QCM : Territoires et dynamiques territoriales — 43 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux un territoire ?

Un espace délimité, approprié et soumis à un pouvoir
Une surface naturelle caractérisée par ses seules propriétés physiques
Une étendue terrestre considérée indépendamment des sociétés
Un ensemble de pratiques quotidiennes sans organisation politique

Un espace délimité, approprié et soumis à un pouvoir

Explication

Un territoire est un espace délimité et approprié par un individu ou une communauté, où s’exerce un pouvoir. L’étendue terrestre dépourvue d’appropriation sociale relève plutôt de l’espace physique.

2. Quelle forme de territorialisation repose principalement sur un sentiment d’appartenance ?

La territorialisation juridique
La territorialisation symbolique
La territorialisation administrative
La territorialisation économique

La territorialisation symbolique

Explication

La territorialisation symbolique se fonde sur l’appartenance et la signification attribuée à un espace. Les formes juridique et économique reposent plutôt sur des droits ou sur des usages et intérêts matériels.

3. Pourquoi la territorialité ne se réduit-elle pas à la propriété d’un espace ?

Parce qu’elle inclut aussi l’appartenance, l’exclusion et les comportements sociaux
Parce qu’elle correspond à la mobilité des individus entre plusieurs territoires
Parce qu’elle décrit les échanges économiques réalisés entre deux régions
Parce qu’elle désigne principalement la surface physique d’un espace aménagé

Parce qu’elle inclut aussi l’appartenance, l’exclusion et les comportements sociaux

Explication

La territorialité combine l’appropriation juridique avec des sentiments d’appartenance ou d’exclusion et des modes de comportement. La propriété n’en constitue donc qu’une dimension parmi d’autres.

4. Qu’est-ce qui distingue l’espace géographique d’un simple espace terrestre ?

Il correspond à la surface du globe mesurée indépendamment des activités humaines
Il désigne principalement les représentations mentales associées aux lieux fréquentés
Il est utilisé, aménagé et organisé par les sociétés ainsi que par leurs relations
Il renvoie aux limites politiques qui définissent les territoires des États

Il est utilisé, aménagé et organisé par les sociétés ainsi que par leurs relations

Explication

L’espace géographique est une étendue terrestre transformée par les sociétés, qui l’utilisent, l’aménagent et l’organisent en réseau de lieux et de relations. L’espace terrestre désigne plutôt la surface du globe en elle-même.

5. De quelle manière les sociétés modèlent-elles l’espace géographique ?

En observant les paysages sans modifier leurs usages ni leurs relations
En s’abritant, en s’appropriant, en exploitant, en échangeant et en organisant
En remplaçant les pratiques locales par des représentations individuelles des lieux
En séparant les lieux habités des activités économiques et des circulations

En s’abritant, en s’appropriant, en exploitant, en échangeant et en organisant

Explication

Les sociétés modèlent l’espace par plusieurs actions complémentaires : elles s’abritent, s’approprient les lieux, les exploitent, échangent et les organisent. La simple observation ne rend pas compte de cette transformation active.

6. Quelle distinction caractérise l’espace vécu ?

Il correspond aux déplacements physiques sans intégrer les perceptions des individus
Il oppose l’espace terrestre naturel à l’espace géographique produit par les sociétés
Il associe l’espace de vie des pratiques quotidiennes et l’espace social des interrelations
Il désigne la totalité des territoires administrés par une même autorité politique

Il associe l’espace de vie des pratiques quotidiennes et l’espace social des interrelations

Explication

L’espace vécu comprend l’espace de vie, lié aux pratiques quotidiennes, et l’espace social, lié aux interrelations, tels qu’ils sont perçus et représentés. Il ne se limite donc pas aux déplacements observables.

