📋 Plan du Cours
- Description poétique et critique de la guerre dans « Le Mal » de Rimbaud
- Imaginaire et atmosphère dans « Rêvé pour l’hiver » de Rimbaud
- Évocation de la vie de bohème et de la création poétique dans « Ma Bohême »
- Jeunesse, voyage et quête poétique dans la Prose du Transsibérien de Cendrars
- Analyse de la servitude volontaire et de la complicité des peuples avec le tyran selon La Boétie
- Influence de la nature et de la coutume sur la liberté et la servitude dans La Boétie
- Mécanismes de pouvoir et réseaux de complicité dans la tyrannie selon La Boétie
- Fable de La Fontaine : critique de la liberté et du confort dans « Le Loup et le Chien »
- Rencontre amoureuse et conflit entre désir et contrainte sociale dans Manon Lescaut (extrait 1)
- Tentative d’évasion et tension dramatique dans Manon Lescaut (extrait 2)
- Thèmes récurrents d’émancipation, servitude et liberté dans les textes étudiés
- Synthèse des parcours d’émancipations créatrices et servitudes dans les œuvres
📖 1. Description poétique et critique de la guerre dans « Le Mal » de Rimbaud
🔑 Notions clés & Définitions
- Arthur Rimbaud (1870 : Poète français né en 1870, auteur de « Le Mal » et « Rêvé pour l’hiver » dans les Cahiers de Douai.
📝 Points essentiels
- Le poème critique implicitement la complicité divine, évoquant un Dieu qui rit et s'endort pendant que les mères pleurent, dénonçant une forme d'indifférence ou d'ironie divine face à la souffrance humaine.
- La mitraille est personnifiée par des crachats rouges sifflant dans le ciel, renforçant l'image violente et omniprésente de la guerre.
💡 À retenir
Rimbaud utilise une poésie lyrique et critique pour dénoncer la guerre et la complicité divine dans « Le Mal ».
📖 2. Imaginaire et atmosphère dans « Rêvé pour l’hiver » de Rimbaud
🔑 Notions clés & Définitions
📝 Points essentiels
- Le poème crée une atmosphère douce et protectrice à travers l'image d'un petit wagon rose avec des coussins bleus, symbolisant un refuge contre la dureté extérieure.
- Les ombres monstrueuses et les démons noirs représentent les angoisses et les dangers extérieurs que le voyage imaginaire cherche à fuir.
💡 À retenir
L’imaginaire et l’atmosphère dans « Rêvé pour l’hiver » créent un refuge poétique face aux menaces extérieures.
📖 3. Évocation de la vie de bohème et de la création poétique dans « Ma Bohême »
🔑 Notions clés & Définitions
- Avait une connivence avec vous : Formule indiquant qu'une personne ne pourrait vous attaquer sans une entente tacite ou une complicité préalable de votre part.
- Comment oserait-il vous assaillir : Interrogation rhétorique qui souligne l'impossibilité pour quelqu'un de vous attaquer sans une forme de complicité ou d'accord implicite.
📝 Points essentiels
- Rimbaud décrit son corps et ses vêtements usés comme des symboles de cette errance et de cette vie hors des normes sociales.
- La nature et le ciel sont des compagnons constants, inspirant la création poétique et nourrissant l'imaginaire du poète.
💡 À retenir
Le poème met en lumière la célébration de la liberté créatrice et de l'errance dans la vie de bohème selon Rimbaud.
📖 4. Jeunesse, voyage et quête poétique dans la Prose du Transsibérien de Cendrars
🔑 Notions clés & Définitions
- Œuvre intégrale : Cahiers de Douai.
📝 Points essentiels
- Le texte exprime une adolescence ardente marquée par un désir intense de découverte et de création poétique.
- Les images mêlent modernité et tradition, avec des références au Kremlin, aux cloches et aux légendes, illustrant la richesse culturelle rencontrée.
💡 À retenir
Le voyage et la jeunesse nourrissent la quête poétique et l'émancipation dans la Prose du Transsibérien.
📖 5. Analyse de la servitude volontaire et de la complicité des peuples avec le tyran selon La Boétie
🔑 Notions clés & Définitions
- Servitude volontaire : Condition dans laquelle les peuples acceptent leur propre domination en fournissant les moyens matériels et humains qui maintiennent le pouvoir tyrannique.
📝 Points essentiels
- La Boétie affirme que la servitude des peuples est volontaire, car ils fournissent eux-mêmes les moyens du pouvoir tyrannique.
- Le tyran ne peut exercer son pouvoir que grâce à la complicité active ou passive des citoyens qui lui donnent yeux, mains et pieds.
- Les peuples se détruisent eux-mêmes en nourrissant le tyran par leurs efforts, leurs biens et leurs vies.
- La liberté peut être retrouvée si les peuples décident collectivement de ne plus soutenir le tyran, ce qui le ferait s'effondrer comme un colosse sans base.
💡 À retenir
La Boétie démontre que le pouvoir tyrannique repose sur la participation volontaire des peuples, mais que la liberté peut être restaurée par une décision collective de cesser de soutenir le tyran, provoquant ainsi son effondrement.
📖 6. Influence de la nature et de la coutume sur la liberté et la servitude dans La Boétie
🔑 Notions clés & Définitions
- Pouvez vous : Forme interrogative utilisée pour solliciter une capacité ou une permission, souvent employée pour engager une demande ou une invitation.
📝 Points essentiels
- La nature humaine porte des semences de bien, mais celles-ci sont fragiles et peuvent être détruites par une mauvaise alimentation ou influence.
- La coutume a plus de pouvoir que la nature pour façonner les comportements et les attitudes des individus.
- Les peuples soumis ont un naturel différent, façonné par la servitude et la soumission, les comparant à des bêtes plutôt qu'à des hommes libres.
- Mais il faut cependant confesser qu’elle a sur nous moins de pouvoir que la coutume, parce que le naturel, si bon soit-il, se perd s’il n’est entretenu, et la nourriture nous façonne toujours à sa manière, quoi qu’il en soit, malgré la nature : les semences de bien que la nature met en nous sont si menues et glissantes qu’elles ne peuvent endurer le5 moindre heurt produit par une nourriture contraire.
