QCM : Les gestes philosophiques fondamentaux — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle décrit le mieux la nature d’un problème ?

Une tâche pratique qui se résout par l’application d’une procédure connue
Une demande d’information dont la réponse est déjà déterminée
Une difficulté qui révèle une limite et stimule la recherche de solutions
Une opposition entre deux personnes sans enjeu pour la compréhension

Une difficulté qui révèle une limite et stimule la recherche de solutions

Explication

Un problème met en évidence une limite de compréhension, de savoir ou de pouvoir, tout en incitant à mobiliser des ressources pour avancer. Une demande d’information déjà déterminée relève plutôt d’une question simple, qui ne présente pas cette pluralité de voies de recherche.

2. Quelle distinction Aristote établit-il entre une question simple et un problème ?

La question appelle une réponse déterminée, tandis que le problème admet plusieurs solutions concurrentes
La question appartient au savoir ordinaire, tandis que le problème relève nécessairement de la philosophie
La question exige une démonstration, tandis que le problème repose sur une intuition immédiate
La question porte sur la pratique, tandis que le problème concerne exclusivement la théorie

La question appelle une réponse déterminée, tandis que le problème admet plusieurs solutions concurrentes

Explication

Dans les Topiques, Aristote distingue la question, qui peut recevoir une réponse déterminée, du problème, qui ouvre sur plusieurs solutions parfois contradictoires. Le problème n’est donc pas défini par son domaine, mais par la pluralité et la tension des réponses possibles.

3. Pourquoi les problèmes philosophiques se distinguent-ils des problèmes ordinaires par leur portée ?

Ils dépendent des habitudes sociales, car la philosophie décrit les pratiques particulières
Ils sont propres à chaque personne, car la philosophie privilégie les expériences singulières
Ils valent pour tous, car la philosophie examine les questions sur le plan de l’universel
Ils concernent surtout les situations urgentes, car la philosophie cherche des solutions immédiates

Ils valent pour tous, car la philosophie examine les questions sur le plan de l’universel

Explication

Un problème philosophique vise l’universel et ne se limite pas à une situation individuelle ou locale. Les problèmes ordinaires sont au contraire singuliers et relatifs aux circonstances dans lesquelles ils apparaissent.

4. Quelle attitude oppose le plus clairement le philosophe à la manière ordinaire de traiter un problème ?

Le philosophe transforme le problème en règle pratique afin d’obtenir une décision immédiate
Le philosophe cherche à maintenir le problème afin de l’examiner plutôt qu’à le supprimer rapidement
Le philosophe écarte le problème concret afin de privilégier une réponse fondée sur l’habitude
Le philosophe réduit le problème à une difficulté personnelle afin d’en limiter la portée

Le philosophe cherche à maintenir le problème afin de l’examiner plutôt qu’à le supprimer rapidement

Explication

La vie quotidienne tend à considérer les problèmes comme des maux à régler rapidement, tandis que la philosophie les produit et y séjourne pour les examiner. Elle ne cherche donc pas d’abord à les faire disparaître, mais à comprendre ce qu’ils mettent en jeu.

5. Comment les problèmes courants et les problèmes philosophiques apparaissent-ils respectivement ?

Les problèmes courants sont produits par le doute, tandis que les problèmes philosophiques résultent d’une habitude pratique
Les problèmes courants reposent sur plusieurs thèses, tandis que les problèmes philosophiques exigent une réponse immédiate
Les problèmes courants s’imposent dans l’expérience, tandis que les problèmes philosophiques doivent être posés et recherchés
Les problèmes courants naissent d’une réflexion abstraite, tandis que les problèmes philosophiques s’imposent dans l’expérience

Les problèmes courants s’imposent dans l’expérience, tandis que les problèmes philosophiques doivent être posés et recherchés

Explication

Les problèmes courants surgissent directement dans l’expérience, alors que les problèmes philosophiques demandent une démarche explicite de formulation et de recherche. Cette différence porte sur leur mode d’apparition, non sur leur degré de difficulté pratique.

