Fiche de révision : Les grands thèmes de la philosophie moderne

Plan du Cours

  1. Conscience et ses formes
  2. Justice et débats d’égalité
  3. Liberté et déterminismes
  4. Nature et panthéisme
  5. Raison, religion et science
  6. Technique et enjeux sociaux
  7. Vérité et critères
  8. Art et visions philosophiques
  9. Bonheur et conceptions philosophiques
  10. Devoir et approches morales
  11. Langage et temporalité
  12. Travail et inconscient

1. Conscience et ses formes

Notions clés & Définitions

  • Conscience : La conscience est la capacité de se représenter son monde et de se connaître soi-même, en ayant accès à l’existence de soi et aux choses externes.
  • Conscience morale : La conscience morale est la capacité à distinguer le bien du mal et à prendre conscience de la valeur morale de ses actes.
  • Conscience immédiate : La conscience immédiate correspond à ce qu’une personne perçoit sur le moment, sans effort d’analyse (exemples de besoins ressentis).
  • Conscience réfléchie : La conscience réfléchie consiste à revenir sur les données de la conscience immédiate pour les analyser et les juger.
  • Dualisme cartésien : Le dualisme cartésien affirme que la conscience est distincte du corps et de la matière, et qu’elle pourrait exister indépendamment de l’organisme.

Points essentiels

  • Le terme vient du latin cum (avec) et scientia (savoir), donc la conscience renvoie à un savoir accompagné de soi et du monde.
  • La conscience est liée à la pensée, à la perception, à la mémoire et à la prise de décision, et elle peut être influencée par émotions, souvenirs, croyances et valeurs.
  • Trois formes sont distinguées : conscience morale, conscience immédiate (perception sans effort) et conscience réfléchie (analyse et jugement de ce qui est perçu).
  • D’autres formes sont aussi évoquées : conscience réflexive (dire « je »), conscience sensitive (connaissance des sensations), conscience psychologique (notion d’étapes psychiques et de perte/reprise), conscience spontanée (état connu immédiatement) et conscience politique (connaissance de la politique).
  • Bergson associe la conscience à l’intuition, présentée comme une connaissance directe de la réalité plus profonde que la simple logique.
  • Descartes fait de la conscience de soi une certitude première via « je pense donc je suis », tandis que Sartre relie la conscience au choix et à l’action selon ses valeurs et son sens moral.

Astuce mémo

Immédiate = je ressens; Réfléchie = je juge; Morale = je distingue bien et mal.

2. Justice et débats d’égalité

Notions clés & Définitions

  • Justice : Notion morale et sociale visant un traitement équitable, avec l’égalité et le respect du droit dans une société.
  • Égalité des chances : Principe selon lequel la justice exige des opportunités comparables d’accès aux avantages et aux ressources pour tous.
  • Droit positif : Ensemble des lois en vigueur dans un État qui détermine ce que les citoyens peuvent ou ne peuvent pas faire.
  • Droit naturel : Idéal normatif inspiré par une exigence morale de justice, présenté comme une norme supérieure.
  • Rawls : Auteur associé à l’idée que la justice sociale dépend d’une égalité des chances et d’une répartition juste des richesses.

Points essentiels

  • La justice et le droit sont indissociables car la justice désigne à la fois la conformité au droit et la vertu qui défend l’égalité et le droit.
  • La politique est présentée comme visant une égalité véritable et anonyme, sans tenir compte de la situation sociale ni de la personnalité des individus.
  • L’égalité des chances est discutée : certains la défendent, tandis que d’autres critiquent une égalité jugée trop absolue au regard des différences individuelles et des mérites.
  • Selon l’utilitarisme, la justice consiste à maximiser le bien-être collectif en évaluant les conséquences, mais cette approche est critiquée pour ses limites face aux droits individuels.
  • Selon Rawls, la justice repose sur deux principes : égalité des chances pour accéder à la place voulue et distribution juste des richesses en tenant compte des facteurs sociaux et naturels.
  • Selon Hobbes, la justice n’existe pas à l’état de nature et n’apparaît qu’avec la vie en société et l’obéissance aux lois pour garantir la sécurité.