7. Qu’est-ce que la territorialisation dans l’analyse des rapports aux espaces ?

Une rupture des relations spatiales provoquée par l’abandon de toute pratique régulière
Un ancrage et une appropriation de l’espace par des pratiques et des habitudes
Une représentation mentale des lieux construite sans usages ni attachements sociaux
Une transformation administrative qui fixe les frontières entre plusieurs collectivités

Un ancrage et une appropriation de l’espace par des pratiques et des habitudes

Explication

La territorialisation désigne l’ancrage et l’appropriation d’un espace à travers des pratiques et des habitudes. Une rupture des relations spatiales correspond davantage à la déterritorialisation.

8. Que met en relation le processus TDR ?

L’ancrage résidentiel, la mobilité quotidienne et la séparation politique
La territorialisation, la déterritorialisation et la reterritorialisation
L’espace terrestre, l’espace géographique et l’espace vécu
L’appropriation juridique, l’exploitation économique et la représentation symbolique

La territorialisation, la déterritorialisation et la reterritorialisation

Explication

Le processus TDR articule les trois dynamiques de territorialisation, déterritorialisation et reterritorialisation dans l’évolution des rapports aux espaces. Les autres ensembles associent des notions pertinentes, mais ne correspondent pas à l’acronyme TDR.

9. Pourquoi la déterritorialisation ne signifie-t-elle pas nécessairement la disparition de tout territoire ?

Parce qu’une rupture avec un cadre habituel peut être suivie d’une reterritorialisation
Parce qu’elle renforce automatiquement l’ancrage dans le territoire de départ
Parce qu’elle concerne exclusivement les déplacements sans dimension sociale
Parce qu’elle transforme toute mobilité en immobilité durable dans un nouvel espace

Parce qu’une rupture avec un cadre habituel peut être suivie d’une reterritorialisation

Explication

La déterritorialisation est une décontextualisation de relations ou une sortie d’une habitude, mais elle peut être suivie par la construction d’un nouvel ancrage. Elle ne se confond donc pas avec une absence durable de territoire.

10. Quel changement caractérise l’évolution progressive de l’analyse géographique du territoire ?

Le remplacement des territoires locaux par des espaces administratifs uniformes
Le passage d’un territoire singulier à des territoires pluriels reliés par les acteurs
La réduction des territoires aux seules frontières politiques nationales
L’abandon des dynamiques locales au profit des échanges internationaux

Le passage d’un territoire singulier à des territoires pluriels reliés par les acteurs

Explication

Les géographes prennent progressivement en compte la pluralité des territoires, les appropriations locales et les réseaux d’acteurs. Réduire l’analyse aux frontières politiques néglige ces dynamiques territoriales différenciées.

11. Dans les définitions contemporaines du territoire, quelle distinction oppose l’identité à l’appropriation ?

L’identité mesure la distance entre les lieux, tandis que l’appropriation décrit leur connexion technique
L’identité exprime une appartenance, tandis que l’appropriation décrit une relation construite avec un espace
L’identité désigne une relation construite, tandis que l’appropriation exprime une appartenance collective
L’identité correspond à une frontière juridique, tandis que l’appropriation désigne une mobilité quotidienne

L’identité exprime une appartenance, tandis que l’appropriation décrit une relation construite avec un espace

Explication

L’identité renvoie au sentiment d’appartenance, alors que l’appropriation désigne la relation construite avec un espace. Les frontières juridiques et les connexions techniques relèvent d’autres dimensions de l’analyse territoriale.

12. Quel ensemble de caractéristiques définit le mieux un territoire culturel ?

Une aire administrative définie par des compétences juridiques, des frontières et des institutions
Un réseau de lieux éloignés structuré par les mobilités quotidiennes et les connexions numériques
Une matrice culturelle fondée sur la mémoire collective, l’attachement, les symboles et les hauts lieux
Un espace productif organisé par les échanges commerciaux, les infrastructures et les flux financiers

Une matrice culturelle fondée sur la mémoire collective, l’attachement, les symboles et les hauts lieux

Explication

Le territoire culturel participe à la fabrication identitaire grâce à la mémoire collective, à l’attachement, aux symboles et aux hauts lieux. Un réseau de lieux éloignés décrit plutôt un territoire en réseau.

