Fiche de révision : Les Fondements de la Troisième République

Plan du Cours

  1. Origines de la IIIe République
  2. Consolidation institutionnelle
  3. Valeurs républicaines
  4. Symboles de la République
  5. Séparation Église-État
  6. Crises politiques et opposition
  7. Mouvements sociaux et syndicats
  8. Conflits et attentats anarchistes
  9. Rôle de la guerre mondiale

1. Origines de la IIIe République

Notions clés & Définitions

Origine de la IIIe République : La IIIe République naît d'une défaite militaire en 1870 (Sedan) face à l'Allemagne, qui conduit à la proclamation de la République par Gambetta entre le 4 et le 11 septembre 1870, profitant de l'instabilité créée par cette défaite.

Proclamation par Gambetta : Léon Gambetta, député républicain, proclame la République en 1870, mettant fin à l'Empire après la défaite de Sedan.

Instabilité constitutionnelle : La période post-1870 est marquée par une instabilité due à la présence d’élections monarchistes, la coexistence de différentes tendances politiques (monarchistes, républicains modérés, radicaux), et la succession de gouvernements successifs.

Consolidation progressive : La stabilité de la République s’affirme avec l’adoption des lois constitutionnelles de 1875, qui instaurent un régime républicain durable, et par la victoire des républicains lors des élections, consolidant ainsi la légitimité du régime.

Points essentiels

  • La IIIe République est née d’une défaite en 1870, qui a provoqué la chute de l’Empire et la proclamation de la République par Gambetta.
  • La proclamation a été une opportunité pour les Républicains, qui en ont profité pour instaurer un nouveau régime.
  • La période qui suit est marquée par une forte instabilité constitutionnelle, avec la présence de monarchistes élus et la succession de gouvernements divers.
  • La consolidation du régime s’est faite progressivement, notamment grâce aux lois constitutionnelles de 1875, qui ont permis d’établir un régime républicain stable.
  • La victoire électorale des Républicains modérés entre 1876 et 1879 a permis de renforcer leur pouvoir et de stabiliser durablement la République.

À retenir

La IIIe République s’est installée durablement en France grâce à une succession de lois constitutionnelles en 1875 et à la victoire progressive des républicains, malgré une instabilité initiale liée à la présence de monarchistes et à la crise post-défaite de 1870.

2. Consolidation institutionnelle

Notions clés & Définitions

Régime parlementaire : Système politique dans lequel le pouvoir législatif (parlement) détient une grande partie du pouvoir, et le gouvernement est responsable devant lui. La Constitution de 1875 organise un régime où le pouvoir exécutif est faible, notamment par un président disposant de peu de pouvoirs.

Président faible : Caractéristique du régime parlementaire de la IIIe République, où le président de la République possède un rôle honorifique et peu de pouvoir réel, favorisant l'instabilité gouvernementale.

Droits et libertés fondamentaux : Libertés essentielles garanties par la République, notamment la liberté d'expression, la liberté de réunion, et la liberté de conscience, qui assurent la liberté individuelle et la participation citoyenne.

Liberté d'expression : Droit de communiquer ses idées sans censure ni restriction, favorisant la liberté de la presse et le débat démocratique.

Liberté de réunion : Droit de se rassembler pacifiquement pour exprimer des opinions ou défendre des intérêts.

Liberté de conscience : Droit de croire ou de ne pas croire, garantissant la liberté religieuse et la liberté de penser.

Culture politique républicaine : Ensemble des valeurs et principes issus de la Révolution française, diffusés pour renforcer la légitimité de la République et assurer sa stabilité.

Valeurs de la Révolution française : Liberté, égalité, fraternité, qui constituent le socle idéologique de la République.

École laïque : École assurée par l'État, gratuite et obligatoire, qui transmet les valeurs républicaines tout en étant séparée de toute influence religieuse.

Symboles républicains : Signes et emblèmes incarnant l'identité et l'unité de la République, tels que le drapeau tricolore, la Marseillaise, Marianne, la fête nationale du 14 juillet, le coq, et les faisceaux.

