Fiche de révision : Les Discontinuités Sismiques de la Terre

Plan du Cours

  1. Structure interne du globe
  2. Données sismiques
  3. Discontinuités sismiques
  4. LVZ et tectonique
  5. Roches magmatiques océan
  6. Fusion péridotites manteau
  7. Métamorphisme hydrothermal
  8. Zones de subduction
  9. Discontinuité de Gutenberg
  10. Discontinuité de Lehmann

1. Structure interne du globe

Notions clés & Définitions

  • Hypocentre (foyer) : Le point situé à l’intérieur du globe où se produit la rupture initiale lors d’un séisme, libérant une grande quantité d’énergie.
  • Épicentre : Le point à la surface terrestre directement au-dessus de l’hypocentre, où l’impact du séisme est généralement le plus fort.
  • Sismographe : Appareil d’enregistrement des ondes sismiques, constitué d’un pendule à forte inertie relié à un support solidaire du sol, qui inscrit les mouvements du sol sur un rouleau enregistreur.
  • Ondes P (premières) : Ondes de compression, rapides, capables de se propager dans les solides et liquides, premières à être détectées lors d’un séisme.
  • Ondes S (secondes) : Ondes de cisaillement, plus lentes, ne se propageant que dans les solides, arrivant après les ondes P.
  • Ondes L (Love) : Ondes de surface, lentes, avec une forte amplitude, responsables des déformations horizontales du sol lors d’un séisme.

Points essentiels

  • Un séisme résulte d’une rupture brutale d’une roche dans une faille, libérant de l’énergie sous forme d’ondes sismiques.
  • La discontinuité de Mohorovičić (voir section 3) marque la limite entre la croûte et le manteau supérieur, influençant la propagation des ondes.
  • La vitesse des ondes sismiques dépend des propriétés physiques des matériaux traversés, telles que la rigidité et la densité. La variation de vitesse avec la profondeur révèle la structure hétérogène du globe.
  • Richard Dixon Oldham (1906) a découvert que la vitesse des ondes P et S augmente avec la profondeur, indiquant une densité croissante.
  • La discontinuité de Mohorovičić, à une profondeur moyenne de 30 km sous les continents, sépare la croûte du manteau supérieur.
  • La discontinuité de Gutenberg (voir section 3) à environ 2900 km de profondeur sépare le manteau solide du noyau liquide, où les ondes S disparaissent.

À retenir

Les ondes sismiques, en traversant la Terre, révèlent une structure interne hétérogène composée de couches distinctes, délimitée par des discontinuités majeures telles que celles de Mohorovičić et de Gutenberg, permettant de comprendre la composition et la dynamique du globe terrestre.

2. Données sismiques

Notions clés & Définitions

  • Variation de vitesse des ondes sismiques : La vitesse à laquelle les ondes P et S se propagent dans la Terre dépend des propriétés physiques du matériau, notamment sa rigidité, sa masse volumique, et son état (solide ou liquide). Oldham (1906) a montré que cette vitesse augmente avec la profondeur, indiquant une densité croissante des matériaux terrestres.

  • Trajectoire des ondes sismiques : réflexion et réfraction : Lorsqu'une onde sismique rencontre une interface séparant deux milieux de propriétés différentes, elle est partiellement réfléchie et partiellement réfractée. La loi de Descartes régit ces phénomènes, déterminant l'angle de réflexion et de réfraction en fonction des vitesses dans chaque milieu.

  • Lois de Descartes pour les ondes sismiques : Ces lois établissent que l'angle de réfraction et de réflexion des ondes à une discontinuité sont liés aux vitesses des ondes dans les deux milieux, permettant de modéliser leur trajectoire lors de la traversée de différentes couches terrestres.

  • Découverte par Oldham de la variation de vitesse avec la profondeur : Oldham (1906) a observé que la vitesse des ondes P et S augmente avec la profondeur, ce qui traduit une augmentation de la densité et de la rigidité des matériaux internes de la Terre, suggérant une structure hétérogène.

  • Enregistrement des ondes sismiques par stations éloignées : Les stations sismiques, équipées de sismographes, enregistrent les ondes provenant d’un séisme. La différence de temps d’arrivée des ondes P et S permet de déterminer la distance à l’épicentre et d’étudier la structure interne du globe.

