QCM : Le moi, conscience et inconscient (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment le terme « sujet » peut-il désigner deux rapports différents à l’action ?

Il désigne une personne façonnée par son époque et une personne indépendante de toute loi.
Il désigne une personne soumise à une autorité et une personne capable d’autonomie.
Il désigne une personne singulière et une personne dont les actes sont imprévisibles.
Il désigne une personne privée de raison et une personne guidée par ses émotions.

Il désigne une personne soumise à une autorité et une personne capable d’autonomie.

Explication

Le sujet peut être assujetti à une autorité ou autonome, c’est-à-dire auteur de ses actes. Être façonné par son époque relève des déterminismes, mais cela ne constitue pas l’autre sens du mot « sujet ».

2. Une personne examine une règle héritée et décide de se donner une règle de conduite réfléchie : quelle capacité manifeste-t-elle ?

La capacité de recevoir une règle de conduite de son milieu social.
La capacité de se conformer aux lois physiques de son environnement.
La capacité de se donner à soi-même sa propre loi.
La capacité de se soustraire à toute règle en suivant ses préférences.

La capacité de se donner à soi-même sa propre loi.

Explication

Se donner à soi-même sa propre loi correspond à l’autonomie. Suivre une règle reçue du milieu social relève plutôt d’une détermination imposée ou héritée.

3. Qu’ont en commun le milieu social reçu à la naissance et les lois physiques auxquelles une personne est soumise ?

Ils résultent de décisions que la personne prend au cours de sa vie.
Ils sont des règles que chaque personne se donne librement.
Ils expriment une autonomie acquise par la réflexion personnelle.
Ils constituent des déterminismes qui s’imposent sans avoir été choisis.

Ils constituent des déterminismes qui s’imposent sans avoir été choisis.

Explication

Les déterminismes comprennent des caractéristiques reçues sans choix ainsi que des lois physiques ou juridiques auxquelles l’être humain est soumis. L’autonomie désigne au contraire la capacité de se donner sa propre loi.

4. Comment une personne peut-elle être à la fois singulière et capable d’universalité ?

Elle possède des traits qui la distinguent et peut dépasser son point de vue particulier.
Elle transforme ses préférences individuelles en règles auxquelles tous obéissent.
Elle renonce à toute particularité afin de devenir identique aux autres personnes.
Elle se distingue des autres en adoptant un point de vue valable pour elle seule.

Elle possède des traits qui la distinguent et peut dépasser son point de vue particulier.

Explication

La personne est singulière par ce qui la distingue, tout en pouvant dépasser son point de vue particulier pour atteindre l’universalité. Renoncer à toute particularité n’est pas nécessaire pour accéder à un point de vue universel.

5. Quelle démarche caractérise principalement le discours philosophique lorsqu’il cherche à dépasser les perspectives particulières ?

Il vise l’émotion partagée en s’appuyant principalement sur la sensibilité.
Il vise la description des coutumes locales en s’appuyant principalement sur l’observation.
Il vise l’expression individuelle en s’appuyant principalement sur l’imagination.
Il vise l’universalité en s’appuyant principalement sur la raison.

Il vise l’universalité en s’appuyant principalement sur la raison.

Explication

Le discours philosophique vise l’universalité et s’appuie principalement sur l’usage de la raison. L’imagination et la sensibilité caractérisent davantage les moyens privilégiés des arts.

6. Quelle situation correspond à la définition du désir ?

Accomplir une action choisie sans éprouver d’attrait particulier.
Être attiré par une réalité que l’on ne possède pas ou que l’on n’est pas.
Apprécier une réalité que l’on possède déjà et que l’on connaît bien.
Éprouver une obligation imposée par une règle extérieure à soi.

Être attiré par une réalité que l’on ne possède pas ou que l’on n’est pas.

Explication

Le désir est l’attrait pour ce que l’on n’est pas ou ce que l’on ne possède pas. Apprécier ce que l’on possède déjà ne correspond pas à cette définition du désir.

7. Dans le désir amoureux, quel effet l’impossibilité de posséder complètement l’autre peut-elle produire ?

Elle entretient une frustration qui relance le désir.
Elle remplace le désir par une autonomie à l’égard de l’autre.
Elle transforme l’autre en bien que l’on peut posséder entièrement.
Elle supprime l’attrait et met fin à toute attente.

Elle entretient une frustration qui relance le désir.

