur
Lorsque le juge souhaite écarter toute règle juridique

Lorsque l’application générale de la loi conduirait à une erreur

Explication

Aristote considère le juste et l’équitable comme conformes à la vertu, mais préfère l’équitable lorsque la généralité de la loi engendre une erreur dans un cas donné. L’équité adapte alors la règle à la situation sans se réduire à une préférence subjective.

9. Quelle œuvre Sophocle compose-t-il en 441 av. J.-C. autour du conflit entre Créon et Antigone ?

Œdipe roi, une épopée civique
Les Perses, un récit historique
Médée, une comédie politique
Antigone, une tragédie grecque

Antigone, une tragédie grecque

Explication

Sophocle compose Antigone en 441 av. J.-C., et cette tragédie met au centre l’affrontement entre Créon et Antigone. Œdipe roi appartient aussi au théâtre grec, mais il ne correspond pas à cette œuvre ni à ce conflit précis.

10. Pourquoi Antigone désobéit-elle à l’édit de Créon concernant Polynice ?

Pour obtenir une récompense publique accordée par la cité
Pour respecter les lois divines non écrites et immuables
Pour défendre le droit de Créon à gouverner Thèbes
Pour appliquer une nouvelle règle votée par les citoyens

Pour respecter les lois divines non écrites et immuables

Explication

Antigone brave l’interdiction d’ensevelir Polynice afin d’obéir aux lois divines, qu’elle considère supérieures et immuables. Elle n’agit donc pas pour recevoir une récompense ni pour renforcer l’autorité politique de Créon.

11. Quelle opposition entre Antigone et Créon explique leur conflit sur l’ensevelissement de Polynice ?

Antigone considère la loi comme inutile, tandis que Créon refuse toute règle politique
Antigone réclame une gloire personnelle, tandis que Créon protège les rites religieux
Antigone défend une décision humaine, tandis que Créon invoque des lois divines éternelles
Antigone invoque des lois divines éternelles, tandis que Créon défend une loi humaine

Antigone invoque des lois divines éternelles, tandis que Créon défend une loi humaine

Explication

Antigone affirme que les lois divines sont éternelles et supérieures aux ordres d’un mortel, alors que Créon traite l’ensevelissement comme une violation de son édit. La confusion fréquente consiste à attribuer à Créon la défense des lois divines, alors qu’il défend une décision humaine.

12. Quel genre oratoire conseille ou dissuade en politique en examinant l’utile ou le nuisible à venir ?

Le genre délibératif
Le genre judiciaire
Le genre démonstratif
Le genre épique

Le genre délibératif

Explication

Le genre délibératif concerne les décisions politiques futures et cherche à conseiller ou à dissuader selon l’utile ou le nuisible. Le genre judiciaire porte plutôt sur le juste ou l’injuste dans des faits passés.

13. Quelle association décrit correctement les trois enjeux fondamentaux de l’art oratoire ?

Le logos raisonne, l’ethos construit l’image morale et le pathos éveille les sentiments
Le logos mémorise le texte, l’ethos prononce le discours et le pathos réfute l’adversaire
Le logos éveille les sentiments, l’ethos prouve par la raison et le pathos décrit l’action
Le logos construit l’image morale, l’ethos organise le discours et le pathos établit les faits

Le logos raisonne, l’ethos construit l’image morale et le pathos éveille les sentiments

Explication

Le logos s’appuie sur la raison et la parole, l’ethos façonne l’image morale de l’orateur et le pathos mobilise les sentiments favorables à la cause. Les autres associations attribuent à ces notions des fonctions qui relèvent d’autres opérations oratoires.

14. Dans quel ordre se présentent les cinq étapes classiques de la construction d’un discours oratoire ?

Dispositio, inventio, memoria, actio, elocutio
Memoria, elocutio, dispositio, inventio, actio
Inventio, dispositio, elocutio, memoria, actio
Elocutio, actio, inventio, dispositio, memoria

Inventio, dispositio, elocutio, memoria, actio

Explication

La construction oratoire suit l’ordre inventio, dispositio, elocutio, memoria et actio. La dispositio intervient donc après la recherche des arguments et avant le choix de leur formulation stylistique.

15. Quel symbole de l’allégorie de la Justice représente l’impartialité ?

La balance
L’épée
Le genou dénudé
Les yeux bandés

Les yeux bandés

Explication

Les yeux bandés représentent l’impartialité de la Justice, qui ne favorise pas une partie selon son apparence ou son statut. La balance renvoie à l’équité, tandis que l’épée évoque l’action de trancher.

