QCM : Les prédicables — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Lequel de ces ensembles de traits décrit un genre ?

Il se rapporte à une espèce particulière, ne comprend qu’un membre et se divise selon des traits contingents.
Il est fondé dans une abstraction sans cas particuliers, comprend plusieurs propriétés et se divise par des circonstances.
Il se rapporte à un individu singulier, comprend une seule espèce et se divise par des caractéristiques accidentelles.
Il se rapporte à une espèce ou à un individu, comprend au moins deux espèces et se divise par des différences essentielles.

Il se rapporte à une espèce ou à un individu, comprend au moins deux espèces et se divise par des différences essentielles.

Explication

Un genre est fondé ultimement dans des cas particuliers, se dit d’une espèce ou d’un individu, comporte au moins deux espèces et se divise par des différences essentielles. Une division fondée sur des caractéristiques accidentelles ne correspond pas à la structure d’un genre.

2. Quelle condition caractérise un prédicable nécessaire pour un sujet donné ?

Il peut être attribué à quelques individus tout en manquant aux autres
Il ne peut pas manquer au sujet compte tenu de sa nature
Il décrit une situation locale sans rapport avec l’espèce du sujet
Il dépend d’une circonstance extérieure susceptible de changer

Il ne peut pas manquer au sujet compte tenu de sa nature

Explication

Un prédicable nécessaire découle de la nature du sujet et doit pouvoir être dit avec vérité de tous les individus de l’espèce concernée. Une caractéristique variable ou limitée à certains individus est plutôt contingente.

3. Quelle condition permet à une chose universelle d’être véritablement un genre ?

Elle doit désigner une seule espèce, afin que son extension reste limitée à un cas déterminé.
Elle doit dépendre d’une propriété accidentelle, afin de distinguer les individus entre eux.
Elle doit se dire univoquement, avec le même sens lorsqu’elle est attribuée à ses espèces.
Elle doit se dire équivoquement, afin de pouvoir recevoir plusieurs significations selon les espèces.

Elle doit se dire univoquement, avec le même sens lorsqu’elle est attribuée à ses espèces.

Explication

Une chose universelle est un genre lorsqu’elle se dit univoquement de ses espèces, c’est-à-dire avec un même sens général. Le fait qu’un mot puisse recouvrir plusieurs universels distincts constitue précisément une source de confusion à éviter.

4. Laquelle de ces expressions fonctionne comme un prédicat universel plutôt que comme une caractéristique d’un sujet singulier ?

Être un animal
Être la capitale de cette province
Être un très grand pays
Être situé près de cette rivière

Être un animal

Explication

« Être un animal » peut être attribué à tous les sujets qui correspondent à cette catégorie. « Très grand pays » vise un sujet singulier dans l’exemple donné, tandis que les autres expressions désignent des situations particulières.

5. Comment une même chose universelle peut-elle être à la fois une espèce et un genre ?

Elle est une espèce par rapport à un particulier et un genre par rapport à une essence complètement indéterminée.
Elle est une espèce par rapport à un universel plus général et un genre par rapport à un universel plus particulier.
Elle est une espèce lorsqu’elle désigne un individu et un genre lorsqu’elle désigne une propriété accidentelle.
Elle est une espèce dans une division contingente et un genre dans une division dépourvue de différences.

Elle est une espèce par rapport à un universel plus général et un genre par rapport à un universel plus particulier.

Explication

Le statut de genre ou d’espèce dépend du niveau de comparaison dans la hiérarchie des universels. Ainsi, « plante » est une espèce par rapport à « être vivant », mais un genre par rapport à « épinette ».

6. Quelle propriété définit une espèce spécialissime ?

Elle n’est subordonnée à aucun genre et constitue le sommet de toute hiérarchie.
Elle regroupe des individus selon des traits accidentels qui peuvent varier.
Elle n’est plus divisée en d’autres espèces, contrairement à une espèce intermédiaire.
Elle se divise en espèces au moyen de différences essentielles supplémentaires.

Elle n’est plus divisée en d’autres espèces, contrairement à une espèce intermédiaire.

Explication

Une espèce spécialissime est le terme de la division en espèces : elle ne se subdivise plus en espèces. Une espèce intermédiaire, au contraire, reste susceptible d’une division spécifique ultérieure.

7. Comment un prédicable accidentel fait-il connaître son sujet ?

Par une caractéristique extérieure qui s’ajoute à son essence
Par une propriété qui appartient à tous les membres de son espèce
Par la nature profonde qui définit ce qu’est le sujet
Par une notion universelle identique à l’essence du sujet

Par une caractéristique extérieure qui s’ajoute à son essence

Explication

Un prédicable accidentel décrit le sujet de l’extérieur, au moyen d’une caractéristique qui ne constitue pas son essence. Une propriété définissant la nature profonde ou appartenant à tous les membres de l’espèce relève plutôt de l’essentiel.

8. Lequel de ces prédicats est contingent pour Alfred le moineau ?

Être perché sur la tête d’une personne
Être brun selon les caractéristiques du moineau
Avoir des plumes comme les autres moineaux
Pouvoir voler en tant que moineau

Être perché sur la tête d’une personne

Explication

La position d’Alfred sur la tête d’une personne dépend d’une circonstance particulière et peut changer : elle est donc contingente. Les autres caractéristiques sont présentées comme ne pouvant pas manquer à un moineau.