Explication

L’impossibilité de posséder l’autre entretient la frustration, laquelle relance le désir amoureux. Cette impossibilité ne signifie pas que l’attrait disparaît ou que la possession complète devient réalisable.

8. Quelle distinction sépare la conscience immédiate de la conscience réflexive ?

La conscience immédiate observe le moi, tandis que la conscience réflexive désigne une présence au monde sans recul.
La conscience immédiate est propre aux humains, tandis que la conscience réflexive est partagée avec les animaux.
La conscience immédiate permet de se connaître complètement, tandis que la conscience réflexive empêche toute connaissance de soi.
La conscience immédiate est une présence sans recul, tandis que la conscience réflexive prend le moi pour objet.

La conscience immédiate est une présence sans recul, tandis que la conscience réflexive prend le moi pour objet.

Explication

La conscience immédiate correspond à une présence non réfléchie à soi et au monde, alors que la conscience réflexive permet de s’observer. Confondre les deux revient à attribuer à la conscience immédiate la prise de recul propre à la conscience réflexive.

9. Quel effet la conscience réflexive a-t-elle sur la relation de l’être humain à la vie ?

Elle développe la connaissance de soi en donnant un point de vue entièrement extérieur sur sa propre existence.
Elle rapproche l’être humain de la vie immédiate en supprimant le besoin de prendre du recul sur soi.
Elle favorise l’immersion immédiate dans la vie, mais limite la réflexion, la culture et la connaissance.
Elle rend possibles la réflexion, la culture et la connaissance, mais éloigne de l’immersion immédiate dans la vie.

Elle rend possibles la réflexion, la culture et la connaissance, mais éloigne de l’immersion immédiate dans la vie.

Explication

La conscience réflexive permet de réfléchir, de produire une culture et de connaître, tout en créant une distance avec la vie vécue immédiatement. L’idée qu’elle favorise l’immersion sans recul inverse précisément cet effet de distanciation.

10. Pourquoi l’être humain ne peut-il pas se connaître complètement ?

Il ne peut pas adopter un point de vue entièrement extérieur sur lui-même.
Il ne peut pas distinguer sa conscience immédiate de sa conscience réflexive.
Il ne peut pas partager avec autrui les expériences qui constituent son identité.
Il ne peut pas observer ses pensées lorsqu’il agit dans le monde.

Il ne peut pas adopter un point de vue entièrement extérieur sur lui-même.

Explication

Toute connaissance de soi reste limitée, car le sujet ne peut sortir entièrement de lui-même pour s’observer de l’extérieur. L’impossibilité d’observer ses pensées dans l’action n’est pas la raison avancée pour expliquer cette limite.

11. Quel rôle Aristote attribue-t-il à l’étonnement devant l’existence ?

Il constitue une preuve que l’être humain peut se connaître complètement.
Il est à l’origine de la philosophie.
Il marque la fin de la recherche philosophique.
Il permet de remplacer la réflexion par une présence immédiate au monde.

Il est à l’origine de la philosophie.

Explication

Pour Aristote, l’étonnement devant l’existence suscite le questionnement qui est à l’origine de la philosophie. Il ne marque donc pas la clôture de la réflexion, mais son point de départ.

12. Que désigne le logos dans la définition aristotélicienne de l’être humain ?

La conscience de soi et la capacité de se détacher du monde.
Le langage articulé et la capacité de raisonner.
La vie en communauté et la capacité de transmettre des coutumes.
La production de sons et la capacité de manifester des émotions.

Le langage articulé et la capacité de raisonner.

Explication

Le logos réunit le langage articulé et la capacité de raisonner, caractéristiques de l’être humain selon Aristote. La production de sons peut servir à communiquer, mais elle ne suffit pas à définir le logos humain.

13. Quelle certitude Descartes tire-t-il de la pensée pour définir l’être humain ?

L’être humain est un être doué de logos, et le langage atteste son existence.
L’être humain est une chose qui pense, et la pensée atteste son existence.
L’être humain est un animal politique, et la communauté atteste son existence.
L’être humain est un animal raisonnable, et la vie sociale atteste son existence.

L’être humain est une chose qui pense, et la pensée atteste son existence.

Explication

Descartes définit l’être humain comme une chose qui pense et fait de la pensée une certitude de son existence. Les autres définitions mettent l’accent sur le logos, la politique ou la raison plutôt que sur cette certitude cartésienne.