13. Pourquoi un territoire en réseau peut-il relier des lieux éloignés sans former un espace continu ?

Parce qu’il est polytopique et repose sur la connexion croissante des lieux et la mobilité des individus
Parce qu’il correspond à une aire compacte organisée autour d’une frontière commune
Parce qu’il dépend d’une identité culturelle partagée entre des espaces contigus
Parce qu’il résulte d’une délimitation administrative contrôlée par une autorité unique

Parce qu’il est polytopique et repose sur la connexion croissante des lieux et la mobilité des individus

Explication

Le territoire en réseau est polytopique : il associe plusieurs lieux grâce aux connexions et aux mobilités, même lorsqu’ils sont éloignés. Une aire compacte et contiguë relève d’une conception différente du territoire.

14. Que cherche à analyser la géopolitique lorsqu’elle étudie un territoire ?

Les enjeux territoriaux liés à des pouvoirs rivaux et à des représentations contradictoires, à plusieurs échelles
La répartition naturelle des reliefs et des climats sans considérer les acteurs politiques
La gestion technique des réseaux urbains indépendamment des conflits et des représentations
Les échanges économiques entre États sans examiner la localisation des rivalités territoriales

Les enjeux territoriaux liés à des pouvoirs rivaux et à des représentations contradictoires, à plusieurs échelles

Explication

La géopolitique étudie les rivalités de pouvoir et les représentations concurrentes d’un territoire selon différentes échelles spatiales et temporelles. L’analyse des reliefs ou des échanges économiques ne suffit pas à définir cette approche.

15. Selon Robert Sack, que désigne la territorialité humaine ?

Une circulation entre plusieurs lieux organisée par les mobilités professionnelles et résidentielles
Une tentative délibérée d’influencer ou de contrôler des personnes et des phénomènes en délimitant une aire géographique
Un attachement affectif à un espace qui se manifeste par un sentiment d’appartenance collective
Une coopération entre territoires visant à partager des ressources sans établir de contrôle spatial

Une tentative délibérée d’influencer ou de contrôler des personnes et des phénomènes en délimitant une aire géographique

Explication

Pour Robert Sack, la territorialité humaine est une action volontaire visant à influencer ou contrôler des personnes ou des phénomènes par la délimitation d’une aire. L’attachement affectif correspond plutôt à l’appartenance territoriale qu’à cette stratégie de contrôle.

16. Que signifie l’habiter polytopique ?

Habiter un archipel de lieux reliés par les mobilités tout en conservant certaines formes d’ancrage
Résider dans un espace continu organisé autour d’un seul domicile principal
Se déplacer entre des lieux sans maintenir de relation durable avec aucun espace
Appartenir à un territoire culturel grâce à une mémoire collective et à des symboles communs

Habiter un archipel de lieux reliés par les mobilités tout en conservant certaines formes d’ancrage

Explication

L’habiter polytopique associe plusieurs lieux connectés par les mobilités et peut conserver des formes d’ancrage. Il ne correspond donc pas à un nomadisme dépourvu de toute attache territoriale.

17. Quel effet les mobilités touristiques, de loisirs, de télétravail et de travail en déplacement produisent-elles sur les notions d’habiter et d’habitant ?

Elles limitent l’habiter aux pratiques quotidiennes réalisées dans la commune de résidence
Elles renforcent l’équivalence entre habiter et résider dans un domicile stable
Elles remplacent les ancrages territoriaux par des déplacements sans organisation spatiale
Elles les dissocient progressivement de la simple résidence et du résident permanent

Elles les dissocient progressivement de la simple résidence et du résident permanent

Explication

Ces mobilités montrent qu’habiter peut impliquer plusieurs lieux et pratiques sans se réduire à résider, tandis que l’habitant ne se définit plus par la seule résidence. Elles n’éliminent pas pour autant les ancrages territoriaux.