Points essentiels

  • La Constitution de 1875 établit un régime parlementaire avec un président de la République au rôle faible, principalement honorifique, pour éviter les dérives autoritaires et favoriser la stabilité gouvernementale, malgré une forte instabilité (gouvernements de courte durée).
  • La souveraineté appartient aux citoyens, exercée par le suffrage universel masculin.
  • La démocratie représentative repose sur l’élection de représentants, avec un régime parlementaire où l’équilibre entre législatif et exécutif est central.
  • La diffusion de la culture politique républicaine est assurée par l’école (loi Ferry 1881-1882), la presse, et la pratique du vote, visant à ancrer durablement les valeurs républicaines dans la société.
  • La mise en place de symboles (drapeau, hymne, Marianne, fête nationale) en 1890 sert à fédérer et renforcer l’identité nationale.
  • La loi de 1905 marque la séparation des Églises et de l’État, renforçant la laïcité et la sécularisation, mais suscite une opposition religieuse.
  • La IIIe République a connu des crises (affaire Boulanger, attentats anarchistes) qui, malgré leur gravité, ont contribué à renforcer le régime à long terme.

À retenir

La IIIe République, par ses institutions faibles mais stables, sa diffusion des valeurs républicaines et ses symboles, a consolidé durablement la démocratie en France, malgré les crises et oppositions.

3. Valeurs républicaines

Notions clés & Définitions

  • Valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité) : principes fondamentaux issus de la Révolution française, qui structurent la République en assurant la liberté individuelle, l’égalité devant la loi et la fraternité entre citoyens. Ces valeurs sont au cœur de la culture politique républicaine et servent à fédérer la nation.

  • Diffusion de la culture républicaine : processus par lequel les valeurs et symboles de la République sont enseignés et promus dans la société pour renforcer l’adhésion au régime. Elle s’opère notamment par l’école, la presse et le suffrage universel, afin d’assurer l’adhésion des citoyens à la République.

  • Symboles de la République : éléments visuels ou culturels incarnant l’identité nationale et les valeurs républicaines. Parmi eux, le drapeau tricolore, la Marseillaise, Marianne, et la fête nationale du 14 juillet. Ces symboles ont été établis ou renforcés pour fédérer et rappeler l’unité nationale.

Points essentiels

  • La République s’appuie sur le soutien aux valeurs issues de la Révolution française, telles que la liberté individuelle, l’égalité devant la loi, la liberté de conscience, d’expression, de réunion et économique. La presse joue un rôle clé dans leur diffusion, tout comme l’école, qui doit être laïque, gratuite et obligatoire, pour inculquer ces principes à tous les citoyens.

  • La mise en place de symboles officiels en 1890, comme le drapeau tricolore, la Marseillaise, Marianne, et la fête nationale du 14 juillet, vise à renforcer l’unité nationale et à ancrer ces valeurs dans la mémoire collective. Ces symboles sont également un moyen de fédérer la population face aux oppositions et aux crises.

  • La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État marque une étape importante dans la diffusion de la culture républicaine, en affirmant la laïcité et la sécularisation de la société, tout en provoquant une opposition chez certains catholiques.

  • La consolidation de la République s’est aussi faite par l’adoption de lois constitutionnelles entre 1879 et 1884, qui ont permis de faire du régime une démocratie représentative, fondée sur le suffrage universel masculin, et de promouvoir une nouvelle culture politique républicaine.

À retenir

Les valeurs républicaines, incarnées par la liberté, l’égalité et la fraternité, ainsi que la diffusion de leur culture à travers l’école, la presse et les symboles, ont permis à la République de s’ancrer durablement dans la société française malgré les crises et les oppositions.

4. Symboles de la République

Notions clés & Définitions

Symboles de la République : Signes ou représentations visuelles et culturelles qui incarnent l’identité, l’unité et la mémoire de la nation républicaine.
Drapeau tricolore : Le drapeau national français, dont les couleurs bleu, blanc et rouge symbolisent l’origine parisienne, la monarchie et la Révolution. Créé au début de la Révolution (1789) et adopté définitivement sous la Monarchie de Juillet (1830-1848).
Liberté, égalité, fraternité : Devise nationale créée pendant la Révolution française, adoptée officiellement lors de la Seconde République, elle incarne les valeurs fondamentales de la République.
La Marseillaise : Hymne national français, créé en 1792 pendant la Révolution, adopté comme hymne officiel en 1880.
Marianne : Allégorie de la République, apparue durant la Révolution, adoptée comme symbole officiel en 1880, représentant la liberté et la citoyenneté.
14 juillet : Fête nationale française, commémorant la Fête de la Fédération (1790) et la prise de la Bastille (1789), adoptée comme fête officielle en 1880.
Faisceaux : Symboles issus de la République romaine, représentant le pouvoir du peuple, adoptés lors de la Révolution puis par les républiques successives.