Points essentiels

  • La vitesse des ondes sismiques dépend des propriétés physiques du matériau, notamment la rigidité et la masse volumique, et varie avec la profondeur, comme l’a montré Oldham (1906). La vitesse augmente en profondeur, traduisant une densité croissante et une rigidité accrue des roches.

  • Lorsqu’une onde sismique rencontre une discontinuité, elle subit réflexion et réfraction selon les lois de Descartes, qui relient l’angle d’incidence, de réflexion et de réfraction à la différence de vitesse dans chaque milieu. Ces phénomènes permettent de localiser et de caractériser les interfaces internes, comme la discontinuité de Moho ou celle de Gutenberg.

  • La discontinuité de Moho, située entre la croûte et le manteau supérieur, est détectée par la présence d’un second train d’ondes P plus rapide, suite à la réflexion ou à la transmission partielle au sein de cette interface, dont la profondeur varie selon la localisation (7-12 km sous océans, jusqu’à 70 km sous montagnes).

  • La discontinuité de Gutenberg, à environ 2900 km de profondeur, marque la limite entre le manteau solide et le noyau liquide, détectée par la disparition des ondes S et la présence d’ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique, comme l’a interprété Gutenberg (1912).

  • Les stations sismiques éloignées de l’épicentre enregistrent les ondes avec un délai qui permet de calculer la distance à l’épicentre, et d’étudier la structure interne du globe, notamment la variation de vitesse et la présence de discontinuités.

À retenir

Les variations de vitesse des ondes sismiques, leur réflexion et réfraction aux interfaces, ainsi que l’enregistrement par stations distantes, permettent de reconstituer la structure interne de la Terre, révélant la présence de discontinuités majeures et la composition hétérogène du globe.

3. Discontinuités sismiques

Notions clés & Définitions

  • Discontinuité de Mohorovičić (Moho) : limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur, caractérisée par une augmentation soudaine de la vitesse des ondes P et S, découverte par Andrija Mohorovičić (1909). Elle marque la transition entre ces deux couches et sa profondeur varie de 7 à 70 km selon la localisation.

  • Discontinuité de Gutenberg : limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide, identifiée par Beno Gutenberg (1923). Elle se situe à environ 2900 km de profondeur, où la vitesse des ondes S disparaît, indiquant la passage à un milieu liquide.

  • Discontinuité de Lehmann : limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, découverte par Inge Lehmann (1936). Elle se trouve à environ 5100 km de profondeur, où des ondes P tardives témoignent d’une réflexion partielle au sein du noyau.

  • Zone d’ombre sismique : zone située entre 105° et 143° de distance angulaire de l’épicentre, où la disparition des ondes S (et partiellement des ondes P) indique la présence d’un milieu liquide dans le noyau externe, liée à la discontinuité de Gutenberg.

  • Réflexion et transformation des ondes P et S : phénomène où ces ondes changent de direction ou sont réfléchies lors du passage à une discontinuité, permettant d’identifier et de localiser ces interfaces internes du globe.

Points essentiels

  • La discontinuité de Mohorovičić (Moho) marque la transition entre la croûte et le manteau supérieur, avec une profondeur variable (7-12 km sous l’océan, jusqu’à 70 km sous les montagnes). Elle est détectée par une augmentation soudaine de la vitesse des ondes sismiques, notamment des ondes P et S, lors de leur passage à cette interface.

  • La discontinuité de Gutenberg correspond à la limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide, située à environ 2900 km de profondeur. La disparition des ondes S au-delà de cette limite indique la liquéfaction du milieu, empêchant leur propagation.

  • La discontinuité de Lehmann est située à environ 5100 km de profondeur, séparant le noyau externe liquide du noyau interne solide. La présence d’ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique est la preuve de cette limite, où des réflexions partielles se produisent.

  • La zone d’ombre sismique est une zone d’absence ou de faiblesse des ondes S, révélant la présence d’un milieu liquide dans le noyau externe, et se situe entre 105° et 143° de distance angulaire de l’épicentre.

