QCM : Peut-on faire justice soi-même — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle exigence caractérise la justice lorsqu’elle évalue un acte et détermine une sanction ?

Une volonté de satisfaire l’intérêt de la personne offensée
Une capacité d’agir sans aide ni autorité extérieure
Une exigence d’égalité, d’objectivité et d’impartialité
Une décision fondée sur la force du ressentiment personnel

Une exigence d’égalité, d’objectivité et d’impartialité

Explication

La justice cherche à évaluer les actes selon des critères d’égalité, d’objectivité et d’impartialité afin de fixer une sanction mesurée. La vengeance constitue un piège conceptuel, car elle suit les intérêts subjectifs de la personne qui a subi le tort.

2. Dans l’allégorie de Thémis, que symbolise principalement le bandeau ?

La pesée du pour et du contre
La gravité de la sanction
La capacité d’exécuter une action
L’impartialité dans le jugement

L’impartialité dans le jugement

Explication

Le bandeau de Thémis représente l’impartialité, c’est-à-dire la mise à distance des intérêts personnels dans le jugement. La balance renvoie plutôt à la juste mesure, tandis que l’épée représente la sanction.

3. Quelle distinction oppose correctement le légal et le légitime ?

Le légal repose sur un sentiment moral, tandis que le légitime dépend d’une décision judiciaire
Le légal dépend du droit établi, tandis que le légitime repose sur une justification morale
Le légal concerne la réparation d’un tort, tandis que le légitime concerne la réciprocité d’une sanction
Le légal varie selon les émotions, tandis que le légitime correspond aux lois d’une société

Le légal dépend du droit établi, tandis que le légitime repose sur une justification morale

Explication

Le légal désigne ce qui respecte les règles du droit établi, alors que le légitime renvoie à ce qui paraît moralement justifié. Confondre ces notions revient à oublier qu’une règle peut être conforme au droit sans être jugée moralement juste.

4. Qu’est-ce que le cadre légal dans une société ?

L’ensemble des lois et des droits établis par un législateur
L’ensemble des sentiments moraux partagés par les citoyens
La volonté collective de réparer chaque tort subi
La capacité d’un individu à agir sans autorité extérieure

L’ensemble des lois et des droits établis par un législateur

Explication

Le cadre légal regroupe les lois et les droits décidés par un législateur pour définir ce qui est légal ou illégal. Il ne se confond pas avec le sentiment moral, qui ne dépend pas directement d’une institution législative.

5. Pourquoi faire justice soi-même ne se confond-il pas nécessairement avec la vengeance ?

Parce que cela cherche à satisfaire la colère personnelle de la victime
Parce que cela consiste à rendre au fautif une peine exactement équivalente
Parce que cela peut réclamer un cadre légal différent lorsqu’un droit paraît injuste
Parce que cela suspend toute recherche de réparation après un tort

Parce que cela peut réclamer un cadre légal différent lorsqu’un droit paraît injuste

Explication

Faire justice soi-même peut exprimer une demande de transformation du cadre légal lorsque celui-ci semble injuste, plutôt qu’une volonté de punir par intérêt personnel. La vengeance vise davantage à faire payer l’autre, tandis que la revendication de justice cherche à réparer ou corriger un tort.

6. Quel risque caractérise la vengeance lorsqu’elle se prolonge entre plusieurs personnes ?

Elle peut conduire les adversaires à renoncer à toute réciprocité
Elle peut devenir infinie si chacun cherche à triompher de l’autre
Elle peut transformer une règle morale en droit positif stable
Elle peut établir une mesure impartiale entre la faute et la sanction

Elle peut devenir infinie si chacun cherche à triompher de l’autre

Explication

La vengeance risque de s’étendre indéfiniment lorsque chaque partie veut répondre au tort subi et l’emporter sur l’autre. Elle ne produit donc pas spontanément une mesure impartiale, contrairement à l’idéal de justice.