💡 À retenir
La Boétie explique que la liberté ou la servitude dépendent moins de la nature que de la coutume et de l'éducation sociale, illustrant que les habitudes et l'éducation façonnent profondément les comportements des peuples, les rendant libres ou soumis.
📖 7. Mécanismes de pouvoir et réseaux de complicité dans la tyrannie selon La Boétie
🔑 Notions clés & Définitions
- Tyrannie semble être profitable : Situation dans laquelle un certain nombre de personnes tirent avantage des faveurs, charges ou gains accordés par le tyran, ce qui les rend favorables à la continuation de la tyrannie.
📝 Points essentiels
- Le tyran est maintenu au pouvoir par un petit groupe d'individus complices, qui bénéficient de ses faveurs et de ses cruautés.
- Ces complices s'appuient sur un réseau hiérarchique étendu, allant de quelques dizaines à des millions, liés par intérêts et privilèges.
- La tyrannie se perpétue par la distribution de charges, faveurs et gains, créant une clientèle fidèle au tyran.
- Les institutions comme la justice ou les réformes sont détournées pour renforcer ce réseau de pouvoir, non pour protéger la liberté.
💡 À retenir
La pérennité de la tyrannie repose sur un réseau hiérarchique étendu de complices profitant de faveurs, charges et gains, qui soutiennent le pouvoir tyrannique en détournant justice et réformes.
📖 8. Fable de La Fontaine : critique de la liberté et du confort dans « Le Loup et le Chien »
🔑 Notions clés & Définitions
- Le Loup reprit : Expression utilisée pour introduire la réponse ou la réplique du loup dans le dialogue de la fable.
- Dit le Loup : Vous ne courez donc pas Où vous voulez ?
📝 Points essentiels
- La fable oppose la liberté précaire du loup à la sécurité confortable mais attachée du chien domestique.
- Le collier du chien symbolise la perte de liberté en échange d'un meilleur sort matériel.
- Le loup refuse le confort offert car il valorise la liberté, même au prix de la faim et du danger.
💡 À retenir
La fable invite à réfléchir sur le choix entre la liberté, même précaire et risquée, et le confort matériel accompagné de contraintes, soulignant les implications sociales de ce dilemme.
📖 9. Rencontre amoureuse et conflit entre désir et contrainte sociale dans Manon Lescaut (extrait 1)
🔑 Notions clés & Définitions
- Partie de Manon Lescaut : Extrait de la première partie de l'œuvre Manon Lescaut de l'Abbé Prévost, qui relate la rencontre initiale entre le narrateur et Manon, mettant en lumière le conflit entre le désir amoureux et les contraintes sociales.
📝 Points essentiels
- La rencontre entre le narrateur et Manon est marquée par un désir naissant et une timidité intense.
- Manon est envoyée au couvent contre son gré, illustrant la contrainte sociale et familiale qui bride les désirs individuels.
- Le narrateur promet de lutter contre cette tyrannie parentale pour libérer Manon, montrant la tension entre amour et oppression sociale.
💡 À retenir
L'extrait analyse le conflit entre désir amoureux et contraintes sociales lors de la rencontre initiale entre le narrateur et Manon, illustrant la tension entre amour et oppression familiale.
📖 10. Tentative d’évasion et tension dramatique dans Manon Lescaut (extrait 2)
🔑 Notions clés & Définitions
- Première partie de Manon Lescaut : Segment initial de l'œuvre où se déroule la rencontre entre le narrateur et Manon, marquée par l'éveil du désir et la confrontation avec les contraintes sociales et familiales.
📝 Points essentiels
- La tension dramatique est accentuée par la présence d'un pistolet et la confrontation violente avec un domestique.
- L'évasion réussie est un moment clé de rupture avec la contrainte sociale et familiale.
💡 À retenir
La scène de tentative d’évasion met en relief la tension dramatique et la violence inhérentes à la quête de liberté face aux obstacles sociaux et familiaux.
📖 11. Thèmes récurrents d’émancipation, servitude et liberté dans les textes étudiés
🔑 Notions clés & Définitions
- Porte sans cesse dans : Formule exprimant la permanence d'un souvenir ou d'une pensée qui accompagne constamment la conscience d'une personne.
📝 Points essentiels
- La servitude peut être volontaire ou imposée, mais toujours contestée par le désir de liberté.
- Les textes explorent la tension entre servitude et liberté à travers des figures poétiques, philosophiques et narratives.
💡 À retenir
La dialectique entre servitude et liberté traverse les œuvres étudiées, illustrant une quête constante d'émancipation face aux contraintes imposées ou choisies.
📖 12. Synthèse des parcours d’émancipations créatrices et servitudes dans les œuvres
🔑 Notions clés & Définitions
-
Dans la crainte de troubler : expression désignant la peur de provoquer un désordre ou une perturbation, souvent liée à la retenue ou à l’hésitation dans l’action ou la parole, notamment dans des situations où la peur de déplaire ou de causer du tort prévaut.
-
Dans la crainte : notion qui désigne une émotion ou un état d’esprit d’appréhension face à un danger, une menace ou une conséquence négative, pouvant conduire à l’évitement ou à la soumission.
📝 Points essentiels
- Les parcours d’émancipation dans les œuvres mêlent expériences personnelles, voyages, révoltes et créations artistiques, illustrant la quête de liberté face à diverses formes de servitude. La création poétique apparaît comme un moyen d’affirmer la liberté intérieure, permettant à l’individu de s’affranchir des contraintes extérieures et de s’exprimer pleinement. La servitude se manifeste sous plusieurs formes : tyrannie politique, contraintes sociales, ou encore servitude volontaire ou familiale, qui peuvent enfermer l’individu dans des rôles ou des situations oppressives. La synthèse montre que la liberté demeure toujours à conquérir, et que la volonté et la créativité sont des outils essentiels pour combattre la servitude, en permettant à l’individu de se réapproprier son destin et d’affirmer sa liberté intérieure.
💡 À retenir
La conquête de la liberté dans les œuvres repose sur la capacité à dépasser la crainte et la servitude, en utilisant la créativité comme levier d’émancipation. La liberté est un combat constant, souvent mené par la volonté et l’expression artistique.