18. Comment la mondialisation recombine-t-elle les territoires ?

Par la concentration des échanges dans des espaces nationaux faiblement connectés entre eux
Par l’accélération de mobilités transnationales humaines, marchandes, capitalistiques et informationnelles
Par l’uniformisation des territoires grâce à une organisation sociale et spatiale identique
Par la diminution des circulations internationales au profit d’ancrages territoriaux plus fermés

Par l’accélération de mobilités transnationales humaines, marchandes, capitalistiques et informationnelles

Explication

La mondialisation recombine les territoires en accélérant plusieurs types de mobilités transnationales : personnes, marchandises, capitaux et informations. Elle ne produit pas une organisation sociale et spatiale identique dans tous les territoires.

19. Comment définir un territoire migratoire dans le contexte de la mondialisation ?

Un espace structuré par la spécialisation agricole et la redistribution des ressources naturelles
Un espace caractérisé par l’extension des réseaux numériques et des investissements financiers
Un espace produit par l’articulation des circulations transnationales et des dynamiques locales
Un espace organisé par la concentration des activités industrielles et des échanges commerciaux

Un espace produit par l’articulation des circulations transnationales et des dynamiques locales

Explication

Un territoire migratoire naît de la combinaison entre des circulations qui franchissent les frontières et des dynamiques locales, notamment urbaines. La concentration industrielle décrit un autre processus territorial et ne rend pas compte de cette articulation migratoire.

20. Quelle transformation spatiale peut traduire la diversité culturelle produite par les migrations internationales dans les villes ?

Une disparition des écarts sociaux entre les populations nouvellement arrivées
Une homogénéisation culturelle des pratiques dans les quartiers urbains
Une diminution des mobilités entre les espaces résidentiels et professionnels
Une fragmentation socio-économique entre différents espaces urbains

Une fragmentation socio-économique entre différents espaces urbains

Explication

Les migrations internationales peuvent transformer la diversité culturelle en fragmentation socio-économique et en ségrégation spatiale. La diversité culturelle ne signifie donc pas une homogénéisation des pratiques ni une disparition des écarts sociaux.

21. Quel est l’objectif principal du Global Power City Index ?

Classer les grandes villes selon leur capacité à attirer personnes, capitaux et entreprises
Comparer les villes selon le volume de leurs exportations et de leurs productions industrielles
Mesurer la croissance démographique des métropoles selon leurs migrations résidentielles
Évaluer les territoires selon la superficie de leurs infrastructures et de leurs espaces urbanisés

Classer les grandes villes selon leur capacité à attirer personnes, capitaux et entreprises

Explication

Le GPCI classe les grandes villes d’après leur capacité d’attraction mondiale des personnes, des capitaux et des entreprises. Il ne se limite donc ni à la démographie ni aux performances industrielles ou à la superficie urbaine.

22. Une métropole dispose d’une bonne qualité de vie, d’un environnement préservé et d’un réseau de transport performant : quelles fonctions du GPCI ces caractéristiques illustrent-elles ?

L’économie, la recherche-développement et l’interaction culturelle
La qualité de vie, l’environnement et l’accessibilité
L’innovation, les capitaux privés et l’action des pouvoirs publics
La démographie, la production industrielle et la spécialisation commerciale

La qualité de vie, l’environnement et l’accessibilité

Explication

La qualité de vie, l’environnement et l’accessibilité font partie des six fonctions évaluées par le GPCI. Les autres propositions mélangent des facteurs d’insertion dans la mondialisation avec des catégories qui ne constituent pas les fonctions du classement.

23. Quels facteurs permettent à un territoire de s’insérer dans la mondialisation ?

Des échanges de proximité, une production artisanale, un patrimoine ancien et une croissance démographique régulière
Une identité culturelle commune, une faible mobilité, des logements accessibles et une administration décentralisée
Une forte densité de population, une agriculture spécialisée, des ressources minières et une consommation locale dynamique
Des avantages naturels, des infrastructures, l’innovation, la recherche-développement, les capitaux et l’action publique

Des avantages naturels, des infrastructures, l’innovation, la recherche-développement, les capitaux et l’action publique

Explication

L’insertion dans la mondialisation repose sur des ressources et des capacités complémentaires : avantages naturels, infrastructures, innovation, recherche-développement, capitaux et intervention publique. Une identité culturelle ou une production artisanale peuvent contribuer à l’attractivité, mais elles ne constituent pas ici l’ensemble des facteurs identifiés.