7. Quelle distinction caractérise la justice arithmétique et l’équité ?

La première accorde la même chose à chacun, tandis que la seconde adapte le traitement aux besoins ou aux moyens.
La première adapte le traitement aux besoins, tandis que la seconde accorde une part identique à chacun.
La première privilégie les plus vulnérables, tandis que la seconde applique une règle identique à tous.
La première récompense le mérite individuel, tandis que la seconde répartit les biens selon leur ordre d’arrivée.

La première accorde la même chose à chacun, tandis que la seconde adapte le traitement aux besoins ou aux moyens.

Explication

La justice arithmétique repose sur l’égalité de traitement, alors que l’équité ajuste la répartition aux besoins ou aux moyens. La confusion fréquente consiste à attribuer cette adaptation à la justice arithmétique, qui donne une part semblable à chacun.

8. Une collectivité fournit davantage de ressources aux personnes qui ont les besoins les plus importants. Quel principe de justice applique-t-elle ?

L’équité, parce qu’elle différencie le traitement selon les besoins constatés.
La justice pénale, parce qu’elle corrige les écarts entre les membres du groupe.
La justice contractuelle, parce qu’elle applique les conditions prévues par un accord.
La justice arithmétique, parce qu’elle garantit une répartition strictement identique.

L’équité, parce qu’elle différencie le traitement selon les besoins constatés.

Explication

Cette répartition relève de l’équité, qui donne à chacun selon ses besoins ou ses moyens. La justice arithmétique serait appropriée si chaque personne recevait une quantité identique, indépendamment de sa situation.

9. Comment Rousseau caractérise-t-il la pitié dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, publié en 1755 ?

Comme une règle réfléchie qui organise les sanctions et fonde les institutions politiques.
Comme un sentiment naturel qui modère l’amour de soi et favorise la conservation mutuelle de l’espèce.
Comme un calcul intéressé par lequel chacun protège ses biens contre les autres individus.
Comme une habitude sociale acquise par l’éducation et transmise par les lois civiles.

Comme un sentiment naturel qui modère l’amour de soi et favorise la conservation mutuelle de l’espèce.

Explication

Rousseau présente la pitié comme un sentiment naturel qui tempère l’amour de soi et contribue à la conservation mutuelle de l’espèce. La règle réfléchie appartient plutôt à la justice raisonnée, qui ne se confond pas avec ce sentiment spontané.

10. Dans l’état de nature décrit par Rousseau, quel effet spontané la pitié peut-elle produire face à un individu qui souffre ?

Elle incite à rechercher un avantage personnel en échange de chaque geste de solidarité.
Elle pousse à lui porter secours et peut tenir lieu de lois, de mœurs et de vertu.
Elle impose une sanction commune afin de rétablir l’équilibre entre les membres du groupe.
Elle conduit à attendre une décision publique avant d’apporter une aide conforme au droit.

Elle pousse à lui porter secours et peut tenir lieu de lois, de mœurs et de vertu.

Explication

Dans l’état de nature, la pitié porte spontanément les individus à secourir ceux qu’ils voient souffrir et peut remplir une fonction comparable à celle des lois, des mœurs et de la vertu. La justice institutionnelle, en revanche, agit dans un cadre légal et ne décrit pas cette impulsion naturelle.

11. Quelle maxime Rousseau oppose-t-il à la règle de justice raisonnée « Fais à autrui comme tu veux qu’on te fasse » ?

« Recherche ton intérêt en respectant les règles établies par la cité. »
« Traite ton semblable selon la peine qu’il pourrait t’infliger. »
« Accorde à chaque personne une part identique des biens disponibles. »
« Fais ton bien avec le moindre mal d’autrui qu’il est possible. »

« Fais ton bien avec le moindre mal d’autrui qu’il est possible. »

Explication

Rousseau oppose à la maxime de justice raisonnée une maxime de bonté naturelle centrée sur la recherche de son bien avec le moins de mal possible pour autrui. Les autres formulations renvoient à des règles sociales, distributives ou punitives qui ne correspondent pas à cette opposition.

