Les ondes sismiques, en traversant la Terre, révèlent une structure interne hétérogène composée de couches distinctes, délimitée par des discontinuités majeures telles que celles de Mohorovičić et de Gutenberg, permettant de comprendre la composition et la dynamique du globe terrestre.
Variation de vitesse des ondes sismiques : La vitesse à laquelle les ondes P et S se propagent dans la Terre dépend des propriétés physiques du matériau, notamment sa rigidité, sa masse volumique, et son état (solide ou liquide). Oldham (1906) a montré que cette vitesse augmente avec la profondeur, indiquant une densité croissante des matériaux terrestres.
Trajectoire des ondes sismiques : réflexion et réfraction : Lorsqu'une onde sismique rencontre une interface séparant deux milieux de propriétés différentes, elle est partiellement réfléchie et partiellement réfractée. La loi de Descartes régit ces phénomènes, déterminant l'angle de réflexion et de réfraction en fonction des vitesses dans chaque milieu.
Lois de Descartes pour les ondes sismiques : Ces lois établissent que l'angle de réfraction et de réflexion des ondes à une discontinuité sont liés aux vitesses des ondes dans les deux milieux, permettant de modéliser leur trajectoire lors de la traversée de différentes couches terrestres.
Découverte par Oldham de la variation de vitesse avec la profondeur : Oldham (1906) a observé que la vitesse des ondes P et S augmente avec la profondeur, ce qui traduit une augmentation de la densité et de la rigidité des matériaux internes de la Terre, suggérant une structure hétérogène.
Enregistrement des ondes sismiques par stations éloignées : Les stations sismiques, équipées de sismographes, enregistrent les ondes provenant d’un séisme. La différence de temps d’arrivée des ondes P et S permet de déterminer la distance à l’épicentre et d’étudier la structure interne du globe.
La vitesse des ondes sismiques dépend des propriétés physiques du matériau, notamment la rigidité et la masse volumique, et varie avec la profondeur, comme l’a montré Oldham (1906). La vitesse augmente en profondeur, traduisant une densité croissante et une rigidité accrue des roches.
Lorsqu’une onde sismique rencontre une discontinuité, elle subit réflexion et réfraction selon les lois de Descartes, qui relient l’angle d’incidence, de réflexion et de réfraction à la différence de vitesse dans chaque milieu. Ces phénomènes permettent de localiser et de caractériser les interfaces internes, comme la discontinuité de Moho ou celle de Gutenberg.
La discontinuité de Moho, située entre la croûte et le manteau supérieur, est détectée par la présence d’un second train d’ondes P plus rapide, suite à la réflexion ou à la transmission partielle au sein de cette interface, dont la profondeur varie selon la localisation (7-12 km sous océans, jusqu’à 70 km sous montagnes).
La discontinuité de Gutenberg, à environ 2900 km de profondeur, marque la limite entre le manteau solide et le noyau liquide, détectée par la disparition des ondes S et la présence d’ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique, comme l’a interprété Gutenberg (1912).
Les stations sismiques éloignées de l’épicentre enregistrent les ondes avec un délai qui permet de calculer la distance à l’épicentre, et d’étudier la structure interne du globe, notamment la variation de vitesse et la présence de discontinuités.
Les variations de vitesse des ondes sismiques, leur réflexion et réfraction aux interfaces, ainsi que l’enregistrement par stations distantes, permettent de reconstituer la structure interne de la Terre, révélant la présence de discontinuités majeures et la composition hétérogène du globe.
Discontinuité de Mohorovičić (Moho) : limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur, caractérisée par une augmentation soudaine de la vitesse des ondes P et S, découverte par Andrija Mohorovičić (1909). Elle marque la transition entre ces deux couches et sa profondeur varie de 7 à 70 km selon la localisation.
Discontinuité de Gutenberg : limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide, identifiée par Beno Gutenberg (1923). Elle se situe à environ 2900 km de profondeur, où la vitesse des ondes S disparaît, indiquant la passage à un milieu liquide.
Discontinuité de Lehmann : limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, découverte par Inge Lehmann (1936). Elle se trouve à environ 5100 km de profondeur, où des ondes P tardives témoignent d’une réflexion partielle au sein du noyau.
Zone d’ombre sismique : zone située entre 105° et 143° de distance angulaire de l’épicentre, où la disparition des ondes S (et partiellement des ondes P) indique la présence d’un milieu liquide dans le noyau externe, liée à la discontinuité de Gutenberg.
Réflexion et transformation des ondes P et S : phénomène où ces ondes changent de direction ou sont réfléchies lors du passage à une discontinuité, permettant d’identifier et de localiser ces interfaces internes du globe.