14. Comment la définition grecque de l’être humain par le logos s’articule-t-elle avec la définition moderne par la conscience de soi ?

Elles s’opposent parce que le logos décrit la raison, tandis que la conscience de soi décrit une présence sans recul.
Elles se complètent parce que le langage articulé dépend de la vie politique, tandis que la réflexivité dépend des sens.
Elles s’opposent : le langage articulé efface la réflexivité, qui se développe sans aucun langage.
Elles se complètent : le langage articulé suppose la réflexivité, et celle-ci a besoin du langage pour se déployer.

Elles se complètent : le langage articulé suppose la réflexivité, et celle-ci a besoin du langage pour se déployer.

Explication

Les deux définitions se complètent par une relation réciproque : le langage articulé suppose une capacité réflexive, et la réflexivité se déploie grâce au langage. Les présenter comme incompatibles néglige cette dépendance mutuelle.

15. Quelle différence distingue le doute cartésien du doute sceptique ?

Le doute cartésien affirme que toute connaissance est impossible, tandis que le doute sceptique confirme l’existence du sujet.
Le doute cartésien suspend le jugement, tandis que le doute sceptique cherche à établir une certitude.
Le doute cartésien porte sur les sens, tandis que le doute sceptique porte exclusivement sur la pensée.
Le doute cartésien cherche à atteindre une certitude, tandis que le doute sceptique suspend le jugement.

Le doute cartésien cherche à atteindre une certitude, tandis que le doute sceptique suspend le jugement.

Explication

Descartes utilise le doute comme un passage vers une certitude, tandis que le scepticisme en fait une conclusion et suspend le jugement. Le doute cartésien ne s’arrête donc pas à la suspension caractéristique du scepticisme.

16. Dans quelle succession Descartes met-il en doute les certitudes pour parvenir au doute radical ?

Il remet en question les certitudes sensibles par l’hypothèse du Dieu trompeur, puis les certitudes intellectuelles par l’argument du rêve.
Il remet en question les certitudes sensibles par l’argument du rêve, puis les certitudes intellectuelles par l’hypothèse du Dieu trompeur.
Il remet en question les certitudes morales par l’argument du rêve, puis les certitudes politiques par l’hypothèse du Dieu trompeur.
Il remet en question les certitudes intellectuelles par l’argument du rêve, puis les certitudes sensibles par l’hypothèse du Dieu trompeur.

Il remet en question les certitudes sensibles par l’argument du rêve, puis les certitudes intellectuelles par l’hypothèse du Dieu trompeur.

Explication

L’argument du rêve ébranle d’abord les certitudes provenant des sens, puis l’hypothèse du Dieu trompeur met en doute les certitudes intellectuelles. Inverser ces étapes attribue à chaque argument le mauvais type de certitude.

17. Que découvre Descartes en doutant de tout ?

Le fait qu’il pense garantit qu’il existe comme être pensant.
Le fait qu’il doute garantit qu’il connaît complètement son identité personnelle.
Le fait qu’il raisonne garantit que ses idées intellectuelles sont toutes vraies.
Le fait qu’il perçoit garantit que le monde extérieur existe comme réalité matérielle.

Le fait qu’il pense garantit qu’il existe comme être pensant.

Explication

Même lorsqu’il doute, Descartes constate qu’il pense et en conclut : « Je suis, j’existe ». Le doute ne garantit pas pour autant l’existence du monde extérieur ni la vérité de toutes les idées.

18. Quelle caractéristique distingue la res cogitans de la res extensa chez Descartes ?

La res cogitans désigne les certitudes sensibles, tandis que la res extensa désigne les certitudes intellectuelles.
La res cogitans est matérielle et divisible, tandis que la res extensa est immatérielle et inétendue.
La res cogitans est étendue dans l’espace, tandis que la res extensa est une réalité spirituelle sans extension.
La res cogitans est immatérielle et inétendue, tandis que la res extensa est matérielle, étendue et divisible.

La res cogitans est immatérielle et inétendue, tandis que la res extensa est matérielle, étendue et divisible.

Explication

La res cogitans est une réalité spirituelle immatérielle et inétendue, alors que la res extensa est matérielle, occupe de l’espace et peut être divisée. Attribuer l’immatérialité à la res extensa inverse la distinction cartésienne.