Astuce mémo

Rawls : Chances d’abord, Richesses ensuite.

3. Liberté et déterminismes

Notions clés & Définitions

  • Liberté : La liberté désigne l’absence de contrainte et la capacité d’agir par soi-même, avec un pouvoir de dire oui ou non selon la raison.
  • Liberté morale : La liberté morale correspond à l’obéissance de la volonté à une loi morale plutôt qu’à des pressions extérieures.
  • Déterminisme : Le déterminisme regroupe les forces qui font agir l’être humain sans qu’il soit entièrement maître de ses choix, en opposition à la liberté.
  • Anarchie : L’anarchie désigne l’absence de pouvoir, donc l’absence d’autorité à laquelle obéir.

Points essentiels

  • Le déterminisme physique présente l’humain comme esclave de besoins primaires comme se nourrir, dormir et se reproduire.
  • Le déterminisme social présente l’humain comme influencé par son milieu social au point d’agir comme un « jouet » de celui-ci.
  • Le déterminisme psychique présente l’humain comme guidé par l’inconscient, selon l’idée que le moi n’est pas maître de lui-même.
  • Pour Descartes, l’indifférence est le plus bas degré de liberté et la liberté se manifeste dans la capacité à choisir et à vouloir.
  • Pour Rousseau, obéir à une loi qu’on s’est prescrite revient à être libre car la soumission à cette loi n’annule pas l’autonomie.
  • Pour Spinoza, la liberté serait une illusion : nous croyons être libres parce que nous ignorons les causes qui nous déterminent.

Astuce mémo

PSP pour les déterminismes : Physique, Social, Psychique (besoins → milieu → inconscient).

4. Nature et panthéisme

Notions clés & Définitions

  • Nature : La nature désigne soit l’essence d’une chose, soit l’ensemble du réel existant, soit ce qui existe indépendamment de l’intervention humaine et suit des lois du monde physique.
  • Panthéisme : Le panthéisme affirme que la nature et Dieu sont identiques, la nature étant en quelque sorte divine par elle-même.
  • Dualisme : Le dualisme présente la réalité comme séparée, soit entre substance et esprit, soit entre esprit humain et corps physique.
  • Monisme : Le monisme réduit la réalité à une seule dimension de base, soit matérielle (matérialiste), soit mentale ou spirituelle (idéaliste).

Points essentiels

  • Chez Rousseau, être libre consiste à s’obliger soi-même à agir de façon raisonnable en obéissant à une loi qu’on s’est fixée, et l’obéissance à cette loi n’abolit pas la liberté.
  • Selon Spinoza, la seule liberté concerne la volonté, et nous confondons liberté et absence d’entraves parce que nous ignorons les causes qui déterminent nos actes.
  • Pour Spinoza, la liberté est en partie une illusion : on se croit libre faute de connaître les déterminations qui nous produisent.
  • Selon Aristote, la nature est intelligible comme un tout organisé par des lois, et on distingue ce qui existe par nature de ce qui relève des arts.
  • Selon Rousseau, l’homme n’est pas achevé à la naissance et sa société peut le dénaturer, l’état de nature étant décrit comme un état sans culture au sens donné par le cours.
  • Dans la conception de Rousseau, il n’y a pas une nature humaine déjà fixée : chacun développe ses facultés en distinguant le naturel de ce qui ne l’est pas, au contact de la culture.

Astuce mémo

Panthéisme : Dieu = Nature (un seul bloc de réalité).

5. Raison, religion et science

Notions clés & Définitions

  • Raison : La raison est la faculté humaine qui permet de penser, comprendre, juger et justifier logiquement ce qui est vrai ou faux, bien ou mal.
  • Irrationalité : L’irrationalité regroupe ce qui est hors de la raison, notamment l’incohérence, l’illogisme ou la contradiction interne des croyances.
  • Religion : La religion est l’ensemble de croyances et de pratiques collectives liées au sacré, et à un lien avec le divin transcendant par la foi.
  • Science : La science est un ensemble de connaissances fondées sur la démonstration et l’expérience, visant des explications et lois issues de méthodes expérimentales.

