Fiche de révision : Les lieux de la danse fin de siècle

Plan du Cours

  1. Lieux de la danse
  2. Danse au music-hall
  3. Cafés-concerts et brassage social
  4. Moulin Rouge et Can-Can
  5. Danse cahut et quadrille
  6. Expositions universelles et danses
  7. Ballets de Music-Hall
  8. Modèle italien du « Ballo Grande »

1. Lieux de la danse

Notions clés & Définitions

  • Lieux de la danse : espaces où se déroulent des spectacles chorégraphiques, notamment les salles de spectacle et les lieux liés à l’histoire de la danse fin de siècle.
  • Multiplication des salles de spectacle : phénomène observé après le décret de 1864, qui permettait à tout entrepreneur de créer et exploiter une salle de spectacle, entraînant une explosion du nombre de lieux dédiés à la danse et au spectacle vivant.
  • Loi de 1864 sur l'exploitation des salles : décret ayant accordé à tout entrepreneur le droit de créer et d’exploiter une salle de spectacle, sous réserve de validation par la commission de censure, favorisant ainsi la multiplication des salles réservées à la danse.
  • Exemples de salles emblématiques : Folies-Bergère, Olympia, Eden Théâtre, Gaieté, Variétés, Alhambra, Moulin Rouge, etc., qui ont marqué l’histoire de la scène parisienne et de la danse de cette époque.

Points essentiels

  • Le décret de 1864 a permis une expansion rapide des salles de spectacle, en supprimant les restrictions antérieures sur la création de lieux dédiés à la danse.
  • La multiplication des salles a favorisé la diversification des formes de spectacles, notamment la revue-théâtre, avec des tableaux, attractions, orchestres, et corps de ballet.
  • Les grands lieux comme les Folies-Bergère (1886), le Moulin Rouge (1889), l’Olympia (1893), et l’Alhambra (1904) ont été créés dans ce contexte de croissance.
  • La création de ces salles a transformé la danse en un spectacle intégré au marché des loisirs, avec une offre variée et accessible à différents publics.
  • La Butte Montmartre est un lieu emblématique où se mêlent marginaux, artistes, bourgeois et aristocrates, dans un brassage social et culturel, avec des cabarets célèbres comme le Chat Noir, les Folies-Bergère, et le Moulin Rouge.
  • La scène du Moulin Rouge, inaugurée en 1889, est un exemple emblématique de lieu extravagant où se mêlent spectacle, danse, et ambiance festive.
  • La danse de société comme le cahut et le can-can ont émergé dans ces lieux, avec des formes de danse populaires, souvent détournées, et associées à la fête et à la marginalité.
  • La loi de 1864 a ainsi permis la naissance d’un marché du spectacle dynamique, où la danse devient un produit de divertissement à grande échelle.

À retenir

La loi de 1864 a été un tournant majeur qui a permis la multiplication des salles de spectacle, transformant la danse en un spectacle de masse et favorisant l’émergence de lieux emblématiques comme le Moulin Rouge et les Folies-Bergère, véritables symboles de la scène fin de siècle.