Points essentiels

  • Les symboles ont été instaurés pour fédérer la population autour de l’idéal républicain et diffuser la culture politique républicaine.
  • La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État marque une étape importante dans la sécularisation, renforçant la laïcité et la neutralité de la République.
  • La mise en place de ces symboles vise à éviter les conflits et oppositions, en affirmant l’identité nationale et la mémoire historique de la Révolution.
  • La devise "Liberté, Égalité, Fraternité" et le drapeau tricolore sont les principaux emblèmes officiels, tandis que la Marseillaise, Marianne et la fête nationale renforcent la cohésion et la mémoire collective.

À retenir

Les symboles de la République, tels que le drapeau, Marianne, l’hymne et la fête nationale, sont des éléments fondamentaux qui incarnent l’identité, l’unité et la mémoire historique de la nation républicaine.

5. Séparation Église-État

Notions clés & Définitions

Séparation Église-État : Principe selon lequel l'État et l'Église sont juridiquement et institutionnellement distincts, sans lien de subordination ou d'influence mutuelle. La loi de 1905 établit cette séparation en mettant fin au Concordat, supprimant tout financement public des cultes et assurant la neutralité religieuse de l'État.

Fin du Concordat : Abrogation de l'accord signé en 1801 entre la République française et le Vatican, qui régulait le statut de l'Église catholique en France, notamment en matière de financement, de nominations religieuses et de relations avec l'État. La loi de 1905 remplace ce Concordat par une séparation totale.

Sécularisation : Processus de retrait de l'influence religieuse dans la société, notamment dans les institutions publiques, éducatives, et dans la vie civile. Elle implique une neutralité religieuse de l'État et une réduction du rôle de la religion dans la sphère publique.

Points essentiels

  • La loi de 1905 marque la fin du Concordat, supprimant tout lien officiel entre l'État et l'Église catholique, notamment le financement des cultes par l'État.
  • La loi établit la neutralité religieuse de l'État, qui ne reconnaît, ne subventionne ni ne finance aucun culte.
  • La séparation entraîne une sécularisation progressive, c'est-à-dire le retrait de l'influence religieuse dans la société et les institutions publiques.
  • La décision de 1905 choque une partie des catholiques, qui s'opposent à cette rupture, mais elle est fondamentale pour la laïcité en France.
  • La loi de 1905 ne concerne pas uniquement le catholicisme mais établit une neutralité pour toutes les religions.

À retenir

La loi de 1905 institue la séparation entre l'Église et l'État, marquant la fin du Concordat et amorçant la sécularisation de la société française, garantissant la neutralité religieuse de l'État.

6. Crises politiques et opposition

Notions clés & Définitions

Crises parlementaires : Périodes de conflit ou d'instabilité au sein des institutions législatives, souvent marquées par des dissolutions d'assemblées ou des crises de gouvernement, qui fragilisent la stabilité du régime (exemple : dissoultion de l'assemblée par Mac Mahon en 1877).

Opposition à la République : Ensemble des mouvements ou groupes politiques qui contestent ou cherchent à renverser la République, notamment les monarchistes (légitimistes et orléanistes) et l’extrême droite, considérant la République comme une étape transitoire ou illégitime.

Crises et attentats anarchistes : Actions violentes menées par des anarchistes visant à déstabiliser la République, notamment la bombe à l'Assemblée en 1893 et l’attentat contre Carnot en 1894, souvent réprimées par des lois scélérates ou des mesures exceptionnelles.