  • La réflexion et la transformation des ondes P et S aux discontinuités majeures permettent de cartographier la structure interne du globe, en identifiant ces interfaces et en déduisant la composition et l’état physique des couches terrestres.

À retenir

Les discontinuités sismiques majeures (Moho, Gutenberg, Lehmann) révèlent la stratification interne du globe, leur étude étant essentielle pour comprendre la composition, la dynamique et l’histoire géologique de la Terre.

4. LVZ et tectonique

Notions clés & Définitions

  • LVZ (Low Velocity Zone) : zone située entre 100 et 200 km de profondeur dans l’asthénosphère, caractérisée par un ralentissement des ondes sismiques, en raison de matériaux plus ductiles.
  • Limite lithosphère-asthénosphère : interface située entre 100 et 200 km de profondeur, marquée par un ralentissement des ondes sismiques, correspondant à la transition entre la lithosphère rigide et l’asthénosphère ductile.
  • Relation température-fusion partielle-ductilité : dans la LVZ, la température proche de 1300°C, combinée à la pression (environ 5 GPa), atteint la température de fusion partielle des roches du manteau, ce qui augmente leur ductilité et réduit leur viscosité.
  • Rôle de la LVZ dans la tectonique des plaques : elle permet la déformation ductile de la lithosphère, facilitant le mouvement des plaques tectoniques par convection mantellique, en agissant comme un couplage entre la lithosphère rigide et le manteau supérieur plus fluide.
  • Différence entre dérive des continents et tectonique des plaques : la dérive des continents, proposée par Wegener (1915), évoque un déplacement des continents par forces extérieures, alors que la tectonique des plaques considère la lithosphère entière en mouvement sur l’asthénosphère, sous l’effet de convection mantellique (voir section 6).

Points essentiels

  • La LVZ est située entre 100 et 200 km de profondeur, correspondant à la limite entre la lithosphère rigide et l’asthénosphère ductile, matérialisée par un ralentissement des ondes sismiques.
  • La présence de matériaux plus ductiles dans la LVZ s’explique par la température élevée (environ 1300°C) proche de la fusion partielle des roches du manteau, notamment la péridotite.
  • La relation entre température, fusion partielle et ductilité est essentielle : la montée en température dans la LVZ réduit la viscosité, permettant aux matériaux de se déformer de manière ductile, ce qui facilite le mouvement des plaques.
  • La théorie de la tectonique des plaques, en intégrant le rôle de la LVZ, montre que le mouvement des plaques est principalement dû à la convection mantellique, contrairement à la théorie de la dérive des continents qui invoquait des forces extérieures.
  • La rigidité de la lithosphère est maintenue par sa faible ductilité, sauf dans la LVZ où la déformation ductile permet la circulation du manteau et le déplacement des plaques.

À retenir

La LVZ, située entre 100 et 200 km de profondeur, constitue une zone de déformation ductile essentielle à la dynamique de la tectonique des plaques, en permettant la circulation mantellique et le mouvement des lithosphères sur l’asthénosphère.

5. Roches magmatiques océan

Notions clés & Définitions

  • Océanisation : processus de formation d’un océan à partir d’un rift continental, caractérisé par l’effondrement central bordé de failles normales, menant à la création d’un fond océanique (voir section 2).
  • Dorsale océanique : chaîne de montagnes sous-marines formée par l’expansion océanique, résultant de la fusion partielle des péridotites du manteau supérieur lors de la montée du magma à la dorsale (voir section 2).
  • Fusion partielle des péridotites : processus par lequel la montée rapide du manteau sous la dorsale, en décompression adiabatique, entraîne la fusion partielle de la péridotite, générant du magma basaltique ou gabbroïque (voir section 2).
  • Phases de sédimentation : succession de dépôts sédimentaires associée à l’océanisation, comprenant l’ante-rift (avant extension), syn-rift (pendant l’extension), et post-rift (après l’effondrement) (voir section 2).
  • Bloc basculé : partie de la croûte continentale ou océanique qui s’est affaissée ou basculée lors du rifting, recouverte par des sédiments, témoignant de la tectonique en extension (voir section 2).
  • Expansion océanique : phénomène de création de nouvelle croûte océanique par la remontée de magma à la dorsale, entraînant l’éloignement des marges passives (voir section 2).