2. Danse au music-hall

Notions clés & Définitions

Revues de spectacle : Spectacles composés d’une succession de « tableaux » et d’attractions sans lien narratif précis, souvent autour d’un thème général, intégrant orchestre, corps de ballet et chanteuses (source).
Orchestre et corps de ballet dans les revues : Composantes essentielles du spectacle de revue-théâtre, assurant la dynamique musicale et chorégraphique, et participant à la mise en scène éclectique (source).
Spectacles de revue-théâtre : Forme de spectacle née des cafés-concerts, combinant musique, danse, et attractions variées dans une mise en scène souvent thématique, avec consommation de repas et boissons alcoolisées (source).
Danse au music-hall : Pratique chorégraphique intégrée aux spectacles de revue, mêlant danses de société, danses exotiques, danses de caractères, et techniques acrobatiques comme le funambulisme, dans un contexte de spectacles dynamiques et éclectiques (source).
Cahut : Danse de société populaire, issue de la quadrille, détournée ou adaptée par des danseurs comme Céleste Mogador dans une version théâtrale, avec rythme endiablé et figures acrobatiques (source).
Can-Can (French Can-Can) : Danse emblématique de la Belle Époque, née dans les fêtes étudiantes, puis popularisée dans les Music-Hall, caractérisée par des sauts, grands écarts, figures acrobatiques et costumes affriolants, symbole de la ville lumière et du mythe parisien (source).
Ballets de Music-Hall : Spectacles mêlant danse classique et techniques du music-hall, avec thèmes éclectiques (exotisme, mythologie, actualité), intégrant des éléments comme le can-can ou le funambulisme, pour des représentations dynamiques et modernes (source).
Modèle italien du « Ballo Grande » : Spectacle géant avec centaines de danseurs, illustrant l’unification italienne et des valeurs patriotiques, utilisant le « ballabile » pour rythmer la chorégraphie, avec une action allégorique et historique (source).

Points essentiels

  • La loi de 1864 a permis la multiplication des salles de spectacle, notamment dans le contexte des expositions universelles, favorisant la création de lieux emblématiques comme les Folies Bergère, le Moulin Rouge, et l’Olympia.
  • Les spectacles de revue-théâtre, issus des café-concerts, proposent une succession de tableaux sans lien narratif, intégrant orchestre, corps de ballet, et chanteuses, dans une ambiance festive et éclectique.
  • La Butte Montmartre devient un centre de vie artistique et nocturne, où marginaux, artistes, bourgeois et aristocrates se croisent dans cafés, cabarets et Music-Hall comme le Chat Noir, le Moulin Rouge ou les Folies-Bergère.
  • Le Moulin Rouge, ouvert en 1889, incarne l’esprit de la fête parisienne avec ses décors extravagants, sa piste de danse, ses spectacles mêlant aristocrates et petites gens.
  • Le cahut, danse de société détournée, et le can-can, danse de la Belle Époque, illustrent la vitalité chorégraphique et l’expérimentation dans le cadre des Music-Hall, tout en suscitant critiques et controverses.
  • Les ballets de Music-Hall, mêlant danse classique et techniques modernes, exploitent l’exotisme, l’actualité ou la mythologie pour des spectacles éclectiques et dynamiques.
  • Le modèle italien du « Ballo Grande » symbolise la grandeur et l’unité nationale, avec des spectacles géants illustrant la victoire de la science et de la modernité, intégrant des effets spéciaux et un corps de ballet immense.

À retenir

La danse au music-hall, à travers ses revues et ses spectacles éclectiques, a incarné l’esprit de modernité, de divertissement populaire et d’expérimentation chorégraphique, tout en étant un reflet des enjeux sociaux et culturels de la fin du XIXe siècle.

3. Cafés-concerts et brassage social

Notions clés & Définitions

Cafés-concerts : établissements où l’on peut consommer des repas et des boissons alcoolisées tout en assistant à des spectacles de revue-théâtre, comprenant souvent un orchestre, un corps de ballet et des chanteuses. Ils sont dérivés des café-concerts traditionnels et incarnent un lieu de rencontre entre diverses classes sociales, favorisant le brassage social et culturel.

Brassage social et culturel : phénomène où des groupes sociaux variés — ouvriers, artistes, bourgeois, aristocrates — se retrouvent dans un même espace, partageant une atmosphère de fête et de frivolité, notamment dans les cafés-concerts, symbolisant la mixité et l’échange entre classes.

Cafés artistiques célèbres : lieux emblématiques tels que le Chat Noir, les Folies-Bergère, le Moulin Rouge, qui jouent un rôle central dans la vie artistique et sociale parisienne, en accueillant des spectacles anticonformistes et en favorisant la rencontre entre différentes couches sociales.

