QCM : Souveraineté alimentaire au Sénégal — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la souveraineté alimentaire pour un peuple ou un État ?

La priorité donnée aux exportations agricoles destinées aux marchés internationaux
L’accès régulier à une quantité suffisante de nourriture importée
La capacité d’acheter des denrées étrangères à des prix accessibles
Le droit de définir ses politiques agricoles et alimentaires pour renforcer son autonomie

Le droit de définir ses politiques agricoles et alimentaires pour renforcer son autonomie

Explication

La souveraineté alimentaire associe le choix des politiques agricoles à une alimentation saine, locale et durable, ainsi qu’à une plus grande autonomie face aux importations. L’accès à la nourriture relève davantage de la sécurité alimentaire, qui ne suppose pas nécessairement une autonomie productive.

2. Quelle distinction caractérise le mieux la souveraineté alimentaire par rapport à la sécurité alimentaire ?

Elle cherche à garantir l’approvisionnement grâce à l’augmentation des importations
Elle dépend surtout de la stabilité des prix alimentaires sur les marchés mondiaux
Elle mesure principalement la quantité de nourriture disponible pour les consommateurs
Elle met l’accent sur la production locale et l’autonomie des décisions agricoles

Elle met l’accent sur la production locale et l’autonomie des décisions agricoles

Explication

La souveraineté alimentaire dépasse l’accès à la nourriture en valorisant les productions locales et la capacité de décider des politiques agricoles. La sécurité alimentaire peut être assurée par des importations sans impliquer une autonomie productive.

3. Quelle situation décrit la dépendance du Sénégal à l’égard du riz importé ?

La totalité du riz consommé est importée, car le pays ne possède pas de terres adaptées
Près de 60 % du riz consommé provient de l’étranger malgré le potentiel de la vallée du fleuve Sénégal
Moins de 20 % du riz consommé est importé, malgré une faible production nationale
Près de 60 % du riz consommé est produit localement grâce aux capacités de la vallée du fleuve Sénégal

Près de 60 % du riz consommé provient de l’étranger malgré le potentiel de la vallée du fleuve Sénégal

Explication

Près de 60 % du riz consommé au Sénégal est importé, alors que la vallée du fleuve Sénégal dispose d’un potentiel agricole important. La dépendance ne s’explique donc pas par une absence de terres ou de capacités de production.

4. Pourquoi les importations subventionnées de blé, de lait en poudre et d’huiles végétales fragilisent-elles les producteurs sénégalais ?

Elles arrivent à des prix réduits tandis que les producteurs locaux supportent leurs coûts de production
Elles réduisent les récoltes nationales en empêchant l’accès des agriculteurs aux terres cultivables
Elles remplacent les cultures vivrières par des productions destinées principalement à l’exportation
Elles sont vendues à des prix élevés qui augmentent directement les coûts des exploitations locales

Elles arrivent à des prix réduits tandis que les producteurs locaux supportent leurs coûts de production

Explication

Les subventions sur les marchés internationaux peuvent rendre les produits importés moins chers que les productions locales, dont les producteurs assument les coûts. Le problème central est donc la concurrence sur les prix, et non un remplacement direct des terres agricoles.

5. Comment les importations alimentaires du Sénégal ont-elles évolué entre 2014 et 2021 ?

Elles sont passées de 405,2 milliards à 634,45 milliards de FCFA
Elles sont passées de 634,45 milliards à 405,2 milliards de FCFA
Elles sont restées proches de 405,2 milliards de FCFA pendant la période
Elles ont augmenté de 405,2 millions à 634,45 millions de FCFA

Elles sont passées de 405,2 milliards à 634,45 milliards de FCFA

Explication

Les importations alimentaires sont passées de 405,2 milliards à 634,45 milliards de FCFA entre 2014 et 2021, ce qui traduit une hausse importante. Les autres propositions inversent les montants, nient l’évolution ou confondent milliards et millions.

6. Quelle combinaison décrit la place de l’agriculture dans l’économie et l’emploi au Sénégal ?

Environ 5 % du PIB et plus de 60 % de la population active
Environ 60 % du PIB et près de 16 % de la population active
Environ 16 % du PIB et moins de 10 % de la population active
Environ 16 % du PIB et plus de 60 % de la population active

Environ 16 % du PIB et plus de 60 % de la population active

Explication

L’agriculture représente environ 16 % du PIB et emploie plus de 60 % de la population active sénégalaise. Les autres combinaisons inversent les proportions ou réduisent à tort le poids de l’emploi agricole.

