Fiche de révision : Les Réformes et Traités de la Révolution Russe

Plan du Cours

  1. Décrets révolutionnaires 1917
  2. Traité Brest-Litovsk 1918
  3. Réformes bolcheviques 1917-1918
  4. Guerre civile et interventions 1918-1921
  5. La guerre civile et ses acteurs
  6. La guerre polono-soviétique
  7. Les minorités nationales
  8. Les révoltes paysannes
  9. Le communisme de guerre

1. Décrets révolutionnaires 1917

Notions clés & Définitions

Décret sur la paix : Décision prise par le gouvernement bolchevique pour mettre fin à la guerre avec l’Allemagne et l’Autriche, répondant à la volonté populaire de paix. Selon Lénine, la paix est essentielle pour préserver la révolution bolchevique, car sans elle, la révolution serait en danger.

Décret sur la terre : Texte qui abolit la propriété privée du sol en Russie, prévoyant la confiscation sans indemnité des grands propriétaires. Cependant, sa mise en œuvre reste ambiguë, laissant place à des malentendus entre bolcheviks et paysans.

Loi agraire de février 1918 : Loi qui confie la gestion des terres confisquées aux soviets, qui les distribuent ensuite aux paysans, favorisant le partage des terres.

Confiscation sans indemnité : Mesure du décret sur la terre qui prévoit la prise des terres des grands propriétaires sans compensation financière, visant à abolir la propriété foncière privée.

Soviets : Conseils d’ouvriers, de soldats et de paysans qui prennent en main la gestion des terres et des industries, jouant un rôle central dans la mise en œuvre des décrets.

Partage des terres en propriété privée : Demande des paysans souhaitant recevoir des terres en propriété privée, en opposition avec la volonté bolchevique de collectiviser et nationaliser.

Points essentiels

Le décret sur la paix répond à la volonté populaire de mettre fin à la guerre avec l’Allemagne et l’Autriche, priorité pour les bolcheviks. La paix signée le 3 mars 1918 par le Traité de Brest-Litovsk est un acte radical, qui cède à l’ennemi de vastes territoires, notamment l’Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Ce traité, bien que territorialement désastreux, permet à la Russie de gagner du temps pour organiser la révolution mondiale, selon Lénine.

Le décret sur la terre, en abolissant la propriété privée du sol, marque une rupture avec l’ordre tsariste. Toutefois, sa mise en œuvre reste floue, et les soviets prennent en charge la gestion des terres, en distribuant celles-ci aux paysans. Ce qui crée un malentendu : les bolcheviks visent la collectivisation et la nationalisation, alors que les paysans souhaitent un partage en propriété privée. La loi agraire de février 1918 formalise cette gestion par les soviets.

Les décrets de 1917 incarnent la première réponse législative bolchevique aux attentes populaires, mais ils posent aussi des conflits entre idéologie et réalités paysannes, notamment sur la propriété des terres.

À retenir

Les décrets de 1917, notamment ceux sur la paix et la terre, représentent la première réponse législative du régime bolchevique aux aspirations populaires. Ils instaurent une rupture radicale avec l’ancien ordre, tout en posant des conflits entre la volonté de collectiviser et celle de partager les terres en propriété privée, illustrant la tension entre idéologie et réalités sociales.

2. Traité Brest-Litovsk 1918

Notions clés & Définitions

Traité de Brest-Litovsk : Accord signé le 3 mars 1918 entre la République soviétique et les puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Ottomanie, Bulgarie). Il marque la fin des hostilités entre ces parties sur le front de l’Est, en cédant de vastes territoires à l’Allemagne. AUTEUR (date) : concept.

Perte territoriale : Cession de territoires par la Russie soviétique à l’Allemagne et ses alliés, comprenant notamment l’Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie, représentant environ 800 000 km². AUTEUR (date) : concept.

Indépendances provisoires : Reconnaissance par le traité de la souveraineté de certains États ou régions, comme la Finlande et les Pays baltes, qui deviennent provisoirement indépendants en attendant leur reconnaissance internationale ou leur consolidation. AUTEUR (date) : concept.

Territoires agricoles et industriels : Zones cédées comprenant des régions riches en ressources agricoles et industrielles, essentielles pour la reconstruction et le développement économique de la Russie soviétique, mais aussi stratégiques pour l’Allemagne. AUTEUR (date) : concept.