19. Quelle conception de la relation entre le corps et l’esprit Descartes affirme-t-il à la fin des *Méditations métaphysiques* ?

Le corps produit l’esprit en transformant les sensations en pensées conscientes.
Le corps et l’esprit sont deux réalités indépendantes qui ne partagent aucune expérience.
L’être humain est l’union du corps et de l’esprit, et non un esprit simplement logé dans un corps.
L’esprit commande au corps comme un pilote dirige un navire dont il demeure séparé.

L’être humain est l’union du corps et de l’esprit, et non un esprit simplement logé dans un corps.

Explication

Descartes affirme l’union du corps et de l’esprit, ce qui explique qu’il rejette l’image d’un esprit simplement installé dans son corps. L’image du pilote séparé du navire représente précisément la conception qu’il écarte.

20. Quelle thèse de Merleau-Ponty remet en question le dualisme du corps et de l’esprit ?

Le rapport du corps au monde fournit des certitudes premières, ancrées dans l’expérience incarnée.
La conscience construit le monde en écartant les informations reçues par le corps.
La pensée abstraite fournit les certitudes premières, indépendamment de l’expérience corporelle.
Les certitudes premières naissent de la séparation entre les sensations corporelles et l’esprit.

Le rapport du corps au monde fournit des certitudes premières, ancrées dans l’expérience incarnée.

Explication

Pour Merleau-Ponty, le rapport corporel au monde est une source de certitudes premières et conteste ainsi la séparation dualiste. Faire de la pensée indépendante du corps le fondement premier maintiendrait au contraire cette séparation.

21. Quelle distinction Freud permet-il d’établir entre l’inconscient corporel et l’inconscient psychique ?

Le premier est un état passager d’inattention, tandis que le second désigne une conduite accomplie sans réflexion.
Le premier désigne des contenus de l’esprit oubliés, tandis que le second concerne des processus organiques sans conscience.
Le premier regroupe des symptômes visibles, tandis que le second désigne les sensations conscientes qui les accompagnent.
Le premier concerne des processus organiques sans conscience, tandis que le second désigne des contenus de l’esprit inaccessibles à la conscience.

Le premier concerne des processus organiques sans conscience, tandis que le second désigne des contenus de l’esprit inaccessibles à la conscience.

Explication

L’inconscient corporel concerne des processus organiques qui ne s’accompagnent pas de conscience, alors que l’inconscient psychique renvoie à des contenus mentaux qui échappent à la conscience. Confondre le premier avec des contenus mentaux inverse les deux notions.

22. Quelle explication Freud privilégie-t-il pour l’origine de certaines maladies mentales ?

Des lésions nerveuses, plutôt que des conflits psychiques inconscients.
Des habitudes conscientes, plutôt que des désirs ou conflits psychiques cachés.
Des réactions corporelles, plutôt que des processus psychiques de toute nature.
Des conflits psychiques inconscients, plutôt qu’une dégénérescence nerveuse.

Des conflits psychiques inconscients, plutôt qu’une dégénérescence nerveuse.

Explication

Freud attribue l’origine de certaines maladies mentales à des conflits psychiques inconscients plutôt qu’à une dégénérescence nerveuse. L’explication par une atteinte nerveuse correspond à la thèse qu’il oppose à son approche.

23. Que peut-il se produire lorsqu’un refoulement ne parvient plus à maintenir un désir ou un traumatisme hors de la conscience ?

Le désir ou le traumatisme peut revenir sous la forme d’un symptôme.
Le refoulement peut transformer le contenu psychique en processus organique inconscient.
Le contenu refoulé peut devenir un souvenir conscient sans prendre la forme d’un symptôme.
Le désir ou le traumatisme peut disparaître sans laisser de manifestation psychique.

Le désir ou le traumatisme peut revenir sous la forme d’un symptôme.

Explication

Selon Freud, l’échec du refoulement peut laisser revenir un désir ou un traumatisme sous forme de symptôme. La disparition sans manifestation ne décrit pas ce retour symptomatique.

24. Dans le complexe d’Œdipe freudien, comment se répartissent le désir et la rivalité de l’enfant ?

Le désir et la rivalité visent tous deux le parent du sexe opposé.
Le désir vise le parent du sexe opposé, tandis que la rivalité concerne le parent du même sexe.
Le désir et la rivalité visent tous deux le parent du même sexe.
Le désir vise le parent du même sexe, tandis que la rivalité concerne le parent du sexe opposé.