12. Quelle succession d’opérations correspond à une lecture méthodique d’un texte philosophique ?

Repérer la conclusion, comparer les opinions de plusieurs auteurs, puis classer les termes selon leur fréquence dans le passage.
Identifier d’abord les exemples, résumer chaque phrase, puis attribuer au texte un thème sans rechercher de problème directeur.
Diviser immédiatement le texte en paragraphes, retenir les mots importants, puis vérifier si les arguments correspondent à une théorie connue.
Lire globalement, définir les termes, repérer les connecteurs, dégager le problème et la thèse, puis analyser les parties, arguments et exemples.

Lire globalement, définir les termes, repérer les connecteurs, dégager le problème et la thèse, puis analyser les parties, arguments et exemples.

Explication

La lecture méthodique suit une progression allant de la compréhension globale à l’analyse des termes, des connecteurs, du problème, de la thèse, des parties, des arguments et des exemples. Se limiter au thème ou commencer par les exemples ne permet pas d’identifier la question à laquelle la thèse répond.

13. Qu’est-ce qui caractérise une passion au sens psychologique ?

Un état où le sujet subit ses sentiments et cesse de contrôler ses actes
Une disposition stable qui permet au sujet de maîtriser ses réactions
Un jugement réfléchi qui conduit le sujet à choisir une action acceptable
Une émotion qui aide le sujet à réfléchir avant de prendre une décision

Un état où le sujet subit ses sentiments et cesse de contrôler ses actes

Explication

La passion désigne un état psychologique dans lequel les sentiments dominent le sujet, qui ne contrôle plus ses actions et ne réfléchit plus. La réflexion avant l’action relève plutôt de la raison, et non de la passion.

14. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre sentiment d’injustice et passion ?

Le sentiment d’injustice peut orienter vers le juste, tandis que la passion peut faire perdre le contrôle de ses actes
Le sentiment d’injustice établit une règle impartiale, tandis que la passion garantit une décision commune
Le sentiment d’injustice supprime toute subjectivité, tandis que la passion transforme un jugement en loi
Le sentiment d’injustice fait perdre le contrôle de soi, tandis que la passion aide à discerner le juste

Le sentiment d’injustice peut orienter vers le juste, tandis que la passion peut faire perdre le contrôle de ses actes

Explication

Le sentiment d’injustice permet de discerner une situation injuste et peut pousser à agir, alors que la passion risque de conduire à des actes incontrôlés. Le sentiment demeure toutefois subjectif et ne garantit pas à lui seul une décision juste.

15. Une personne ressent vivement une injustice et veut immédiatement se venger : quelle démarche correspond à une action juste ?

Écarter son émotion, car tout sentiment empêche de former un jugement valable
Suivre son indignation afin de répondre rapidement à l’offense ressentie
Reconnaître son sentiment, puis réfléchir aux moyens acceptables par tous avant d’agir
Demander à un proche de choisir une réponse selon l’intensité de sa colère

Reconnaître son sentiment, puis réfléchir aux moyens acceptables par tous avant d’agir

Explication

Agir justement consiste à prendre en compte le sentiment d’injustice sans le suivre aveuglément, puis à utiliser la raison pour juger et choisir des moyens acceptables par tous. Suivre immédiatement la colère risque de transformer le sentiment en passion et d’entraîner des conséquences néfastes.

16. Quelle catégorie désigne un groupe restreint d’individus concerné par une situation ou une règle ?

Le général
L’universel
Le particulier
Le singulier

Le particulier

Explication

Le particulier concerne un individu ou un groupe restreint. Le singulier renvoie à un seul individu, tandis que le général est largement partagé et que l’universel s’applique à tous en toutes circonstances.