Affaire Boulanger : Crise politique (1886-1889) où Georges Boulanger, général et homme politique, devient un symbole de l’opposition nationaliste et anti-parlementaire, menaçant la stabilité républicaine par ses ambitions et ses mouvements populaires.

Points essentiels

  • La IIIe République connaît plusieurs crises politiques, notamment les crises parlementaires, qui ont renforcé la nécessité d’un régime stable face aux oppositions.
  • Les monarchistes, divisés entre légitimistes et orléanistes, ont tenté à plusieurs reprises de restaurer la monarchie, mais ont été finalement marginalisés par la consolidation républicaine.
  • L’affaire Boulanger illustre une crise majeure où un homme politique nationaliste et anti-parlementaire a été perçu comme une menace pour la République, mais sa défaite a renforcé le régime parlementaire.
  • La montée de l’anticléricalisme, notamment avec la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, a aussi cristallisé des oppositions, notamment chez les catholiques.
  • La violence anarchiste, avec des attentats comme ceux contre la chambre des députés ou Carnot, a conduit à l’adoption de lois répressives (lois scélérates) et à une forte tension entre la République et certains mouvements révolutionnaires.
  • La République, malgré ces crises, s’est consolidée à long terme, notamment grâce à ses succès électoraux et à la mise en place d’une culture politique républicaine.

À retenir

Les crises politiques, notamment celles liées à l’opposition monarchiste et aux attentats anarchistes, ont fragilisé la IIIe République à court terme, mais ont finalement contribué à sa consolidation en renforçant ses institutions et sa légitimité.

7. Mouvements sociaux et syndicats

Notions clés & Définitions

Mouvements sociaux : Groupements ou actions collectives visant à défendre ou à faire évoluer les conditions sociales, économiques ou politiques, souvent portés par des syndicats ou des associations.

Syndicats : Organisations regroupant des travailleurs ou des employés pour défendre leurs intérêts professionnels, économiques et sociaux. Exemple : CGT (Confédération générale du travail), créée en 1895, rassemblement d'ouvriers pour des revendications.

CGT (Confédération générale du travail) : Syndicat révolutionnaire fondé en 1895, qui prône la lutte pour le renversement du capitalisme, par la voie révolutionnaire ou par la violence.

Syndicats révolutionnaires : Syndicats dont l’objectif est la remise en cause du capitalisme et la transformation radicale de la société, souvent par la révolution ou la violence.

Unification socialiste : Processus de rassemblement des différentes tendances socialistes en un seul parti. En 1905, la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) est créée sous l’impulsion de Jean Jaurès, regroupant toutes les tendances socialistes françaises.

Jean Jaurès : Leader socialiste qui a œuvré à l’unification des tendances socialistes françaises en 1905, acceptant la démocratie parlementaire et la réforme.

Points essentiels

  • Les syndicats révolutionnaires, comme la CGT, revendiquent la remise en cause du capitalisme, parfois par la violence ou la révolution.
  • La CGT, en 1895, rassemble des ouvriers pour défendre leurs intérêts et prône une lutte radicale contre le capitalisme.
  • La division des tendances socialistes a duré jusqu’en 1905, date à laquelle elles se sont unies pour former la SFIO.
  • La SFIO, sous l’impulsion de Jean Jaurès, accepte la démocratie parlementaire et la réforme comme moyens d’atteindre leurs objectifs.
  • La montée des mouvements sociaux et syndicaux traduit la contestation ouvrière face aux politiques de la République, notamment après la répression de la Commune de Paris.
  • La Première Guerre mondiale favorise le ralliement de la majorité des opposants à la République, mais la SFIO reste un acteur majeur du mouvement social.

À retenir

Les syndicats révolutionnaires comme la CGT ont cherché à renverser le capitalisme par la lutte et la révolution, tandis que l’unification socialiste en 1905, menée par Jean Jaurès, a permis aux socialistes de défendre leurs idées dans le cadre démocratique, consolidant ainsi le mouvement ouvrier.

8. Conflits et attentats anarchistes

Notions clés & Définitions

  • Conflits et attentats anarchistes : Actions violentes menées par des anarchistes visant à déstabiliser l’État ou à promouvoir leur idéologie, notamment par des attentats contre des figures ou des institutions.
    Exemples : bombe à l'Assemblée, attentat contre Carnot (1894).