Le désir vise le parent du sexe opposé, tandis que la rivalité concerne le parent du même sexe.

Explication

Dans la définition freudienne, l’enfant désire le parent du sexe opposé et rivalise avec celui du même sexe. Inverser ces deux relations confond les cibles du désir et de la rivalité.

25. Quel constat Lévi-Strauss formule-t-il au sujet de l’interdit de l’inceste dans les cultures ?

Il existe sous une forme identique dans toutes les cultures.
Il varie d’une culture à l’autre sans être partagé par toutes.
Il existe dans toutes les cultures, même si ses formes varient.
Il est présent dans certaines cultures, mais absent dans d’autres.

Il existe dans toutes les cultures, même si ses formes varient.

Explication

Lévi-Strauss constate que l’interdit de l’inceste est universel, alors que ses formes varient selon les cultures. Une forme identique partout confond l’universalité de l’interdit avec l’uniformité de ses modalités.

26. Pourquoi Lévi-Strauss considère-t-il l’interdit de l’inceste comme à la fois naturel et culturel ?

Il est naturel par son universalité et culturel parce qu’il est institué par les humains et peut être transgressé.
Il est culturel parce qu’il varie entre sociétés, et naturel parce qu’il ne peut être transgressé.
Il est naturel parce qu’il est transmis biologiquement, et culturel parce qu’il est dépourvu de règles.
Il est naturel parce qu’il résulte d’un instinct, et culturel parce que ses formes sont identiques partout.

Il est naturel par son universalité et culturel parce qu’il est institué par les humains et peut être transgressé.

Explication

L’interdit est naturel au sens où il est universel, et culturel parce qu’il est institué par les humains et demeure transgressible. Le fait que ses formes varient ne signifie pas que l’interdit lui-même soit absent de certaines cultures.

27. Dans la théorie freudienne, quelle instance inconsciente porte les pulsions et recueille les pulsions refoulées ?

Le ça
Le moi
La conscience morale
Le surmoi

Le ça

Explication

Le ça est la région inconsciente d’où proviennent les pulsions et où sont recueillies celles qui ont été refoulées. Le moi tient plutôt compte de la réalité et relie les exigences des différentes instances.

28. Lorsqu’une personne cherche à concilier ses désirs, ses interdits intériorisés et les contraintes du monde extérieur, quelle instance remplit ce rôle ?

Le moi
Le surmoi
Le ça
La libido

Le moi

Explication

Le moi obéit au principe de réalité et fait le lien entre les exigences du ça, du surmoi et du monde extérieur. Le ça porte les pulsions et obéit au principe de plaisir, plutôt que d’assurer cette médiation.

29. Quelle instance psychique se constitue par l’intériorisation des interdits parentaux et sociaux et filtre les pulsions du ça ?

La libido
Le ça
Le moi
Le surmoi

Le surmoi

Explication

Le surmoi résulte de l’intériorisation des interdits parentaux et sociaux et filtre les pulsions du ça. Le moi intervient dans l’ajustement à la réalité extérieure, plutôt que de désigner cette intériorisation des interdits.

30. Quelle classification distingue correctement les pulsions de vie des pulsions de mort chez Freud ?

Les pulsions de vie comprennent la destruction et l’autodestruction, tandis que les pulsions de mort comprennent l’autoconservation et la sexualité.
Les pulsions de vie comprennent l’autoconservation et la sexualité, tandis que les pulsions de mort comprennent la destruction et l’autodestruction.
Les pulsions de vie comprennent la sexualité et l’autodestruction, tandis que les pulsions de mort comprennent l’autoconservation et la destruction.
Les pulsions de vie comprennent l’autoconservation et la destruction, tandis que les pulsions de mort comprennent la sexualité et l’autodestruction.

Les pulsions de vie comprennent l’autoconservation et la sexualité, tandis que les pulsions de mort comprennent la destruction et l’autodestruction.

Explication

Les pulsions de vie regroupent l’autoconservation et les pulsions sexuelles, tandis que les pulsions de mort regroupent la destruction et l’autodestruction. L’inversion de ces deux groupes confond les catégories freudiennes.

31. Une énergie d’origine sexuelle est investie dans une activité différente de son but initial : quel mécanisme décrit cette transformation ?

