QCM : Peste noire et guerre de Cent Ans (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux le royaume de France au début du XIVe siècle ?

Un territoire unifié où les terres royales et les fiefs relèvent d’une administration identique
Un ensemble de principautés, de pays et de fiefs aux statuts variés, sans frontières linéaires homogènes
Un réseau de provinces directement administrées, entouré de principautés indépendantes
Un espace défini par des frontières fixes, mais partagé entre pays de langue d’oïl et d’oc

Un ensemble de principautés, de pays et de fiefs aux statuts variés, sans frontières linéaires homogènes

Explication

Le royaume associe des principautés, des pays d’oïl et d’oc, des terres royales et des fiefs quasi autonomes. Il faut distinguer cet ensemble féodal du domaine royal directement administré.

2. Quel événement fait entrer la Champagne dans la mouvance royale en 1284 ?

L’intégration de la Champagne au domaine royal par conquête
Le mariage de Philippe IV le Bel avec Jeanne de Navarre
L’hommage du comte de Champagne au roi d’Angleterre
Le rattachement du Dauphiné à la couronne de France

Le mariage de Philippe IV le Bel avec Jeanne de Navarre

Explication

La Champagne entre dans la mouvance royale grâce au mariage de Philippe IV avec Jeanne de Navarre en 1284. Le rattachement du Dauphiné est un événement distinct, intervenu en 1349.

3. Quelle situation distingue la Guyenne du Dauphiné au début du XIVe siècle ?

La Guyenne et le Dauphiné sont des terres directement administrées par le roi de France dès le début du siècle
La Guyenne est rattachée à la couronne en 1349, tandis que le Dauphiné est tenu par le roi d’Angleterre comme vassal
La Guyenne est une terre d’Empire sous suzeraineté angevine, tandis que le Dauphiné relève du roi d’Angleterre
La Guyenne est tenue par le roi d’Angleterre comme vassal du roi de France, tandis que le Dauphiné est rattaché à la couronne en 1349

La Guyenne est tenue par le roi d’Angleterre comme vassal du roi de France, tandis que le Dauphiné est rattaché à la couronne en 1349

Explication

La Guyenne relève d’une vassalité contestée : son détenteur est le roi d’Angleterre, vassal du roi de France. À la différence de la Guyenne, le Dauphiné n’est rattaché à la couronne qu’en 1349.

4. Pourquoi Bernard Guenée et Julien Théry jugent-ils anachronique de parler d’« État » sous Philippe le Bel ?

Parce que le pouvoir ne dispose pas d’une administration centrale fixe
Parce que le royaume n’a pas encore de monnaie commune reconnue
Parce que les seigneurs féodaux exercent tous une souveraineté indépendante
Parce que le domaine royal demeure plus petit que les grands fiefs

Parce que le pouvoir ne dispose pas d’une administration centrale fixe

Explication

Cette lecture souligne qu’un pouvoir sans administration centrale fixe ne correspond pas à l’idée d’État moderne. La superficie du domaine royal, à elle seule, ne permet pas de résoudre ce débat.

5. Quelle fourchette consensuelle récente estime la population du royaume de France vers 1328 ?

Entre 20 et 25 millions d’habitants
Entre 10 et 12 millions d’habitants
Entre 17 et 19 millions d’habitants
Entre 15 et 16 millions d’habitants

Entre 17 et 19 millions d’habitants

Explication

La fourchette consensuelle récente se situe entre 17 et 19 millions d’habitants vers 1328. L’estimation de 15 à 16 millions est notamment associée aux travaux de Ferdinand Lot.

6. Quelle description rend compte du contraste démographique entre la France et Paris vers 1328 ?

Le royaume est rural à environ 70 à 75 %, tandis que Paris compte entre 200 000 et 250 000 habitants selon les estimations consensuelles
Le royaume est urbain à environ 90 à 95 %, tandis que Paris compte entre 20 000 et 25 000 habitants selon les estimations hautes
Le royaume est rural à environ 90 à 95 %, tandis que Paris compte entre 17 et 19 millions d’habitants selon des estimations contestées
Le royaume est rural à environ 90 à 95 %, tandis que Paris pourrait compter 200 000 à 250 000 habitants selon des estimations hautes contestées

Le royaume est rural à environ 90 à 95 %, tandis que Paris pourrait compter 200 000 à 250 000 habitants selon des estimations hautes contestées

Explication

La population du royaume est très majoritairement rurale, alors que les estimations hautes et contestées donnent à Paris jusqu’à 200 000 à 250 000 habitants. Ces chiffres parisiens ne constituent pas une estimation consensuelle.

7. Quel enchaînement explique la Grande Famine de 1315-1317 et ses conséquences dans les zones les plus touchées ?

Des étés secs entraînent de mauvaises récoltes et l’épuisement des sols, puis une surmortalité estimée à 30 à 50 %
Des étés pluvieux entraînent de mauvaises récoltes et le pourrissement des grains, puis une surmortalité estimée à 5 à 10 %
Des récoltes abondantes provoquent une baisse des prix et des famines locales, puis une surmortalité estimée à 40 à 50 %
Des hivers doux favorisent la destruction des réserves céréalières, puis une surmortalité estimée à 5 à 10 %

Des étés pluvieux entraînent de mauvaises récoltes et le pourrissement des grains, puis une surmortalité estimée à 5 à 10 %

Explication

Les pluies estivales détériorent les récoltes et font pourrir les grains, ce qui contribue à la famine et à une surmortalité de 5 à 10 % dans les zones les plus affectées. Les pertes de 30 à 50 % renvoient aux estimations de mortalité de la peste noire.

8. Quel parcours décrit la progression de la peste noire en France à partir de 1347 ?

Introduite en Europe par Paris et Marseille à l’automne 1347, elle suit globalement un axe nord-sud, atteint Gênes à l’été 1348 puis la majeure partie du royaume à l’automne
Introduite en Europe par Gênes et Marseille à l’automne 1347, elle suit globalement un axe est-ouest, atteint Paris à l’été 1348 puis la majeure partie du royaume à l’automne
Introduite en Europe par Gênes et Marseille à l’automne 1347, elle suit globalement un axe sud-nord, atteint Paris à l’été 1348 puis la majeure partie du royaume à l’automne
Introduite en Europe par Gênes et Marseille à l’automne 1348, elle suit globalement un axe sud-nord, atteint Paris à l’été 1349 puis la majeure partie du royaume à l’automne

Introduite en Europe par Gênes et Marseille à l’automne 1347, elle suit globalement un axe sud-nord, atteint Paris à l’été 1348 puis la majeure partie du royaume à l’automne

Explication

La peste est introduite en Europe par Gênes et Marseille en octobre-novembre 1347, puis progresse globalement du sud vers le nord. Paris est touchée à l’été 1348, avant la majeure partie du royaume à l’automne.

