QCM : Les enjeux de la mémoire du génocide — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à la mémoire dans ce cours ?

Une représentation sélective du passé fondée sur des souvenirs vécus ou transmis
Une reconstruction neutre du passé sans influence des groupes sociaux
Un discours critique construit à partir de sources variées pour expliquer les faits
Une méthode judiciaire visant à établir des responsabilités individuelles

Une représentation sélective du passé fondée sur des souvenirs vécus ou transmis

Explication

La mémoire est présentée comme une représentation sélective, subjective et évolutive du passé. L’histoire, au contraire, repose sur une démarche critique fondée sur des sources.

2. Quel est l’objectif principal du devoir d’histoire ?

Remplacer les sources par des témoignages émotionnels
Imposer une mémoire unique et stable à l’ensemble de la société
Rendre un jugement moral sur les acteurs du passé
Privilégier la connaissance critique plutôt que la seule injonction mémorielle

Privilégier la connaissance critique plutôt que la seule injonction mémorielle

Explication

Le devoir d’histoire met l’accent sur la démarche critique et la connaissance. Il se distingue d’une logique purement mémorielle ou commémorative.

3. Quelle différence juridique distingue principalement le crime contre l’humanité du génocide ?

Le premier concerne les États, le second uniquement les armées
Le premier apparaît avant 1914, le second après 1994
Le premier relève de la mémoire, le second de l’histoire
Le premier vise les individus, le second la destruction d’un groupe

Le premier vise les individus, le second la destruction d’un groupe

Explication

Le crime contre l’humanité est centré sur les atteintes aux individus, tandis que le génocide vise la destruction d’un groupe. Cette opposition est associée à Lauterpacht et Lemkin.

4. Quel couple d’événements correspond aux massacres des Herero et des Nama ?

1915-1916, dans l’Empire ottoman
1941-1945, dans l’Europe occupée
1904-1908, sous le Deuxième Reich allemand
1994, lors du génocide des Tutsi

1904-1908, sous le Deuxième Reich allemand

Explication

Le cours situe ce génocide entre 1904 et 1908, sous le Deuxième Reich allemand. Il est présenté comme un repère important dans l’histoire des crimes de masse.

5. Que montre l’article 231 du traité de Versailles dans le débat sur 1914 ?

Il associe la responsabilité du conflit aux vaincus et introduit un vocabulaire de culpabilité
Il classe la guerre comme un crime contre l’humanité
Il efface toute idée de responsabilité pour privilégier la réconciliation
Il démontre que toutes les puissances étaient également responsables sans débat

Il associe la responsabilité du conflit aux vaincus et introduit un vocabulaire de culpabilité

Explication

L’article 231 ancre l’idée de culpabilité des vaincus dans l’après-guerre. Il joue un rôle central dans la construction du débat sur les origines du conflit.

6. Quel apport est attribué à la thèse de Fisher en 1961 ?

Elle porte sur la mémoire de la Shoah dans les années 1970
Elle établit officiellement la responsabilité unique de la France
Elle met fin à toute discussion historiographique sur 1914
Elle relance le débat sur les causes de la Première Guerre mondiale

Elle relance le débat sur les causes de la Première Guerre mondiale

Explication

La thèse de Fisher rouvre le débat sur les causes de la guerre dans un nouveau contexte. Elle ravive des tensions historiographiques déjà sensibles.

7. Que désigne l’expression « génocide des voisins » dans le cas rwandais ?

La guerre entre le Rwanda et ses États voisins en 1994
La politique internationale de sanctions menée par l’ONU
L’extermination des Tutsi avec la participation massive de voisins hutu
Le jugement des crimes par des tribunaux étrangers

L’extermination des Tutsi avec la participation massive de voisins hutu

Explication

L’expression souligne le rôle d’une partie de la population voisine hutu dans l’extermination des Tutsi. Elle insiste sur la dimension ordinaire et de proximité des violences.

8. Quelle affirmation décrit correctement les juridictions gacaca ?

Elles étaient équivalentes aux commissions Vérité et Réconciliation
Elles ont fonctionné de 2002 à 2012 avec un caractère pénal prononcé
Elles ont été créées par la résolution 955 en 1994
Elles ont jugé uniquement des responsables étrangers

Elles ont fonctionné de 2002 à 2012 avec un caractère pénal prononcé

Explication

Les gacaca ont fonctionné entre 2002 et 2012 et ont eu une forte dimension pénale. Le cours précise aussi qu’il est erroné de les rapprocher des commissions de type Vérité et Réconciliation.

9. Quel est l’un des objectifs assignés au TPIY par la résolution 827 ?

Créer une armée internationale de maintien de la paix
Juguler la mémoire collective par des amnisties générales
Établir les faits, punir les criminels et lutter contre l’impunité
Juger uniquement les États et non les individus

Établir les faits, punir les criminels et lutter contre l’impunité

Explication

La résolution 827 définit notamment la mission du TPIY d’établir les faits, de punir les criminels et de lutter contre l’impunité. Le tribunal aide aussi au rétablissement de la paix.

10. Pourquoi le TPIY peine-t-il à produire une mémoire commune de la guerre ?

Parce que ses procès sont politisés, son fonctionnement est opaque et la médiation reste insuffisante
Parce qu’il juge trop rapidement tous les crimes sans distinction
Parce qu’il dispose d’une police trop puissante sur le terrain
Parce qu’il ne traite jamais de crimes internationaux

Parce que ses procès sont politisés, son fonctionnement est opaque et la médiation reste insuffisante

Explication

Le cours insiste sur l’opacité du tribunal, le manque de médiation et la politisation des procès par les discours ethno-nationalistes. Les fondateurs espéraient au contraire qu’une vérité établie s’imposerait d’elle-même.