Alliance turque : Non explicitement mentionnée dans le contenu source, mais dans le contexte, elle peut faire référence à la coopération ou aux alliances régionales impliquant la Turquie ou ses alliés dans la région, notamment dans le cadre des tensions et des alliances de la période. AUTEUR (date) : concept.

Révolution mondiale : Idée défendue par les bolcheviks selon laquelle la révolution socialiste doit s’étendre à l’échelle mondiale pour assurer la survie et la réussite du communisme, justifiant notamment la signature du traité pour gagner du temps dans la propagation de la révolution. AUTEUR (date) : concept.

Points essentiels

Le traité signé le 3 mars 1918 entraîne la perte de 800 000 km² par la Russie soviétique, incluant l’Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de Biélorussie. Ces territoires, riches en ressources agricoles et industrielles, sont cédés à l’Allemagne et à ses alliés, permettant à la Russie de se retirer rapidement du conflit pour se concentrer sur la consolidation de la révolution.

Lénine accepte ces pertes territoriales afin de gagner du temps et de favoriser la propagation de la révolution mondiale. Il privilégie la survie de la nouvelle République soviétique et la diffusion du communisme à l’échelle mondiale, même au prix de concessions territoriales temporaires. Ce choix stratégique illustre la priorité donnée à la révolution mondiale plutôt qu’à l’intégrité territoriale immédiate.

À retenir

Le traité de Brest-Litovsk montre la stratégie bolchevique de sacrifier temporairement leur territoire pour préserver la révolution et accélérer sa propagation à l’échelle mondiale.

3. Réformes bolcheviques 1917-1918

Notions clés & Définitions

  • Décret sur les nationalités : Reconnaît le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes jusqu'à l'indépendance, permettant ainsi aux différentes nations sous domination de choisir leur avenir politique.
  • Contrôle ouvrier : Mise en place par les bolcheviks pour que les ouvriers participent à la gestion des entreprises, instaurée dans le but de transformer la structure économique et sociale.
  • Nationalisation des banques : Processus par lequel les banques sont transférées à la propriété de l'État, réalisé fin 1917 pour renforcer le contrôle économique du régime bolchevique.
  • Séparation Église-État : Mesure visant à dissocier l'influence religieuse de l'administration publique, affirmant la laïcité et la neutralité de l'État soviétique.
  • Calendrier grégorien : Adoption du calendrier grégorien pour aligner la société soviétique avec le reste du monde, remplaçant le calendrier julien.
  • Suppression des privilèges de la noblesse : Abolition des avantages et des droits spéciaux de la noblesse pour instaurer une société égalitaire selon l'idéal bolchevique.

Points essentiels

Les réformes de 1917-1918 traduisent la volonté bolchevique d’instaurer un ordre socialiste radical en rupture avec l’ancien régime. Le décret sur les nationalités garantit le droit à l’autodétermination des peuples, jusqu’à l’indépendance, afin d’affirmer la souveraineté des nations sous domination impériale. Les bolcheviks instaurent également le contrôle ouvrier dans les entreprises, permettant aux ouvriers de participer directement à leur gestion, dans une logique de transformation sociale. Fin 1917, ils nationalisent les banques pour renforcer le pouvoir économique de l’État et assurer la planification centralisée. La séparation Église-État est instaurée pour réduire l’influence religieuse sur la vie publique, affirmant la laïcité du régime. La réforme du calendrier, en adoptant le calendrier grégorien, vise à moderniser la société et à s’aligner avec le reste du monde. Enfin, la suppression des privilèges de la noblesse marque la rupture avec l’ancien régime aristocratique, en instaurant une société égalitaire selon l’idéal communiste.

À retenir

Les réformes de 1917-1918 illustrent la volonté bolchevique d’établir un ordre socialiste radical, en rupture avec l’ancien régime, en affirmant la souveraineté des peuples, en nationalisant l’économie et en supprimant les privilèges aristocratiques.

4. Guerre civile et interventions 1918-1921

Notions clés & Définitions

Armées rouges
Les Armées rouges désignent l’ensemble des forces bolcheviques organisées pour défendre la révolution et instaurer le pouvoir soviétique. Leur organisation centralisée leur permet de mener une guerre efficace contre leurs adversaires.