9. Quelle estimation caractérise la mortalité de la peste noire entre 1347 et 1352 dans le royaume de France ?

Environ 30 à 50 % de la population du royaume, et 40 à 50 % dans les grandes villes
Environ 40 à 50 % de la population du royaume, et 15 à 20 % dans les grandes villes
Environ 30 à 50 % de la population du royaume, et 10 à 15 % dans les grandes villes
Environ 5 à 10 % de la population du royaume, et 30 à 50 % dans les grandes villes

Environ 30 à 50 % de la population du royaume, et 40 à 50 % dans les grandes villes

Explication

Les estimations situent la mortalité entre 30 et 50 % à l’échelle du royaume et entre 40 et 50 % dans les grandes villes. Le taux de 5 à 10 % concerne la surmortalité attribuée à la Grande Famine dans les zones les plus touchées.

10. Comment l’approche malthusienne ou structuraliste interprète-t-elle le rôle de la peste dans la crise du XIVe siècle ?

Elle y voit principalement la conséquence des récurrences épidémiques empêchant le redressement après 1360
Elle y voit un choc biologique extérieur qui déclenche à lui seul une crise jusque-là absente
Elle l’explique par la seule dégradation des rapports entre paysans et seigneurs selon les régions
Elle y voit l’accélération d’une crise déjà engagée par la saturation des terres et la baisse des rendements

Elle y voit l’accélération d’une crise déjà engagée par la saturation des terres et la baisse des rendements

Explication

L’approche malthusienne ou structuraliste relie l’épidémie à des tensions préexistantes, notamment la saturation des terres et la baisse des rendements. La considérer comme un choc biologique extérieur correspond plutôt à la thèse exogéniste.

11. Quel effet démographique les récurrences de peste de 1360-1361, 1374 et 1400 ont-elles eu sur le royaume ?

Elles ont empêché le rattrapage démographique, avec une population estimée à 10-12 millions vers 1400 contre 17-19 millions un siècle plus tôt
Elles ont limité les pertes aux grandes villes, avec une population rurale revenue à 17-19 millions vers 1400
Elles ont favorisé le rattrapage démographique, avec une population estimée à 17-19 millions vers 1400 contre 10-12 millions un siècle plus tôt
Elles ont provoqué un déclin temporaire, mais la population du royaume avait retrouvé son niveau antérieur vers 1374

Elles ont empêché le rattrapage démographique, avec une population estimée à 10-12 millions vers 1400 contre 17-19 millions un siècle plus tôt

Explication

Les nouvelles épidémies empêchent le rétablissement de la population, estimée à 10-12 millions vers 1400 au lieu des 17-19 millions d’environ un siècle auparavant. La valeur de 17-19 millions correspond à l’estimation antérieure, et non à celle de 1400.

12. Quel dispositif financier est mis en place sous Charles V pour financer l’effort de guerre ?

Un système fiscal permanent comprenant le fouage, les aides et la gabelle
Une contribution marchande perçue dans les villes en remplacement des taxes royales
Un impôt ecclésiastique négocié avec le pape pour financer les campagnes militaires
Un prélèvement féodal temporaire limité aux terres directement tenues par le roi

Un système fiscal permanent comprenant le fouage, les aides et la gabelle

Explication

Sous Charles V, le pouvoir établit des recettes fiscales permanentes, dont le fouage, les aides et la gabelle, pour soutenir la guerre. Un prélèvement féodal temporaire ne correspond pas à ce système durable de taxes royales.

13. Comment l’administration royale répartit-elle les circonscriptions entre le nord-centre et le Midi ?

Des sénéchaussées administrent le nord et le centre, tandis que des bailliages couvrent le Midi
Des bailliages administrent le nord et le centre, tandis que des sénéchaussées couvrent le Midi
Des bailliages administrent le nord et le Midi, tandis que des sénéchaussées couvrent le centre
Des prévôtés administrent le nord et le centre, tandis que des bailliages couvrent le Midi

Des bailliages administrent le nord et le centre, tandis que des sénéchaussées couvrent le Midi

Explication

Le territoire royal compte des bailliages au nord et au centre, et des sénéchaussées dans le Midi. L’inversion des deux fonctions est une confusion fréquente, mais elle attribue chaque type de circonscription à la mauvaise région.

14. Dans de nombreuses régions, quelle conséquence la raréfaction de la main-d’œuvre après la peste entraîne-t-elle dans l’agriculture ?

Une baisse des salaires réels, l’extension des tenures peu rentables et une concentration des parcelles
Une baisse des salaires réels, l’abandon des terres rentables et une fragmentation systématique des exploitations
Une hausse des salaires réels, l’abandon de tenures peu rentables et une recomposition du parcellaire
Une hausse des salaires réels, la mise en culture de toutes les tenures et une stabilisation du parcellaire

Une hausse des salaires réels, l’abandon de tenures peu rentables et une recomposition du parcellaire

Explication

La main-d’œuvre devenue plus rare entraîne dans de nombreuses régions une hausse des salaires réels et conduit à délaisser certaines tenures peu rentables, tout en recomposant le parcellaire. La baisse des salaires proposée dans un distracteur contredit l’effet indiqué de cette raréfaction.

15. Quelle conséquence territoriale le traité de Brétigny-Calais impose-t-il à Jean II le Bon en 1360 ?

La cession en pleine souveraineté d’environ un tiers du royaume à Charles IV, formant une principauté du nord
La remise de plusieurs places fortes à Édouard III, tout en maintenant leur dépendance féodale envers le roi
La cession en pleine souveraineté d’environ un tiers du royaume à Édouard III, formant la Grande Aquitaine
La division du royaume entre Jean II et Édouard III, la Grande Aquitaine s’étendant de la Loire aux Alpes

La cession en pleine souveraineté d’environ un tiers du royaume à Édouard III, formant la Grande Aquitaine

Explication

Le traité contraint Jean II à céder à Édouard III, en pleine souveraineté, environ un tiers du territoire royal, qui forme la Grande Aquitaine de la Loire aux Pyrénées. Une simple remise de places fortes sans transfert de souveraineté ne rend pas compte de cette cession.

16. Quelle distinction faut-il faire entre le sacre royal et le toucher des écrouelles ?

Le sacre et le toucher sont deux étapes d’une même onction destinée à établir la succession dynastique
Le sacre consacre le roi par l’onction de la Sainte Ampoule, tandis que le toucher est un rituel de guérison attribué au souverain
Le sacre reconnaît l’autorité temporelle du roi, tandis que le toucher désigne son investiture par les évêques
Le sacre est le rituel de guérison des écrouelles, tandis que le toucher par l’huile sainte consacre le roi

Le sacre consacre le roi par l’onction de la Sainte Ampoule, tandis que le toucher est un rituel de guérison attribué au souverain

Explication

L’onction de la Sainte Ampoule lors du sacre consacre le roi, tandis que le toucher des écrouelles est associé à sa capacité supposée de guérison par imposition des mains. Confondre le sacre avec le rituel de guérison inverse la fonction de ces deux pratiques.