24. Quelle proportion des Affluent New Nomads achète des produits de luxe pendant ses voyages ?

87 %
51 %
41 %
26 %

87 %

Explication

L’étude indique que 87 % des Affluent New Nomads achètent des produits de luxe pendant leurs voyages. Les autres pourcentages correspondent respectivement à la durée des voyages et à la recherche d’une réduction de l’impact environnemental.

25. Quelle est la fonction d’un diagnostic territorial ?

Classer les territoires selon leur attractivité économique et leur position dans les échanges mondiaux
Formuler une conclusion prospective à partir de l’analyse des symptômes visibles d’une situation problématique
Décrire les frontières administratives d’un territoire sans interpréter ses difficultés actuelles
Recenser les opinions des habitants afin de remplacer l’analyse des caractéristiques territoriales

Formuler une conclusion prospective à partir de l’analyse des symptômes visibles d’une situation problématique

Explication

Le diagnostic territorial est une conclusion prospective construite à partir de l’examen analytique d’une situation problématique et de ses symptômes visibles. Il ne se réduit ni à une description administrative ni à un classement entre territoires.

26. Dans quelle séquence s’inscrit correctement une démarche de diagnostic territorial ?

Établir le portrait du territoire, analyser son environnement, repérer les facteurs, puis formuler des recommandations
Identifier les menaces, mesurer les performances, puis décrire quantitativement et qualitativement le territoire
Analyser les opportunités, appliquer les recommandations, puis rechercher les symptômes de la situation problématique
Formuler des recommandations, établir le portrait du territoire, puis identifier les facteurs internes et externes

Établir le portrait du territoire, analyser son environnement, repérer les facteurs, puis formuler des recommandations

Explication

La démarche commence par un portrait quantitatif et qualitatif, se poursuit par l’analyse de l’environnement et l’identification des atouts, faiblesses, opportunités et menaces, puis aboutit aux recommandations. Les autres séquences placent les recommandations ou certaines analyses avant l’établissement du diagnostic.

27. Dans une matrice AFOM, comment distinguer les atouts et faiblesses des opportunités et menaces ?

Les atouts et menaces sont internes, tandis que les faiblesses et opportunités sont externes
Les atouts et faiblesses sont internes, tandis que les opportunités et menaces sont externes
Les atouts et opportunités sont internes, tandis que les faiblesses et menaces sont externes
Les quatre catégories sont externes, car elles dépendent des évolutions de l’environnement

Les atouts et faiblesses sont internes, tandis que les opportunités et menaces sont externes

Explication

Les atouts et les faiblesses décrivent des éléments internes sur lesquels le territoire peut agir, tandis que les opportunités et les menaces proviennent de son environnement externe. La confusion entre ces deux dimensions inverse la logique de la matrice AFOM.

28. Quelles étapes caractérisent la construction d’une matrice Importance-Performance ?

Recueillir des notes, calculer les moyennes, représenter les résultats et formuler des recommandations
Choisir des indicateurs, supprimer les écarts, agréger les données et valider une stratégie nationale
Décrire le territoire, analyser ses migrations, mesurer son accessibilité et cartographier ses quartiers
Identifier les atouts, classer les menaces, comparer les territoires et rédiger une conclusion prospective

Recueillir des notes, calculer les moyennes, représenter les résultats et formuler des recommandations

Explication

La matrice Importance-Performance repose sur la collecte de notes d’importance et de performance, le calcul des moyennes, la représentation graphique et la formulation de recommandations. Les autres propositions décrivent partiellement une analyse territoriale ou ajoutent des opérations qui ne définissent pas cette matrice.