11. Quelle estimation correspond au nombre de Tsiganes exterminés par les nazis et leurs complices en Europe occupée pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Autour de 2 millions de victimes
Près d’un million de victimes
Environ 80 000 victimes
Entre 250 000 et 500 000 victimes

Entre 250 000 et 500 000 victimes

Explication

Le cours indique qu’entre 250 000 et 500 000 Tsiganes ont été exterminés dans l’Europe occupée. Les autres propositions reprennent des ordres de grandeur sans rapport avec cette estimation.

12. Quel événement illustre le faible traitement mémoriel du génocide des Tsiganes juste après 1945 ?

Aucun témoin tsigane n’est appelé au procès de Nuremberg
La création immédiate d’un tribunal spécial pour les Tsiganes
La reconnaissance officielle par l’Union européenne en 1945
L’ouverture d’un grand musée tsigane à Jérusalem

Aucun témoin tsigane n’est appelé au procès de Nuremberg

Explication

L’absence de témoin tsigane à Nuremberg est donnée comme un signe fort de l’oubli d’après-guerre. Les autres réponses décrivent des faits postérieurs ou inexistants dans ce cadre.

13. Qu’appelle-t-on un lieu de mémoire ?

Un site archéologique uniquement consacré aux vestiges matériels
Un support matériel ou symbolique qui organise le souvenir collectif
Un espace réservé aux archives judiciaires d’un État
Un monument commémoratif forcément situé sur le lieu exact du crime

Un support matériel ou symbolique qui organise le souvenir collectif

Explication

Un lieu de mémoire est défini comme un support matériel ou symbolique qui conserve et organise la manière dont une société se souvient. Il ne doit pas être confondu avec un simple site archéologique ni avec un lieu forcément situé exactement sur le crime.

14. Pourquoi certains sites de destruction nazie peuvent-ils être qualifiés de non-lieux du génocide ?

Parce qu’ils étaient tous situés dans des capitales européennes
Parce qu’ils ont été transformés en musées dès la fin de la guerre
Parce que les nazis ont effacé les traces et que le vide rend le site difficile à identifier
Parce qu’ils servaient uniquement à juger les criminels après 1945

Parce que les nazis ont effacé les traces et que le vide rend le site difficile à identifier

Explication

Le cours insiste sur le fait que la destruction des traces par les nazis produit un vide qui rend parfois le lieu difficile à reconnaître comme espace mémoriel concret. Les autres propositions ne correspondent pas à cette logique.

15. Quel mémorial de la Shoah des Roms a été inauguré en 2012 près de la porte de Brandebourg ?

Le Hall des noms de Yad Vashem
Le monument de Saint-Sixte près d’Agen
Le monument conçu par Dani Karavan
Le mémorial des frères Rose à Birkenau

Le monument conçu par Dani Karavan

Explication

Le monument de Dani Karavan, inauguré en 2012, est mentionné comme un mémorial rappelant l’extermination des Tsiganes européens. Les autres propositions renvoient à d’autres lieux ou à d’autres dates.

16. À quoi renvoie la journée européenne de commémoration de l’holocauste des Roms fixée au 2 août ?

À l’inauguration du monument de Dani Karavan en 2012
À la reconnaissance officielle du génocide par Helmut Schmidt
À la liquidation des derniers Tsiganes d’Auschwitz dans la nuit du 2 au 3 août 1944
À la création du premier mémorial rom en Allemagne

À la liquidation des derniers Tsiganes d’Auschwitz dans la nuit du 2 au 3 août 1944

Explication

Le 2 août a été retenu en référence à la liquidation décidée dans la nuit du 2 au 3 août 1944 à Auschwitz. Les autres dates correspondent à d’autres étapes de la mémoire du génocide.

17. Quel ouvrage d’André Schwarz-Bart, publié en 1959, a suscité des polémiques tout en recevant le prix Goncourt ?

La liste de Schindler
Le dernier des justes
Le Journal d’Anne Frank
Holocaust

Le dernier des justes

Explication

Le dernier des justes est présenté comme un roman de 1959 inspiré du génocide, qui provoque des polémiques tout en obtenant le Goncourt. Les autres titres renvoient à un journal, à un film ou à une œuvre cinématographique.

18. Dans Le fils de Saul, quel point de vue narratif est utilisé pour représenter l’expérience du camp ?

Celui d’un témoin filmant la libération
Celui d’un procureur chargé du procès
Celui d’un membre du Sonderkommando
Celui d’un officier nazi planifiant les déportations

Celui d’un membre du Sonderkommando

Explication

Le film suit l’expérience d’un Sonderkommando et évite de montrer l’assassinat lui-même. Les autres propositions ne correspondent pas au dispositif narratif évoqué dans le cours.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Les enjeux de la mémoire du génocide.

Mémoire — définition ?

Représentation sélective du passé.

Histoire — rôle ?

Construire un discours critique sur le passé.

Mémoires plurielles — pourquoi ?

Divers groupes retiennent des souvenirs divergents.

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Consultez la fiche de révision complète sur Les enjeux de la mémoire du génocide.

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