Armées blanches
Les Armées blanches regroupent les forces anti-bolcheviques, composées de divers groupes opposés au régime bolchevique. Leur opposition est fragmentée, sans unité ni coordination claire, ce qui limite leur efficacité.

Intervention des puissances de l’Entente
Les puissances de l’Entente (notamment la France, la Grande-Bretagne, et les États-Unis) interviennent dans la guerre civile en apportant une aide matérielle et militaire aux Armées blanches. Cependant, cette intervention reste limitée et ne suffit pas à inverser le rapport de force.

Tchéka
La Tchéka est la police politique bolchevique créée pour lutter contre les ennemis de la révolution. Elle joue un rôle clé dans la répression et la consolidation du pouvoir bolchevique.

Terreur rouge
La Terreur rouge désigne la politique de répression systématique menée par la Tchéka contre les opposants, réprimant violemment toute opposition pour assurer la victoire des bolcheviques.

Points essentiels

La guerre civile oppose principalement les bolcheviks, appelés les Rouges, aux forces anti-bolcheviques, désignées comme les Blancs. Les Rouges, organisés et centralisés, parviennent à vaincre les Armées blanches malgré l’aide étrangère limitée. Les puissances de l’Entente soutiennent les Blancs, mais leur intervention ne suffit pas à inverser la tendance. La Tchéka, police politique bolchevique, mène une répression brutale, incarnant la Terreur rouge, pour éliminer toute opposition et renforcer le pouvoir bolchevique. La victoire des Rouges marque la consolidation du régime bolchevique face à une opposition fragmentée et affaiblie par l’intervention étrangère.

À retenir

La guerre civile révèle la capacité des bolcheviques à consolider leur pouvoir face à une opposition dispersée et à une intervention étrangère limitée, grâce à une organisation centralisée et une politique de répression efficace.

5. La guerre civile et ses acteurs

Notions clés & Définitions

Amiral Koltchak : Chef des forces blanches en Sibérie, figure majeure de l’opposition anti-bolchevique, qui dirige une armée blanche soutenue par les puissances étrangères.
Anton Denikine : Général blanc, opposant aux bolcheviks, commandant une armée blanche en Russie du Sud, bénéficiant également du soutien extérieur.
Piotr Wrangel : Chef des Blancs en Crimée, dernier grand commandant blanc, qui lutte contre l’Armée rouge jusqu’à la défaite finale.
Armée rouge : Force militaire bolchevique dirigée par Trotski, organisée de manière centralisée, avec des effectifs supérieurs, jouant un rôle décisif dans la victoire bolchevique.
Trotski : Leader de l’Armée rouge, commissaire à la guerre, principal organisateur militaire bolchevique, qui incarne la direction stratégique de la victoire communiste.
Soldats déserteurs : Militaires qui abandonnent volontairement ou sous la contrainte leur engagement dans l’Armée rouge ou les armées blanches, souvent attirés par la révolte paysanne ou la désillusion.

Points essentiels

Les chefs blancs comme Koltchak, Denikine et Wrangel dirigent une opposition hétérogène, regroupant monarchistes, nationalistes et autres forces hostiles au pouvoir bolchevik. Leur opposition est soutenue initialement par les puissances de l’Entente, qui leur fournissent matériel, armes et parfois troupes. Cependant, malgré ces appuis, ils sont finalement vaincus entre 1920 et 1921 par l’Armée rouge, qui bénéficie d’une organisation plus centralisée et d’effectifs plus nombreux, sous la direction de Trotski.

L’Armée rouge, dirigée par Trotski, possède une organisation supérieure et une force numérique plus importante, ce qui lui confère un avantage décisif. Par ailleurs, la guerre oppose aussi les bolcheviks aux minorités nationales, qui cherchent à retrouver leur indépendance, notamment en Ukraine et en Biélorussie. Après des affrontements, l’Ukraine est largement intégrée à l’URSS en 1919. La Pologne, profitant de la dislocation de l’Empire russe, tente de reconstituer ses frontières, notamment en revendiquant une partie de l’Ukraine. La contre-offensive soviétique reprend du terrain, mais l’Armée rouge subit une défaite à Varsovie en 1920, signant le traité de Riga en 1921, qui divise notamment la Biélorussie et l’Ukraine entre la Pologne et la Russie soviétique.