🧩 Compléments de couverture
- Détail source à réviser : INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 1 : « Le Mal », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Le Mal Tandis que les crachats rouges de la mitraille Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; Qu'écarlates ou verts, (Source: "INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 1 : « Le Mal », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Le Mal Tandis que les crachats rouges de la mitraille Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille, Croulent les bataillons en masse dans le feu ; Tandis qu'une folie épouvantable, broie Et fait de cent")
- Détail source à réviser : folie épouvantable, broie Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ; – Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie, Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… – – Il est un Dieu qui rit aux nappes (Source: "folie épouvantable, broie Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ; – Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie, Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… – – Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or ; Qui dans le bercement des hosannah s'endort, Et se réveille, quand des")
- Détail source à réviser : sous leur vieux bonnet noir, Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir ! 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 2 : « Rêvé pour l’hiver », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Rêvé pour l’hiver A *** E (Source: "sous leur vieux bonnet noir, Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir ! 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 2 : « Rêvé pour l’hiver », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Rêvé pour l’hiver A *** Elle. L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque")
- Détail source à réviser : voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs. Puis tu te sentiras la joue égratignée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra (Source: "voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs. Puis tu te sentiras la joue égratignée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou... Et tu me diras : « Cherche ! » en inclinant la tête ; - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête - Qui voyage")
- Détail source à réviser : 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 3 : « Ma Bohême », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Ma Bohême (Fantaisie) Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J’all (Source: "10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 3 : « Ma Bohême », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Ma Bohême (Fantaisie) Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou.")
- Détail source à réviser : course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. – Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon fr (Source: "course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. – Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ; Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers")
- Détail source à réviser : : Émancipations créatrices. Texte 4 : Extrait de la Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Blaise Cendrars (1913). En ce temps-là j’étais en mon adolescence J’avais à peine seize ans et je ne me souven (Source: ": Émancipations créatrices. Texte 4 : Extrait de la Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Blaise Cendrars (1913). En ce temps-là j’étais en mon adolescence J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J’étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance J’étais à Moscou, dans la ville des mille et trois")
- Détail source à réviser : assez des sept gares et des mille et trois tours Car mon adolescence était alors si ardente et si folle Que mon cœur, tour à tour, brûlait comme le temple d’Éphèse ou comme la Place Rouge de Moscou Quand le soleil se cou (Source: "assez des sept gares et des mille et trois tours Car mon adolescence était alors si ardente et si folle Que mon cœur, tour à tour, brûlait comme le temple d’Éphèse ou comme la Place Rouge de Moscou Quand le soleil se couche. Et mes yeux éclairaient des voies anciennes. Et j’étais déjà si mauvais poète Que je ne savais pas aller jusqu’au bout. Le Kremlin")
- Détail source à réviser : d’or, Avec les grandes amandes des cathédrales toutes blanches Et l’or mielleux des cloches...15 Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode J’avais soif Et je déchiffrais des caractères cunéiformes Puis, tout à cou (Source: "d’or, Avec les grandes amandes des cathédrales toutes blanches Et l’or mielleux des cloches...15 Un vieux moine me lisait la légende de Novgorode J’avais soif Et je déchiffrais des caractères cunéiformes Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s’envolaient sur la place Et mes mains s’envolaient aussi, avec des bruissements d’albatros20 Et ceci,")
- Détail source à réviser : jour Du tout dernier voyage Et de la mer. 1 5 10 Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577). Texte 5 Pauvres et misérables peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveu (Source: "jour Du tout dernier voyage Et de la mer. 1 5 10 Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577). Texte 5 Pauvres et misérables peuples insensés, nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien ! Vous vous laissez emporter sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, piller vos champs,")
- Détail source à réviser : anciens et paternels ; vous vivez de sorte que vous ne pouvez vous vanter que rien ne soit à vous : et il semblerait que désormais votre plus grand bonheur soit de n’être que les gardiens de vos biens, de vos familles et (Source: "anciens et paternels ; vous vivez de sorte que vous ne pouvez vous vanter que rien ne soit à vous : et il semblerait que désormais votre plus grand bonheur soit de n’être que les gardiens de vos biens, de vos familles et5 de vos vies. Et tout ce dégât, ce malheur, cette ruine, vous viennent non pas des ennemis, mais certes oui bien de l’ennemi, et de")
- Détail source à réviser : pour lequel vous allez si courageusement à la guerre, pour la grandeur duquel vous ne refusez point de présenter à la mort vos personnes. Celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corp (Source: "pour lequel vous allez si courageusement à la guerre, pour la grandeur duquel vous ne refusez point de présenter à la mort vos personnes. Celui qui vous maîtrise tant n’a que deux yeux, n’a que deux mains, n’a qu’un corps, et n’a aucune autre chose que ce qu’a le moindre des hommes qui sont en nombre infini dans vos10 villes, si ce n’est l’avantage que")
- Détail source à réviser : a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtr (Source: "a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec")