17. Que signifie la souveraineté royale dans les affaires temporelles ?

La plénitude du pouvoir royal dans le royaume, sans dépendance envers l’empereur germanique ni le pape
La supériorité du roi dans les affaires ecclésiastiques, avec une autorité temporelle partagée avec l’empereur
La prééminence féodale du roi sur ses vassaux directs, sous l’autorité temporelle du pape
La délégation au roi d’un pouvoir impérial limité aux territoires relevant directement de ses seigneuries

La plénitude du pouvoir royal dans le royaume, sans dépendance envers l’empereur germanique ni le pape

Explication

La souveraineté désigne la plénitude du pouvoir du roi dans son royaume et son indépendance à l’égard de l’empereur germanique et du pape pour les affaires temporelles. La prééminence féodale sur les seuls vassaux directs décrit plutôt une relation de suzeraineté limitée.

18. Quelle idée exprime la maxime « Rex Franciae est imperator in regno suo » ?

Dans son royaume, le roi de France détient un pouvoir délégué par l’empereur et comparable à celui d’un prince impérial
Dans son royaume, le roi de France possède une plénitude de pouvoir équivalente à celle de l’empereur dans l’Empire
Dans son royaume, le roi de France exerce une autorité féodale comparable à celle d’un suzerain sur ses vassaux directs
Dans son royaume, le roi de France partage avec le pape une autorité équivalente à celle de l’empereur dans l’Empire

Dans son royaume, le roi de France possède une plénitude de pouvoir équivalente à celle de l’empereur dans l’Empire

Explication

La maxime affirme que le roi possède dans son royaume une plénitude de pouvoir analogue à celle de l’empereur dans l’Empire. L’idée d’un pouvoir délégué par l’empereur est contraire à cette affirmation d’autonomie royale.

19. Quelle évolution distingue le suzerain féodal du roi souverain à partir du règne de Philippe le Bel ?

Le suzerain étend son autorité aux territoires sans lien féodal, tandis que le souverain agit sur ses seigneuries directes
Le suzerain et le souverain exercent la même autorité, mais le second la fait reconnaître par les représentants des ordres
Le suzerain agit surtout sur ses vassaux, tandis que le souverain étend son autorité aux territoires où il n’est pas seigneur direct
Le suzerain dépend de ses vassaux directs, tandis que le souverain délègue son autorité territoriale à l’empereur

Le suzerain agit surtout sur ses vassaux, tandis que le souverain étend son autorité aux territoires où il n’est pas seigneur direct

Explication

Avant Philippe le Bel, le roi est surtout conçu comme un suzerain féodal ; la théorie de la souveraineté étend ensuite son autorité au-delà de ses seigneuries directes. Le suzerain ne possède pas, en vertu du lien féodal, de droits sur les vassaux de ses vassaux.

20. Comment Philippe le Bel rend-il plus visible l’affirmation de la souveraineté royale ?

Il fait reconnaître son image par l’empereur et remplace dans ses actes le titre royal par celui de suzerain
Il fait figurer pour la première fois son image sur une monnaie et se donne dans ses actes le titre de « roi très chrétien »
Il retire l’image royale des monnaies et se présente dans ses actes comme le vassal temporel du pape
Il fait graver sur les monnaies l’image de son grand-père et réserve le titre de « roi très chrétien » aux évêques

Il fait figurer pour la première fois son image sur une monnaie et se donne dans ses actes le titre de « roi très chrétien »

Explication

Sous Philippe le Bel, l’image du roi apparaît pour la première fois sur une monnaie et ses actes emploient le titre de « roi très chrétien », deux signes de mise en avant de la souveraineté. L’image de son grand-père sur les monnaies n’est pas le fait rapporté pour cette affirmation.

21. Quelle transformation institutionnelle caractérise le Parlement de Paris entre 1270 et 1310 ?

Il devient une institution sédentaire, avec environ deux sessions annuelles et un greffe permanent.
Il est remplacé par une cour financière chargée de contrôler les baillis et les sénéchaux.
Il se transforme en assemblée représentative réunie chaque année autour des trois ordres du royaume.
Il devient une cour itinérante dotée d’un greffe temporaire et de sessions espacées.

Il devient une institution sédentaire, avec environ deux sessions annuelles et un greffe permanent.

Explication

Le Parlement passe d’une cour itinérante à une institution sédentaire, organisée autour d’environ deux sessions annuelles et d’un greffe permanent. La cour financière évoquée dans une autre réponse correspond à la Chambre des comptes, non au Parlement.

22. Quel effet les enquêtes royales menées sous Philippe le Bel produisent-elles sur l’autorité judiciaire du roi ?

Elles transfèrent aux officiers locaux le pouvoir de trancher les plaintes contre l’administration royale.
Elles servent principalement à répartir les recettes fiscales entre les baillis et les sénéchaux.
Elles renforcent l’image du roi comme juge supérieur en examinant les abus locaux et les plaintes des sujets.
Elles donnent au pape le contrôle des plaintes visant les agents du royaume et leurs décisions judiciaires.

Elles renforcent l’image du roi comme juge supérieur en examinant les abus locaux et les plaintes des sujets.

Explication

Les enquêteurs contrôlent les abus des officiers locaux et accueillent les plaintes des sujets, ce qui présente le roi comme une instance supérieure de justice. Leur mission ne consiste pas à transférer le règlement des plaintes au pape.

23. Quelle séquence explique le compromis conclu en 1297 entre Philippe le Bel et la papauté ?

Le pape interdit aux évêques de percevoir des décimes, puis le roi renonce à toute taxation du clergé en 1297.
Le roi supprime les décimes versées à Rome, le pape approuve cette mesure, puis un compromis partage les biens du clergé.
Le roi prélève des décimes sans autorisation pontificale, la bulle Clericis laicos les interdit, puis une riposte royale conduit à un compromis.
Le pape impose des décimes au clergé français, le roi les interdit, puis la bulle Clericis laicos rétablit leur perception.

Le roi prélève des décimes sans autorisation pontificale, la bulle Clericis laicos les interdit, puis une riposte royale conduit à un compromis.

Explication

Le conflit porte sur les décimes prélevées par le roi sans accord pontifical, que Clericis laicos interdit avant que la riposte royale ne mène au compromis de 1297. La bulle ne rétablit pas la perception des décimes : elle s’oppose à l’imposition du clergé sans autorisation pontificale.