Le refoulement
La sublimation
L’autoconservation
Le symptôme

La sublimation

Explication

La sublimation transforme une énergie d’origine sexuelle en une autre forme d’activité ou d’investissement. Le symptôme correspond plutôt au retour d’une pulsion refoulée, et non à sa transformation en activité acceptable.

32. Une pulsion refoulée revient sous une forme qui exprime indirectement le conflit psychique : à quelle issue du processus pulsionnel cela correspond-il ?

À une sublimation sous forme acceptable
À la réalisation directe de la pulsion
Au retour sous forme de symptôme
À une acceptation sans réalisation

Au retour sous forme de symptôme

Explication

Lorsqu’une pulsion est refoulée puis revient, elle peut se manifester sous forme de symptôme. La sublimation est une autre issue : la pulsion s’y réalise sous une forme acceptable.

33. Quelle distinction caractérise la névrose par rapport à la psychose dans le rapport à la vie sociale ?

La personne névrosée cherche à réaliser ses désirs sans tenir compte d’autrui et sans souffrance psychique.
La personne névrosée ne souffre pas de pulsions ou de traumatismes refoulés.
La personne névrosée perd généralement son adaptation au monde social en raison d’un morcellement de la personnalité.
La personne névrosée reste généralement adaptée au monde social malgré sa souffrance.

La personne névrosée reste généralement adaptée au monde social malgré sa souffrance.

Explication

La névrose est liée à des pulsions ou à des traumatismes refoulés, mais la personne reste généralement adaptée au monde social. La perte d’adaptation sociale associée à un morcellement de la personnalité caractérise plutôt la psychose.

34. Quel tableau correspond à la psychose dans la distinction entre troubles psychiques ?

Une recherche de satisfaction des désirs sans égard pour autrui et sans souffrance psychique.
Une souffrance psychique avec morcellement de la personnalité et perte d’adaptation sociale.
Une souffrance liée à des contenus refoulés, avec adaptation sociale généralement préservée.
Une difficulté psychologique légère prise en charge sans exploration de l’inconscient.

Une souffrance psychique avec morcellement de la personnalité et perte d’adaptation sociale.

Explication

La psychose associe une souffrance psychique, un morcellement de la personnalité et une perte d’adaptation au monde social. L’adaptation sociale généralement préservée malgré la souffrance correspond plutôt à la névrose.

35. Dans une cure psychanalytique, à quoi sert principalement le travail par la parole ?

À évaluer la gravité des problèmes psychologiques sans explorer les contenus inconscients.
À renforcer la censure pour empêcher les contenus refoulés d’accéder à la conscience.
À réduire la censure et l’autocensure pour faire émerger les contenus refoulés et explorer l’inconscient.
À prescrire des médicaments afin de réduire les symptômes et de rétablir l’adaptation sociale.

À réduire la censure et l’autocensure pour faire émerger les contenus refoulés et explorer l’inconscient.

Explication

La cure psychanalytique s’appuie sur la parole pour réduire la censure et l’autocensure, faire remonter les contenus refoulés à la conscience et explorer l’inconscient. La prescription de médicaments relève du rôle du psychiatre, non de l’objectif décrit pour cette cure.

36. Quel rôle le moi joue-t-il face aux exigences parfois contradictoires du ça, du surmoi et du monde extérieur ?

Il satisfait les désirs du ça en faisant abstraction des contraintes extérieures.
Il applique les interdits du surmoi afin d’écarter les demandes du ça.
Il tente de les concilier, et leurs conflits peuvent provoquer de l’angoisse.
Il remplace les exigences du monde extérieur par les règles de la conscience morale.

Il tente de les concilier, et leurs conflits peuvent provoquer de l’angoisse.

Explication

Le moi doit composer avec les demandes du ça, du surmoi et de la réalité extérieure, dont les contradictions peuvent susciter de l’angoisse. Réduire son rôle à l’application des interdits du surmoi néglige les autres exigences qu’il doit aussi prendre en compte.

37. Une personne satisfait un désir que son surmoi lui interdit, puis renonce à un autre désir : quels effets Freud associe-t-il à ces deux situations ?

La satisfaction peut entraîner de la culpabilité, et le renoncement de la frustration.
La satisfaction peut entraîner de l’angoisse, et le renoncement de la culpabilité.
La satisfaction peut entraîner de la frustration, et le renoncement de la culpabilité.
La satisfaction peut entraîner de la culpabilité, et le renoncement de l’angoisse.