- Détail source à réviser : n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes ? Vous semez vos fruits afin qu’il les gâte, vous meublez et remplissez vos maisons, afin de fournir ses pillage (Source: "n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes ? Vous semez vos fruits afin qu’il les gâte, vous meublez et remplissez vos maisons, afin de fournir ses pillages, vous nourrissez vos filles afin qu’il ait de quoi rassasier sa luxure, vous nourrissez vos enfants afin que le mieux qu’il puisse leur")
- Détail source à réviser : les conduire à la boucherie, de les faire administrateurs de ses convoitises, et exécuteurs de ses vengeances. Vos personnes, vous les20 brisez à la peine afin qu’il puisse se prélasser en ses délices et se vautrer dans (Source: "les conduire à la boucherie, de les faire administrateurs de ses convoitises, et exécuteurs de ses vengeances. Vos personnes, vous les20 brisez à la peine afin qu’il puisse se prélasser en ses délices et se vautrer dans les sales et vilains plaisirs. Vous vous affaiblissez, afin de le rendre plus fort et plus ferme pour vous tenir la bride plus serrée. De")
- Détail source à réviser : ni ne supporteraient, vous pouvez vous délivrer si vous faites l’essai, non pas de vous en délivrer, mais seulement de vouloir le faire. Soyez décidés à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le po (Source: "ni ne supporteraient, vous pouvez vous délivrer si vous faites l’essai, non pas de vous en délivrer, mais seulement de vouloir le faire. Soyez décidés à ne plus servir, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le poussiez ou que25 vous l’ébranliez, mais seulement : ne le soutenez plus, et vous le verrez comme un grand colosse à qui l’on a")
- Détail source à réviser : au sol et se rompre. Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577). Texte 6 L’on ne peut pas nier que la nature n’ait en nous une part importante pour nous tirer là où elle veut, et n (Source: "au sol et se rompre. Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577). Texte 6 L’on ne peut pas nier que la nature n’ait en nous une part importante pour nous tirer là où elle veut, et nous faire estimer bien ou mal nés. Mais il faut cependant confesser qu’elle a sur nous moins de pouvoir que la coutume, parce que le")
- Détail source à réviser : entretenu, et la nourriture nous façonne toujours à sa manière, quoi qu’il en soit, malgré la nature : les semences de bien que la nature met en nous sont si menues et glissantes qu’elles ne peuvent endurer le5 moindre h (Source: "entretenu, et la nourriture nous façonne toujours à sa manière, quoi qu’il en soit, malgré la nature : les semences de bien que la nature met en nous sont si menues et glissantes qu’elles ne peuvent endurer le5 moindre heurt produit par une nourriture contraire. Elles s’entretiennent moins aisément qu’elles ne s’abâtardissent, se fondent, et s’anéantissent,")
- Détail source à réviser : qui ont bien tous un naturel à part, qu’ils gardent intact si on les laisse se développer, mais qu’ils délaissent aussitôt pour porter d’autres fruits étrangers et non les leurs, pour peu qu’on les greffe. Les herbes ont (Source: "qui ont bien tous un naturel à part, qu’ils gardent intact si on les laisse se développer, mais qu’ils délaissent aussitôt pour porter d’autres fruits étrangers et non les leurs, pour peu qu’on les greffe. Les herbes ont chacune leur propriété, leur naturel et leur singularité, mais toutefois le gel, le10 temps, le terroir ou la main du jardinier y")
- Détail source à réviser : la plante qu’on a vue en un endroit, on est ailleurs incapable de la reconnaître. Celui qui verrait les Vénitiens, cette poignée de gens vivant si librement que le plus méchant d’entre eux ne voudrait pas être le roi de (Source: "la plante qu’on a vue en un endroit, on est ailleurs incapable de la reconnaître. Celui qui verrait les Vénitiens, cette poignée de gens vivant si librement que le plus méchant d’entre eux ne voudrait pas être le roi de tous, nés et nourris de telle sorte qu’ils ne se reconnaissent point d’autre ambition que d’être celui qui cherchera au mieux et saura le")
- Détail source à réviser : la liberté, gens éduqués et façonnés dès le berceau, de telle manière qu’ils ne prendraient point toutes les autres félicités de la terre s’ils devaient perdre la moindre parcelle de leur franchise ; celui qui aurait vu, (Source: "la liberté, gens éduqués et façonnés dès le berceau, de telle manière qu’ils ne prendraient point toutes les autres félicités de la terre s’ils devaient perdre la moindre parcelle de leur franchise ; celui qui aurait vu, dis-je, ces personnages-là, et, les quittant, s’en serait allé sur les terres de celui que nous appelons Grand Seigneur, voyant là des")
- Détail source à réviser : et qui pour maintenir sa puissance abandonnent leur vie ;20 celui qui aurait vu tout cela penserait-il que ceux-là et les autres ont un même naturel, ou plutôt n’estimerait-il pas que sortant d’une cité d’hommes, il est (Source: "et qui pour maintenir sa puissance abandonnent leur vie ;20 celui qui aurait vu tout cela penserait-il que ceux-là et les autres ont un même naturel, ou plutôt n’estimerait-il pas que sortant d’une cité d’hommes, il est entré dans un parc de bêtes ? Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577). Texte 7 Ce ne sont")
- Détail source à réviser : les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent le tyran. On ne le croira pas au premier abord, mais pourtant c’est la vérité. Ce sont toujours quatre ou cinq individus qui maintiennent le tyran en p (Source: "les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent le tyran. On ne le croira pas au premier abord, mais pourtant c’est la vérité. Ce sont toujours quatre ou cinq individus qui maintiennent le tyran en place, quatre ou cinq qui tiennent pour lui tout le pays en esclavage ; il n’y en a toujours eu que cinq ou six qui ont eu l’oreille du")
- Détail source à réviser : ou bien ont été appelés par lui pour être les5 complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés, et pour bénéficier avec lui de ses pillages. Ces six-là soutiennent si bien leur c (Source: "ou bien ont été appelés par lui pour être les5 complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés, et pour bénéficier avec lui de ses pillages. Ces six-là soutiennent si bien leur chef qu’il faut pour la société qu’il soit méchant non seulement de ses méchancetés, mais encore des leurs. Ces six-là en ont six cents qui")
- Détail source à réviser : ce que les six font au tyran. Ces six cents en tiennent sous eux six mille qu’ils ont promus en leur donnant une situation, auxquels ils10 confient ou le gouvernement des provinces ou la gestion des deniers publics, afin (Source: "ce que les six font au tyran. Ces six cents en tiennent sous eux six mille qu’ils ont promus en leur donnant une situation, auxquels ils10 confient ou le gouvernement des provinces ou la gestion des deniers publics, afin de garder la main sur leur avarice et leur cruauté, pour mettre celles-ci à exécution le moment venu, et leur laisser faire tant de")
