Reconquista : La Reconquista désigne la reconquête par les royaumes chrétiens d’Espagne des territoires occupés par les musulmans, achevée en 1492 avec la prise de Grenade par les Rois catholiques.
Henri le Navigateur : Prince portugais du XVe siècle, il finance et encourage les explorations maritimes le long des côtes africaines, contribuant à ouvrir la voie aux grandes découvertes.
Bartolomeu Dias : Navigateur portugais, en 1488 il atteint le Cap de Bonne Espérance, ouvrant la route maritime vers l’Asie par le sud.
Vasco de Gama : Explorateur portugais, en 1498 il réussit à atteindre l’Inde en contournant l’Afrique, établissant une route maritime directe vers l’Asie.
Christophe Colomb : Navigateur italien au service de l’Espagne, en 1492 il découvre l’Amérique, marquant le début de la première mondialisation.
Amerigo Vespucci : Navigateur et explorateur italien, en 1503 il évoque pour la première fois un “nouveau monde” en parlant de l’Amérique.
Les royaumes ibériques lancent les grandes découvertes pour trouver de nouvelles routes commerciales après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, qui bloque l’accès aux routes terrestres vers l’Asie. Les Européens découvrent l’Amérique en 1492 avec Christophe Colomb, ce qui marque le début de la première mondialisation.
Les explorations portugaises, sous l’impulsion d’Henri le Navigateur, visent à contourner l’Afrique pour atteindre l’Asie, avec Bartolomeu Dias en 1488 au Cap de Bonne Espérance, puis Vasco de Gama en 1498.
L’Espagne, après la Reconquista, finance la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, peu après la fin de la reconquête de Grenade. En 1503, Amerigo Vespucci parle d’un “nouveau monde”, confirmant la découverte d’un continent inconnu.
Les motivations géopolitiques et économiques, notamment la recherche de nouvelles routes commerciales après la prise de Constantinople, ont conduit à des explorations maritimes majeures, redéfinissant la carte du monde et initiant la première mondialisation.
Conquistador : Chef d’expédition espagnol chargé de conquérir de nouveaux territoires au nom de la Couronne d’Espagne. Hernan Cortes et Francisco Pizarro sont deux exemples célèbres de conquistadors ayant mené la conquête de l’empire aztèque et de l’empire inca.
Empire aztèque : Grande civilisation mésoaméricaine, dirigée par un empereur, dont la capitale est Tenochtitlan. Elle compte environ 25 millions d’habitants et pratique des sacrifices humains. Elle est caractérisée par l’absence d’animaux de trait, de roue, de fer ou de bronze. Moctezuma en est l’empereur.
Tenochtitlan : Capitale de l’empire aztèque, située sur un lac, avec environ 200 000 habitants. Elle est détruite par les conquistadors entre 1519 et 1521, puis remplacée par Mexico.
Empire Inca : Civilisation andine, organisée en un réseau de groupes tributaires dirigés par un empereur, dont la capitale est Cuzco. Il est renversé par Francisco Pizarro entre 1531 et 1533.
Francisco Pizarro : Conquistador espagnol qui renverse l’empire inca, s’empare de Cuzco en 1534, et exécute le dernier empereur inca, attiré par l’or abondant.
Choc microbien : Effet dévastateur des maladies importées par les Européens, telles que la rougeole, la variole ou la grippe, qui provoquent la disparition rapide de la population amérindienne, notamment dans les Antilles.
Hernan Cortes conquiert l’empire aztèque entre 1519 et 1521, en s’emparant de Tenochtitlan, la capitale, après un siège qui détruit la ville. La ville est rasée, le lac asséché, et une nouvelle ville, Mexico, est construite selon le modèle urbain espagnol, avec une plan en damier centré sur la plaza mayor. La conquête s’accompagne de massacres, de destructions de temples, et de la christianisation forcée menée par des missionnaires. La population amérindienne diminue rapidement, principalement à cause du choc microbien, avec une disparition estimée à 90 % dans certaines régions.
Francisco Pizarro, informé de l’or dans la région, mène la conquête de l’empire inca entre 1531 et 1533. Il s’empare de Cuzco en 1534, où se trouve le temple du soleil, et exécute le dernier empereur inca, mettant fin à cette civilisation.
Les conquêtes espagnoles, menées par Cortes et Pizarro, ont profondément bouleversé les sociétés amérindiennes par la violence, la destruction de leurs sociétés et la propagation de maladies, entraînant la disparition de la majorité de leur population.