24. Quel événement a lieu à Anagni le 7 septembre 1303 ?

Les représentants du roi et du pape concluent le compromis qui met fin au conflit sur les décimes.
Les envoyés pontificaux déposent Philippe le Bel et transfèrent la justice royale aux évêques du royaume.
Les hommes de Guillaume de Nogaret capturent et molestent Boniface VIII, marquant un recul de la théocratie pontificale.
Les hommes de Philippe le Bel arrêtent les Templiers du royaume, accusés notamment d’hérésie et d’idolâtrie.

Les hommes de Guillaume de Nogaret capturent et molestent Boniface VIII, marquant un recul de la théocratie pontificale.

Explication

À Anagni, les hommes de Guillaume de Nogaret capturent et molestent Boniface VIII, épisode symbolisant le recul de la théocratie pontificale face aux monarchies. L’arrestation des Templiers a lieu en 1307, et non à Anagni en 1303.

25. Comment les échanges de l’époque de la Pax Mongolica ont-ils favorisé la diffusion de la peste vers la Méditerranée ?

Les routes commerciales ont facilité le transport de marchandises, de rongeurs et de puces vectrices entre l’Eurasie et la Méditerranée.
Les pèlerinages ont transporté la maladie depuis la Méditerranée vers les steppes, sans participation des rongeurs.
Les échanges commerciaux ont diffusé la peste surtout par les céréales, indépendamment des rongeurs et de leurs puces.
Les déplacements des armées ont propagé la maladie en interdisant la circulation des marchandises sur les routes maritimes.

Les routes commerciales ont facilité le transport de marchandises, de rongeurs et de puces vectrices entre l’Eurasie et la Méditerranée.

Explication

Les routes commerciales transcontinentales et maritimes ont facilité le déplacement conjoint des marchandises, des rongeurs et de leurs puces entre les steppes eurasiatiques et la Méditerranée. L’explication centrée sur les céréales écarte à tort le rôle des rongeurs et des puces vectrices.

26. Quel itinéraire chronologique décrit les premiers foyers méditerranéens et européens de peste en 1347-1348 ?

La peste atteint Messine en janvier 1348, puis Gênes et Venise en octobre 1348, avant de gagner plusieurs villes européennes.
La peste atteint Marseille et Paris en octobre 1347, puis Londres et Florence en janvier 1348, avant de gagner Messine.
La peste atteint Gênes et Venise en octobre 1347, puis Messine en janvier 1348, avant de gagner plusieurs villes européennes.
La peste atteint Messine en octobre 1347, puis Gênes et Venise en janvier 1348, avant de gagner plusieurs villes européennes.

La peste atteint Messine en octobre 1347, puis Gênes et Venise en janvier 1348, avant de gagner plusieurs villes européennes.

Explication

La peste arrive à Messine en octobre 1347, puis à Gênes et Venise en janvier 1348, avant de se diffuser notamment à Marseille, Paris, Florence et Londres au cours de 1348. L’ordre inversant Messine et les deux villes du nord de l’Italie ne correspond pas à cette progression.

27. Quelle comparaison rend correctement compte des estimations de mortalité attribuées à Ole Benedictow et à Jean-Noël Biraben ?

Benedictow estime la mortalité européenne entre 30 et 60 %, tandis que Biraben estime celle de la France entre environ 30 et 40 %.
Benedictow estime la mortalité européenne entre environ 30 et 40 %, tandis que Biraben estime celle de la France entre 30 et 60 %.
Benedictow estime la mortalité française entre environ 30 et 40 %, tandis que Biraben estime celle de l’Europe entre 30 et 60 %.
Benedictow estime la mortalité française entre 30 et 60 %, tandis que Biraben estime celle de l’Europe entre environ 30 et 40 %.

Benedictow estime la mortalité européenne entre 30 et 60 %, tandis que Biraben estime celle de la France entre environ 30 et 40 %.

Explication

Benedictow avance une estimation de 30 à 60 % pour l’ensemble de la population européenne, alors que Biraben évalue la mortalité française à environ 30 à 40 %. Les estimations ne sont pas inversées : la fourchette de Biraben concerne la France.

28. Pourquoi le Statute of Labourers anglais de 1351 cherche-t-il à bloquer les rémunérations à leur niveau antérieur à la peste ?

La hausse des salaires réels résulte de nouvelles taxes sur le travail, et la mesure vise à transférer ces recettes aux employeurs.
La raréfaction des travailleurs fait baisser les salaires réels, et la mesure vise à relever les rémunérations antérieures.
L’abondance de travailleurs agricoles et artisanaux fait monter les salaires réels, et la mesure vise à réduire leur nombre.
La raréfaction des travailleurs agricoles et artisanaux fait monter les salaires réels, et la mesure vise à contenir cette hausse.

La raréfaction des travailleurs agricoles et artisanaux fait monter les salaires réels, et la mesure vise à contenir cette hausse.

Explication

La mortalité raréfie la main-d’œuvre agricole et artisanale, ce qui fait augmenter les salaires réels; le statut de 1351 tente de maintenir les rémunérations à leur niveau d’avant la peste. L’idée d’une baisse des salaires inverse le mécanisme décrit.

29. Quelle découverte d’Alexandre Yersin, réalisée à Hong Kong en 1894, a été confirmée par des traces d’ADN dans des fosses communes européennes ?

La mise au point d’un vaccin contre la peste bubonique
La découverte d’une bactérie responsable du typhus médiéval
L’identification du parasite transmis par les puces des rats
L’isolement du bacille Yersinia pestis, responsable de la peste

L’isolement du bacille Yersinia pestis, responsable de la peste

Explication

Yersin a isolé à Hong Kong le bacille appelé Yersinia pestis, dont l’implication dans la peste noire a ensuite été confirmée par des traces d’ADN. La découverte d’un parasite transmis par les puces ne correspond pas à l’identification du bacille lui-même.

30. Quelle différence oppose l’interprétation de la peste noire par Guy Bois et Michael Postan à celle de David Herlihy ?

Les premiers y voient une rupture fondatrice, tandis que Herlihy la considère comme un facteur aggravant d’une crise préexistante
Les premiers soulignent ses effets sociaux, tandis que Herlihy met en avant ses conséquences exclusivement médicales
Les premiers l’expliquent par une crise démographique, tandis que Herlihy l’attribue à la diffusion des échanges maritimes
Les premiers y voient un facteur aggravant d’une crise préexistante, tandis que Herlihy y voit une rupture propice aux transformations

Les premiers y voient un facteur aggravant d’une crise préexistante, tandis que Herlihy y voit une rupture propice aux transformations

Explication

Bois et Postan inscrivent la peste dans une crise féodale et agraire déjà engagée, alors que Herlihy insiste sur la rupture et les transformations économiques et sociales qu’elle favorise. L’interprétation d’une rupture fondatrice est ici attribuée à Herlihy, et non à Bois et Postan.