Points essentiels

  • La formation d’un océan débute par un rift continental, où un effondrement central bordé de failles normales marque le début de l’océanisation (voir section 2).
  • La rupture de la croûte continentale permet la création d’un fond océanique, avec une bande étroite de croûte océanique dans l’axe du rift, qui s’éloigne avec l’expansion océanique.
  • La fusion partielle des péridotites du manteau supérieur, favorisée par la décompression adiabatique lors de la montée du magma, est à l’origine des roches magmatiques océanique, principalement basalte et gabbro (voir section 2).
  • Les phases de sédimentation (ante-rift, syn-rift, post-rift) permettent de dater précisément la durée du processus d’océanisation, généralement entre 10 et 15 millions d’années.
  • La formation de marges passives résulte de l’éloignement progressif des blocs basculés recouverts de sédiments, témoignant de l’expansion océanique (voir section 2).
  • La tectonique en extension, caractérisée par des failles normales, explique l’amincissement de la croûte et la montée du magma lors de la formation des dorsales.

À retenir

L’océanisation débute par un rift continental, où la fusion partielle du manteau génère la croûte océanique, et se poursuit par l’expansion océanique, créant un fond océanique et des marges passives, sous l’effet de la tectonique en extension.

6. Fusion péridotites manteau

Notions clés & Définitions

  • Composition des péridotites du manteau supérieur : Roches ultramafiques principalement constituées d’olivine et de pyroxène, qui forment la majeure partie du manteau supérieur de la Terre.

  • Fusion partielle de la péridotite par décompression adiabatique : Processus où la montée rapide de la péridotite dans le manteau entraîne une diminution de pression sans échange de chaleur, provoquant une fusion locale partielle lorsque la roche croise le solidus (voir section 3).

  • Géotherme et solidus/liquidus des péridotites : Courbes représentant respectivement la variation de température avec la profondeur (géotherme) et les seuils de température à partir desquels la péridotite commence à fondre (solidus) ou est totalement fondue (liquidus). La fusion partielle se produit lorsque la température atteint le solidus mais reste inférieure au liquidus (voir section 3).

Points essentiels

  • La péridotite du manteau supérieur, composée principalement d’olivine et de pyroxène, ne fond pas dans des conditions normales de température et de pression, car la géotherme ne croise jamais le solidus de la péridotite (voir section 3).

  • La montée rapide de la péridotite, sans échange thermique significatif (mouvements plus rapides que la conduction thermique), entraîne une décompression adiabatique, ce qui peut faire croiser le solidus, provoquant une fusion partielle (voir section 3).

  • La fusion partielle ne conduit pas à une fusion totale car la température ne dépasse jamais le liquidus, ce qui permet la formation de magmas basaltique et gabbroïque, distincts de la roche source initiale (voir section 3).

  • La montée de ces magmas dans le manteau ou la croûte donne naissance à des roches magmatiques telles que basaltes et gabbros, qui sont caractéristiques des zones de fusion partielle dans le manteau supérieur (voir section 3).

À retenir

La fusion partielle de la péridotite par décompression adiabatique, déclenchée lors de la montée rapide du manteau, est à l’origine de la production de magmas basaltique et gabbroïque, formant la croûte océanique et les roches magmatiques associées.

7. Métamorphisme hydrothermal

Notions clés & Définitions

  • Métamorphisme hydrothermal : processus de modification des roches par circulation d’eau chaude, souvent associée aux zones de subduction, entraînant des transformations minéralogiques et chimiques. (Source : chapitre 6)

  • Amphibole verte (hornblende) : minéral hydraté formé lors du métamorphisme hydrothermal, résultant de la transformation des basaltes et gabbros en présence d’eau chaude. Elle est caractéristique des métabasaltes et métagabbros. (Source : chapitre 6)

  • Serpentinite : roche silicatée hydratée, principalement composée d’olivine et de pyroxène, formée par hydratation de la péridotite du manteau supérieur lors du métamorphisme hydrothermal. Elle présente une couleur verdâtre. (Source : chapitre 6)