Traité de Tordesillas
Traité signé en 1494 sous l’autorité du Pape, qui partage le monde entre l’Espagne et le Portugal. Il trace une ligne de démarcation dans l’océan Atlantique, attribuant à chaque nation la zone de conquête et de colonisation qui lui revient, afin d’éviter les conflits entre les deux puissances.
Traité de Saragosse
Traité conclu en 1529, qui prolonge le partage du monde entre l’Espagne et le Portugal, cette fois en Asie. Il confirme la ligne de démarcation dans l’océan Pacifique, précisant les zones d’influence respectives.
Nouvelle-Espagne
Territoire colonial espagnol en Amérique, comprenant notamment le Mexique et d’autres régions du continent. Elle constitue une partie essentielle de l’empire territorial espagnol en Amérique.
Vice-royauté du Pérou
Division administrative de l’empire espagnol en Amérique, centrée sur le territoire péruvien. Elle représente une organisation politique permettant de gérer efficacement la colonie et ses ressources.
Comptoirs
Postes commerciaux établis par le Portugal en Afrique, en Asie et au Brésil. Ils servent à organiser le commerce, notamment du sucre, du bois, et du poivre, en contrôlant les échanges et les routes commerciales.
Plan en damier
Organisation territoriale adoptée par l’Espagne pour structurer ses colonies, notamment en Amérique, en divisant le territoire en unités administratives pour mieux gérer la colonie et ses ressources.
Le Traité de Tordesillas (1494), signé sous l’autorité du Pape, partage le monde entre l’Espagne et le Portugal, en traçant une ligne de démarcation dans l’Atlantique pour définir leurs zones d’influence. Ce partage évite les conflits directs lors de la conquête des terres nouvelles. En 1529, le Traité de Saragosse prolonge cette division en Asie, en établissant une nouvelle ligne de démarcation dans le Pacifique.
L’Espagne organise un empire territorial en Amérique, divisé en deux grandes entités : la Nouvelle-Espagne et la vice-royauté du Pérou. La Nouvelle-Espagne couvre notamment le Mexique, tandis que la vice-royauté du Pérou regroupe d’autres régions andines. Ces divisions administratives facilitent la gestion politique et économique de l’empire.
Par ailleurs, le Portugal développe un empire commercial basé sur des comptoirs situés en Afrique, en Asie et sur le littoral brésilien. Ces comptoirs permettent de contrôler le commerce du sucre, du bois et du poivre, en organisant un réseau d’échanges commerciaux. La structuration territoriale et commerciale des empires ibériques a ainsi façonné leur domination coloniale, en combinant organisation politique, administrative et commerciale.
Les empires ibériques se structurent par des traités qui partagent le monde entre eux, avec une organisation territoriale et commerciale précise, façonnant leur domination coloniale en Amérique et dans d’autres régions du monde.
Plantation
AUTEUR (date) : exploitation agricole de grande taille utilisant massivement le travail d’esclaves pour produire des cultures destinées à l’exportation, notamment la canne à sucre.
Système sucrier
AUTEUR (date) : organisation économique basée sur la culture de la canne à sucre dans des plantations, principalement dans les colonies tropicales, utilisant le travail forcé d’esclaves africains pour produire du sucre destiné à l’Europe.
Code Noir
AUTEUR (1685) : ensemble de règlements français visant à encadrer l’esclavage dans les colonies, limitant notamment la torture et les mutilations, dans le but d’optimiser la production esclavagiste.
Neg’marrons
AUTEUR (date) : esclaves fugitifs qui se réfugient dans les forêts ou montagnes, souvent considérés comme des résistants à l’ordre colonial et à l’esclavage.
Commerce de droiture
AUTEUR (date) : commerce basé sur la traite des esclaves, organisé selon une logique raciale où les Européens dominent et exploitent les Africains déportés vers les colonies.