  • Répression des anarchistes : Ensemble de mesures législatives et institutionnelles destinées à lutter contre les actes violents anarchistes.
    Exemples : lois scélérates, Comité de condamnations expéditives.

  • Lois scélérates : Lois adoptées pour réprimer les actes anarchistes violents, permettant notamment d’arrêter et de juger rapidement les suspects, et de criminaliser la propagande anarchiste.

  • Comité de condamnations expéditives : Organisation chargée de juger rapidement et de condamner les anarchistes impliqués dans des attentats ou actes violents, renforçant la répression.

  • Tensions avec les ouvriers : Relations conflictuelles entre la République et les classes ouvrières, exacerbées par l’écrasement de la Commune de Paris (1871) et la perception que la République défend surtout les intérêts des bourgeois.

Points essentiels

  • La République entretient des rapports difficiles avec les ouvriers, notamment en raison de l’écrasement de la Commune de Paris, qui a renforcé la méfiance des classes populaires envers le régime.
  • Les attentats anarchistes, tels que celui contre Carnot en 1894, ont marqué cette période de violence politique.
  • En réponse, la République a adopté des lois répressives dites « scélérates » pour lutter contre ces actes, créant un cadre législatif dur.
  • La création du Comité de condamnations expéditives a permis de juger rapidement les anarchistes, accentuant la répression.
  • Ces violences et la répression ont contribué à renforcer la défiance entre la République et une partie de la population ouvrière.

À retenir

Les attentats anarchistes et la répression qui en découle illustrent la violence politique de la période, mais aussi la difficulté pour la République de concilier sécurité, ordre et soutien des classes populaires.

9. Rôle de la guerre mondiale

Notions clés & Définitions

  • Union nationale : Politique de rassemblement des différentes forces politiques et sociales pour faire face à une crise commune, notamment lors de la Première Guerre mondiale, afin de renforcer la cohésion nationale et soutenir l'effort de guerre.

  • Renforcement de la République : Processus par lequel la guerre mondiale contribue à consolider la légitimité et la stabilité de la République française, en unissant la population derrière le régime républicain face aux menaces extérieures et intérieures.

  • Conséquences sur la société : La guerre entraîne des bouleversements sociaux importants, notamment le ralliement des opposants à la République, la mobilisation totale de la société, et la création d’un sentiment d’unité nationale renforcé par l’union sacrée.

  • Impact de la Première Guerre mondiale : La guerre provoque le ralliement de la majorité des opposants à la République, favorise l’union sacrée entre les différentes forces politiques, et contribue à la consolidation du régime républicain en France.

Points essentiels

  • La Première Guerre mondiale joue un rôle crucial dans l’unification nationale par la mise en place de l’union sacrée, rassemblant toutes les forces politiques pour soutenir l’effort de guerre.

  • La guerre agit comme un facteur de renforcement de la République, en lui permettant de s’ancrer durablement face aux oppositions monarchistes, royalistes, socialistes et anarchistes.

  • La société française subit de profonds bouleversements, notamment par le ralliement massif des opposants à la République, ce qui contribue à la stabilité du régime.

  • La guerre favorise la cohésion nationale, en créant un sentiment d’unité face à l’ennemi extérieur, et en renforçant la légitimité du régime républicain.

À retenir

La Première Guerre mondiale a permis de renforcer la cohésion nationale et la légitimité de la République française, en rassemblant les forces politiques autour d’un effort commun et en consolidant durablement le régime républicain face à ses opposants.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1870Défaite de Sedan face à l’Allemagne, chute de l’Empire
4-11 septembre 1870Proclamation de la République par Gambetta
1875Adoption des lois constitutionnelles, stabilisation du régime
1881-1882Loi Ferry sur l’école laïque, gratuite et obligatoire
1890Mise en place des symboles républicains (drapeau, Marseillaise, Marianne)
1905Loi de séparation des Églises et de l’État