17. Quelle situation relève de l’universel plutôt que du général ?

Une décision prise pour un groupe limité confronté à un problème commun
Une règle qui s’applique à tous les individus dans toutes les circonstances
Une pratique largement partagée, mais qui admet certaines exceptions
Une mesure destinée à une personne précise dans une situation déterminée

Une règle qui s’applique à tous les individus dans toutes les circonstances

Explication

L’universel s’applique à tous les individus et dans toutes les circonstances. Une pratique globalement partagée mais comportant des exceptions relève du général, et non de l’universel.

18. Pourquoi la justice ne peut-elle pas reposer uniquement sur le sentiment moral ?

Parce que ce sentiment distingue le juste de l’injuste, mais reste subjectif et peut créer de l’instabilité
Parce que ce sentiment rend inutile toute discussion entre les personnes concernées
Parce que ce sentiment produit spontanément une règle générale identique pour chaque cas
Parce que ce sentiment empêche les individus de reconnaître les situations injustes

Parce que ce sentiment distingue le juste de l’injuste, mais reste subjectif et peut créer de l’instabilité

Explication

Le sentiment moral permet de reconnaître l’injustice, mais il peut varier selon les personnes et provoquer de l’instabilité. Une justice institutionnelle cherche donc à établir des règles générales et impartiales, plutôt qu’à dépendre des réactions subjectives.

19. Quelle procédure favorise une décision impartiale en cas de différend ?

Retenir la version de la personne qui a présenté sa plainte en premier
Laisser chaque partie appliquer sa propre conception de ce qui est juste
Privilégier la partie dont le sentiment d’injustice paraît le plus intense
Écouter les deux parties et établir une règle de droit applicable au conflit

Écouter les deux parties et établir une règle de droit applicable au conflit

Explication

L’écoute des deux parties, suivie de l’établissement d’une règle de droit, permet de mieux garantir l’impartialité de la décision. Se fonder sur l’intensité d’un sentiment ou sur une conception personnelle de la justice ne fournit pas un critère commun.

20. Qu’est-ce qui transforme une réponse sur une scène de film en véritable analyse ?

Elle résume l’intrigue en présentant les principaux événements.
Elle justifie chaque réponse par des éléments précis de la scène.
Elle exprime une impression personnelle sur la qualité du film.
Elle décrit les personnages sans relier leurs actions au sens de la scène.

Elle justifie chaque réponse par des éléments précis de la scène.

Explication

Une analyse repose sur des réponses justifiées par des éléments observables et précis de la scène. Un simple résumé de l’intrigue peut être exact, mais il ne démontre pas comment la scène permet de répondre aux questions posées.

21. Pour analyser le rôle d’un cadrage dans une scène, quelle démarche est la plus pertinente ?

Donner une interprétation du personnage sans mentionner les images qui la fondent.
Comparer la scène avec d’autres films sans relever les choix visuels présents.
Affirmer que le cadrage est important en s’appuyant sur son impression générale.
Décrire le cadrage observé et expliquer son effet à partir d’éléments précis de la scène.

Décrire le cadrage observé et expliquer son effet à partir d’éléments précis de la scène.

Explication

L’analyse doit relier l’interprétation à des éléments précis de la scène, comme le cadrage observé et son effet. Une affirmation générale sur l’importance du cadrage reste insuffisante si elle n’est pas étayée par ce que montre effectivement la scène.

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Mémorisez les réponses avec 39 flashcards sur Peut-on faire justice soi-même.

Qu'est-ce que le pouvoir selon la définition donnée ?

Le pouvoir est la capacité d’exécuter une action seul sans aide extérieure.

Qu'impose la justice selon sa définition ?

La justice impose égalité, objectivité et impartialité.

Pourquoi la balance symbolise-t-elle la justice ?

Parce qu'elle représente la pesée du pour et du contre et la juste mesure.

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Consultez la fiche de révision complète sur Peut-on faire justice soi-même.

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