Points essentiels

  • Pour évaluer la vérité des propositions, on mobilise la cohérence logique, l’évidence empirique et la validité des arguments.
  • En morale, la raison sert à fonder des normes et principes via des justifications rationnelles, notamment en éthique déontologique, conséquentialiste et de la vertu.
  • La raison pratique guide la prise de décision et l’action en reliant le raisonnement aux devoirs et au bien commun.
  • L’irrationalité correspond à un contenu incohérent ou illogique, ou encore à l’idée de croire une chose et son contraire.
  • Selon Spinoza, l’idée de Descartes n’est pas pleinement pure car une raison absolument pure ne peut pas agir dans le temps.
  • Les limites de la science incluent la falsifiabilité (pas toutes les hypothèses ne sont testables), des biais de méthode et la question de sa neutralité face à des usages politiques ou idéologiques.

Astuce mémo

Raison = juger/justifier (logique + faits) ; Irrationalité = contradiction ; Religion = sacré + foi ; Science = expérience (tester pour avancer).

6. Technique et enjeux sociaux

Notions clés & Définitions

  • Technique : La technique désigne l’ensemble des connaissances, méthodes et outils permettant de transformer la nature pour produire des biens, réaliser des actions ou atteindre des objectifs pratiques.
  • Technique et nature : Le débat sur la relation technique-nature examine si la technique s’oppose à la nature ou si elle peut fonctionner dans une relation plus harmonieuse et respectueuse.
  • Technique et aliénation : La technique peut être vue comme facteur d’aliénation quand elle réduit l’humain à un simple utilisateur ou quand elle suit des logiques technocratiques.
  • Démocratie technique : La démocratie technique regroupe les réflexions visant à partager les décisions technologiques et à limiter les asymétries de pouvoir.

Points essentiels

  • Selon Platon, l’homme n’a pas de protection naturelle et compense cette faiblesse en créant des moyens via son intelligence et son savoir-faire.
  • Le mythe d’Icare sert d’argument contre l’idée de tout maîtriser : la technique ne contrôle pas la nature quand celle-ci reste plus forte.
  • Rousseau présente les outils comme issus de la réflexion humaine face à une nature hostile et changeante, tout en rappelant que la technologie peut remettre en cause des valeurs.
  • Selon Descartes, l’idée de « rendre comme maître et possesseurs de la nature » implique des règles propres à la nature, et la technique a un rôle lié à un objectif humanitaire comme la médecine.
  • Les enjeux sociaux de la technique portent sur la transformation de l’organisation du travail, les inégalités et la domination technologique.

Astuce mémo

Nature vs technique : opposition (Icare) ou harmonie (respect) ; puis risque social d’aliénation.

7. Vérité et critères

Notions clés & Définitions

  • Vérité : La vérité est le caractère d’un énoncé qui concorde avec le réel, ou d’un jugement qui permet un accord de pensée avec elle-même.
  • Vérité d’adéquation : La vérité d’adéquation décrit un énoncé comme vrai quand il correspond aux faits et à la réalité dont il parle.
  • Vérité formelle : La vérité formelle concerne la cohérence interne d’un raisonnement sans garantir qu’il décrit correctement la réalité.
  • Mythe de la caverne : Le mythe de la caverne illustre l’idée que l’ignorance fait prendre pour vérité un simple reflet, tant qu’on n’accède pas à la source réelle.

Points essentiels

  • On distingue la vérité d’adéquation, qui exige une correspondance au réel, et la vérité de cohérence, qui exige seulement l’absence de contradiction.
  • En logique, une proposition vraie s’oppose à l’idée qu’une même proposition puisse être à la fois vraie et fausse (identité a est a).
  • Deux propositions contradictoires, comme a et non-a, ne peuvent pas être vraies ensemble.
  • Le tiers-exclu affirme que a ou non-a est vrai, donc deux propositions ne peuvent pas être fausses en même temps.
  • Les 6 critères de vérité sont l’universalité, l’intemporalité, l’évidence, la cohérence, l’applicabilité et la réalité.
  • Selon Nietzsche, les vérités sont des illusions oubliant qu’elles sont des constructions humaines.

Astuce mémo

Caverne = reflets≠réel ; critères = UNIVERSALITÉ + ÉVIDENCE + COHÉRENCE + APPLICABILITÉ + RÉALITÉ (+ intemporalité).