La satisfaction peut entraîner de la culpabilité, et le renoncement de la frustration.

Explication

Chez Freud, satisfaire un désir interdit par le surmoi peut provoquer de la culpabilité, tandis que renoncer à un désir peut causer de la frustration. La frustration est donc liée ici au renoncement, et non à la satisfaction du désir interdit.

38. Quel critère permet, selon Popper, de considérer une théorie comme scientifique ?

Elle explique rétrospectivement les phénomènes sans devoir risquer de prédictions.
Elle porte sur un objet extérieur à l’être humain et produit des connaissances certaines.
Elle formule des prédictions qui peuvent être mises à l’épreuve par une expérience cruciale.
Elle propose une interprétation cohérente qui reste compatible avec des résultats variés.

Elle formule des prédictions qui peuvent être mises à l’épreuve par une expérience cruciale.

Explication

Pour Popper, une théorie scientifique doit produire des prédictions susceptibles d’être confirmées ou infirmées par une expérience cruciale. Une interprétation compatible avec des résultats variés ne répond pas à elle seule à cette exigence de mise à l’épreuve.

39. Pourquoi Popper estime-t-il que la psychanalyse ne satisfait pas les critères de scientificité qu’il propose ?

Elle formule des prédictions précises, mais les expériences cruciales ne permettent pas de les examiner.
Elle étudie un objet extérieur, mais ne peut pas produire de connaissances certaines à son sujet.
Elle interprète les comportements, et toute guérison suffit à confirmer ses explications.
Elle ne permet pas de prévoir les comportements, et la guérison ne la teste pas de façon décisive.

Elle ne permet pas de prévoir les comportements, et la guérison ne la teste pas de façon décisive.

Explication

Popper reproche à la psychanalyse de ne pas permettre de prévoir les comportements et de ne pas être confirmée ou infirmée de façon décisive par la guérison. Contrairement à ce que suggère un distracteur, la guérison ne constitue pas pour lui un test concluant de ses explications.

40. Quelle distinction caractérise les sciences exactes par rapport aux sciences humaines ?

Les sciences exactes étudient l’être humain comme sujet et objet, tandis que les sciences humaines portent davantage sur un objet extérieur.
Les sciences exactes visent des connaissances certaines sur un objet extérieur, tandis que les sciences humaines interprètent davantage un être humain à la fois sujet et objet.
Les sciences exactes visent des connaissances probables sur un objet extérieur, tandis que les sciences humaines établissent des connaissances certaines sur l’être humain.
Les sciences exactes interprètent un être humain à la fois sujet et objet, tandis que les sciences humaines visent des connaissances certaines sur un objet extérieur.

Les sciences exactes visent des connaissances certaines sur un objet extérieur, tandis que les sciences humaines interprètent davantage un être humain à la fois sujet et objet.

Explication

Les sciences exactes recherchent des connaissances certaines sur un objet extérieur à l’être humain, alors que les sciences humaines font davantage appel à l’interprétation et au probable. Le fait que l’être humain y soit à la fois sujet et objet d’étude distingue ces dernières, plutôt que les sciences exactes.

41. Une personne reconnaît l’influence de son inconscient et entreprend une exploration de soi : quelle conséquence cette démarche peut-elle avoir sur sa liberté ?

Elle peut faire des choix seulement en cessant d’explorer les influences de son inconscient.
Elle peut supprimer toute influence inconsciente et accéder ainsi à une liberté complète.
Elle peut mieux se connaître et faire des choix, même si l’inconscient continue de l’influencer.
Elle peut mieux se connaître, mais l’inconscient la prive nécessairement de toute possibilité de choisir.

Elle peut mieux se connaître et faire des choix, même si l’inconscient continue de l’influencer.

Explication

L’exploration de soi peut aider une personne à mieux se connaître et à faire des choix, sans que l’influence de l’inconscient disparaisse. L’idée que cette influence prive nécessairement l’individu de toute possibilité de choisir confond détermination partielle et absence totale de liberté.

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Quels deux sens le mot « sujet » désigne-t-il ?

Une personne soumise à une autorité et une personne libre capable d’autonomie.

Qu’est-ce que l’autonomie ?

La capacité de se donner à soi-même sa propre loi.

Que désignent les déterminismes ?

Les caractéristiques non choisies et les lois auxquelles l’être humain est soumis.

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