31. Selon Jean-Philippe Genet, quelle rencontre explique l’origine de la peste noire en Europe ?

Celle de navires méditerranéens avec des ports européens, sans lien avec les steppes d’Asie centrale
Celle d’un bacille né dans les villes européennes avec des populations rurales isolées et peu mobiles
Celle des rongeurs d’Europe occidentale avec des foyers épidémiques apparus dans les villes portuaires
Celle du bacille venu des steppes d’Asie centrale avec des espaces européens densément peuplés et connectés

Celle du bacille venu des steppes d’Asie centrale avec des espaces européens densément peuplés et connectés

Explication

Genet explique la catastrophe par la rencontre entre le bacille venu des steppes d’Asie centrale et un espace européen densément peuplé et connecté. Les navires ont contribué à la diffusion, mais cette explication ne remplace pas la rencontre géographique et démographique soulignée par Genet.

32. Quel itinéraire du bacille est décrit avant le siège de Caffa par l’armée de Janibeg ?

Détecté sur la mer Noire en 1347, il gagne la Kirghizie avant d’atteindre Caffa
Détecté en Mongolie en 1346, il gagne les rives de la Méditerranée avant le siège
Détecté à Caffa en 1337, il gagne ensuite les steppes d’Asie centrale avant le siège
Détecté en Kirghizie en 1337, il gagne les rives de la Caspienne et de la mer Noire

Détecté en Kirghizie en 1337, il gagne les rives de la Caspienne et de la mer Noire

Explication

Le bacille est détecté en Kirghizie en 1337, puis progresse vers les rives de la Caspienne et de la mer Noire, où Caffa est assiégée à partir de 1346. Caffa n’est donc pas le lieu de sa détection initiale.

33. Quel événement marque le premier foyer européen attesté de la peste noire dans la chronologie étudiée ?

La détection du bacille en Kirghizie au cours de l’année 1337
L’arrivée de navires génois à Messine en octobre 1347
L’arrivée de navires vénitiens à Raguse en octobre 1346
Le début du siège de Caffa par l’armée de Janibeg en 1346

L’arrivée de navires génois à Messine en octobre 1347

Explication

Les navires génois apportent la peste à Messine en octobre 1347, premier foyer européen attesté dans la chronologie. Le siège de Caffa est un épisode antérieur de la diffusion, mais il ne constitue pas ce premier foyer européen.

34. Quelle proportion de la population européenne la peste emporte-t-elle entre 1347 et 1352, selon les estimations de Jean-Philippe Genet ?

Entre un dixième et un quart, selon les régions
Entre un tiers et les trois quarts, selon les régions
Entre la moitié et les deux tiers, selon les régions
Entre un quart et la moitié, selon les régions

Entre un quart et la moitié, selon les régions

Explication

Les estimations situent la mortalité entre le quart et la moitié des habitants européens, avec des variations régionales. Une estimation d’un dixième à un quart minimise l’ampleur donnée pour cette période.

35. Quelle évolution des enterrements est observée à Givry pendant l’année 1348 ?

Ils atteignent 649, contre environ 200 par an auparavant
Ils atteignent 649, contre une quarantaine par an auparavant
Ils restent proches d’une quarantaine, malgré une forte baisse de population
Ils atteignent environ 2 000, contre 649 par an auparavant

Ils atteignent 649, contre une quarantaine par an auparavant

Explication

Dans ce village d’environ 2 000 habitants, 649 enterrements sont comptés en 1348, contre une quarantaine lors d’une année habituelle. Le chiffre d’environ 2 000 correspond à la population du village, et non au nombre d’enterrements.

36. Pourquoi la reprise démographique après la première vague de peste demeure-t-elle difficile ?

Les salaires augmentent à partir de 1360, ce qui provoque une nouvelle baisse des naissances
Les reprises épidémiques, notamment à partir de 1360, freinent la récupération et la peste revient au début du XVe siècle
Les migrations vers les villes se poursuivent, tandis que les épidémies disparaissent après 1360
La mortalité cesse après 1348, mais le manque de travailleurs ralentit la croissance de la population

Les reprises épidémiques, notamment à partir de 1360, freinent la récupération et la peste revient au début du XVe siècle

Explication

Les vagues épidémiques qui reprennent notamment à partir de 1360 empêchent la population de se reconstituer, et la peste revient encore au début du XVe siècle. Une disparition des épidémies après 1360 contredit cette persistance des retours.

37. Quel effet la raréfaction des travailleurs produit-elle d’abord sur les salaires, notamment à Paris ?

Elle les stabilise, et le salaire des maçons reste proche de 30 deniers
Elle les fait augmenter, et le salaire des maçons passe de 30 à 60 deniers
Elle les fait diminuer, et le salaire des maçons passe de 95 à 30 deniers
Elle les fait augmenter, et le salaire des maçons passe de 30 à 95 deniers

Elle les fait augmenter, et le salaire des maçons passe de 30 à 95 deniers

Explication

La raréfaction de la main-d’œuvre entraîne d’abord une hausse des salaires, illustrée par le passage de 30 à 95 deniers pour les maçons parisiens. La baisse de 95 à 30 deniers inverse à la fois le sens et les valeurs de cette évolution.

38. Quelle mesure Édouard III promulgue-t-il en juin 1349 en réaction aux évolutions du travail après la peste ?

Une ordonnance fixant un salaire maximum et exigeant le retour aux salaires d’avant la peste
Une ordonnance fixant un salaire minimum et garantissant le maintien des hausses récentes
Une ordonnance limitant les déplacements des travailleurs entre les villes et les campagnes
Une ordonnance supprimant les obligations de travail liées aux salaires d’avant la peste

Une ordonnance fixant un salaire maximum et exigeant le retour aux salaires d’avant la peste

Explication

En juin 1349, Édouard III édicte la première ordonnance des travailleurs, qui plafonne les salaires et vise à les ramener à leur niveau d’avant la peste. Un salaire minimum protégerait les hausses récentes, alors que la mesure cherche au contraire à les contenir.

39. Que désigne la guerre de Cent Ans entre 1337 et 1453 ?

Une série de combats ininterrompus entre les rois d’Angleterre et de France pendant 116 ans
Une guerre opposant les rois de France aux princes flamands au sujet du commerce de la laine
Un conflit limité aux campagnes menées par Édouard III pour conquérir la couronne de France
Une succession de campagnes, de trêves, de négociations et de conflits locaux entre les rois d’Angleterre et de France

Une succession de campagnes, de trêves, de négociations et de conflits locaux entre les rois d’Angleterre et de France

Explication

La guerre de Cent Ans regroupe des périodes de combats, des trêves, des négociations et des conflits locaux entre les deux royaumes. La durée de 116 ans ne signifie donc pas que les combats furent ininterrompus.