29. Quelle combinaison d’acteurs caractérise la gouvernance territoriale ?

Des entreprises locales qui organisent les services marchands
Des acteurs publics, privés et civiques qui coordonnent leurs décisions
Des associations citoyennes qui gèrent les équipements publics
Des services administratifs qui appliquent des décisions centralisées

Des acteurs publics, privés et civiques qui coordonnent leurs décisions

Explication

La gouvernance territoriale repose sur l’interaction entre acteurs publics, privés et civiques afin de construire des politiques cohérentes. Une gestion limitée aux services administratifs correspond à la confusion mentionnée, et non à cette définition.

30. Une région confrontée à un besoin spécifique développe un service en s’appuyant sur ses compétences et ses ressources locales : quelle notion cette démarche illustre-t-elle ?

L’innovation territoriale, qui renforce l’attractivité et la compétitivité régionales
La ville du quart d’heure, qui réduit les temps d’accès quotidiens
Le territoire des proximités, qui rapproche les services des habitants
La gouvernance territoriale, qui organise les relations entre institutions

L’innovation territoriale, qui renforce l’attractivité et la compétitivité régionales

Explication

L’innovation territoriale mobilise les ressources et les compétences locales pour répondre aux défis propres à une région et améliorer sa compétitivité. La gouvernance concerne la coordination des acteurs, tandis que les deux autres notions concernent l’organisation spatiale des services.

31. Comment se forme un territoire des proximités ?

Par la concentration des emplois et des commerces dans un centre urbain dense
Par le croisement d’un espace de services accessibles et d’un espace de mobilités alternatives
Par la juxtaposition de quartiers résidentiels et de zones d’activités spécialisées
Par l’extension des services quotidiens le long des grands axes routiers

Par le croisement d’un espace de services accessibles et d’un espace de mobilités alternatives

Explication

Le territoire des proximités associe un territoire élémentaire, où les services sont accessibles à pied ou à vélo, et un territoire des mobilités, qui propose des alternatives à la voiture individuelle. Il ne se définit donc ni par la seule concentration urbaine ni par l’organisation routière.

32. Quelle capacité définit l’intelligence territoriale ?

Développer une image attractive grâce à des campagnes de communication territoriale
Augmenter les flux de visiteurs, d’entreprises et de touristes accueillis
Recueillir des informations stratégiques utiles à la concurrence entre entreprises
Mobiliser des ressources humaines, économiques, sociales, environnementales, scientifiques et technologiques

Mobiliser des ressources humaines, économiques, sociales, environnementales, scientifiques et technologiques

Explication

L’intelligence territoriale combine de nombreuses ressources pour soutenir le développement durable, l’attractivité et la résilience d’un territoire. La collecte d’informations stratégiques relève davantage de l’intelligence économique, tandis que les deux autres réponses décrivent des effets ou des moyens particuliers.

33. Selon l’INSEE, quels flux entrent dans la mesure de l’attractivité territoriale ?

Les investissements publics, les équipements culturels et les logements construits
Les résidents permanents, les étudiants locaux et les usagers des services publics
Les représentations subjectives, les symboles locaux et le bien-être des habitants
Les nouvelles entreprises, les visiteurs professionnels et les touristes accueillis sur une période donnée

Les nouvelles entreprises, les visiteurs professionnels et les touristes accueillis sur une période donnée

Explication

Pour l’INSEE, l’attractivité territoriale correspond à l’addition des résultats liés à l’accueil de nouvelles entreprises, de visiteurs professionnels et de touristes. Les représentations subjectives et le bien-être relèvent plutôt de la valeur perçue ou des dimensions qualitatives du territoire.

34. Quelle association entre les valeurs territoriales et leur signification est correcte ?

Valeur d’usage : dimension symbolique ; valeur hédonique : flux entrants ; valeur de signe : services
Valeur d’usage : bien-être ; valeur hédonique : fonctions et services ; valeur de signe : flux entrants
Valeur d’usage : réputation ; valeur hédonique : infrastructures ; valeur de signe : fréquentation
Valeur d’usage : fonctions et services ; valeur hédonique : bien-être ; valeur de signe : dimension symbolique

Valeur d’usage : fonctions et services ; valeur hédonique : bien-être ; valeur de signe : dimension symbolique

Explication

La valeur d’usage renvoie aux fonctions et aux services, la valeur hédonique au bien-être ressenti, et la valeur de signe à la dimension symbolique de l’habiter ou de l’utilisation. Les autres associations mélangent ces trois dimensions ou introduisent des indicateurs qui ne les définissent pas.