8. Art et visions philosophiques

Notions clés & Définitions

  • Platon : Philosophe associé à l’idée que l’art imite la réalité et s’éloigne donc de la vérité.
  • Esthétique kantienne : Doctrine de Kant selon laquelle le beau se juge par un plaisir universel sans passer par des concepts.
  • Art illusion d’une illusion : Idée selon laquelle l’art, comme imitation, produit un double niveau d’illusion qui ne conduit pas à la connaissance du vrai.
  • Œuvre d’art manifestation du divin : Vision de Hegel et Bergson où l’œuvre rend sensible quelque chose de divin par la médiation du créateur humain.
  • Œuvre comme expression de l’inconscient : Approche freudienne où l’art met au jour des désirs et émotions refoulés et peut aider à analyser l’esprit.

Points essentiels

  • Au sens large, les arts désignent toute activité impliquant une maîtrise technique pour produire une œuvre selon un ordre et une harmonie.
  • Les sept arts sont architecture, sculpture, peinture, musique, littérature, danse et cinéma.
  • Selon Kant, une œuvre est dite belle quand elle plaît universellement sans avoir besoin d’un concept pour être jugée.
  • Selon Platon, l’art est une imitation de la réalité, donc éloigné du vrai, et peut détourner de la vie réelle par le plaisir de l’imaginaire.
  • Selon Freud, l’art exprime ce que l’inconscient refoule (désirs et émotions) et sert aussi d’outil d’analyse psychique et de thérapie.
  • Un artiste produit pour être contemplé et vise une valeur d’échange, tandis qu’un artisan produit utilement et vise une valeur d’usage, souvent en série et selon une méthode.

Astuce mémo

Kant : beau sans concept ; Platon : imitation = détour du vrai ; Freud : art = inconscient ; Hegel/Bergson : art = divin médiatisé par l’homme.

9. Bonheur et conceptions philosophiques

Notions clés & Définitions

  • Hédonisme : Doctrine faisant du bonheur l’issue de la recherche du plaisir et de l’évitement de la douleur.
  • Épicurisme : Courant moral où le bonheur vient d’un plaisir bien choisi, obtenu en limitant les désirs et en atteignant la tranquillité de l’âme.
  • Eudémonisme : Approche qui fait du bonheur la fin de l’action humaine, orientant la vie vers une réussite pratique.
  • Stoïcisme : Doctrine du bonheur par la sérénité, fondée sur l’acceptation de ce qui arrive et la maîtrise des désirs et passions.

Points essentiels

  • Pour Épicure, distinguer les plaisirs supérieurs (liés à l’intellect et à l’éthique) des plaisirs inférieurs (physiques et matériels) aide à viser un bonheur plus stable.
  • Selon l’épicurisme, il faut classer les désirs : naturels et nécessaires à satisfaire, naturels mais non nécessaires à éviter, et non naturels à bannir car ils conduisent à la souffrance.
  • Selon le stoïcisme, le bonheur se relie à l’ataraxie, obtenue en supportant ce qui dépend de l’extérieur et en renonçant aux désirs et passions jugés irrationnels.
  • Chez Aristote, le bonheur correspond à la réalisation de l’existence en développant les vertus et la raison pratique.
  • Pour Platon, la satisfaction du plaisir est sans fin, tandis que le bonheur est lié à la contemplation de la vérité, de la beauté et du bien.

Astuce mémo

Hédonisme = plaisir, Épicurisme = plaisirs triés + tranquillité, Stoïcisme = ataraxie par acceptation + contrôle des désirs.

10. Devoir et approches morales

Notions clés & Définitions

  • Surmoi : Le surmoi est une instance psychique qui regroupe des interdits moraux et oriente la conscience morale vers le faire ou le ne pas faire.
  • Morale déontologique : La morale déontologique juge la valeur d’une action par le respect du devoir, fondé sur la raison et indépendamment des conséquences.
  • Impératif catégorique : L’impératif catégorique est la règle au cœur de la moralité kantienne, selon laquelle l’action doit viser ce qui est juste.
  • Principe d’utilité : Le principe d’utilité affirme que la justesse d’une action dépend de sa capacité à maximiser le bonheur ou le plaisir pour le plus grand nombre.