40. Qui les grands du royaume choisissent-ils en 1328 après la mort de Charles IV ?

Philippe de Valois, après qu’Édouard III a renoncé à ses droits par un accord avec les grands
Édouard III, au détriment de Philippe de Valois et des prétentions d’Isabelle de France
Philippe de Valois, futur Philippe VI, plutôt qu’Isabelle de France ou son fils Édouard III
Isabelle de France, qui écarte Philippe de Valois et son fils Édouard III de la succession

Philippe de Valois, futur Philippe VI, plutôt qu’Isabelle de France ou son fils Édouard III

Explication

Après la mort de Charles IV, les grands choisissent Philippe de Valois, qui devient Philippe VI. Édouard III n’est pas choisi, et la décision ne repose pas sur une renonciation de sa part.

41. Quel rapport féodal lie le roi d’Angleterre à la Guyenne avant sa confiscation par Philippe VI ?

Le roi d’Angleterre y exerce une souveraineté indépendante, reconnue par Philippe VI en 1337
Le roi d’Angleterre y est vassal du roi de France, qui confisque la province en 1337
Le roi de France y est vassal du roi d’Angleterre, qui confisque la province en 1337
Le roi d’Angleterre y est vassal du roi de France, qui restitue la province en 1337

Le roi d’Angleterre y est vassal du roi de France, qui confisque la province en 1337

Explication

Pour la Guyenne, le roi d’Angleterre est vassal du roi de France, et Philippe VI confisque la province le 24 mai 1337. La revendication d’Édouard III sur la couronne française relève, elle, de l’enjeu dynastique.

42. Quelle combinaison de facteurs contribue aux causes de la guerre de Cent Ans ?

Les droits dynastiques, les conflits religieux, les intérêts agricoles et les rivalités entre cités françaises
Les intérêts liés à la laine et au vin, les conflits successoraux et l’opposition entre les royaumes d’Écosse et de France
Les droits dynastiques, les rapports féodaux, les intérêts économiques et les rivalités internationales
Les rapports féodaux, les intérêts économiques, les guerres civiles anglaises et les rivalités maritimes méditerranéennes

Les droits dynastiques, les rapports féodaux, les intérêts économiques et les rivalités internationales

Explication

Les causes mêlent des enjeux dynastiques et féodaux aux intérêts économiques, notamment autour de la laine, du vin et des Flandres, ainsi qu’à des rivalités internationales. Les conflits religieux ne figurent pas parmi les facteurs énoncés dans cette combinaison.

43. Quels éléments composent l’armée française dans le cadre de la guerre de Cent Ans ?

La noblesse combattant à pied, appuyée par des archers anglais, des sergents montés et des milices royales
La noblesse combattant à cheval, appuyée par des archers montés, des fantassins anglais et des milices urbaines
La noblesse combattant à cheval, appuyée par des arbalétriers, des sergents à pied et des milices communales
Des compagnies de mercenaires à cheval, appuyées par des arbalétriers étrangers et des milices seigneuriales

La noblesse combattant à cheval, appuyée par des arbalétriers, des sergents à pied et des milices communales

Explication

L’armée française repose sur la noblesse à cheval, complétée par des arbalétriers, des sergents à pied et des milices communales. Les archers anglais ne constituent pas l’un des éléments décrits de cette armée.

44. Que prévoit une indenture anglaise pour le recrutement militaire ?

Un capitaine reçoit de la Couronne un domaine en échange d’un service militaire dont la durée dépend des campagnes
Un capitaine s’engage par contrat écrit envers la Couronne à fournir un nombre défini de combattants, pour une durée et à des tarifs fixés
Un capitaine recrute des combattants selon les besoins locaux, puis négocie leur solde avec les milices communales
Un vassal promet à son seigneur un service militaire selon les règles féodales, sans fixer les effectifs ni les tarifs

Un capitaine s’engage par contrat écrit envers la Couronne à fournir un nombre défini de combattants, pour une durée et à des tarifs fixés

Explication

L’indenture est un contrat écrit qui précise le nombre de combattants, la durée du service et les tarifs dus par la Couronne au capitaine. À la différence de ce contrat, le service féodal découle des obligations de vassalité.

45. Quelle performance caractérise l’arc long anglais en matière de portée et de cadence de tir ?

Une portée efficace d’environ 100 mètres et une cadence de 10 à 12 flèches par minute
Une portée efficace d’environ 200 mètres et une cadence de 4 à 6 flèches par minute
Une portée efficace d’environ 300 mètres et une cadence de 4 à 6 flèches par minute
Une portée efficace d’environ 200 mètres et une cadence de 10 à 12 flèches par minute

Une portée efficace d’environ 200 mètres et une cadence de 10 à 12 flèches par minute

Explication

L’arc long anglais peut atteindre une portée efficace d’environ 200 mètres et tirer 10 à 12 flèches par minute. Une cadence de 4 à 6 flèches réduit sensiblement la performance rapportée.

46. Quel résultat l’attaque anglaise obtient-elle lors de la bataille navale de Sluys en 1340 ?

La flotte française est presque anéantie, ce qui donne aux Anglais la maîtrise de la Manche pendant plusieurs décennies
La flotte française se retire intacte, ce qui ouvre aux Anglais la route vers les ports de la Méditerranée
La flotte anglaise est presque anéantie, ce qui donne aux Français la maîtrise de la Manche pendant plusieurs décennies
La flotte française est repoussée sans lourdes pertes, ce qui permet aux Anglais de contrôler la mer du Nord

La flotte française est presque anéantie, ce qui donne aux Anglais la maîtrise de la Manche pendant plusieurs décennies

Explication

À Sluys, le 24 juin 1340, l’attaque anglaise détruit presque la flotte française et assure aux Anglais la maîtrise de la Manche pendant plusieurs décennies. La victoire ne revient donc pas à la flotte française.

47. Comment les Anglais repoussent-ils les attaques françaises à Crécy en 1346 ?

Les hommes d’armes anglais à cheval repoussent les charges après que les arbalétriers génois ont percé leurs rangs
Les archers et les hommes d’armes combattant à pied repoussent les charges après l’échec des arbalétriers génois
Les arbalétriers anglais et la cavalerie à cheval repoussent les charges après l’échec des archers français
Les archers et les hommes d’armes combattant à pied repoussent les charges avant l’arrivée des arbalétriers génois

Les archers et les hommes d’armes combattant à pied repoussent les charges après l’échec des arbalétriers génois

Explication

À Crécy, les archers anglais et les hommes d’armes à pied repoussent les charges françaises, après l’échec des arbalétriers génois. Les arbalétriers qui échouent sont du côté français, et non anglais.