35. Qu’est-ce qui fait d’un espace un territoire ?

Il correspond à une zone naturelle dont les limites sont fixées par les reliefs
Il désigne un espace parcouru par des flux sans nécessairement être habité
Il est approprié par une société, associé à une identité et organisé à plusieurs échelles
Il rassemble des infrastructures, des habitants et des activités dans un périmètre administratif

Il est approprié par une société, associé à une identité et organisé à plusieurs échelles

Explication

Un territoire est un espace approprié par une société, porteur d’une identité et structuré à différentes échelles. Un périmètre administratif, un milieu naturel ou la circulation de flux peuvent caractériser un espace, mais ne suffisent pas à définir cette appropriation sociale.

36. Comment les territoires de risque influencent-ils l’utilisation future de l’espace ?

Ils développent les infrastructures de transport afin d’améliorer l’accès aux secteurs menacés
Ils déplacent les populations exposées vers des zones rurales et suppriment les activités vulnérables
Ils limitent l’urbanisation dans les zones exposées et maîtrisent le risque dans les zones déjà urbanisées
Ils évaluent les dommages après une catastrophe et organisent la reconstruction des quartiers touchés

Ils limitent l’urbanisation dans les zones exposées et maîtrisent le risque dans les zones déjà urbanisées

Explication

Les territoires de risque encadrent l’usage futur de l’espace en limitant l’urbanisation dans les zones exposées et en maîtrisant le risque là où l’urbanisation existe déjà. L’évaluation des dommages et la reconstruction relèvent davantage de la gestion postérieure à la catastrophe.

37. Quelle conception de l’identité Amin Maalouf défend-il en 1998 dans Les Identités meurtrières ?

Une identité modifiée par les institutions, tandis que les expériences individuelles restent secondaires
Une identité composée d’un dosage singulier de tous les éléments qui ont façonné une personne
Une identité déterminée par l’origine culturelle principale et transmise entre générations
Une identité divisée en appartenances séparées, chacune correspondant à un contexte social

Une identité composée d’un dosage singulier de tous les éléments qui ont façonné une personne

Explication

Amin Maalouf affirme que l’identité ne se compartimente pas et qu’elle résulte d’un dosage singulier des éléments qui l’ont façonnée. Cette conception s’oppose à l’idée d’appartenances isolées ou hiérarchisées autour d’une origine principale.

38. Pourquoi l’emploi métaphorique croissant du terme « territoire » suscite-t-il un débat conceptuel ?

Parce qu’il réserve la notion aux espaces organisés par des frontières administratives
Parce qu’il réduit la notion aux seules relations économiques entre les régions
Parce qu’il associe la notion aux espaces naturels indépendamment des sociétés humaines
Parce qu’il étend la notion à des réalités très diverses, parfois dépourvues de lieux

Parce qu’il étend la notion à des réalités très diverses, parfois dépourvues de lieux

Explication

Le terme devient un véritable fourre-tout lorsqu’il est appliqué à des réalités variées, y compris à des territoires sans lieux. La confusion consiste à assimiler un territoire géographique à n’importe quel espace métaphorique.

39. Quelle opposition distingue correctement les approches de Brunet, de Di Méo et de Lacoste concernant le territoire ?

Brunet étudie les mobilités, Di Méo les réseaux commerciaux, Lacoste les structures spatiales et économiques
Brunet étudie les structures spatiales et économiques, Di Méo les structures socio-culturelles, Lacoste les rivalités de pouvoir
Brunet étudie les rivalités de pouvoir, Di Méo les frontières politiques, Lacoste les structures socio-culturelles
Brunet étudie les identités collectives, Di Méo les structures économiques, Lacoste les formes du paysage

Brunet étudie les structures spatiales et économiques, Di Méo les structures socio-culturelles, Lacoste les rivalités de pouvoir

Explication

Les trois auteurs privilégient des entrées différentes : Brunet met l’accent sur les structures spatiales et économiques, Di Méo sur les structures socio-culturelles, et Lacoste sur le pouvoir. Il serait donc faux d’attribuer à Brunet l’analyse des rivalités de pouvoir ou à Lacoste celle des structures spatiales et économiques.