9. Qu’est-ce qu’un genre suprême ?

Un genre qui n’est subordonné à aucun autre genre dans la hiérarchie des genres.
Une espèce qui possède plusieurs races fondées sur des traits accidentels.
Un genre qui comprend une seule espèce et se divise encore en individus singuliers.
Un universel qui répond plus complètement qu’une espèce à la question de l’essence.

Un genre qui n’est subordonné à aucun autre genre dans la hiérarchie des genres.

Explication

Le genre suprême occupe le sommet d’une hiérarchie puisqu’il n’est lui-même subordonné à aucun autre genre. Une espèce ou un genre subdivisé en individus ne possède pas cette caractéristique définitoire.

10. Quelle différence oppose principalement un genre et une espèce dans leur réponse à « qu’est-ce que c’est ? » ?

Le genre décrit une propriété accidentelle, tandis que l’espèce décrit une circonstance contingente.
Le genre désigne un individu singulier, tandis que l’espèce désigne une collection accidentelle.
Le genre répond complètement, tandis que l’espèce ne fournit qu’une indication partielle.
Le genre répond partiellement, tandis que l’espèce répond plus complètement à cette question.

Le genre répond partiellement, tandis que l’espèce répond plus complètement à cette question.

Explication

Le genre exprime seulement une partie de ce qu’est une chose, alors que l’espèce fournit une détermination plus complète. Les autres propositions remplacent cette distinction logique par une opposition entre accident, contingence ou singularité.

11. Pourquoi le propre au sens strict est-il dit à la fois accidentel et nécessaire ?

Il constitue une partie de l’essence, mais peut manquer à certains individus de cette espèce.
Il dépend d’une circonstance variable, tout en définissant l’essence de chaque individu.
Il accompagne une espèce par hasard, sans relation particulière avec son essence constitutive.
Il ne constitue pas l’essence, mais accompagne nécessairement tout ce qui possède cette essence ou cette espèce.

Il ne constitue pas l’essence, mais accompagne nécessairement tout ce qui possède cette essence ou cette espèce.

Explication

Le propre au sens strict est accidentel parce qu’il ne constitue pas l’essence, mais il en découle très prochainement et accompagne toujours les êtres concernés. Le confondre avec une partie de l’essence revient à le prendre pour une caractéristique essentielle plutôt que pour un prédicable accidentel.

12. Quelle situation caractérise un accident commun séparable ?

Une caractéristique universelle répond partiellement à la question de l’essence.
Une propriété accidentelle peut cesser d’appartenir à son sujet à un certain moment.
Une propriété essentielle distingue une espèce de toutes les espèces voisines.
Une conséquence nécessaire de l’essence accompagne chaque membre d’une espèce.

Une propriété accidentelle peut cesser d’appartenir à son sujet à un certain moment.

Explication

Un accident commun séparable est une caractéristique accidentelle qui peut être absente du sujet à un moment donné. Une propriété essentielle ou une conséquence nécessaire de l’essence ne décrit donc pas ce type d’accident.

13. Quel type de trait distingue la formation d’une espèce spécialissime de la constitution d’une race ?

L’espèce spécialissime repose sur une ressemblance extérieure, tandis que la race repose sur une division en genres.
L’espèce spécialissime repose sur une collection accidentelle, tandis que la race repose sur l’essence des individus.
L’espèce spécialissime repose sur un trait essentiel, tandis que la race repose sur des traits accidentels contingents.
L’espèce spécialissime repose sur un trait contingent, tandis que la race repose sur une différence essentielle.

L’espèce spécialissime repose sur un trait essentiel, tandis que la race repose sur des traits accidentels contingents.

Explication

La division qui produit une espèce spécialissime s’appuie sur ce qui appartient essentiellement aux individus. Les races sont fondées sur des traits accidentels contingents, même lorsqu’ils sont regroupés en collection.

14. Qu’est-ce qu’un prédicable ?

Une propriété sensible appartenant à un sujet particulier dans une situation donnée
Une relation logique reliant deux propositions sans décrire leurs sujets
Une notion universelle pouvant être attribuée à plusieurs sujets singuliers dans une proposition
Une réalité individuelle séparée de tous les sujets auxquels elle pourrait être attribuée

Une notion universelle pouvant être attribuée à plusieurs sujets singuliers dans une proposition

Explication

Un prédicable est une notion universelle que l’intelligence extrait de plusieurs choses singulières et qu’elle peut ensuite attribuer à ces choses. Une propriété attachée à un seul sujet ne possède pas cette portée universelle.

15. Quelle question un prédicable essentiel permet-il principalement de résoudre ?

Dans quelles circonstances cette chose apparaît-elle ?
Qu’est-ce que cette chose ?
À quelle distance cette chose se trouve-t-elle ?
Quelle impression cette chose produit-elle ?

Qu’est-ce que cette chose ?

Explication

Le prédicable essentiel fait connaître le sujet dans sa nature profonde et répond à la question « qu’est-ce que c’est ? ». Les autres questions portent sur des circonstances ou des caractéristiques extérieures, non sur l’essence.

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Qu'est-ce qu'un prédicable ?

C'est ce qui peut être dit de plusieurs choses.

Comment l'intelligence extrait-elle la chose universelle dans un prédicable ?

Elle l'extrait de plusieurs choses singulières.

Que doit pouvoir faire un prédicat universel ?

Il doit pouvoir être dit de tout sujet correspondant.

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