Chansons anticonformistes d’Aristide Bruand : chansons qui expriment la marginalité, la critique sociale et la revendication du « petit peuple » (prostituées, chômeurs, marginaux), chantées dans ces cafés-concerts, contribuant à la culture de la marginalité et du rejet des normes établies.

Points essentiels

  • La loi de 1864 a permis la multiplication des salles de spectacle, notamment celles dédiées à la danse, avec une ouverture à tout genre de spectacle validé par la censure, favorisant l’expansion des cafés-concerts et music-halls.
  • Ces établissements proposent des revues de spectacle, avec une succession de tableaux et attractions sans lien narratif précis, intégrant orchestre, ballet et chant.
  • La création de lieux comme les Folies Bergère (1886), le Moulin Rouge (1889), l’Olympia (1893), l’Alhambra (1904) marque l’essor du music-hall, où la consommation de repas et boissons alcoolisées est intégrée au spectacle.
  • La Butte Montmartre devient un lieu emblématique, où marginaux, artistes, bourgeois et aristocrates se côtoient dans une atmosphère de fête, notamment dans des cabarets célèbres.
  • Le Moulin Rouge, inauguré en 1889, symbolise cette ambiance festive et cosmopolite, avec une décoration extravagante et une fréquentation mêlant aristocrates et voyous.
  • Le cahut, danse de société détournée, et le French Can-Can, danse spectaculaire née dans les fêtes estudiantines puis popularisée dans les music-halls, illustrent l’esprit de liberté et d’expérimentation artistique.
  • Aristide Bruand, par ses chansons, incarne la voix du petit peuple, avec des textes anticonformistes qui dénoncent la marginalité et revendiquent la diversité sociale.
  • Les cafés-concerts deviennent ainsi un espace de brassage social, culturel et artistique, où se mêlent différentes classes dans une atmosphère de fête, de contestation et de créativité.

À retenir

Les cafés-concerts, en favorisant le brassage social et culturel, ont été des lieux essentiels de la vie artistique et sociale parisienne de la fin du XIXe siècle, mêlant diversité, innovation et contestation dans un cadre festif.

4. Moulin Rouge et Can-Can

Notions clés & Définitions

Moulin Rouge
Lieu emblématique de la vie parisienne, ouvert en 1889 dans le Jardin de Paris, caractérisé par une ambiance extravagante avec une gigantesque piste de danse, des miroirs, un jardin avec un éléphant géant, et une atmosphère où aristocrates et voyous se côtoient. Il s’inscrit dans la dynamique des établissements de spectacle créés à la fin du XIXe siècle, dérivés des café-concerts, proposant des revues de spectacle avec orchestre, corps de ballet et chanteuses.

Can-Can
Danse devenue un symbole de la Belle Époque, issue du cahut et du quadrille, popularisée à partir de 1850 par Céleste Mogador, danseuse vedette du Bal Mabille puis du Moulin Rouge. Elle se caractérise par des sauts, des jetés, des grands écarts, des figures acrobatiques, souvent exécutés dans des costumes affriolants. Considérée comme une danse « grossière » et « licencieuse » par certains puristes, elle a marqué l’imaginaire collectif et la littérature de l’époque.

Danse de société populaire
Forme de danse de société issue du cahut, une danse de jeunes et étudiants, détournée de ses formes codifiées comme la quadrille, puis transformée en spectacle théâtral et acrobatique par Céleste Mogador dans une version du cahut intégrée au spectacle du Moulin Rouge.

Version théâtrale du cahut inventée par Céleste Mogador
Relecture dramatique et chorégraphique du cahut, créée vers 1850, qui propose une version spectaculaire de cette danse, avec des harmonies parfaites et une mise en scène dynamique, intégrant des éléments acrobatiques et chorégraphiques innovants, notamment dans le contexte du spectacle de music-hall.