  • Réactions métamorphiques successives : transformations minéralogiques lors du métamorphisme hydrothermal, notamment amphibole vers chlorite et actinote, illustrant une évolution progressive des minéraux sous l’effet de l’eau chaude. (Source : chapitre 6)

Points essentiels

  • La circulation d’eau froide pénétrant la croûte océanique, puis se réchauffant à proximité de chambres magmatiques, permet un refroidissement efficace de la croûte et du manteau lithosphérique sous-jacent, modifiant la composition minéralogique des roches. (Source : chapitre 6)

  • La formation de l’amphibole verte (hornblende) résulte de la transformation des minéraux des basaltes et gabbros (plagioclases et pyroxènes) en présence d’eau, constituant un signe caractéristique du métamorphisme hydrothermal. (Source : chapitre 6)

  • La péridotite hydratée devient serpentinite, un minéral hydraté de fer et de magnésium, indiquant une altération profonde du manteau supérieur lors de la subduction. (Source : chapitre 6)

  • La succession de réactions minéralogiques, notamment amphibole → chlorite/actinote, témoigne de l’évolution progressive des roches sous l’effet de la circulation d’eau chaude, caractéristique des zones de subduction. (Source : chapitre 6)

  • Le métamorphisme hydrothermal contribue à la dynamique de la subduction en modifiant la densité et la composition des roches, facilitant leur plongée dans l’asthénosphère. (Source : chapitre 6)

À retenir

Le métamorphisme hydrothermal, par la circulation d’eau chaude, joue un rôle clé dans la transformation minéralogique des roches en zones de subduction, favorisant la formation de minéraux hydratés comme l’amphibole et la serpentinite, et participant à la dynamique de la tectonique des plaques.

8. Zones de subduction

Notions clés & Définitions

  • Zone de subduction : région où une lithosphère océanique ou continentale plonge sous une autre plaque, souvent caractérisée par une fosse océanique profonde (ex : fosse des Mariannes). AUTEUR (date) : caractérisée par une topographie négative et une activité géologique intense.
  • Plan de Benioff (Wadati-Benioff) : plan incliné sous la zone de subduction où se concentrent les foyers sismiques profonds, témoignant du plongement progressif d’une plaque sous une autre. AUTEUR (date) : représente la trajectoire de la plaque plongeante.
  • Discontinuité de Gutenberg : limite entre le manteau solide et le noyau liquide, située à environ 2900 km de profondeur, où disparaissent les ondes S, indiquant la présence d’un milieu liquide dans le noyau externe. AUTEUR (date) : découverte par Gutenberg (Gutenberg, 1912).
  • Métamorphisme de haute pression : transformation minéralogique des roches lors de la subduction, caractérisée par l’apparition de minéraux comme la glaucophane, la jadéite, et le grenat, témoignant de conditions de pression élevées et de température modérée. AUTEUR (date) : Inge Lehmann (1936).
  • Prisme d’accrétion : zone où s’accumulent sédiments et débris issus de la subduction, formant un relief en reliefs plissés et failles inverses, souvent situé au contact de la fosse et de la plaque chevauchante. AUTEUR (date) : caractéristique des zones de convergence.

Points essentiels

  • Les zones de subduction se localisent au niveau de marges actives, souvent bordées de fosses océaniques profondes (ex : fosse des Mariannes jusqu’à 11 000 m). Elles sont aussi marquées par des reliefs positifs (chaînes de montagnes, volcans insulaires) et négatifs (fosses).
  • La plongée de la plaque océanique est favorisée par l’augmentation de sa densité avec l’âge, liée à son refroidissement, ce qui explique la profondeur variable du Moho (7-12 km sous l’océan, jusqu’à 70 km sous les montagnes). La pente du plan de Benioff varie de quelques degrés à 60°, selon la zone.
  • La sismicité est concentrée dans le plan de Benioff, avec des foyers allant jusqu’à 700 km de profondeur, témoignant de contraintes tectoniques importantes. La subduction entraîne aussi un flux de chaleur différentiel, avec anomalies positives (zone chevauchante) et négatives (zone subduite).
  • Lors de la subduction, la roche de la lithosphère plongeante subit un métamorphisme de haute pression, avec formation de minéraux comme la glaucophane, la jadéite, et le grenat, ce qui facilite sa plongée dans l’asthénosphère.
  • La dynamique de la subduction est alimentée par la gravité, la poussée de la dorsale, et la croissance de la densité de la lithosphère avec l’âge, ce qui favorise la descente progressive de la plaque dans le manteau.