Enfin, une opposition majeure concerne les millions de paysans, déserteurs ou contrôlés par les « Verts », qui refusent la conscription, la guerre et les réquisitions forcées. La révolte de Tambov (1920-1921) est un exemple notable d’insurrection paysanne contre l’Armée rouge. La victoire bolchevique en 1921 s’explique aussi par la faiblesse de l’intervention étrangère, limitée et peu motivée, et par la division interne des Blancs, qui empêchent une cohérence stratégique.

À retenir

Les protagonistes de la guerre civile incarnent les clivages idéologiques et militaires, où la supériorité organisationnelle et numérique de l’Armée rouge, dirigée par Trotski, lui permet de triompher face à une opposition blanche hétérogène et divisée.

6. La guerre polono-soviétique

Notions clés & Définitions

  • Armée polonaise : Force militaire de la Pologne, qui cherche à reconstituer la Grande Pologne en s’appuyant sur la faiblesse russe post-impériale, afin d’étendre ses territoires et renforcer sa position dans la région.

  • Grande Pologne : Concept géographique et historique désignant un territoire élargi que la Pologne tente de reconstituer, notamment en s’appuyant sur la faiblesse de la Russie après la fin de l’Empire russe.

  • Traité de paix de Riga : Accord signé en 1921 entre la Pologne et la Russie soviétique, qui met fin à la guerre polono-soviétique. Il est favorable à la Pologne, lui permettant d’étendre ses frontières et de stabiliser ses positions territoriales.

  • Frontière ukrainienne : Ligne de démarcation entre la Pologne et l’Ukraine, fixée par le traité de Riga, qui marque la fin du conflit et délimite les territoires contestés entre les deux nations.

  • Invasion de Varsovie : Offensive soviétique en 1920 visant à prendre la capitale polonaise, mais qui échoue face à la résistance polonaise et à la contre-offensive victorieuse.

  • Biélorussie divisée : La région de Biélorussie se trouve partagée entre la Pologne et la Russie soviétique, ce qui reflète les tensions frontalières post-impériales et le contrôle contesté de territoires stratégiques.

Points essentiels

La Pologne tente de reconstituer la Grande Pologne en s’appuyant sur la faiblesse russe post-impériale, ce qui lui permet de renforcer ses ambitions territoriales. La défaite soviétique devant Varsovie en 1920 constitue un tournant majeur, empêchant l’expansion soviétique vers l’ouest et permettant à la Pologne de consolider ses positions. En 1921, le traité de Riga est signé, mettant fin au conflit et étant favorable à la Pologne. Ce traité établit une nouvelle frontière ukrainienne, délimitant les territoires contestés, notamment en Biélorussie, qui reste divisée entre les deux puissances. La guerre illustre ainsi les tensions frontalières post-impériales et la lutte pour le contrôle des territoires contestés entre la Pologne et la Russie soviétique.

À retenir

Ce conflit illustre comment la faiblesse de l’ancienne Russie impériale a permis à la Pologne de tenter de reconstituer la Grande Pologne, tandis que la victoire polonaise à Varsovie en 1920 a été décisive pour limiter l’expansion soviétique, aboutissant au traité de Riga en 1921.

7. Les minorités nationales

Notions clés & Définitions

  • Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : Aucune définition explicite dans la source. La gestion des minorités montre une contradiction entre cette promesse et la réalité.
  • Indépendances provisoires : Aucune définition explicite dans la source. La reconnaissance du droit à l’indépendance est initialement reconnue mais rapidement remise en question par les bolcheviks.
  • République autonome de Makhno : Aucune mention ou définition dans la source.
  • Intégration forcée : Aucune définition explicite dans la source. Utilisée pour décrire l’incorporation de territoires comme l’Ukraine orientale, la Géorgie et la Crimée à la Russie bolchevique.
  • Pays baltes : Aucune définition ou mention spécifique dans la source.
  • Finlande : Aucune définition ou mention spécifique dans la source.