Points essentiels

  • La loi de 1864 a permis la multiplication des salles de spectacle, notamment celles dédiées à la danse, comme le Moulin Rouge, qui a ouvert ses portes en 1889, devenant un lieu emblématique de la vie nocturne parisienne.
  • Les établissements de spectacle de cette époque proposent des revues de « revue-théâtre » avec tableaux, attractions, orchestre, corps de ballet, et chansons anticonformistes, favorisant un brassage social et culturel.
  • La Butte Montmartre, avec la basilique Notre-Dame du Sacré-Cœur, devient un centre de la vie artistique et nocturne, où bourgeois, aristocrates, marginaux, artistes et saltimbanques se côtoient dans une atmosphère de fête et de frivolité.
  • Le Moulin Rouge, avec ses éléments spectaculaires (éléphant, promenades à dos d’âne), attire un public varié et crée une ambiance euphorique où la danse et le spectacle se mêlent.
  • Le can-can, à l’origine une danse de fête étudiante issue de la quadrille, est transformé par Céleste Mogador en une danse théâtrale spectaculaire, mêlant acrobaties, sauts et figures conventionnelles, devenant un symbole de la Belle Époque.
  • La critique de cette danse par certains puristes la considère comme une attraction « épileptique » ou « délirium tremens », mais elle reste un élément central de l’imaginaire de la période.
  • La version théâtrale du cahut par Mogador a permis d’intégrer cette danse dans le spectacle de music-hall, avec une mise en scène dynamique et acrobatique, contribuant à l’essor du spectacle moderne.

À retenir

Le Moulin Rouge, avec son ambiance extravagante, et le can-can, danse emblématique de la Belle Époque, illustrent la transformation de la danse de société en spectacle de divertissement populaire, mêlant acrobatie, exotisme et esprit de fête.

5. Danse cahut et quadrille

Notions clés & Définitions

  • Cahut : Une forme de danse de société dansée par les jeunes et les étudiants, qui s’amusaient à en détourner les formes codifiées, notamment celles de la quadrille. Selon Céleste Mogador (1850), le cahut est une version théâtrale de cette danse, caractérisée par une exécution rapide et spectaculaire, avec des harmonies parfaites, souvent sur des musiques d’Offenbach.

  • Quadrille : Une danse de société traditionnelle, souvent en quatre ou cinq figures, qui a inspiré le cahut. Elle se caractérise par des figures codifiées, exécutées en groupe, et a été détournée par les jeunes pour créer des versions plus spectaculaires et acrobatiques.

  • Danse de société détournée : Pratique consistant à modifier ou à exagérer les formes traditionnelles de danses de société, comme la quadrille, pour en faire des performances plus dynamiques, acrobatiques ou provocantes, notamment dans le contexte du cahut.

  • Danse de la Belle Époque associée au mythe de Paris : La représentation du cahut et du can-can comme symboles de la modernité, de la frivolité et du glamour de Paris durant la Belle Époque, incarnant l’esprit festif et libertin de cette période.

Points essentiels

  • Le cahut, à ses origines vers 1820, est une danse de société populaire issue de la quadrille, pratiquée lors de fêtes étudiantes, avec une tendance à la détourner de ses formes traditionnelles pour des performances plus spectaculaires.

  • En 1850, Céleste Mogador, danseuse vedette du Bal Mabille, invente une version théâtrale du cahut, intégrant des éléments acrobatiques et un rythme endiablé, avec une musique d’Offenbach.

  • Le cahut se distingue par ses figures dynamiques : sauts, jetés, grands écarts, balancements, figures acrobatiques comme le tourniquet ou la roue, souvent dans des costumes affriolants.

  • La danse devient un spectacle à la fois de divertissement et de provocation, critiquée par certains puristes comme étant « épileptique » ou « delirium tremens », mais elle fascine le public et influence la culture populaire.

  • La transformation du cahut en can-can, à la fin du XIXe siècle, en fait une danse emblématique de la Belle Époque, symbole de la fête parisienne et du mythe de la ville lumière.