7. Quel effet la dépendance au riz importé peut-elle avoir sur la riziculture sénégalaise lors d’une crise mondiale ?

Elle peut freiner la production nationale et exposer le pays aux fluctuations des marchés internationaux
Elle peut protéger l’autonomie nationale en garantissant des stocks produits par les exploitations locales
Elle peut stimuler durablement la production nationale en stabilisant les prix mondiaux du riz
Elle peut réduire la demande de riz en orientant les consommateurs vers les céréales locales

Elle peut freiner la production nationale et exposer le pays aux fluctuations des marchés internationaux

Explication

La dépendance au riz importé expose le Sénégal aux variations des prix et de l’offre mondiaux, ce qui menace son autonomie en période de crise. Les importations peuvent répondre à la demande immédiate, mais elles ne renforcent pas pour autant la riziculture nationale.

8. Que sont les pertes post-récolte dans le secteur agricole ?

La destruction des cultures par un manque d’eau ou une invasion de ravageurs pendant la croissance
La baisse des prix agricoles causée par une offre abondante au moment de la récolte
La détérioration d’une partie des récoltes après la production, avant leur arrivée sur les marchés
La diminution des rendements provoquée par un choix inadéquat de semences avant les semis

La détérioration d’une partie des récoltes après la production, avant leur arrivée sur les marchés

Explication

Les pertes post-récolte surviennent après la production, lorsque le stockage, la conservation ou le transport sont insuffisants. Les dégâts causés pendant la culture relèvent plutôt des aléas agricoles, tandis qu’une baisse des prix n’est pas une perte matérielle de récolte.

9. Quel est un effet du manque de silos modernes, de chambres froides et de réseaux de transport adaptés ?

Il garantit des réserves alimentaires importantes grâce à une distribution plus régulière
Il améliore la conservation des denrées et diminue la dépendance aux importations
Il réduit les revenus des producteurs et limite la constitution de stocks stratégiques
Il augmente les revenus des producteurs en accélérant la vente des récoltes conservées

Il réduit les revenus des producteurs et limite la constitution de stocks stratégiques

Explication

Des infrastructures insuffisantes favorisent les pertes, réduisent les revenus agricoles et limitent les stocks stratégiques, ce qui peut accentuer les importations. Les propositions opposées décrivent les effets attendus d’infrastructures efficaces plutôt que ceux de leur insuffisance.

10. Quel est l’objectif principal du Programme National d’Autosuffisance en Riz ?

Développer une offensive agricole couvrant plusieurs filières alimentaires
Atteindre l’autosuffisance rizicole grâce à la modernisation agricole
Encourager la consommation de fruits et de céréales produits localement
Soutenir les coopératives rurales par la distribution de matériel agricole

Atteindre l’autosuffisance rizicole grâce à la modernisation agricole

Explication

Le Programme National d’Autosuffisance en Riz vise spécifiquement l’autosuffisance rizicole en modernisant les techniques agricoles dans la vallée du fleuve Sénégal. L’offensive agricole plus large correspond à la GOANA, et non au PNAR.

11. Quelles politiques ont constitué les principales réponses gouvernementales à la crise alimentaire liée à la hausse des prix du riz et du blé importés ?

La GOANA et le PNAR
La production d’oignons et l’élevage de bétail
La modernisation des silos et la construction de routes rurales
Les campagnes « Mangeons locaux » et les coopératives agricoles

La GOANA et le PNAR

Explication

La GOANA et le PNAR ont été mises en place face à la crise alimentaire provoquée notamment par la hausse des prix d’importation du riz et du blé. Les campagnes « Mangeons locaux » soutiennent la consommation nationale, mais elles ne constituent pas les deux principales réponses gouvernementales mentionnées.

12. Quel comportement les campagnes « Mangeons locaux » cherchent-elles à encourager ?

Remplacer les cultures vivrières par des produits importés
Concentrer la production agricole sur le riz irrigué
Consommer davantage de mil, de fonio et de fruits locaux
Acheter davantage de céréales provenant des marchés extérieurs

Consommer davantage de mil, de fonio et de fruits locaux

Explication

Ces campagnes encouragent la consommation de mil, de fonio et de fruits locaux afin de réduire la dépendance aux importations. Elles ne promeuvent donc ni l’achat accru de produits importés ni l’abandon des cultures vivrières diversifiées.