Points essentiels

  • Freud distingue Ça, Moi et Surmoi et attribue à cette dernière instance l’origine des interdits liés aux devoirs moraux, plutôt qu’une conscience innée universelle.
  • Kant définit le devoir comme la nécessité d’agir par respect pour la loi, et l’action n’a de valeur morale que si la liberté permet de l’accomplir sans contrainte.
  • Kant mobilise l’impératif catégorique pour décider si une action est moralement juste ou non, en faisant primer la loi morale sur l’intérêt personnel.
  • Antigone illustre un devoir moral en rendant une sépulture malgré l’interdiction du roi.
  • Dans La mort de Socrate, Socrate accepte une condamnation jugée injuste en se conformant à la décision de ses amis plutôt que de commettre une injustice pour se sauver.
  • Mill soutient la liberté individuelle et l’égalité des sexes, tout en évaluant les actions par leur effet sur le bonheur ou le plaisir du plus grand nombre.

Astuce mémo

Kant: Devoir = Respect de la loi (et sans contrainte, sinon plus de valeur morale).

11. Langage et temporalité

Notions clés & Définitions

  • Temporalité : La temporalité est une dimension du réel qui rend le changement compréhensible, car elle relie les événements dans une succession de « avant » et « après ».
  • Temps linéaire : Le temps linéaire est la succession d’événements allant de la naissance à la mort, présentée comme un axe unique orienté.
  • Présentisme : Le présentisme affirme que seul le présent existe réellement, tandis que le passé n’est plus et le futur n’est pas encore.
  • Éternalisme : L’éternalisme soutient que le passé, le présent et le futur existent simultanément comme une dimension complète du temps.
  • Durée bergsonienne : La durée bergsonienne est le temps vécu et éprouvé par la conscience, dont l’écoulement varie selon l’activité et ne se confond pas avec le temps mesurable.

Points essentiels

  • Le temps est une dimension où se succèdent passé, présent et futur, et on ne peut pas l’observer ni le définir comme un objet spatial.
  • Le temps objectif correspond à celui des horloges : irréversible, orienté par une « flèche du temps », isochrone et défini par une périodicité régulière.
  • Le présent perpétuel remet en cause la linéarité traditionnelle : seule la présence perpétuelle aurait une réalité.
  • Selon Pascale, nous ne restons jamais dans le présent ; le divertissement sert aussi à éviter l’ennui lié à l’approche de la mort.
  • Selon Bergson, la durée est une intuition perçue par la conscience et le passé, le présent et le futur se superposent, tandis que la notion de durée ne se réduit pas au temps mesurable.
  • Selon Nietzsche, la conscience donne l’idée du temps, et cette prise de conscience « vainc » l’homme ; l’idée de l’éternel retour décrit une répétition à l’identique des choses.

Astuce mémo

Bergson : durée = ressenti (ça varie), temps = mesure (ça compte) ; présentisme = seul le présent existe, éternalisme = tout existe ensemble.

12. Travail et inconscient

Notions clés & Définitions

  • Travail : Le travail est une activité qui engage de l’intelligence pour produire et mettre en œuvre, tout en répondant à des contraintes de survie.
  • Contrainte du travail : La nécessité de travailler s’impose car la vie n’est pas automatique, et le travail oblige à accepter un monde non magique.
  • Travail psychanalytique : Le travail peut refléter des mécanismes psychiques où des désirs et conflits non conscients influencent les conduites.
  • Sublimation : La sublimation est un processus inconscient qui transforme une pulsion en une activité valorisée, comme l’art.