  • La pratique du cahut et du can-can illustre l’évolution des danses de société vers des formes plus libres, acrobatiques et provocantes, intégrées dans le spectacle de music-hall et dans l’imaginaire collectif de Paris.

À retenir

Le cahut, dérivé de la quadrille, est une danse de société détournée et acrobatique qui, à travers ses évolutions, devient un symbole de la frivolité et du glamour de Paris durant la Belle Époque, incarnant la liberté et la créativité des spectacles de cette période.

6. Expositions universelles et danses

Notions clés & Définitions

  • Expositions universelles : Foires commerciales sous le contrôle du ministère du Commerce et de l’Économie, visant à rassembler et exposer les découvertes scientifiques, techniques et promouvoir le commerce et la circulation des objets. Elles servent aussi de fête populaire et outil de propagande (voir aussi "fête populaire" en référence à la société des Nations).

  • Danses folkloriques et expérimentales présentées dans les pavillons : Danses traditionnelles ou culturelles exhibées dans les pavillons des pays exposants, mettant en valeur les spécificités culturelles ou innovant par des formes nouvelles utilisant les techniques modernes.

  • Ballets de Music-Hall lors des expositions : Spectacles mêlant danse classique et techniques propres du music-hall (can-can, funambolisme, etc.), créant des représentations dynamiques et éclectiques, intégrant exotisme, références culturelles ou à l’actualité, souvent dans un cadre de spectacle total.

  • Danse javanaise et danses espagnoles à l’Exposition 1900 : Danses traditionnelles ou expérimentales spécifiques présentées lors de l’Exposition 1900, illustrant la diversité culturelle et l’expérimentation artistique dans le contexte des expositions.

Points essentiels

  • Les expositions universelles ont pour but de rassembler et d’exposer les avancées scientifiques, techniques et culturelles, tout en étant des fêtes populaires et des outils de propagande.
  • La loi de 1864 a facilité la multiplication des salles de spectacle, notamment celles dédiées à la danse, en permettant à tout entrepreneur de créer et exploiter une salle après validation par la censure.
  • La création de lieux emblématiques comme les Folies Bergère, le Moulin Rouge, l’Olympia, et l’Alhambra a marqué l’essor du spectacle de revue-théâtre, intégrant la danse, la musique et la mise en scène dans un cadre de divertissement accessible à tous.
  • La Butte Montmartre devient un lieu emblématique où marginaux, artistes et bourgeois se mêlent dans un brassage social et culturel, notamment dans les cafés-concerts comme le Chat Noir ou le Moulin Rouge.
  • Le cahut, danse de société détournée, et le can-can, danse de la Belle Époque, illustrent l’évolution des danses populaires, mêlant acrobatie, esprit de fête et parfois critique sociale.
  • Les ballets lors des expositions, notamment ceux de Music-Hall, mêlent danse classique et techniques modernes, avec des thèmes variés (exotisme, mythologie, actualité).
  • Le modèle italien du « Ballo Grande » est un spectacle géant patriotique, avec centaines de danseurs, illustrant l’unité italienne et valorisant la science et la technologie à travers des tableaux allégoriques.

À retenir

Les expositions universelles ont été des vitrines de progrès scientifique et culturel, où la danse, sous ses formes traditionnelles ou innovantes, jouait un rôle essentiel dans la mise en valeur des nations et des avancées technologiques, tout en étant un vecteur de divertissement et de brassage social.

7. Ballets de Music-Hall

Notions clés & Définitions

Ballets de Music-Hall : Spectacles mêlant danse classique et techniques propres du music-hall, créant des représentations très dynamiques et éclectiques, intégrant des éléments d’exotisme, d’actualité ou de mythologie (source : contenu source).
Spectacles dynamiques et éclectiques : Ballets composés de diverses influences, thèmes variés, avec une forte capacité à s’adapter aux rythmes modernes, mélangeant différentes cultures et références (source : contenu source).
Thèmes issus de l’exotisme, de l’actualité et de la mythologie : Motifs variés intégrés dans les ballets pour capter l’intérêt du public, allant de représentations exotiques à des références contemporaines ou mythologiques (source : contenu source).