48. Quelle explication rend le mieux compte de la victoire anglaise à Crécy ?

Elle associe les archers à la position défensive, à l’expérience et au commandement anglais, ainsi qu’aux difficultés d’organisation et à l’arrivée tardive des Français
Elle attribue la victoire à la seule supériorité de l’arc long, indépendamment de la position et du commandement des armées
Elle l’attribue surtout à une attaque française coordonnée et à l’emploi des arbalétriers génois contre les archers anglais
Elle l’explique par la supériorité numérique française et par l’échec des archers anglais face aux charges de cavalerie

Elle associe les archers à la position défensive, à l’expérience et au commandement anglais, ainsi qu’aux difficultés d’organisation et à l’arrivée tardive des Français

Explication

La victoire s’explique par plusieurs facteurs combinés : les archers, la position défensive, l’expérience et le commandement anglais, ainsi que les problèmes d’organisation et l’arrivée tardive des Français. Réduire l’explication à la seule supériorité de l’arc long laisse de côté ces autres facteurs.

49. Après la victoire de Crécy, quelle durée et quelle ampleur caractérisent le siège anglais de Calais ?

Deux ans, avec plus de 30 000 personnes mobilisées selon les comptes de la Couronne.
Onze mois, avec près de 15 000 personnes mobilisées selon les comptes de la Couronne.
Onze mois, avec plus de 30 000 personnes mobilisées selon les comptes de la Couronne.
Six mois, avec près de 15 000 personnes mobilisées selon les comptes de la Couronne.

Onze mois, avec plus de 30 000 personnes mobilisées selon les comptes de la Couronne.

Explication

Le siège se déroule du 4 septembre 1346 au 3 août 1347 et mobilise plus de 30 000 personnes selon les comptes de la Couronne. Une durée de six mois ne correspond pas aux onze mois du siège.

50. Dans le récit de Froissart, à quelle condition Édouard III accepte-t-il d’épargner les habitants de Calais ?

La remise de la ville aux Anglais, avant que les habitants ne connaissent la famine et le manque de secours.
La reddition de six chevaliers, après que l’armée française a renoncé à envoyer des secours.
La reddition de six bourgeois, après que la faim et l’absence de secours ont rendu la résistance impossible.
Le paiement d’une rançon par les habitants, alors que leurs réserves permettent encore de résister.

La reddition de six bourgeois, après que la faim et l’absence de secours ont rendu la résistance impossible.

Explication

Froissart rapporte qu’Édouard III accepte d’épargner les habitants en échange de la reddition de six bourgeois, alors que la faim et l’absence de secours rendent la résistance impossible. La condition rapportée porte sur six bourgeois, et non sur six chevaliers.

51. Quel itinéraire et quelle chronologie décrivent l’arrivée de la Grande Peste en Europe occidentale ?

Venue d’Asie centrale par la Crimée et les ports italiens, elle atteint Marseille fin 1347, l’Angleterre été 1348, puis Paris automne 1348.
Venue d’Asie centrale par la Crimée et les ports italiens, elle atteint Paris fin 1347, Marseille été 1348, puis l’Angleterre automne 1348.
Venue d’Asie centrale par la Crimée et les ports italiens, elle atteint Marseille fin 1347, Paris été 1348, puis l’Angleterre automne 1348.
Venue d’Afrique du Nord par la péninsule Ibérique, elle atteint Marseille fin 1347, Paris été 1348, puis l’Angleterre automne 1348.

Venue d’Asie centrale par la Crimée et les ports italiens, elle atteint Marseille fin 1347, Paris été 1348, puis l’Angleterre automne 1348.

Explication

La pandémie vient d’Asie centrale en passant par la Crimée et les ports italiens, puis atteint successivement Marseille, Paris et l’Angleterre aux dates indiquées. L’inversion de l’arrivée à Paris et à Marseille est plausible, mais Marseille est touchée dès la fin de 1347.

52. Quelle estimation Ole Benedictow avance-t-il dans sa réévaluation controversée de la mortalité de la Grande Peste en Europe ?

Une mortalité pouvant atteindre 30 à 40 % de la population européenne.
Une mortalité pouvant atteindre 50 à 60 % de la population européenne.
Une mortalité pouvant atteindre 60 à 70 % de la population européenne.
Une mortalité pouvant atteindre 20 à 30 % de la population européenne.

Une mortalité pouvant atteindre 50 à 60 % de la population européenne.

Explication

Ole Benedictow avance une mortalité européenne pouvant atteindre 50 à 60 %, dans une réévaluation controversée. L’estimation générale d’un tiers à la moitié des habitants des zones touchées ne correspond pas à la fourchette spécifique proposée pour l’Europe entière.

53. Quels effectifs s’affrontent près de Maupertuis lors de la bataille de Poitiers en septembre 1356 ?

Environ 6 000 à 7 000 Anglais, Gascons et alliés contre 11 000 à 16 000 Français.
Environ 6 000 à 7 000 Anglais, Gascons et alliés contre 20 000 à 25 000 Français.
Environ 3 000 à 4 000 Anglais, Gascons et alliés contre 11 000 à 16 000 Français.
Environ 11 000 à 16 000 Anglais, Gascons et alliés contre 6 000 à 7 000 Français.

Environ 6 000 à 7 000 Anglais, Gascons et alliés contre 11 000 à 16 000 Français.

Explication

Les forces anglaises, gasconnes et alliées comptent environ 6 000 à 7 000 hommes, contre 11 000 à 16 000 Français. L’option qui inverse les effectifs attribue aux Français le contingent le moins nombreux.

54. Quelle séquence d’événements explique la capture de Jean II lors de la bataille de Poitiers ?

La charge française contre les archers échoue, les batailles du dauphin et du duc d’Orléans se retirent, tandis que Jean II et Philippe combattent jusqu’à la capture du roi.
La charge française contre les archers réussit, les batailles du dauphin et du duc d’Orléans se retirent, tandis que Jean II et Philippe combattent jusqu’à la capture du roi.
La charge française contre les archers échoue, les batailles du dauphin et du duc d’Orléans tiennent leurs positions, tandis que Jean II et Philippe combattent jusqu’à la capture du roi.
La charge française contre les archers échoue, Jean II et le dauphin se retirent, tandis que le duc d’Orléans et Philippe combattent jusqu’à la capture du roi.

La charge française contre les archers échoue, les batailles du dauphin et du duc d’Orléans se retirent, tandis que Jean II et Philippe combattent jusqu’à la capture du roi.

Explication

La charge des cavaliers français échoue et les batailles du dauphin et du duc d’Orléans se retirent, tandis que Jean II et son fils Philippe continuent de combattre jusqu’à la capture du roi. L’idée que la charge contre les archers réussit contredit le déroulement de la bataille.