Points essentiels

  • Travailler suppose mobiliser une forme d’intelligence consciente pour exécuter, tout en révélant d’autres capacités d’action.
  • Le travail peut être vécu comme libération en étant maître de ses besoins et de ses désirs.
  • Le travail peut aussi être vécue comme dépendance en cherchant reconnaissance et valorisation par autrui.
  • Selon Freud, « être normal » revient à aimer travailler, le travail étant vu comme un bien et aussi un moyen d’évolution pour soi.
  • Selon Freud, le moi n’est pas totalement maître de lui-même car des désirs repoussés agissent via un inconscient structurant.
  • La sublimation consiste à transformer une pulsion du ça en œuvre artistique, par exemple chez Léonard de Vinci.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1976Sortie du film Johnny s’en va (en 1976, film de Jean Luc Godard).
1789Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 1789.
1651Le Léviathan 1651, Hobbes décrit le passage de l’état de nature à l’état politique.
2020Confinement 2020.
1937Guernica, Picasso, 1937.
2008Into the wild, 2008.
1880Le penseur, 1880, d’Auguste Rodin.
1889La Pource de Moupassant 1889.
1770La Mort de Socrate 1770.
1993Un jour sans fin, 1993.

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre conscience immédiate (perception sans effort, ex « j’ai faim ») et conscience réfléchie (revenir sur ces données pour analyser et juger).
  2. Croire que la justice se réduit au droit positif : dans le cours, justice et droit restent indissociables (conformité au droit + vertu défendant égalité/défense du droit).
  3. Réduire la liberté à « faire tout ce qui me plaît » : le sens philo/moral impose la capacité de dire oui ou non selon la raison et l’obéissance à une loi morale.
  4. Mélanger panthéisme et dualisme : le panthéisme identifie nature et Dieu, tandis que le dualisme sépare (substance/esprit ou esprit/corps).
  5. Opposer vérité formelle et adéquation sans comprendre l’enjeu : cohérence interne ≠ correspondance au réel (une suite logique peut rester fausse).
  6. Penser que « la science prouve » toujours : le cours insiste que la falsifiabilité limite la vérification (une hypothèse ne peut pas être prouvée, seulement réfutée).
  7. Confondre langage (faculté de constituer/utiliser une langue pour manifester la pensée) et parole (moyen individuel d’expression).

Checklist Examen

  1. Définir la conscience (étymologie et capacités) et distinguer conscience morale, immédiate et réfléchie, puis citer au moins trois autres types vus.
  2. Expliquer l’idée centrale de la justice : lien justice/droit, et résumer le débat égalité des chances vs critiques, puis utilitarisme vs droits individuels.
  3. Définir liberté (sens premier, sens philo et sens moral) et opposer aux déterminismes physique, social et psychique, avec l’idée d’anarchie.
  4. Présenter les conceptions de la nature : au moins dualisme, monisme et panthéisme, puis les enjeux contemporains (crise écologique, éthique de l’environnement).
  5. Justifier comment la raison évalue (cohérence logique, évidence empirique, validité des arguments) et définir irrationnel, puis rappeler le point sur la neutralité/limites de la science.
  6. Définir la technique (transformer la nature pour des objectifs pratiques) et exposer technique et aliénation/démocratie technique, en citant l’argument d’un mythe (Icare ou Prométhée).
  7. Distinguer vérité formelle/cohérence et vérité d’adéquation, puis rappeler identité, contradiction, tiers-exclu et les 6 critères (universalité, intemporalité, évidence, cohérence, applicabilité, réalité).
  8. Expliquer les positions clés sur l’art : Kant (beau universel sans concept) vs Platon (imitation = éloignement du vrai) vs Freud (inconscient), puis différencier artiste/artisan.
  9. Comparer les conceptions du bonheur : hédonisme/Épicure (plaisirs triés) et stoïcisme (ataraxie), puis rappeler le rôle de la contemplation chez Platon.
  10. Définir le devoir (obligation morale liée à la liberté) et rappeler : Kant (respect de la loi/impératif catégorique) et Mill (maximiser le bonheur du plus grand nombre).
  11. Exposer la temporalité : définition du temps (avant/après), présenterisme vs éternalisme vs présent perpétuel, et résumer la position de Bergson (durée vs temps mesurable).
  12. Définir le travail (activité consciente et volontaire, transformation de la nature) et distinguer visions historiques/aliénation, puis citer au moins un point de Freud ou Marx sur le travail.

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Conscience — définition ?

Capacité de se représenter le monde et soi-même.

Conscience morale — rôle ?

Distinguer le bien du mal.

Conscience immédiate — exemple ?

Perception sur le moment.

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