Points essentiels

  • La création de ces ballets intervient dans un contexte où la loi de 1864 permet à tout entrepreneur d’exploiter une salle de spectacle avec validation par la censure, ce qui favorise la multiplication des salles et la diversification des genres (ex : Folies-Bergère, Olympia, etc.).
  • Ces spectacles, issus des café-concerts, proposent une revue-théâtre composée de tableaux et attractions sans lien narratif strict, avec orchestre et corps de ballet, attirant aussi bien les intellectuels que le grand public.
  • La Butte Montmartre devient un lieu emblématique de cette effervescence artistique, où marginaux, artistes et bourgeois se mêlent dans une atmosphère de fête et de frivolité.
  • Le Moulin Rouge, ouvert en 1889, incarne cette ambiance, avec une scène extravagante où aristocrates et voyous cohabitent dans une ambiance euphorique.
  • Le cahut, danse de société détournée, et le can-can, danse de la Belle Époque, illustrent la fusion entre danse de société et excentricités acrobatiques, devenant des symboles de cette époque.
  • Ces ballets de Music-Hall intègrent des danses de société, exotiques, de caractères, ainsi que des éléments de funambulisme, créant des spectacles très rythmés et spectaculaires.
  • Lors des expositions universelles, ces ballets mêlent danse classique et techniques du music-hall pour représenter l’exotisme, l’actualité ou la mythologie, avec des spectacles géants comme le « Ballo Grande » italien, illustrant des valeurs patriotiques et l’unification nationale.

À retenir

Les ballets de Music-Hall sont des spectacles éclectiques, dynamiques et innovants, mêlant danse classique, techniques du music-hall et thèmes variés issus de l’exotisme, de l’actualité ou de la mythologie, qui ont marqué la scène artistique de la fin du XIXe siècle.

8. Modèle italien du « Ballo Grande»

Notions clés & Définitions

Modèle italien du « Ballo Grande » : Spectacle chorégraphique géant caractérisé par la présence de centaines de danseurs, acrobates, figurants, et danseurs d’école, visant à représenter des thèmes patriotiques et l’unification de l’Italie. Il s’inspire du « ballabile » dans la chorégraphie, qui désigne les mouvements mimétiques des figurants, imitant le « cantabile » de l’opéra.

Thèmes patriotiques et d’unification italienne : Sujet central du « Ballo Grande », ces spectacles défendent les idéaux nationalistes et la cohésion de l’Italie, en mettant en scène des allégories et des représentations symboliques de la victoire, de la lumière contre l’obscurantisme, et des grandes réalisations scientifiques et industrielles.

Usage du « ballabile » : Partie chorégraphique imitant le chant ou la récitation dans l’opéra, qui chorégraphie les mouvements mimétiques des figurants, servant à renforcer l’aspect allégorique et spectaculaire du ballet.

Points essentiels

  • Le « Ballo Grande » est un ballet en 6 parties et 11 tableaux, créé par Luigi Manzotti avec la musique de Romualdo Marenco, présenté pour la première fois en 1881 au Théâtre Scala de Milan.
  • Il symbolise la victoire de la lumière, de la science et de la modernité contre l’obscurantisme, en représentant des œuvres et inventions majeures de l’époque (navire à vapeur, pile, télégraphe, ampoule, canal de Suez, tunnel du Mont Cenis).
  • La mise en scène utilise des effets spéciaux et un corps de ballet de 400 danseurs, figurants et acrobates, pour créer des spectacles grandioses destinés à valoriser l’unité italienne et ses progrès.
  • Le ballet circule à travers l’Europe (Vienne, Londres, Saint-Pétersbourg, Paris, Bruxelles) et devient un symbole patriotique et moderniste.
  • La narration oppose la Lumière (science, progrès) aux Ténèbres (obscurantisme), avec une résolution finale où la civilisation libère l’humanité de ses chaînes.