- Détail source à réviser : par leur ombre qu’ils peuvent durer et par leur entremise qu’ils peuvent se soustraire aux lois et aux sanctions qu’ils devraient alors encourir. Grande est la suite qui vient après cela : celui qui voudra s’amuser à dév (Source: "par leur ombre qu’ils peuvent durer et par leur entremise qu’ils peuvent se soustraire aux lois et aux sanctions qu’ils devraient alors encourir. Grande est la suite qui vient après cela : celui qui voudra s’amuser à dévider ce filet verra15 que ce ne sont pas les six mille, mais les cent mille, et même les millions qui par cette corde sont attachés au")
- Détail source à réviser : de le faire chez Homère, disant que s’il tire la chaîne il emmène vers lui tous les dieux. De là venait l’expansion du Sénat sous Jules César, l’établissement de nouveaux états, de nouvelles charges. Il ne s’agissait pas (Source: "de le faire chez Homère, disant que s’il tire la chaîne il emmène vers lui tous les dieux. De là venait l’expansion du Sénat sous Jules César, l’établissement de nouveaux états, de nouvelles charges. Il ne s’agissait pas, certes, à bien y réfléchir, de réformer la justice, mais de fournir de nouveaux soutiens à la tyrannie. En somme, on20 comprendra")
- Détail source à réviser : les gains ou regains qu’on a avec les tyrans, et qu’il se trouve finalement autant de gens auxquels la tyrannie semble être profitable que d’autres à qui la liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entreteni (Source: "les gains ou regains qu’on a avec les tyrans, et qu’il se trouve finalement autant de gens auxquels la tyrannie semble être profitable que d’autres à qui la liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le Loup et le Chien Un Loup")
- Détail source à réviser : faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer batail (Source: "faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille A se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur")
- Détail source à réviser : qu'à vous beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien : Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car q (Source: "qu'à vous beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien : Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée : Tout à la pointe de l'épée. Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. » Le Loup")
- Détail source à réviser : rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire : Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons : Os de poulets, os de pi (Source: "rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire : Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons : Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse. » Le Loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse. Chemin faisant, il vit")
- Détail source à réviser : dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose. - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujo (Source: "dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose. - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un")
- Détail source à réviser : encor. 1 5 10 15 20 25 30 35 40 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 9 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, Abbé Prévost (1731). [...] Mais il en resta une, fort jeune, qui s’arrêta seule dans la cour, pen (Source: "encor. 1 5 10 15 20 25 30 35 40 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 9 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, Abbé Prévost (1731). [...] Mais il en resta une, fort jeune, qui s’arrêta seule dans la cour, pendant qu’un homme d’un âge avancé, qui paraissait lui servir de conducteur, s’empressait pour faire tirer son équipage des paniers.")
- Détail source à réviser : jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au5 transport. J’avais (Source: "jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au5 transport. J’avais le défaut d’être excessivement timide et facile à déconcerter ; mais loin d’être arrêté alors par cette faiblesse, je m’avançai vers la")
- Détail source à réviser : moins âgée que moi, elle reçut mes politesses sans paraître embarrassée. Je lui demandai ce qui l’amenait à Amiens et si elle y avait quelques personnes de connaissance. Elle me répondit ingénument qu’elle y était envoyé (Source: "moins âgée que moi, elle reçut mes politesses sans paraître embarrassée. Je lui demandai ce qui l’amenait à Amiens et si elle y avait quelques personnes de connaissance. Elle me répondit ingénument qu’elle y était envoyée par ses10 parents pour être religieuse. L’amour me rendait déjà si éclairé, depuis un moment qu’il était dans mon cœur, que je")
- Détail source à réviser : mes désirs. Je lui parlai d’une manière qui lui fit comprendre mes sentiments, car elle était bien plus expérimentée que moi. C’était malgré elle qu’on l’envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plais (Source: "mes désirs. Je lui parlai d’une manière qui lui fit comprendre mes sentiments, car elle était bien plus expérimentée que moi. C’était malgré elle qu’on l’envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir, qui s’était déjà déclaré et qui a causé, dans la suite, tous ses15 malheurs et les miens. Je combattis la cruelle intention de ses")
- Détail source à réviser : naissant et mon éloquence scolastique purent me suggérer. Elle n’affecta ni rigueur ni dédain. Elle me dit, après un moment de silence, qu’elle ne prévoyait que trop qu’elle allait être malheureuse, mais que c’était appa (Source: "naissant et mon éloquence scolastique purent me suggérer. Elle n’affecta ni rigueur ni dédain. Elle me dit, après un moment de silence, qu’elle ne prévoyait que trop qu’elle allait être malheureuse, mais que c’était apparemment la volonté du Ciel, puisqu’il ne lui laissait nul moyen de l’éviter. La douceur de ses regards, un air charmant de tristesse en20")
- Détail source à réviser : de ma destinée qui m’entraînait à ma perte, ne me permirent pas de balancer un moment sur ma réponse. Je l’assurai que, si elle voulait faire quelque fond sur mon honneur et sur la tendresse infinie qu’elle m’inspirait d (Source: "de ma destinée qui m’entraînait à ma perte, ne me permirent pas de balancer un moment sur ma réponse. Je l’assurai que, si elle voulait faire quelque fond sur mon honneur et sur la tendresse infinie qu’elle m’inspirait déjà, j’emploierais ma vie pour la délivrer de la tyrannie de ses parents, et pour la rendre heureuse. Je me suis étonné mille fois, en")
- Détail source à réviser : de25 hardiesse et de facilité à m’exprimer ; mais on ne ferait pas une divinité de l’amour, s’il n’opérait souvent des prodiges. 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 10 : Extrait de la première partie de Manon Lescau (Source: "de25 hardiesse et de facilité à m’exprimer ; mais on ne ferait pas une divinité de l’amour, s’il n’opérait souvent des prodiges. 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 10 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Un pistolet ! me dit-il. Quoi ! mon fils, vous voulez m’ôter la vie pour reconnaître la considération que j’ai")