À retenir

Les zones de subduction sont des marges actives où la lithosphère plongeante, soumise à des processus de métamorphisme et de déformation, façonne la géographie et la sismicité mondiales, tout en révélant la dynamique interne de la Terre.

9. Discontinuité de Gutenberg

Notions clés & Définitions

  • Discontinuité de Gutenberg (1923, Inge Lehmann) : limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide, située à environ 2900 km de profondeur, marquant une transition majeure dans la structure interne de la Terre.
  • Zone d’ombre sismique (Gutenberg, 1912) : région située entre 105° et 143° de distance angulaire de l’épicentre où les ondes S disparaissent, indiquant la présence d’un milieu liquide.
  • Disparition des ondes S (Gutenberg, 1912) : phénomène où ces ondes ne sont plus détectées au-delà de la zone d’ombre, témoignant que le milieu profond est liquide.
  • Discontinuité du Moho (Mohorovičić, 1909) : limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur, située à une profondeur variable (7 à 70 km), distincte de la discontinuité de Gutenberg.
  • Discontinuité de Lehmann (1936, Inge Lehmann) : limite interne du noyau, située à environ 5100 km de profondeur, séparant le noyau externe liquide du noyau interne solide, avec l’observation d’ondes P tardives.

Points essentiels

  • La discontinuité de Gutenberg a été découverte par Beno Gutenberg en 1923, suite à l’observation de l’absence d’ondes S dans une zone d’ombre sismique, ce qui indique que le milieu est liquide à cette profondeur estimée à 2900 km.
  • La zone d’ombre sismique, située entre 105° et 143° de distance angulaire, est une région où les ondes S disparaissent, renforçant l’interprétation que le noyau externe est liquide, car ces ondes ne se propagent pas dans un milieu liquide.
  • La discontinuité de Lehmann, découverte en 1936 par Inge Lehmann, marque la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, située à environ 5100 km de profondeur.
  • La variation de vitesse des ondes sismiques, notamment la disparition des ondes S au-delà de 2900 km, est une preuve directe de la discontinuité entre le manteau et le noyau externe liquide, confirmant la structure hétérogène du globe terrestre.
  • La compréhension de ces discontinuités est essentielle pour modéliser la composition et la dynamique interne de la Terre, notamment la présence d’un noyau liquide en dessous du manteau solide.

À retenir

La discontinuité de Gutenberg constitue la frontière majeure entre le manteau solide et le noyau externe liquide, révélant la structure interne complexe et hétérogène de la Terre, essentielle à la compréhension de ses mouvements et de ses propriétés géophysiques.

10. Discontinuité de Lehmann

Notions clés & Définitions

  • Discontinuité de Lehmann (1936, Inge Lehmann) : limite située à environ 5100 km de profondeur dans le noyau terrestre, séparant le noyau externe liquide de la graine centrale solide. Elle est identifiée par l’observation d’ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique.

  • Observation d’ondes P tardives : phénomènes sismiques détectés dans la zone d’ombre, expliqués par la réflexion partielle des ondes P au sein du noyau, indiquant une discontinuité interne.

  • Réflexion partielle des ondes P : phénomène où une partie des ondes P est réfléchie par la discontinuité de Lehmann, permettant de déduire la présence d’une interface entre noyau liquide et solide.

  • Profondeur d’environ 5100 km : distance estimée de la surface terrestre à la discontinuité de Lehmann, correspondant à la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide.

Points essentiels

  • La discontinuité de Lehmann a été découverte par Inge Lehmann en 1936, en analysant les ondes sismiques et en observant des ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique. Elle marque la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, située à environ 5100 km de profondeur.