Le système sucrier s’appuie sur des plantations exploitant massivement le travail des esclaves africains, notamment au Brésil et dans les Caraïbes. À la fin du XV° siècle, les Portugais développent des plantations de canne à sucre en Afrique, notamment à São Tomé, qui devient un centre majeur de l’esclavage entre l’Afrique équatoriale et le Brésil. Après des révoltes en 1595, les activités de plantation sont déplacées au Brésil, puis dans les Caraïbes, bénéficiant du même climat tropical. La croissance de la consommation de sucre en Europe entraîne une forte intensification de l’esclavage dans le “nouveau monde”, avec 75 % des esclaves déportés travaillant dans ces plantations. À partir de 1620, la concurrence s’intensifie avec la Hollande, la Grande-Bretagne et la France. La société coloniale est extrêmement violente, notamment lors de la plantation et de la récolte, avec une mortalité infantile de 90 %, et une espérance de vie de 8 à 10 ans pour les esclaves. La déportation efface souvent l’identité d’origine des esclaves, renforçant la hiérarchie raciale où le blanc domine et le noir est réduit en esclavage. En 1685, le Code Noir est adopté par Louis XIV pour limiter la torture et les mutilations, dans une optique d’optimisation de la production. Malgré cela, des révoltes existent, notamment celles des neg’marrons, esclaves fugitifs réfugiés dans les forêts.
L’organisation économique coloniale repose sur une exploitation intensive et hiérarchisée raciale, où le système sucrier et le commerce d’esclaves structurent la société et l’économie des colonies.
Encomienda
Sepúlveda (date) : système dans lequel des territoires sont attribués aux colons, qui ont pour charge d’évangéliser les Indiens et peuvent exploiter économiquement ces derniers.
Lois Nouvelles
Controverse de Valladolid
AUTEUR (1550-1551) : débat organisé pour déterminer le traitement des Indiens dans les territoires conquis, notamment leur humanité et leur âme, sans décision officielle mais avec une reconnaissance théorique de leur humanité.
Bartolomé de Las Casas
AUTEUR (1484-1566) : dominicain qui condamne la violence contre les Indiens, défend leur liberté pour leur évangélisation, et soutient que les Indiens ont une âme, remettant en question la légitimité de leur esclavage.
Juan Ginés de Sepúlveda
AUTEUR (date) : soutient que les Indiens sont des sauvages à asservir pour leur conversion, justifiant le système de l’encomienda comme une guerre juste pour imposer le christianisme.
Les lois de Burgos (1512) et les Lois Nouvelles (1542) tentent de protéger les Amérindiens en interdisant leur mauvais traitement et leur réduction en esclavage, mais leur application sur le terrain est faible, laissant leur exploitation continuer. La reconnaissance officielle de l’humanité des Indiens par le pape en 1537 n’empêche pas leur exploitation, qui persiste malgré l’interdiction de Charles Quint. La controverse de Valladolid (1550-1551), initiée par Charles Quint, oppose Las Casas et Sepúlveda sur la question de l’âme et de la condition des Indiens. Las Casas affirme leur humanité et leur droit à la liberté, tandis que Sepúlveda justifie leur asservissement par leur statut de sauvages. La reconnaissance de l’âme des Indiens lors de cette controverse implique théoriquement leur appartenance à l’humanité, ce qui remet en cause la légitimité de leur esclavage, même si celui-ci continue dans la pratique.
Les débats moraux et juridiques de la controverse de Valladolid soulignent la tension entre la reconnaissance théorique des droits des peuples colonisés et la persistance de leur exploitation, illustrant la complexité des enjeux éthiques liés à l’esclavage et à la colonisation.
Mita : Impôt imposé aux Amérindiens, consistant à travailler six mois par an pour l’État espagnol, souvent dans des conditions très difficiles. La mita est une forme d’obligation de travail forcé utilisée pour exploiter les ressources minières, notamment à Potosi.
Potosi : Mine d’argent située en Bolivie, considérée comme la plus importante de l’époque. Elle fournit 80 % de l’argent destiné à l’Espagne, jouant un rôle central dans l’économie coloniale et européenne.
Galions : Gros navires espagnols des XVIe et XVIIe siècles, conçus pour le commerce et la guerre. Ils transportent or, argent et épices en convois protégés par la flotte royale, l’Armada.
Casa de Contratacion : Institution créée en 1503 à Séville, chargée de réguler et de contrôler le commerce avec les colonies américaines, notamment la gestion des flux de métaux précieux et des marchandises.
Armada : Flotte royale espagnole chargée de protéger les convois de galions transportant les richesses d’Amérique vers l’Espagne, notamment contre les pirates et corsaires.
La mine de Potosi en Bolivie fournit 80 % de l’argent destiné à l’Espagne, exploitée par les Amérindiens soumis à la mita, un impôt de travail forcé de six mois par an dans des conditions souvent mortelles. Cette exploitation massive de la mine contribue significativement à l’afflux d’argent vers l’Espagne.