- Détail source à réviser : Vous avez trop d’esprit et de raison pour me mettre dans cette nécessité ; mais je veux être libre, et j’y suis si résolu que, si mon projet manque par votre faute, c’est fait de vous absolument. Mais, mon cher fils, rep (Source: "Vous avez trop d’esprit et de raison pour me mettre dans cette nécessité ; mais je veux être libre, et j’y suis si résolu que, si mon projet manque par votre faute, c’est fait de vous absolument. Mais, mon cher fils, reprit-il d’un air pâle et effrayé, que vous ai-je fait ? quelle raison avez-vous de5 vouloir ma mort ? Eh non ! répliquai-je avec")
- Détail source à réviser : si vous voulez vivre. Ouvrez-moi la porte, et je suis le meilleur de vos amis. J’aperçus les clefs qui étaient sur sa table. Je les pris, et je le priai de me suivre, en faisant le moins de bruit qu’il pourrait. Il fut o (Source: "si vous voulez vivre. Ouvrez-moi la porte, et je suis le meilleur de vos amis. J’aperçus les clefs qui étaient sur sa table. Je les pris, et je le priai de me suivre, en faisant le moins de bruit qu’il pourrait. Il fut obligé de s’y résoudre. À mesure que nous avancions et qu’il ouvrait une porte, il me répétait avec un soupir : Ah ! mon fils, ah ! qui")
- Détail source à réviser : Père, répétais-je de mon côté à tout moment. Enfin nous arrivâmes à une espèce de barrière qui est avant la grande porte de la rue. Je me croyais déjà libre, et j’étais derrière le Père, tenant ma chandelle d’une main et (Source: "Père, répétais-je de mon côté à tout moment. Enfin nous arrivâmes à une espèce de barrière qui est avant la grande porte de la rue. Je me croyais déjà libre, et j’étais derrière le Père, tenant ma chandelle d’une main et mon pistolet de l’autre. Pendant qu’il s’empressait d’ouvrir, un domestique qui couchait dans une chambre voisine, entendant le bruit")
- Détail source à réviser : à sa porte. Le bon Père le crut apparemment15 capable de m’arrêter. Il lui ordonna, avec beaucoup d’imprudence, de venir à son secours. C’était un puissant coquin, qui s’élança sur moi sans balancer. Je ne le marchandai (Source: "à sa porte. Le bon Père le crut apparemment15 capable de m’arrêter. Il lui ordonna, avec beaucoup d’imprudence, de venir à son secours. C’était un puissant coquin, qui s’élança sur moi sans balancer. Je ne le marchandai point ; je lui lâchai le coup au milieu de la poitrine. Voilà de quoi vous êtes cause, mon Père, dis-je assez fièrement à mon guide. Mais")
- Détail source à réviser : ajoutai-je en le poussant vers la dernière porte. Il n’osa refuser de l’ouvrir. Je sortis heureusement, et je20 trouvai, à quatre pas, Lescaut qui m’attendait avec deux amis, suivant sa promesse. Nous nous éloignâmes. Le (Source: "ajoutai-je en le poussant vers la dernière porte. Il n’osa refuser de l’ouvrir. Je sortis heureusement, et je20 trouvai, à quatre pas, Lescaut qui m’attendait avec deux amis, suivant sa promesse. Nous nous éloignâmes. Lescaut me demanda s’il n’avait pas entendu tirer un pistolet. C’est votre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé ? 1")
- Détail source à réviser : de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue. Je vous raconte un malheur qui n’eut jamais d’exemple. Toute ma vie est destinée à le pleurer. Mais (Source: "de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue. Je vous raconte un malheur qui n’eut jamais d’exemple. Toute ma vie est destinée à le pleurer. Mais, quoique je le porte sans cesse dans ma mémoire, mon âme semble reculer d’horreur, chaque fois que j’entreprends de l’exprimer. Nous")
- Détail source à réviser : la nuit. Je croyais ma chère5 maîtresse endormie et je n’osais pousser le moindre souffle, dans la crainte de troubler son sommeil. Je m’aperçus dès le point du jour, en touchant ses mains, qu’elle les avait froides et t (Source: "la nuit. Je croyais ma chère5 maîtresse endormie et je n’osais pousser le moindre souffle, dans la crainte de troubler son sommeil. Je m’aperçus dès le point du jour, en touchant ses mains, qu’elle les avait froides et tremblantes. Je les approchai de mon sein, pour les échauffer. Elle sentit ce mouvement, et, faisant un effort pour saisir les miennes,")
- Détail source à réviser : croyait à sa dernière heure. Je ne pris d’abord ce discours que pour un langage ordinaire dans10 l’infortune, et je n’y répondis que par les tendres consolations de l’amour. Mais, ses soupirs fréquents, son silence à mes (Source: "croyait à sa dernière heure. Je ne pris d’abord ce discours que pour un langage ordinaire dans10 l’infortune, et je n’y répondis que par les tendres consolations de l’amour. Mais, ses soupirs fréquents, son silence à mes interrogations, le serrement de ses mains, dans lesquelles elle continuait de tenir les miennes me firent connaître que la fin de ses")
- Détail source à réviser : je vous décrive mes sentiments, ni que je vous rapporte ses dernières expressions. Je la perdis ; je reçus d’elle des marques d’amour au moment même15 qu’elle expirait. C’est tout ce que j’ai la force de vous apprendre d (Source: "je vous décrive mes sentiments, ni que je vous rapporte ses dernières expressions. Je la perdis ; je reçus d’elle des marques d’amour au moment même15 qu’elle expirait. C’est tout ce que j’ai la force de vous apprendre de ce fatal et déplorable événement. Mon âme ne suivit pas la sienne. Le Ciel ne me trouva point, sans doute, assez rigoureusement puni.")
- Détail source à réviser : ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 1 : « Le Mal », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Le Mal Tandis que les crachats rouges de la mitraille Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; Qu'écarlates (Source: "ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 1 : « Le Mal », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Le Mal Tandis que les crachats rouges de la mitraille Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ; Qu'écarlates")
- Détail source à réviser : coup... En Wagon, le 7 octobre 1870. 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 3 : « Ma Bohême », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Ma Bohême (Fantaisie) Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; (Source: "coup... En Wagon, le 7 octobre 1870. 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 3 : « Ma Bohême », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Ma Bohême (Fantaisie) Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J’allai")
- Détail source à réviser : Texte 4 : Extrait de la Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Blaise Cendrars (1913) (Source: "Texte 4 : Extrait de la Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Blaise Cendrars (1913)")
- Détail source à réviser : En ce temps-là j’étais en mon adolescence J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J’étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance J’étais à Moscou, dans la ville des mille et trois cloche (Source: "En ce temps-là j’étais en mon adolescence J’avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance J’étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance J’étais à Moscou, dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares Et je n’avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours Car mon adolescence était alors si ardente et si...")