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésObjectifsActeurs / AuteursRéférences
Origines de la IIIe RépubliqueDéfaite de 1870, proclamation par Gambetta, instabilité constitutionnelleInstaurer un régime républicain durableGambetta, Républicains modérésLoi constitutionnelle de 1875
Consolidation institutionnelleRégime parlementaire, président faible, libertés fondamentalesStabiliser la démocratie, garantir libertésLoi Ferry, lois constitutionnelles 1879-1884Constitution de 1875
Valeurs républicainesLiberté, égalité, fraternité, laïcitéFédérer la nation, renforcer l’identité républicaineRépublicains, lois de 1905Laïcité, symboles (drapeau, Marianne)
Symboles de la RépubliqueDrapeau, Marseillaise, Marianne, fête nationaleFédérer, renforcer l’unité nationaleGouvernement, symboles officielsLoi de 1890
Séparation Église-ÉtatLaïcité, sécularisation, opposition religieuseGarantir la liberté de conscienceLoi 1905Laïcité, opposition catholique
Crises politiquesAffaire Boulanger, attentats anarchistesRenforcer la cohésion, faire face aux crisesGouvernement, mouvements anarchistesCrises de la IIIe République
Mouvements sociauxSyndicats, grèves, luttes ouvrièresAméliorer les conditions de travailSyndicats, CGTMouvements sociaux, lois sociales
Conflits et attentats anarchistesAttentats, violences, répressionMaintenir l’ordre, défendre la RépubliquePolice, gouvernementAttentats anarchistes
Rôle de la guerre mondialeImpact sur la société, patriotismeMobiliser la nation, renforcer l’unitéGouvernement, soldatsGuerre mondiale

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la proclamation de la République par Gambetta en 1870 avec la fin de la guerre de 1870-1871.
  2. Confondre la stabilité instaurée par les lois constitutionnelles de 1875 avec une stabilité immédiate, alors qu’elle a été progressive.
  3. Confondre la faiblesse du président dans le régime parlementaire avec une faiblesse générale du régime.
  4. Mélanger la laïcité de 1905 avec la séparation des Églises et de l’État, en oubliant ses implications.
  5. Confondre symboles (drapeau, Marianne) avec leur date de mise en place ou leur signification précise.
  6. Confondre les crises politiques (ex : affaire Boulanger) avec des crises institutionnelles majeures.
  7. Confondre les lois de 1881-1882 sur l’école avec d’autres lois éducatives antérieures.
  8. Confondre la diffusion des valeurs républicaines avec leur simple déclaration officielle.
  9. Confondre les mouvements sociaux et syndicats avec les crises politiques ou attentats.
  10. Confondre l’impact de la guerre mondiale avec la consolidation de la République.

Checklist Examen

  1. Connaître la date de la défaite de Sedan et ses conséquences pour la naissance de la IIIe République.
  2. Identifier le rôle de Gambetta dans la proclamation de la République en 1870.
  3. Expliquer la signification des lois constitutionnelles de 1875 dans la stabilisation du régime.
  4. Maîtriser la définition du régime parlementaire et le rôle du président faible selon la Constitution de 1875.
  5. Citer et expliquer les libertés fondamentales garanties par la République (liberté d’expression, de réunion, de conscience).
  6. Connaître la loi Ferry (1881-1882) et son importance pour l’éducation laïque.
  7. Identifier les symboles officiels de la République instaurés ou renforcés en 1890.
  8. Expliquer la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État et ses enjeux.
  9. Connaître les crises majeures (affaire Boulanger, attentats anarchistes) et leur impact sur la République.
  10. Identifier les principaux mouvements sociaux et syndicats (ex : CGT) et leur rôle.
  11. Connaître le rôle de la guerre mondiale dans la consolidation nationale et la République.
  12. Connaître la définition de la culture politique républicaine selon Perroux.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les Fondements de la Troisième République avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Qui est crédité d'avoir proclamé la République en France en 1870 ?

2. Qu'est-ce que la loi constitutionnelle de 1875 dans le contexte de la consolidation institutionnelle de la IIIe République ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les Fondements de la Troisième République avec 18 flashcards interactives.

Origines de la IIIe République — date ?

Proclamation en 1870 après Sedan.

Gambetta — rôle ?

Proclame la République en 1870.

Instabilité post-1870 — cause ?

Présence monarchiste et gouvernements successifs.

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