Les galions espagnols transportent de l’or et des épices en convois protégés par l’Armada, deux fois par an. Ces navires relient l’Amérique à l’Espagne, permettant le transfert de richesses et de marchandises précieuses. La Casa de Contratacion, créée en 1503, encadre ce commerce et assure la régulation des flux.
L’afflux massif d’or et d’argent provoque une forte augmentation de la masse monétaire en Europe, entraînant une inflation importante. Par ailleurs, ces métaux précieux facilitent l’achat en Asie de produits tels que les épices, la soie et la porcelaine, renforçant la place de l’Asie dans cette première mondialisation commerciale.
Les richesses minières américaines, notamment l’argent de Potosi, alimentent l’économie européenne tout en renforçant les circuits commerciaux mondiaux, avec un impact majeur sur l’inflation et la dynamique commerciale entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique.
Projection Mercator : Projection cartographique mise au point en 1569, permettant de représenter la surface terrestre avec peu de déformations, notamment des lignes droites pour les routes maritimes, facilitant la navigation et la compréhension du monde.
Naturalistes : Scientifiques spécialisés dans l’étude des plantes, animaux et phénomènes naturels, souvent engagés dans l’observation et la classification des nouvelles espèces découvertes lors des grandes explorations.
Esprit critique : Attitude intellectuelle qui consiste à remettre en question les connaissances et opinions établies, favorisant le développement de la science et de la compréhension du monde.
Cartographie : Art et science de réaliser des représentations graphiques du territoire, qui évoluent avec la découverte de nouvelles terres et l’amélioration des techniques de représentation.
Les grandes découvertes entraînent un échange biologique majeur entre continents, connu sous le nom d’échange colombien. Ce phénomène voit l’introduction de nouvelles espèces végétales et animales, comme la pomme de terre, le maïs ou la tomate en Europe, et le bœuf, le mouton ou le cheval en Amérique. Ces échanges modifient profondément la biodiversité et la connaissance naturaliste, avec des enquêtes menées par des naturalistes pour comprendre l’usage des plantes, notamment en médecine.
Par ailleurs, la cartographie évolue grâce à la projection Mercator (1569), qui améliore la précision des représentations du monde, facilitant la navigation maritime et la compréhension géographique. Les Européens découvrent un nouveau continent, de nouvelles routes maritimes, et font la connaissance de civilisations amérindiennes, tout en ignorant encore l’intérieur de l’Afrique et l’Océanie.
Les découvertes remettent en question les savoirs anciens, stimulant ainsi l’esprit critique et favorisant le développement des savoirs géographiques et naturels, essentiels à la compréhension du monde.
Les grandes découvertes ont transformé la connaissance du monde en introduisant de nouvelles espèces et en améliorant la cartographie, ce qui a stimulé l’esprit scientifique et critique, essentiels à l’expansion des savoirs géographiques et naturels.
| Thème | Notions Clés | Événements / Concepts | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Découvertes et explorations | Reconquista, Henri le Navigateur, Dias, Vasco de Gama, Christophe Colomb, Amerigo Vespucci | Fin de Constantinople (1453), découverte de l’Amérique (1492), route vers l’Inde (1498), premier mondialisation | - |
| Conquêtes coloniales | Conquistador, Empire aztèque, Tenochtitlan, Empire inca, Pizarro, choc microbien | Conquête de Tenochtitlan (1519-1521), chute de Cuzco (1534), destruction des sociétés amérindiennes | Hernan Cortes, Francisco Pizarro |
| Organisation des empires | Traité de Tordesillas (1494), Traité de Saragosse (1529), Nouvelle-Espagne, Vice-royauté du Pérou, comptoirs | Partage du monde entre Espagne et Portugal, organisation administrative et commerciale | - |
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1. Comment aurait-on pu utiliser concrètement les découvertes lors des grandes explorations pour renforcer le commerce ?
2. Quelle étape marque la fin de la Reconquista en Espagne?
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Reconquista — définition ?
Reprise par les chrétiens des territoires musulmans en Espagne, achevée en 1492.
Reconquête chrétienne — définition?
Reprise des territoires par les royaumes chrétiens en Espagne.
Hernan Cortes — rôle ?
Conquérant de l’empire aztèque entre 1519-1521.
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