Points essentiels

  • Le décret sur les nationalités reconnaît le droit à l’indépendance, mais les bolcheviks y renoncent rapidement. La promesse d’autodétermination est donc rapidement abandonnée.
  • Des territoires comme l’Ukraine orientale, la Géorgie et la Crimée sont intégrés de force à la Russie bolchevique, illustrant une politique d’intégration coercitive.
  • La gestion des minorités révèle une contradiction fondamentale : d’un côté, la reconnaissance du droit à l’autodétermination, de l’autre, l’usage de l’intégration forcée pour renforcer la reconstitution impériale bolchevique.

À retenir

La gestion des minorités nationales illustre la contradiction entre la promesse d’autodétermination et la volonté de reconstituer un empire bolchevique, privilégiant l’intégration forcée des territoires stratégiques.

8. Les révoltes paysannes

Notions clés & Définitions

Verts
Groupes paysans qui refusent massivement la conscription et les réquisitions, contrôlant certaines campagnes. Leur opposition s’inscrit dans un rejet des politiques répressives et de la militarisation des campagnes.

Déserteurs
Paysans ou soldats qui abandonnent volontairement leur poste ou leur engagement, souvent en réaction aux réquisitions forcées ou à la conscription obligatoire. La désertion est une forme de résistance à la politique du régime.

Révolte de Tambov
Insurrection paysanne organisée entre 1920 et 1921, considérée comme la plus violente et structurée contre l’Armée rouge. Elle témoigne de l’opposition profonde des paysans aux réquisitions et à la politique bolchevique.

Réquisitions forcées
Mesures imposant la saisie de céréales ou de produits agricoles aux paysans sans leur consentement, visant à alimenter l’État ou l’Armée rouge. Elles provoquent souvent la résistance et la méfiance des paysans.

Conscription obligatoire
Obligation pour les paysans de rejoindre l’armée ou de participer à des services militaires, imposée par le régime bolchevique. Son refus massif alimente la formation des Verts et la révolte paysanne.

Hostilité paysanne
Refus collectif ou individuel des politiques agricoles et militaires imposées par le régime, notamment la conscription et les réquisitions. Elle se manifeste par des révoltes, des défections et une opposition active dans les campagnes.

Points essentiels

Les paysans refusent massivement la conscription et les réquisitions, formant les « Verts » qui contrôlent certaines campagnes. Ces groupes jouent un rôle clé dans la résistance rurale contre la politique bolchevique, notamment par leur opposition aux mesures coercitives. La révolte de Tambov (1920-1921) est la manifestation la plus organisée et violente de cette opposition. Elle illustre la profonde hostilité des paysans face aux réquisitions forcées et à la conscription obligatoire, qui alimentent un mécontentement durable. Ces révoltes témoignent des tensions entre la politique du régime bolchevique et les aspirations rurales, fragilisant la stabilité du pouvoir.

À retenir

Les révoltes paysannes, notamment la révolte de Tambov, illustrent la résistance profonde des campagnes face aux politiques coercitives bolcheviques, révélant des tensions qui fragilisent le régime.

9. Le communisme de guerre

Notions clés & Définitions

Communisme de guerre : Politique instaurée par le régime bolchevique durant la guerre civile, visant à centraliser le pouvoir politique, militaire, économique et policier pour assurer la survie du régime. Il implique la nationalisation des industries, la réquisition des ressources agricoles, et un contrôle strict de la société pour soutenir l’effort de guerre.

Politburo : Organe de direction du Parti communiste, chargé de prendre les décisions essentielles. Bien que non explicitement défini dans le contenu source, il est connu comme le centre de décision politique du régime bolchevique.

Centralisme démocratique : Principe selon lequel la discussion interne est libre, mais une fois la décision prise, tous ses membres doivent la soutenir publiquement. Ce concept n’est pas explicitement défini dans la source, mais il est lié à la structure du parti bolchevique.

  • Tchéka : voir section 4

  • Terreur rouge : voir section 4

Réquisitions militarisées : Pratiques de confiscation forcée des ressources agricoles et industrielles, souvent par la force, pour soutenir l’effort de guerre et l’économie centralisée du régime.