À retenir

Le « Ballo Grande » italien est un spectacle géant allégorique et patriotique, mêlant danse, effets spéciaux et thèmes de progrès, destiné à promouvoir l’unité nationale et la modernité à travers une représentation spectaculaire de la science et de la civilisation.

Tableaux de Synthèse

ThèmePoints clésExemples / LieuxAuteur / Concept clé
Lieux de la danseExpansion suite à la loi de 1864, diversification des sallesFolies-Bergère, Moulin Rouge, Olympia, Alhambra
Danse au music-hallRevues de spectacle, tableaux, attractions, orchestre, corps de balletRevue-théâtre, can-can, ballets de Music-Hall
Cafés-concerts & brassage socialLieux de rencontre sociale, mixité des classes, chansons anticonformistesChat Noir, Folies-Bergère, Moulin RougeAristide Bruand (chansons marginales)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la loi de 1864 avec d’autres lois relatives à la censure ou à la réglementation des spectacles, alors qu’elle concerne spécifiquement la création et l’exploitation des salles.
  2. Assimiler systématiquement le music-hall à la danse classique, alors qu’il s’agit d’un spectacle éclectique mêlant musique, danse, attractions et revue.
  3. Confondre le cahut et le can-can, en oubliant que le cahut est une danse de société détournée, tandis que le can-can est une danse emblématique de la Belle Époque.
  4. Croire que les ballets de Music-Hall sont uniquement de danse classique, alors qu’ils intègrent aussi des éléments modernes, exotisme, mythologie, etc.
  5. Confondre le modèle italien du « Ballo Grande » avec la danse de société ou le ballet traditionnel, alors qu’il s’agit d’un spectacle géant patriotique et historique.
  6. Confondre cafés-concerts et cabarets, alors que les cafés-concerts sont des lieux où l’on consomme repas et boissons tout en assistant à des spectacles, tandis que les cabarets sont souvent plus intimes ou spécialisés.
  7. Négliger le rôle social et culturel du brassage social dans les cafés-concerts, en pensant qu’il s’agit uniquement de divertissement.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de « lieux de la danse » et leur évolution après la loi de 1864.
  2. Identifier les principaux lieux emblématiques de la scène parisienne fin de siècle (Folies-Bergère, Moulin Rouge, Olympia, Alhambra).
  3. Expliquer le rôle de la loi de 1864 dans la multiplication des salles de spectacle.
  4. Définir la revue de spectacle et ses composantes (tableaux, attractions, orchestre, corps de ballet).
  5. Comprendre la différence entre danse de société (cahut, quadrille) et danse emblématique (can-can).
  6. Connaître le modèle italien du « Ballo Grande » et ses caractéristiques.
  7. Identifier les caractéristiques des cafés-concerts et leur rôle dans le brassage social.
  8. Savoir qui est Aristide Bruand et le sens de ses chansons anticonformistes.
  9. Connaître l’origine et la signification du can-can dans la culture parisienne.
  10. Comprendre l’impact des expositions universelles sur la scène de la danse et du spectacle.
  11. Maîtriser la place du ballet dans le contexte du music-hall et ses thèmes éclectiques.
  12. Identifier les principaux auteurs ou concepts liés à la danse et au spectacle de cette période.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les lieux de la danse fin de siècle avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle loi a principalement favorisé la multiplication des lieux de danse et de spectacle à la fin du XIXe siècle ?

2. Qui a formulé ou proposé la loi de 1864, qui a permis la multiplication des salles de spectacle de danse au music-hall ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les lieux de la danse fin de siècle avec 16 flashcards interactives.

Lieux de la danse — définition ?

Espaces où se déroulent des spectacles chorégraphiques.

Multiplication des salles — cause ?

Loi de 1864 autorisant leur création.

Exemples de salles emblématiques ?

Folies-Bergère, Moulin Rouge, Olympia, Alhambra.

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