La discontinuité de Mohorovičić (Moho) marque la transition entre la croûte et le manteau supérieur, avec une profondeur variable (7-12 km sous l’océan, jusqu’à 70 km sous les montagnes). Elle est détectée par une augmentation soudaine de la vitesse des ondes sismiques, notamment des ondes P et S, lors de leur passage à cette interface.
La discontinuité de Gutenberg correspond à la limite entre le manteau solide et le noyau externe liquide, située à environ 2900 km de profondeur. La disparition des ondes S au-delà de cette limite indique la liquéfaction du milieu, empêchant leur propagation.
La discontinuité de Lehmann est située à environ 5100 km de profondeur, séparant le noyau externe liquide du noyau interne solide. La présence d’ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique est la preuve de cette limite, où des réflexions partielles se produisent.
La zone d’ombre sismique est une zone d’absence ou de faiblesse des ondes S, révélant la présence d’un milieu liquide dans le noyau externe, et se situe entre 105° et 143° de distance angulaire de l’épicentre.
La réflexion et la transformation des ondes P et S aux discontinuités majeures permettent de cartographier la structure interne du globe, en identifiant ces interfaces et en déduisant la composition et l’état physique des couches terrestres.
Les discontinuités sismiques majeures (Moho, Gutenberg, Lehmann) révèlent la stratification interne du globe, leur étude étant essentielle pour comprendre la composition, la dynamique et l’histoire géologique de la Terre.
La LVZ, située entre 100 et 200 km de profondeur, constitue une zone de déformation ductile essentielle à la dynamique de la tectonique des plaques, en permettant la circulation mantellique et le mouvement des lithosphères sur l’asthénosphère.
L’océanisation débute par un rift continental, où la fusion partielle du manteau génère la croûte océanique, et se poursuit par l’expansion océanique, créant un fond océanique et des marges passives, sous l’effet de la tectonique en extension.
Composition des péridotites du manteau supérieur : Roches ultramafiques principalement constituées d’olivine et de pyroxène, qui forment la majeure partie du manteau supérieur de la Terre.
Fusion partielle de la péridotite par décompression adiabatique : Processus où la montée rapide de la péridotite dans le manteau entraîne une diminution de pression sans échange de chaleur, provoquant une fusion locale partielle lorsque la roche croise le solidus (voir section 3).
Géotherme et solidus/liquidus des péridotites : Courbes représentant respectivement la variation de température avec la profondeur (géotherme) et les seuils de température à partir desquels la péridotite commence à fondre (solidus) ou est totalement fondue (liquidus). La fusion partielle se produit lorsque la température atteint le solidus mais reste inférieure au liquidus (voir section 3).
La péridotite du manteau supérieur, composée principalement d’olivine et de pyroxène, ne fond pas dans des conditions normales de température et de pression, car la géotherme ne croise jamais le solidus de la péridotite (voir section 3).
La montée rapide de la péridotite, sans échange thermique significatif (mouvements plus rapides que la conduction thermique), entraîne une décompression adiabatique, ce qui peut faire croiser le solidus, provoquant une fusion partielle (voir section 3).
La fusion partielle ne conduit pas à une fusion totale car la température ne dépasse jamais le liquidus, ce qui permet la formation de magmas basaltique et gabbroïque, distincts de la roche source initiale (voir section 3).
La montée de ces magmas dans le manteau ou la croûte donne naissance à des roches magmatiques telles que basaltes et gabbros, qui sont caractéristiques des zones de fusion partielle dans le manteau supérieur (voir section 3).
La fusion partielle de la péridotite par décompression adiabatique, déclenchée lors de la montée rapide du manteau, est à l’origine de la production de magmas basaltique et gabbroïque, formant la croûte océanique et les roches magmatiques associées.