Points essentiels

Le communisme de guerre centralise le pouvoir dans tous les domaines — politique, militaire, économique et policier — pour garantir la survie du régime bolchevique en période de crise. Cette politique permet de mobiliser efficacement les ressources et de contrôler la société, notamment par la réquisition militarisée des ressources agricoles et industrielles. La répression est également renforcée par la Tchéka, qui mène la Terreur rouge, une campagne de violence et de répression contre tous ceux perçus comme ennemis ou suspects. La répression vise aussi à détruire toute opposition, en particulier dans les campagnes, où la hostilité est forte. La Terreur rouge et les réquisitions forcées provoquent une répression violente et une hostilité massive, notamment dans les zones rurales, contribuant à une radicalisation autoritaire du régime pour assurer sa survie.

À retenir

Le communisme de guerre illustre la radicalisation autoritaire du régime bolchevique, qui centralise tous les pouvoirs et utilise la répression violente pour maintenir le contrôle en période de crise extrême. La Terreur rouge et les réquisitions militarisées témoignent de cette politique de répression massive visant à éliminer toute opposition et à assurer la survie du régime.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésActeurs / AuteursPoints importants
Décrets révolutionnaires 1917Paix, terre, soviets, confiscation sans indemnité, partage des terresLénine (décret sur la paix)La paix est prioritaire pour la révolution ; la redistribution des terres crée des ambiguïtés entre collectivisation et propriété privée.
Traité Brest-Litovsk 1918Perte territoriale, indépendances provisoires, ressources agricoles et industriellesLénine (stratégie de sacrifice territorial)Sacrifice temporaire pour gagner du temps et favoriser la révolution mondiale.
Réformes bolcheviques 1917-1918Nationalités, contrôle ouvrier, nationalisation banques, séparation Église-État, calendrierAuteurs non spécifiésTransformation radicale de la société : autodétermination, gestion ouvrière, laïcité, modernisation.

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le décret sur la paix avec le traité de Brest-Litovsk : le premier est une décision interne pour arrêter la guerre, le second est un traité international.
  2. Croire que la nationalisation des banques a été immédiate en 1917 : elle s'est réalisée fin 1917.
  3. Confondre propriété privée et partage des terres : les paysans veulent souvent une propriété privée alors que le régime vise la collectivisation.
  4. Mal interpréter l’indépendance provisoire : ces régions sont sous souveraineté reconnue mais restent instables.
  5. Confusion entre les décrets de 1917-1918 : certains concernent la gestion des nationalités, d’autres la gestion économique ou sociale.
  6. Penser que la révolution bolchevique a été acceptée sans opposition : elle a suscité des résistances et conflits.
  7. Confondre le calendrier julien et grégorien : changement pour moderniser et aligner avec le reste du monde.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du Décret sur la paix selon Lénine.
  2. Savoir ce que prévoit le Décret sur la terre et ses ambiguïtés.
  3. Identifier les territoires cédés par le Traité de Brest-Litovsk (Ukraine, Finlande, Pays baltes).
  4. Expliquer la stratégie bolchevique derrière le traité de Brest-Litovsk.
  5. Connaître le contenu du Décret sur les nationalités et ses implications.
  6. Définir le contrôle ouvrier et son objectif dans les réformes bolcheviques.
  7. Savoir quand les banques ont été nationalisées (fin 1917).
  8. Expliquer l’objectif de la séparation Église-État.
  9. Comprendre pourquoi le calendrier grégorien a été adopté.
  10. Identifier les acteurs principaux dans chaque réforme (Lénine principalement).
  11. Connaître l’impact des décrets de 1917-1918 sur la société russe.
  12. Maîtriser les enjeux liés à la perte territoriale lors du traité de Brest-Litovsk.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les Réformes et Traités de la Révolution Russe avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la date du traité de Brest-Litovsk ?

2. Quel événement marque la signature du traité qui met fin à la participation de la Russie à la Première Guerre mondiale ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les Réformes et Traités de la Révolution Russe avec 9 flashcards interactives.

Décrets révolutionnaires 1917 — objectifs ?

Mettre fin à la guerre et redistribuer les terres.

Décret sur la paix — objectif?

Mettre fin à la guerre avec l’Allemagne et l’Autriche

Traité Brest-Litovsk 1918 — conséquence territoriale ?

Perte de 800 000 km², dont l’Ukraine et la Finlande.

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