55. Pourquoi la capture de Jean II à Poitiers marque-t-elle un précédent dans l’histoire de la monarchie française ?

C’est la première fois qu’un roi de France est fait prisonnier par l’ennemi.
C’est la première fois qu’un roi de France est capturé par ses propres sujets.
C’est la première fois qu’un roi de France est tué au combat par l’ennemi.
C’est la première fois qu’un roi de France est contraint de signer une trêve.

C’est la première fois qu’un roi de France est fait prisonnier par l’ennemi.

Explication

La capture de Jean II à Poitiers constitue la première capture d’un roi de France par un ennemi. Il s’agit d’un emprisonnement, et non de la mort du roi au combat.

56. Quel échange territorial et politique prévoit le traité de Brétigny pour Édouard III ?

Il obtient en pleine souveraineté la Normandie, le Ponthieu et Calais, environ un tiers du royaume, contre sa renonciation au titre de roi de France et à l’Aquitaine.
Il obtient en pleine souveraineté l’Aquitaine élargie, le Ponthieu et Calais, environ un tiers du royaume, tout en conservant son titre de roi de France et en renonçant à la Normandie.
Il obtient en pleine souveraineté l’Aquitaine élargie, le Ponthieu et la Normandie, environ un tiers du royaume, contre sa renonciation au titre de roi de France et à Calais.
Il obtient en pleine souveraineté l’Aquitaine élargie, le Ponthieu et Calais, environ un tiers du royaume, contre sa renonciation au titre de roi de France et à la Normandie.

Il obtient en pleine souveraineté l’Aquitaine élargie, le Ponthieu et Calais, environ un tiers du royaume, contre sa renonciation au titre de roi de France et à la Normandie.

Explication

Le traité accorde à Édouard III l’Aquitaine élargie, le Ponthieu et Calais en pleine souveraineté, en échange de sa renonciation au titre de roi de France et à la Normandie. La Normandie fait partie des territoires auxquels il renonce, et non de ceux qu’il reçoit.

57. Comment Charles V rend-il plus réguliers les prélèvements destinés aux finances royales ?

Il pérennise les aides, le fouage établi en 1363 et la gabelle, après consultation systématique des États généraux.
Il pérennise les aides, le fouage établi en 1363 et la gabelle, sans consultation systématique des États généraux.
Il pérennise les aides, la taille établie en 1363 et la gabelle, sans consultation systématique des États généraux.
Il pérennise les aides, le fouage établi en 1363 et les péages, sans consultation systématique des États généraux.

Il pérennise les aides, le fouage établi en 1363 et la gabelle, sans consultation systématique des États généraux.

Explication

Devenu roi en 1364, Charles V transforme les aides, le fouage créé en 1363 et la gabelle en prélèvements réguliers, sans consulter systématiquement les États généraux. La consultation systématique des États généraux ne correspond pas à cette politique.

58. Quelle combinaison de mesures caractérise la réorganisation militaire de Charles V ?

Il met en place des revues et des paiements, restaure les fortifications, reconstitue une flotte et s’appuie notamment sur Charles le Mauvais.
Il met en place des revues et des paiements, délaisse les fortifications, reconstitue une flotte et s’appuie notamment sur Bertrand du Guesclin.
Il met en place des revues et des paiements, restaure les fortifications, réduit la flotte et s’appuie notamment sur Bertrand du Guesclin.
Il met en place des revues et des paiements, restaure les fortifications, reconstitue une flotte et s’appuie notamment sur Bertrand du Guesclin.

Il met en place des revues et des paiements, restaure les fortifications, reconstitue une flotte et s’appuie notamment sur Bertrand du Guesclin.

Explication

Charles V réorganise l’armée par des revues et des paiements, restaure les fortifications, reconstitue une flotte et s’appuie notamment sur Bertrand du Guesclin. Charles le Mauvais n’est pas le capitaine sur lequel repose ce redressement militaire.

59. À partir de 1369, quelle stratégie les Français emploient-ils pour affaiblir les forces ennemies ?

Éviter les batailles rangées, harceler les colonnes, renforcer leurs vivres, les enfermer dans des places fortes et attaquer les petits groupes isolés.
Éviter les batailles rangées, harceler les colonnes, couper leurs vivres, poursuivre leurs armées en rase campagne et attaquer les petits groupes isolés.
Rechercher les batailles rangées, harceler les colonnes, couper leurs vivres, les enfermer dans des places fortes et attaquer les petits groupes isolés.
Éviter les batailles rangées, harceler les colonnes, couper leurs vivres, les enfermer dans des places fortes et attaquer les petits groupes isolés.

Éviter les batailles rangées, harceler les colonnes, couper leurs vivres, les enfermer dans des places fortes et attaquer les petits groupes isolés.

Explication

La stratégie française consiste à éviter les batailles rangées tout en harcelant les colonnes, en coupant leur ravitaillement, en les enfermant dans des places fortes et en attaquant les petits corps isolés. Chercher l’affrontement en bataille rangée inverse le principe central de cette stratégie.

60. À Azincourt, comment les archers anglais contribuent-ils à désorganiser les charges de cavalerie françaises ?

Leurs flèches dévient les chevaux vers les bois, tandis que les hommes d’armes restent frais et que les archers poursuivent à distance.
Leurs flèches brisent les charges, les chevaux poursuivent leur avancée dans la boue, puis les archers attaquent au corps à corps.
Leurs flèches brisent les charges, les chevaux refluent vers les lignes françaises, puis les archers attaquent les hommes d’armes à distance.
Leurs flèches brisent les charges, les chevaux refluent sur les hommes d’armes épuisés dans la boue, puis les archers attaquent au corps à corps.

Leurs flèches brisent les charges, les chevaux refluent sur les hommes d’armes épuisés dans la boue, puis les archers attaquent au corps à corps.

Explication

Les flèches brisent les charges, puis les chevaux refluent sur les hommes d’armes épuisés par la boue, que les archers attaquent ensuite au corps à corps. L’attaque anglaise ne reste donc pas à distance après le reflux des chevaux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Peste noire et guerre de Cent Ans.

Comment le royaume de France est-il structuré au début du XIVe siècle ?

Il forme un emboîtement de principautés, de pays d’oïl et d’oc, de terres administrées directement et de fiefs quasi autonomes.

Quelle extension le domaine royal atteint-il sous Philippe IV le Bel ?

Une extension inédite depuis les Capétiens directs.

Par quel événement la Champagne entre-t-elle dans la mouvance royale en 1284 ?

Par le mariage de Philippe IV le Bel avec Jeanne de Navarre.

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Consultez la fiche de révision complète sur Peste noire et guerre de Cent Ans.

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