Métamorphisme hydrothermal : processus de modification des roches par circulation d’eau chaude, souvent associée aux zones de subduction, entraînant des transformations minéralogiques et chimiques. (Source : chapitre 6)
Amphibole verte (hornblende) : minéral hydraté formé lors du métamorphisme hydrothermal, résultant de la transformation des basaltes et gabbros en présence d’eau chaude. Elle est caractéristique des métabasaltes et métagabbros. (Source : chapitre 6)
Serpentinite : roche silicatée hydratée, principalement composée d’olivine et de pyroxène, formée par hydratation de la péridotite du manteau supérieur lors du métamorphisme hydrothermal. Elle présente une couleur verdâtre. (Source : chapitre 6)
Réactions métamorphiques successives : transformations minéralogiques lors du métamorphisme hydrothermal, notamment amphibole vers chlorite et actinote, illustrant une évolution progressive des minéraux sous l’effet de l’eau chaude. (Source : chapitre 6)
La circulation d’eau froide pénétrant la croûte océanique, puis se réchauffant à proximité de chambres magmatiques, permet un refroidissement efficace de la croûte et du manteau lithosphérique sous-jacent, modifiant la composition minéralogique des roches. (Source : chapitre 6)
La formation de l’amphibole verte (hornblende) résulte de la transformation des minéraux des basaltes et gabbros (plagioclases et pyroxènes) en présence d’eau, constituant un signe caractéristique du métamorphisme hydrothermal. (Source : chapitre 6)
La péridotite hydratée devient serpentinite, un minéral hydraté de fer et de magnésium, indiquant une altération profonde du manteau supérieur lors de la subduction. (Source : chapitre 6)
La succession de réactions minéralogiques, notamment amphibole → chlorite/actinote, témoigne de l’évolution progressive des roches sous l’effet de la circulation d’eau chaude, caractéristique des zones de subduction. (Source : chapitre 6)
Le métamorphisme hydrothermal contribue à la dynamique de la subduction en modifiant la densité et la composition des roches, facilitant leur plongée dans l’asthénosphère. (Source : chapitre 6)
Le métamorphisme hydrothermal, par la circulation d’eau chaude, joue un rôle clé dans la transformation minéralogique des roches en zones de subduction, favorisant la formation de minéraux hydratés comme l’amphibole et la serpentinite, et participant à la dynamique de la tectonique des plaques.
Les zones de subduction sont des marges actives où la lithosphère plongeante, soumise à des processus de métamorphisme et de déformation, façonne la géographie et la sismicité mondiales, tout en révélant la dynamique interne de la Terre.
La discontinuité de Gutenberg constitue la frontière majeure entre le manteau solide et le noyau externe liquide, révélant la structure interne complexe et hétérogène de la Terre, essentielle à la compréhension de ses mouvements et de ses propriétés géophysiques.
Discontinuité de Lehmann (1936, Inge Lehmann) : limite située à environ 5100 km de profondeur dans le noyau terrestre, séparant le noyau externe liquide de la graine centrale solide. Elle est identifiée par l’observation d’ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique.
Observation d’ondes P tardives : phénomènes sismiques détectés dans la zone d’ombre, expliqués par la réflexion partielle des ondes P au sein du noyau, indiquant une discontinuité interne.
Réflexion partielle des ondes P : phénomène où une partie des ondes P est réfléchie par la discontinuité de Lehmann, permettant de déduire la présence d’une interface entre noyau liquide et solide.
Profondeur d’environ 5100 km : distance estimée de la surface terrestre à la discontinuité de Lehmann, correspondant à la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide.
La discontinuité de Lehmann a été découverte par Inge Lehmann en 1936, en analysant les ondes sismiques et en observant des ondes P tardives dans la zone d’ombre sismique. Elle marque la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, située à environ 5100 km de profondeur.
Elle est déduite par la réflexion partielle des ondes P au sein du noyau, phénomène mis en évidence par l’observation d’ondes P tardives, qui ne peuvent survenir que si une interface réfléchissante existe à cette profondeur.
La présence de cette discontinuité confirme la structure interne du noyau terrestre, avec un noyau externe liquide et un noyau interne solide, ce qui explique la propagation différente des ondes P dans ces deux zones.
La limite à 5100 km est essentielle pour comprendre la dynamique du noyau, notamment la génération du champ magnétique terrestre par le mouvement du noyau liquide.
La discontinuité de Lehmann, située à environ 5100 km de profondeur, est la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide, révélée par l’observation des ondes P tardives et leur réflexion partielle dans le noyau.
| Critère | Discontinuité de Mohorovičić | Discontinuité de Gutenberg | Discontinuité de Lehmann |
|---|---|---|---|
| Localisation | Entre croûte et manteau supérieur | Entre manteau et noyau liquide | Entre noyau externe liquide et interne solide |
| Découvreur | Andrija Mohorovičić (1909) | Beno Gutenberg (1923) | Inge Lehmann (1936) |
| Profondeur | 7 à 70 km (selon localisation) | Environ 2900 km | Environ 5100 km |
| Signes | Augmentation soudaine vitesse ondes P et S | Disparition ondes S, ondes P tardives | Réflexion partielle des ondes P, ondes P tardives |
| Signification | Transition croûte-manteau | Limite manteau-noyau liquide | Limite noyau externe-noyau interne |
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Hypocentre — définition ?
Point de rupture initiale lors d’un séisme.
Discontinuités sismiques — définition ?
Changements rapides de propriétés physiques dans la Terre.
Discontinuité de Gutenberg — localisation ?
Environ 2900 km de profondeur, entre manteau et noyau.
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