13. Comment l’autonomie nationale en matière alimentaire protège-t-elle un État ?

Elle permet de nourrir la population, de retenir les capitaux et de sécuriser les stocks
Elle accroît les importations afin de diversifier les fournisseurs étrangers
Elle expose davantage les approvisionnements aux blocages logistiques mondiaux
Elle concentre les ressources financières dans le paiement des transports maritimes

Elle permet de nourrir la population, de retenir les capitaux et de sécuriser les stocks

Explication

L’autonomie alimentaire repose sur la production intérieure, qui permet de nourrir la population, de conserver les capitaux dans le pays et de mieux sécuriser les stocks. La dépendance aux importations augmente au contraire l’exposition aux crises et aux blocages extérieurs.

14. Pourquoi la production locale de nourriture peut-elle contribuer à stabiliser les prix ?

Elle réduit l’exposition aux taxes, aux transports maritimes et aux marchés extérieurs
Elle rend les prix agricoles plus sensibles aux blocages des routes commerciales
Elle transfère les dépenses alimentaires vers les fournisseurs étrangers
Elle augmente la dépendance aux cours mondiaux et aux coûts d’importation

Elle réduit l’exposition aux taxes, aux transports maritimes et aux marchés extérieurs

Explication

La production locale limite l’influence des taxes douanières, du transport maritime et des fluctuations des marchés extérieurs sur les prix alimentaires. La dépendance aux importations produit l’effet inverse en exposant davantage les coûts aux facteurs internationaux.

15. Quelle évolution agricole est essentielle pour réduire la dépendance du Sénégal aux importations alimentaires ?

Accroître les achats de céréales sur les marchés internationaux
Augmenter la production de riz, de mil et de maïs
Orienter les exploitations vers des produits agricoles insuffisants
Réduire les superficies consacrées aux cultures de base

Augmenter la production de riz, de mil et de maïs

Explication

L’augmentation de la production de riz, de mil et de maïs fournit davantage de cultures de base et réduit le recours aux importations. Une production intérieure insuffisante ou une dépendance accrue aux achats extérieurs maintient cette vulnérabilité.

16. Quelle combinaison de mesures renforce à la fois la production agricole et la conservation des récoltes ?

Développement urbain, diminution des équipements agricoles et achats extérieurs
Semences adaptées, irrigation, mécanisation, encadrement et lutte contre les pertes
Exportation des cultures de base, baisse des intrants et abandon de l’irrigation
Subventions aux importations, transport maritime et réduction du stockage rural

Semences adaptées, irrigation, mécanisation, encadrement et lutte contre les pertes

Explication

Le renforcement de la souveraineté alimentaire nécessite des semences adaptées, des intrants réguliers, l’irrigation, la mécanisation, l’encadrement des producteurs et la réduction des pertes post-récolte. L’irrigation et la mécanisation soutiennent la production, tandis que le stockage et la conservation évitent les pertes après la récolte.

17. Quel ensemble d’investissements correspond au renforcement des infrastructures agricoles ?

Développer les importations, réduire les routes rurales et fermer les centres de transformation
Limiter l’irrigation, supprimer les équipements de stockage et réduire la transformation
Remplacer les chambres froides par des transports maritimes et des marchés extérieurs
Moderniser les périmètres irrigués, construire des routes rurales et installer des silos

Moderniser les périmètres irrigués, construire des routes rurales et installer des silos

Explication

Le renforcement des infrastructures agricoles comprend la modernisation des périmètres irrigués, les routes rurales, les silos, les chambres froides et les centres de transformation agroalimentaire. Les solutions fondées sur les importations ou la réduction des équipements agricoles ne renforcent pas les capacités productives et logistiques nationales.

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Qu'est-ce que la souveraineté alimentaire ?

Le droit des peuples à définir leurs politiques agricoles et alimentaires.

Quel objectif la souveraineté alimentaire vise-t-elle pour l'alimentation ?

Garantir une alimentation saine, locale et durable.

Que renforce la souveraineté alimentaire vis-à-vis des importations ?

L'autonomie des États.

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