  • Elle est déduite par la réflexion partielle des ondes P au sein du noyau, phénomène mis en évidence par l’observation d’ondes P tardives, qui ne peuvent survenir que si une interface réfléchissante existe à cette profondeur.

  • La présence de cette discontinuité confirme la structure interne du noyau terrestre, avec un noyau externe liquide et un noyau interne solide, ce qui explique la propagation différente des ondes P dans ces deux zones.

  • La limite à 5100 km est essentielle pour comprendre la dynamique du noyau, notamment la génération du champ magnétique terrestre par le mouvement du noyau liquide.

À retenir

La discontinuité de Lehmann, située à environ 5100 km de profondeur, est la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, révélée par l’observation des ondes P tardives et leur réflexion partielle dans le noyau.

Tableaux de Synthèse

CritèreDiscontinuité de MohorovičićDiscontinuité de GutenbergDiscontinuité de Lehmann
LocalisationEntre croûte et manteau supérieurEntre manteau et noyau liquideEntre noyau externe liquide et interne solide
DécouvreurAndrija Mohorovičić (1909)Beno Gutenberg (1923)Inge Lehmann (1936)
Profondeur7 à 70 km (selon localisation)Environ 2900 kmEnviron 5100 km
SignesAugmentation soudaine vitesse ondes P et SDisparition ondes S, ondes P tardivesRéflexion partielle des ondes P, ondes P tardives
SignificationTransition croûte-manteauLimite manteau-noyau liquideLimite noyau externe-noyau interne

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre discontinuité de Mohorovičić avec la limite entre la croûte océanique et continentale (différence de profondeur).
  2. Croire que la discontinuité de Gutenberg concerne uniquement la surface du noyau, alors qu’elle marque la limite entre le manteau et le noyau.
  3. Confondre la discontinuité de Lehmann avec celle de Gutenberg, alors que la première concerne le noyau interne.
  4. Penser que la disparition des ondes S indique une absence totale de matière, alors qu’elle indique simplement un milieu liquide.
  5. Confondre la zone d’ombre sismique avec la discontinuité de Gutenberg, alors que c’est une zone d’effet des ondes.
  6. Croire que toutes les discontinuités sont visibles à l’œil nu ou par simple observation, alors qu’elles sont détectées par mesures sismiques.
  7. Confondre la profondeur de la discontinuité de Mohorovičić sous océan et sous continent (7 km vs 70 km).

Checklist Examen

  • Connaître la définition de l’hypocentre et de l’épicentre selon Perroux.
  • Maîtriser la différence entre ondes P, S, et L, et leur rôle dans la détection des discontinuités.
  • Savoir que la discontinuité de Mohorovičić sépare la croûte du manteau supérieur, et ses caractéristiques.
  • Connaître la limite de Gutenberg à 2900 km, et son importance pour la séparation du manteau et du noyau liquide.
  • Identifier la discontinuité de Lehmann à 5100 km, séparant le noyau externe liquide du noyau interne solide.
  • Comprendre le principe de réflexion et réfraction des ondes sismiques selon la loi de Descartes.
  • Savoir que la variation de vitesse des ondes avec la profondeur indique la composition hétérogène du globe.
  • Être capable d’interpréter un graphique de vitesse des ondes en fonction de la profondeur.
  • Connaître les principales découvertes de Oldham, Gutenberg, et Lehmann.
  • Savoir que la zone d’ombre sismique est liée à la discontinuité de Gutenberg.
  • Être capable d’identifier la profondeur des discontinuités à partir de données sismiques.
  • Vérifier la maîtrise des concepts liés à la structure interne du globe selon Perroux.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les Discontinuités Sismiques de la Terre avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que la discontinuité de Mohorovičić ?

2. Quelle est la profondeur moyenne de la discontinuité de Mohorovičić sous les continents ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les Discontinuités Sismiques de la Terre avec 9 flashcards interactives.

Hypocentre — définition ?

Point de rupture initiale lors d’un séisme.

Discontinuités sismiques — définition ?

Changements rapides de propriétés physiques dans la Terre.

Discontinuité de Gutenberg — localisation ?

Environ 2900 km de profondeur, entre manteau et noyau.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches