QCM : Les types de raisonnement — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel type de conclusion caractérise le raisonnement par analogie ?

Il applique une loi universelle à un cas singulier donné.
Il infère une ressemblance inconnue à partir d’une ressemblance connue.
Il oppose deux situations pour mettre en évidence leurs divergences.
Il dégage une règle générale à partir de plusieurs observations.

Il infère une ressemblance inconnue à partir d’une ressemblance connue.

Explication

L’analogie transfère une ressemblance connue vers une ressemblance encore inconnue entre deux choses. L’application d’une loi universelle à un cas singulier relève de la déduction, et non de l’analogie.

2. Quelle écriture représente correctement le raisonnement par analogie entre quatre éléments ?

A×B=C×DA \times B = C \times D
A/B=C/DA/B = C/D
A+B=C+DA + B = C + D
A−B=C−DA - B = C - D

$$A/B = C/D$$

Explication

La forme analogique met en relation deux rapports : A est à B ce que C est à D. Les autres écritures expriment une somme, une différence ou un produit, et non une analogie entre relations.

3. Un chercheur applique une loi générale de la physique à un objet précis : quel type de raisonnement utilise-t-il ?

Un raisonnement analogique reliant deux relations semblables.
Un raisonnement inductif allant de plusieurs cas vers une règle.
Un raisonnement par opposition distinguant deux situations.
Un raisonnement déductif allant de l’universel au singulier.

Un raisonnement déductif allant de l’universel au singulier.

Explication

La déduction part d’une loi universelle, théorique et abstraite pour établir sa conséquence dans un cas singulier. L’induction suit le mouvement inverse, tandis que l’analogie et l’opposition reposent sur d’autres relations entre les éléments.

4. Selon la règle donnée pour la distance d’arrêt, quelle distance correspond à une vitesse de 100 km/h ?

25 mètres
10 mètres
100 mètres
50 mètres

100 mètres

Explication

À 100 km/h, la dizaine de la vitesse vaut 10, et son carré donne 10×10=10010 \times 10 = 100 mètres. La valeur de 25 mètres correspond à 50 km/h, dont la dizaine est 5.

5. Comment le raisonnement inductif construit-il une connaissance générale ?

Il élabore une règle générale à partir de plusieurs faits particuliers observés.
Il confronte deux situations afin d’en dégager les divergences.
Il applique une loi abstraite à un cas singulier déjà identifié.
Il compare deux relations pour transférer une ressemblance inconnue.

Il élabore une règle générale à partir de plusieurs faits particuliers observés.

Explication

L’induction généralise à partir d’une pluralité de faits particuliers observés. Le passage d’une loi abstraite à un cas singulier décrit la déduction, tandis que les deux autres démarches correspondent à l’analogie et à l’opposition.

6. Quel est le principe du raisonnement par opposition ?

Il applique une loi générale à une situation particulière pour en tirer la conséquence.
Il transfère une ressemblance connue entre deux relations vers une relation inconnue.
Il construit une règle générale en réunissant plusieurs observations particulières.
Il confronte deux situations pour faire ressortir leurs différences à partir d’un élément commun.

Il confronte deux situations pour faire ressortir leurs différences à partir d’un élément commun.

Explication

Le raisonnement par opposition utilise un élément commun pour comparer deux situations et faire apparaître leurs différences ou divergences. La recherche d’une ressemblance entre des relations caractérise plutôt le raisonnement par analogie.

7. Quelle situation illustre une différence de degré ?

Une opposition entre deux catégories de réalité différentes.
Une distinction essentielle entre un sujet et un objet.
Une différence mesurable de poids entre deux objets.
Une absence de commune mesure entre deux éléments.

Une différence mesurable de poids entre deux objets.

Explication

Une différence de degré correspond à une variation quantitative et mesurable, comme celle du poids. La distinction entre un sujet et un objet relève d’une différence de nature, tandis que l’absence de commune mesure définit l’incommensurabilité.

8. Quelle distinction correspond à une différence de nature ?

Une distinction qualitative et essentielle entre un sujet et un objet.
Une différence d’amplitude pouvant être exprimée par une mesure.
Une modification quantitative de poids entre deux éléments semblables.
Une variation mesurable de taille entre deux objets comparables.

Une distinction qualitative et essentielle entre un sujet et un objet.

Explication

La différence de nature sépare qualitativement et essentiellement deux réalités, comme un sujet et un objet. Une variation de taille, de poids ou d’amplitude est une différence de degré, car elle est quantitative et mesurable.

9. Quel est le rôle propre de la réfutation dans un raisonnement philosophique ?

Imaginer une situation théorique afin d’en explorer les conséquences possibles
Énoncer une règle générale avant de la relier à un cas particulier
Examiner une thèse pour en contester le bien-fondé, puis formuler un autre point de vue
Organiser deux prémisses afin de valider formellement une conclusion

Examiner une thèse pour en contester le bien-fondé, puis formuler un autre point de vue

Explication

La réfutation met à l’épreuve les arguments d’une thèse, en conteste le bien-fondé et peut conduire à une thèse nouvelle. Le syllogisme, en revanche, porte sur la structure formelle de prémisses qui conduisent à une conclusion.

10. Quelle démarche caractérise une réfutation par l’absurde ?

Comparer une thèse et son contraire sans examiner les conséquences de l’une ou l’autre
Imaginer une hypothèse, en examiner les effets, puis la confirmer ou l’infirmer en théorie
Supposer une thèse, en déduire les conséquences, puis la rejeter si elles sont absurdes
Présenter deux prémisses, puis en tirer une conclusion conforme à leur structure

Supposer une thèse, en déduire les conséquences, puis la rejeter si elles sont absurdes

Explication

La réfutation par l’absurde suppose provisoirement la thèse et montre que ses conséquences logiques, pratiques ou morales deviennent absurdes. Une expérience de pensée peut aussi examiner une hypothèse, mais elle ne vise pas nécessairement à la réfuter.

11. Comment le raisonnement par l’absurde établit-il qu’une proposition est fausse ?

Il vérifie expérimentalement la proposition dans plusieurs situations concrètes
Il remplace la proposition par une thèse nouvelle sans examiner ses conséquences
Il en déduit des conséquences absurdes à partir de la proposition elle-même
Il démontre que deux prémisses générales produisent une conclusion particulière

Il en déduit des conséquences absurdes à partir de la proposition elle-même

Explication

Le raisonnement par l’absurde montre la fausseté d’une proposition en tirant de celle-ci des conséquences absurdes, ou démontre une proposition en établissant l’absurdité de sa contraire. La vérification expérimentale relève d’une démarche pratique différente.

12. Qu’est-ce qui définit une expérience de pensée ?

Une observation expérimentale destinée à mesurer directement un phénomène
Une réflexion théorique qui imagine des situations réelles, possibles ou concevables
Une démonstration qui rejette une thèse en révélant des conséquences absurdes
Un raisonnement formel composé de deux prémisses et d’une conclusion

Une réflexion théorique qui imagine des situations réelles, possibles ou concevables

Explication

L’expérience de pensée repose sur la seule imagination pour envisager des situations et réfléchir à leurs implications. Elle ne consiste donc pas en une observation matérielle ni en une réfutation nécessaire d’une thèse.

13. Quel enchaînement décrit correctement le fonctionnement théorique d’une expérience de pensée ?

Partir d’une conclusion, inventer deux prémisses, puis vérifier leur validité expérimentale
Partir d’une hypothèse, en imaginer les conséquences, puis la confirmer ou l’infirmer en théorie
Partir d’une observation, mesurer ses résultats, puis transformer ces résultats en hypothèse
Partir d’une thèse rejetée, rechercher une contradiction, puis formuler une règle générale

Partir d’une hypothèse, en imaginer les conséquences, puis la confirmer ou l’infirmer en théorie

Explication

Une expérience de pensée commence par une hypothèse dont elle explore les conséquences imaginées afin de parvenir à une confirmation ou à une infirmation théorique. Une validation pratique exige ensuite une confrontation avec l’expérience réelle.

14. Comment peut-on définir un syllogisme ?

Une démonstration fondée sur l’absurdité de la proposition contraire
Un raisonnement composé de deux prémisses qui conduisent à une conclusion
Une critique d’une thèse qui propose ensuite un point de vue concurrent
Une réflexion imaginative qui évalue une hypothèse sans observation matérielle

Un raisonnement composé de deux prémisses qui conduisent à une conclusion

Explication

Le syllogisme est constitué de deux propositions appelées prémisses, dont l’articulation conduit à une conclusion. La critique d’une thèse et l’examen imaginatif d’une hypothèse correspondent à d’autres démarches argumentatives.

15. Quelle structure correspond à la forme générale d’un syllogisme ?

Tous les A sont des B, or C est un A, donc C est un B
C est un B, or tous les A sont des B, donc C est un A
Aucun A n’est B, or C est un A, donc tous les B sont C
Tous les A sont des B, or C est un B, donc C est un A

Tous les A sont des B, or C est un A, donc C est un B

Explication

La forme donnée établit d’abord une règle générale reliant A et B, puis rattache C à A pour conclure que C appartient à B. Les autres structures inversent ou modifient les relations nécessaires entre les termes.

16. Quelle distinction permet de différencier un paralogisme d’un sophisme ?

Le paralogisme convainc par l’émotion, tandis que le sophisme convainc par les statistiques
Le paralogisme repose sur des faits, tandis que le sophisme repose sur des opinions
Le paralogisme est toujours oral, tandis que le sophisme est généralement écrit
Le paralogisme est commis de bonne foi, tandis que le sophisme cherche à tromper

Le paralogisme est commis de bonne foi, tandis que le sophisme cherche à tromper

Explication

Un paralogisme est une erreur de raisonnement que son auteur considère sincèrement comme valide, alors qu’un sophisme est formulé avec l’intention de tromper. L’idée selon laquelle le paralogisme reposerait sur des faits et le sophisme sur des opinions ne correspond pas à la distinction fondée sur l’intention.

17. Un orateur présente volontairement un raisonnement qui semble rigoureux, bien qu’il sache qu’il est invalide, afin d’induire son public en erreur. Comment faut-il qualifier ce raisonnement ?

Un sophisme, parce que l’argumentation fallacieuse vise intentionnellement à tromper
Une généralisation hâtive, parce que toute erreur dépend d’un petit nombre de cas
Un paralogisme, parce que l’argumentation paraît valide à son auteur
Une pétition de principe, parce que toute tromperie repose sur une conclusion présupposée

Un sophisme, parce que l’argumentation fallacieuse vise intentionnellement à tromper

Explication

Il s’agit d’un sophisme, car l’argumentation est fallacieuse, paraît rigoureuse et est employée avec une intention de tromper le destinataire. Le paralogisme suppose au contraire une erreur commise de bonne foi, tandis que les deux autres notions désignent des formes particulières de raisonnement fautif qui ne sont pas établies ici.

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Qu'est-ce que le raisonnement par analogie conclut ?

Il conclut d'une ressemblance connue à une ressemblance inconnue.

Comment s'exprime le raisonnement par analogie avec des lettres ?

Par A/B=C/DA/B = C/D signifiant "A est à B ce que C est à D".

Que permet de connaître le raisonnement analogique quand A/B est connu et C donné ?

Il permet de connaître l'inconnu D en supposant la similitude des relations.

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