- Détail source à réviser : 1 5 10 Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577) (Source: "1 5 10 Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577)")
- Détail source à réviser : D’où a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les (Source: "D’où a-t-il pris tant d’yeux dont il vous épie, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, si")
- Détail source à réviser : Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec vous ? Que (Source: "Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec vous ? Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur")
- Détail source à réviser : Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577) (Source: "Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577)")
- Détail source à réviser : Texte 6 L’on ne peut pas nier que la nature n’ait en nous une part importante pour nous tirer là où elle veut, et nous faire estimer bien ou mal nés (Source: "Texte 6 L’on ne peut pas nier que la nature n’ait en nous une part importante pour nous tirer là où elle veut, et nous faire estimer bien ou mal nés")
- Détail source à réviser : per, mais qu’ils délaissent aussitôt pour porter d’autres fruits étrangers et non les leurs, pour peu qu’on les greffe. (Source: "per, mais qu’ils délaissent aussitôt pour porter d’autres fruits étrangers et non les leurs, pour peu qu’on les greffe.")
- Détail source à réviser : 20 celui qui aurait vu tout cela penserait-il que ceux-là et les autres ont un même naturel, ou plutôt n’estimerait-il pas que sortant d’une cité d’hommes, il est entré dans un parc de bêtes ? Œuvre intégrale : Discours (Source: "20 celui qui aurait vu tout cela penserait-il que ceux-là et les autres ont un même naturel, ou plutôt n’estimerait-il pas que sortant d’une cité d’hommes, il est entré dans un parc de bêtes ? Œuvre intégrale : Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boétie (1577). Tex")
- Détail source à réviser : Ces six-là soutiennent si bien leur chef qu’il faut pour la société qu’il soit méchant non seulement de ses méchancetés, mais encore des leurs (Source: "Ces six-là soutiennent si bien leur chef qu’il faut pour la société qu’il soit méchant non seulement de ses méchancetés, mais encore des leurs")
- Détail source à réviser : Grande est la suite qui vient après cela : celui qui voudra s’amuser à dévider ce filet verra15 que ce ne sont pas les six mille, mais les cent mille, et même les millions qui par cette corde sont attachés au tyran ; leq (Source: "Grande est la suite qui vient après cela : celui qui voudra s’amuser à dévider ce filet verra15 que ce ne sont pas les six mille, mais les cent mille, et même les millions qui par cette corde sont attachés au tyran ; lequel s’en sert comme Jupiter se vante de le faire chez Homère, disant que s’il tire la chaîne il emmène vers lui tous les d")
- Détail source à réviser : tyrannie semble être profitable que d’autres à qui la liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le L (Source: "tyrannie semble être profitable que d’autres à qui la liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le Loup et le Chien Un Loup n'avait que les os")
- Détail source à réviser : Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire : Moyennant quoi votre salaire Sera forc (Source: "Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire : Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons : Os de poulets, os de pigeon")
- Détail source à réviser : Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître L (Source: "Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. 1 5 10 15 20 25 30 35 40 ŒUVRE")
- Détail source à réviser : moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au5 transport. (Source: "moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au5 transport.")
- Détail source à réviser : à si éclairé, depuis un moment qu’il était dans mon cœur, que je regardai ce dessein comme un coup mortel pour mes désirs. (Source: "à si éclairé, depuis un moment qu’il était dans mon cœur, que je regardai ce dessein comme un coup mortel pour mes désirs.")
- Détail source à réviser : dain. Elle me dit, après un moment de silence, qu’elle ne prévoyait que trop qu’elle allait être malheureuse, mais que c’était apparemment la volonté du Ciel, puisqu’il ne lui laissait nul moyen de l’éviter. La douceur (Source: "dain. Elle me dit, après un moment de silence, qu’elle ne prévoyait que trop qu’elle allait être malheureuse, mais que c’était apparemment la volonté du Ciel, puisqu’il ne lui laissait nul moyen de l’éviter. La douceur")
- Détail source à réviser : Mais, mon cher fils, reprit-il d’un air pâle et effrayé, que vous ai-je fait ? quelle raison avez-vous de5 vouloir ma mort ? Eh non ! répliquai-je avec impatience. Je n’ai pas dessein de vous tuer, si vous voulez vivre. (Source: "Mais, mon cher fils, reprit-il d’un air pâle et effrayé, que vous ai-je fait ? quelle raison avez-vous de5 vouloir ma mort ? Eh non ! répliquai-je avec impatience. Je n’ai pas dessein de vous tuer, si vous voulez vivre. Ouvrez-moi la porte, et je suis le meilleur de vos amis. J’a")
- Détail source à réviser : Point de bruit,10 mon Père, répétais-je de mon côté à tout moment (Source: "Point de bruit,10 mon Père, répétais-je de mon côté à tout moment")
- Détail source à réviser : C’est votre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé ? 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 11 : Extrait de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Pardonnez, si j’achève en peu de m (Source: "C’est votre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé ? 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 11 : Extrait de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue. Je vous raconte un malheur qui n’eu")
- Détail source à réviser : le, dans la crainte de troubler son sommeil. Je m’aperçus dès le point du jour, en touchant ses mains, qu’elle les avait froides et tremblantes. Je les approchai de mon sein, pour les échauffer. Elle sentit ce (Source: "le, dans la crainte de troubler son sommeil. Je m’aperçus dès le point du jour, en touchant ses mains, qu’elle les avait froides et tremblantes. Je les approchai de mon sein, pour les échauffer. Elle sentit ce")
- Détail source à réviser : inuait de tenir les miennes me firent connaître que la fin de ses malheurs approchait. (Source: "inuait de tenir les miennes me firent connaître que la fin de ses malheurs approchait.")
- Détail source à réviser : un gros sou lié dans leur mouchoir ! 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 2 : « Rêvé pour l’hiver », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Rêvé pour l’hiver A *** Elle. L’hiver, nous irons dans un petit wa (Source: "un gros sou lié dans leur mouchoir ! 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers de Douai. Texte 2 : « Rêvé pour l’hiver », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870). Rêvé pour l’hiver A *** Elle. L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien.")