40. Quelle relation entre appropriation et identité caractérise une définition largement admise du territoire ?

Elles décrivent deux dimensions séparées, l’une relevant de l’espace et l’autre de la société
Elles dépendent d’abord des frontières politiques qui stabilisent les appartenances collectives
Elles se nourrissent mutuellement dans une relation dialectique entre espace et société
Elles s’opposent lorsque les sociétés mobiles transforment les espaces qu’elles fréquentent

Elles se nourrissent mutuellement dans une relation dialectique entre espace et société

Explication

L’appropriation et l’identité sont pensées ensemble, car elles se construisent mutuellement dans l’interaction entre espace et société. Les considérer comme deux dimensions indépendantes ne rend pas compte de leur relation dialectique.

41. Un chercheur compare les pratiques d’appropriation d’un quartier, d’une métropole et d’un État : quelle propriété du territoire mobilise-t-il ?

Sa dimension économique, qui consiste à mesurer la richesse produite par chaque espace
Sa dimension multiscalaire, qui permet de l’analyser à plusieurs niveaux d’espace
Sa dimension administrative, qui consiste à retenir le niveau institutionnel le plus élevé
Sa dimension métaphorique, qui permet de l’appliquer à des réalités sans lieux

Sa dimension multiscalaire, qui permet de l’analyser à plusieurs niveaux d’espace

Explication

Comparer un quartier, une métropole et un État revient à analyser le territoire à plusieurs niveaux d’espace, ce qui correspond à sa dimension multiscalaire. La dimension administrative ne se réduit pas à retenir le niveau institutionnel le plus élevé.

42. Que recouvre la notion de sentiment d’appartenance territoriale ?

La participation à des réseaux mondiaux qui rendent les appartenances locales moins importantes
La préférence pour un espace où l’on réside, sans s’interroger sur son origine ni sur ses effets
La réflexion sur l’espace auquel on appartient, son origine et les processus qui produisent ce sentiment
L’identification d’un territoire administratif à partir de critères de population et de superficie

La réflexion sur l’espace auquel on appartient, son origine et les processus qui produisent ce sentiment

Explication

Le sentiment d’appartenance porte sur l’espace ou le territoire auquel une personne estime appartenir, sur son origine et sur ce qui produit ce sentiment. Il ne se limite donc pas à une préférence résidentielle ou à l’identification administrative d’un espace.

43. Pourquoi l’appartenance territoriale conserve-t-elle une importance malgré la mobilité et la globalisation ?

Parce que la reconnaissance sociale dépend principalement de la stabilité résidentielle dans un même espace
Parce que la mobilité réduit généralement les possibilités d’action aux territoires de naissance
Parce qu’il reste nécessaire d’être et de se sentir de quelque part pour agir et être reconnu
Parce que la globalisation remplace les appartenances territoriales par des identités exclusivement mondiales

Parce qu’il reste nécessaire d’être et de se sentir de quelque part pour agir et être reconnu

Explication

Malgré la mobilité et la globalisation des enjeux, l’ancrage réel ou ressenti dans un lieu demeure important pour agir et être reconnu. La mobilité ne supprime donc pas les appartenances territoriales, et la reconnaissance ne dépend pas principalement d’une résidence stable.

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Qu'est-ce que le territoire selon Gonin (2024) ?

Un espace délimité approprié par un individu ou une communauté où s'exerce un pouvoir.

Qu'est-ce que la territorialisation ?

Un processus d'appropriation d'une partie des terres ou des océans.

Quels types d'appropriation la territorialisation peut-elle être ?

Juridique, économique ou symbolique.

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