6. Quelle démarche permet de faire émerger véritablement un problème à partir d’une question ?

Reformuler la question en termes techniques afin d’obtenir une solution conforme à une méthode connue
Choisir rapidement la réponse la plus intuitive et écarter les positions qui lui sont opposées
Accumuler des exemples particuliers afin de remplacer la question par une description des faits
Examiner la question, repérer la tension entre les réponses et montrer pourquoi aucune réponse simple ne suffit

Examiner la question, repérer la tension entre les réponses et montrer pourquoi aucune réponse simple ne suffit

Explication

Problématiser consiste à analyser attentivement la question, à faire apparaître la tension entre plusieurs réponses et à expliquer l’insuffisance d’une solution simple. Se contenter de choisir l’intuition la plus immédiate évite précisément ce travail de mise en tension.

7. Quel regard favorise la naissance d’un problème philosophique dans la rencontre de l’esprit et du monde ?

Un regard descriptif, qui enregistre les perceptions sans examiner les tensions qu’elles peuvent révéler
Un regard de doute, de soupçon, d’étonnement et de questionnement qui refuse de s’en tenir aux apparences
Un regard confiant dans les apparences, qui privilégie les habitudes pour éviter les difficultés théoriques
Un regard pratique, qui transforme chaque étonnement en consigne afin de résoudre rapidement la situation

Un regard de doute, de soupçon, d’étonnement et de questionnement qui refuse de s’en tenir aux apparences

Explication

Le problème philosophique naît lorsqu’un regard de doute, de soupçon, d’étonnement et de questionnement met en cause l’évidence apparente. Le regard qui accepte les apparences sans les interroger ne fait pas émerger cette difficulté réflexive.

8. Quelle thèse soutient que seul le présent est réel et vécu dans l’exemple de « vivre l’instant présent » ?

Le passé est révolu et l’avenir demeure incertain
Le passé guide l’action et l’avenir fixe son résultat
Le passé et l’avenir possèdent une réalité comparable au présent
Le présent dépend du passé et l’avenir en prolonge les effets

Le passé est révolu et l’avenir demeure incertain

Explication

Cette thèse privilégie le présent parce que le passé n’est plus accessible et que l’avenir reste incertain. L’idée selon laquelle passé et avenir auraient une réalité comparable contredit précisément cette conception.

9. Pourquoi la thèse de l’être humain comme être de projet valorise-t-elle l’avenir ?

Parce que la durée humaine se réduit à la prévision des événements futurs
Parce que l’avenir rend le passé plus certain et le présent plus stable
Parce que l’existence s’accomplit par des buts inscrits dans la durée
Parce que les buts futurs permettent de suspendre toute décision actuelle

Parce que l’existence s’accomplit par des buts inscrits dans la durée

Explication

Cette thèse considère que l’être humain se réalise en se donnant des buts et en inscrivant sa vie dans une durée. Réduire la durée à la prévision des événements futurs ne rend pas compte de cet accomplissement par le projet.

10. Quel problème philosophique naît de l’opposition entre vivre l’instant et se projeter vers l’avenir ?

Il faut expliquer pourquoi le présent disparaît alors que le passé et l’avenir demeurent fixes
Il faut déterminer comment habiter le temps entre bonheur présent et accomplissement durable
Il faut mesurer si les buts futurs apportent davantage de plaisir que les expériences présentes
Il faut choisir entre une connaissance exacte du passé et une maîtrise complète de l’avenir

Il faut déterminer comment habiter le temps entre bonheur présent et accomplissement durable

Explication

Le problème consiste à articuler le bonheur que peut favoriser l’attention au présent avec l’accomplissement que permet une projection dans le temps long. Il ne s’agit pas de comparer quantitativement le plaisir présent et les buts futurs.

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Qu'est-ce qu'un problème selon la définition donnée ?

Une difficulté qui arrête et révèle nos limites tout en stimulant la recherche.

Qu'est-ce qui distingue un problème d'une question simple selon Aristote ?

Un problème admet plusieurs solutions parfois contradictoires.

Quelle différence Aristote fait-il entre une question et un problème ?

Une question reçoit oui ou non, un problème tient ensemble oui et non.

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