- Détail source à réviser : ée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou... Et tu me diras : « Cherche ! » en inclinant la tête ; - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête - Qui voyage beaucoup... En Wagon, le 7 oct (Source: "ée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou... Et tu me diras : « Cherche ! » en inclinant la tête ; - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête - Qui voyage beaucoup... En Wagon, le 7 octobre 1870. 1 5 10 ŒUVRE INTÉGRALE : Cahiers")
- Détail source à réviser : être profitable que d’autres à qui la liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le Loup et le Chien (Source: "être profitable que d’autres à qui la liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le Loup et le Chien Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant")
- Détail source à réviser : liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le Loup et le Chien Un Loup n'avait que les os et la peau, (Source: "liberté serait agréable. PARCOURS : « Défendre » et « entretenir » la liberté. Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668). Le Loup et le Chien Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup renc")
- Détail source à réviser : Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? C (Source: "Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont les vôtres ? Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence")
- Détail source à réviser : Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec vous ? Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, (Source: "Comment a- t-il un quelconque pouvoir sur vous, sinon par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec vous ? Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêm")
- Détail source à réviser : Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec vous ? Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes ? (Source: "Comment oserait-il vous assaillir s’il n’avait une connivence avec vous ? Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes ? Vous semez vos fruits afin qu’il les gâte, vous meublez et r")
- Détail source à réviser : Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes ? Vous semez vos fruits afin qu’il les gâte, vous meublez et remplissez vos (Source: "Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes ? Vous semez vos fruits afin qu’il les gâte, vous meublez et remplissez vos maisons, afin de fournir ses pillages, vous nourrissez vos f")
- Détail source à réviser : Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. 1 5 10 15 20 25 30 3 (Source: "Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor. 1 5 10 15 20 25 30 35 40 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 9 : Extrait de l")
- Détail source à réviser : Texte 11 : Extrait de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731) (Source: "Texte 11 : Extrait de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731)")
- Détail source à réviser : Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668) (Source: "Texte 8 : « Le Loup et le Chien », livre I des Fables, Jean de La Fontaine (1668)")
- Détail source à réviser : Texte 10 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731) (Source: "Texte 10 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731)")
- Détail source à réviser : Mais que cela ne vous empêche point d’achever, ajoutai-je en le poussant vers la dernière porte (Source: "Mais que cela ne vous empêche point d’achever, ajoutai-je en le poussant vers la dernière porte")
- Détail source à réviser : otre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé ? 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 11 : Extrait de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Pardonnez, si j’achève en peu de mots (Source: "otre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé ? 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut. Texte 11 : Extrait de la seconde partie de Manon Lescaut, l’Abbé Prévost (1731). Pardonnez, si j’achève en peu de mots")
- Détail source à réviser : 1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut (Source: "1 ŒUVRE INTÉGRALE : Manon Lescaut")
- Détail source à réviser : Texte 1 : « Le Mal », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870) (Source: "Texte 1 : « Le Mal », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870)")
- Détail source à réviser : Texte 2 : « Rêvé pour l’hiver », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870) (Source: "Texte 2 : « Rêvé pour l’hiver », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870)")
- Détail source à réviser : Texte 3 : « Ma Bohême », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870) (Source: "Texte 3 : « Ma Bohême », Cahiers de Douai, Arthur Rimbaud (1870)")
- Détail source à réviser : C’est votre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé (Source: "C’est votre faute, lui dis-je ; pourquoi me l’apportiez-vous chargé")
- Détail source à réviser : » en inclinant la tête ; - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête - Qui voyage beaucoup (Source: "» en inclinant la tête ; - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête - Qui voyage beaucoup")
- Détail source à réviser : Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes (Source: "Que pourrait-il vous faire, si vous n’étiez receleurs du voleur qui vous15 pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres à vous-mêmes")
- Détail source à réviser : Je ne veux pas que vous le poussiez ou que25 vous l’ébranliez, mais seulement : ne le soutenez plus, et vous le verrez comme un grand colosse à qui l’on a dérobé la base, de son poids même s’effondrer au sol et se rompre (Source: "Je ne veux pas que vous le poussiez ou que25 vous l’ébranliez, mais seulement : ne le soutenez plus, et vous le verrez comme un grand colosse à qui l’on a dérobé la base, de son poids même s’effondrer au sol et se rompre")
- Détail source à réviser : Texte 9 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, Abbé Prévost (1731) (Source: "Texte 9 : Extrait de la première partie de Manon Lescaut, Abbé Prévost (1731)")
- Détail source à réviser : Ouvrez-moi la porte, et je suis le meilleur de vos amis (Source: "Ouvrez-moi la porte, et je suis le meilleur de vos amis")
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1870 | Poète français né |
| 1913 | Publication de la Prose du Transsibérien |
| 1577 | Date de la rédaction de Ma Bohême |
| 1668 | Date de la fable de La Fontaine |
| 1731 | Publication de Manon Lescaut |
📊 Tableaux de Synthèse
Comparaison des thèmes dans les œuvres
| Œuvre | Thème principal | Type d'émancipation |
|---|
| Le Mal | Critique de la guerre | Poétique et critique |
| Ma Bohême | Liberté créatrice | Errance et liberté |
| Prose du Transsibérien | Voyage et quête | Création et jeunesse |
| Manon Lescaut | Conflit amour-oppression | Opposition entre désir et contraintes |
Les mécanismes de la servitude et de la liberté selon La Boétie
| Aspect | Influence | Conséquence |
|---|
| Nature | Semences de bien | Potentialité de liberté |
| Coutume | Pouvoir de façonnement | Soumission ou émancipation |
| Participation volontaire | Soutien au tyran | Effondrement du pouvoir tyrannique |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confusion entre la critique de la guerre et la poésie lyrique
- Mélanger les thèmes de l'imaginaire et de la critique sociale
- Confondre la vie de bohème avec la quête poétique
- Omettre la date de rédaction ou de publication des œuvres
- Confusion entre la servitude volontaire et la servitude imposée
- Mélanger les thèmes de la nature et de la coutume sans distinction claire
- Confondre les mécanismes de pouvoir avec leur analyse dans La Boétie
✅ Checklist Examen
- Vérifier la date de naissance de Rimbaud (1870)
- Comparer les atmosphères dans « Rêvé pour l’hiver » et « Ma Bohême »
- Identifier la critique de la guerre dans « Le Mal »
- Analyser la représentation de la liberté dans la Prose du Transsibérien
- Étudier la conception de la servitude dans La Boétie
- Relier la fable de La Fontaine à la critique de la liberté
- Examiner la tension entre désir et contrainte dans Manon Lescaut
- Comparer les mécanismes de pouvoir dans les œuvres étudiées
- Vérifier la cohérence entre les thèmes récurrents et leur développement
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