16. Qui est Thémis dans la tradition antique ?

La muse de l’éloquence, fille d’Apollon et épouse d’Hermès
La déesse de la guerre, fille de Zeus et épouse d’Arès
La déesse de la Justice, fille d’Ouranos et épouse de Zeus
La reine des morts, fille de Cronos et épouse d’Hadès

La déesse de la Justice, fille d’Ouranos et épouse de Zeus

Explication

Thémis est la déesse de la Justice, fille d’Ouranos et deuxième épouse de Zeus ; elle peut aussi annoncer la vérité et prédire l’avenir dans l’Antiquité. Les autres propositions lui attribuent des domaines, des filiations ou des unions qui ne correspondent pas à son identité.

17. En quelle année la tradition situe-t-elle la fondation de Rome ?

En 27 av. J.-C.
En 509 av. J.-C.
En 753 av. J.-C.
En 476 ap. J.-C.

En 753 av. J.-C.

Explication

La tradition situe la fondation de Rome en 753 av. J.-C. Les autres dates correspondent notamment au début de la République, au début de l’Empire ou à une borne de sa fin.

18. Quelle caractéristique décrit correctement Tite-Live et son œuvre historique ?

C’est un poète grec de l’époque classique, auteur d’une épopée consacrée aux guerres puniques.
C’est un historien romain de l’époque impériale, auteur de 142 livres intitulés De Urbe condita.
C’est un sénateur républicain, auteur d’un traité juridique consacré aux institutions romaines.
C’est un empereur romain, auteur d’une autobiographie composée de discours militaires.

C’est un historien romain de l’époque impériale, auteur de 142 livres intitulés De Urbe condita.

Explication

Tite-Live est un historien romain de l’époque impériale et son œuvre De Urbe condita comprend 142 livres. Les autres descriptions confondent son activité avec celles d’un poète, d’un juriste ou d’un empereur.

19. Quelle succession chronologique des régimes romains est correcte ?

République de 753 à 509 av. J.-C., Royauté de 509 à 27 av. J.-C., puis Empire à partir de 27 av. J.-C.
Royauté de 753 à 509 av. J.-C., République de 509 à 27 av. J.-C., puis Empire à partir de 27 av. J.-C.
Royauté de 753 à 27 av. J.-C., République de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C., puis Empire après 476.
Royauté de 509 à 27 av. J.-C., Empire de 753 à 509 av. J.-C., puis République après 27 av. J.-C.

Royauté de 753 à 509 av. J.-C., République de 509 à 27 av. J.-C., puis Empire à partir de 27 av. J.-C.

Explication

La royauté précède la République, puis l’Empire commence en 27 av. J.-C. La confusion principale consiste à inverser la royauté et la République ou à placer le début de l’Empire à une autre date.

20. Face à la menace étrusque, quel objectif poursuit la proposition acceptée par Tullus ?

Confier le commandement aux Étrusques afin d’obtenir leur soutien contre les forces ennemies.
Éviter une guerre générale en faisant décider le commandement par une épreuve limitée entre les deux peuples.
Déclencher une bataille générale en rassemblant immédiatement les deux armées sur le même champ de bataille.
Reporter toute décision militaire jusqu’à la disparition de la menace extérieure commune.

Éviter une guerre générale en faisant décider le commandement par une épreuve limitée entre les deux peuples.

Explication

La proposition vise à éviter une guerre générale grâce à une épreuve limitée qui doit déterminer le commandement. Elle ne consiste pas à engager directement les deux armées dans une bataille générale.

21. Pourquoi les Étrusques constituent-ils une menace pour les deux camps après l’épreuve des Horaces ?

Ils remplacent les combattants épuisés pour poursuivre le conflit entre les peuples albain et romain.
Ils interviennent comme arbitres afin d’empêcher toute reprise des hostilités entre les deux camps.
Ils pourraient attaquer aussi bien le vainqueur que le vaincu une fois les deux camps affaiblis.
Ils soutiennent le vainqueur afin d’imposer son autorité sur le peuple rival après l’épreuve.

Ils pourraient attaquer aussi bien le vainqueur que le vaincu une fois les deux camps affaiblis.

Explication

Les Étrusques représentent une menace extérieure commune et pourraient profiter de l’épuisement des deux camps pour attaquer le vainqueur comme le vaincu. Le conflit immédiat oppose donc les peuples albain et romain, et les Étrusques ne jouent pas le rôle d’arbitres.

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Comment se prononcent toutes les lettres en latin ?

Toutes les lettres se prononcent.

Comment se prononce la lettre u en latin ?

La lettre u se prononce « ou ».

Comment se prononce la lettre j en latin ?

La lettre j se prononce comme dans Johan.

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