QCM : Versification et formes poétiques — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel cas le « e » muet compte-t-il pour une syllabe dans un vers ?

Lorsqu’il est suivi d’une voyelle muette
Lorsqu’il est placé après une syllabe accentuée
Lorsqu’il est suivi d’une consonne
Lorsqu’il se trouve en fin de vers dans une rime féminine

Lorsqu’il est suivi d’une consonne

Explication

Le « e » muet compte pour une syllabe lorsqu’il est suivi d’une consonne. En revanche, il ne se compte pas lorsqu’il est élidé devant une voyelle muette et ne compte jamais en fin de vers dans une rime féminine.

2. Quelle règle s’applique au « e » muet lorsqu’il est suivi d’une voyelle muette ?

Il compte uniquement en fin de vers
Il est élidé et ne forme pas une syllabe distincte
Il compte systématiquement comme une syllabe
Il forme deux syllabes avec la voyelle suivante

Il est élidé et ne forme pas une syllabe distincte

Explication

Suivi d’une voyelle muette, le « e » muet est élidé dans la syllabe suivante et ne compte donc pas comme une syllabe indépendante.

3. Quelle différence distingue la synérèse de la diérèse dans le décompte des syllabes ?

La synérèse supprime une consonne tandis que la diérèse supprime une voyelle
La synérèse sépare en deux syllabes ce que la diérèse réunit
La synérèse réunit en une syllabe ce que la diérèse sépare en deux
La synérèse concerne les rimes tandis que la diérèse concerne les strophes

La synérèse réunit en une syllabe ce que la diérèse sépare en deux

Explication

La synérèse prononce certaines diphtongues en une seule syllabe, tandis que la diérèse les prononce en deux syllabes.

4. Comment appelle-t-on un vers composé de douze syllabes ?

Un décasyllabe
Un alexandrin
Un octosyllabe
Un heptasyllabe

Un alexandrin

Explication

Un vers de douze syllabes est un alexandrin. Le décasyllabe en compte dix, l’octosyllabe huit et l’heptasyllabe sept.

5. Une strophe alterne des vers de douze et de huit syllabes. Comment qualifie-t-on son organisation métrique ?

Monorime, car elle utilise deux longueurs de vers
Strophique, car elle comporte plusieurs vers
Hétérométrique, car elle combine plusieurs mètres
Isométrique, car elle répète une structure régulière

Hétérométrique, car elle combine plusieurs mètres

Explication

Une strophe hétérométrique utilise plusieurs types de vers, comme l’alternance de vers de douze et de huit syllabes. L’isométrie repose au contraire sur un seul mètre.

6. Quelle définition correspond à une strophe ?

Un groupement de vers présentant une régularité de structure
Une suite de mots organisée autour d’une seule rime
Un paragraphe constitué exclusivement de prose
Un vers composé d’un nombre fixe de syllabes

Un groupement de vers présentant une régularité de structure

Explication

Une strophe est un groupement de vers qui présente une régularité de structure. Cette organisation la distingue notamment d’un simple paragraphe de vers.

7. Comment appelle-t-on une strophe composée de quatre vers ?

Un quatrain
Un distique
Un tercet
Un quintil

Un quatrain

Explication

Une strophe de quatre vers est un quatrain. Le distique en compte deux, le tercet trois et le quintil cinq.

8. Lorsqu’on représente un schéma rimique, quelle convention faut-il appliquer aux lettres ?

Changer de lettre à chaque nouvelle rime et distinguer les rimes masculines par des majuscules
Conserver la même lettre pour toutes les rimes et utiliser des minuscules pour les rimes masculines
Changer de lettre à chaque vers et réserver les majuscules aux rimes féminines
Utiliser uniquement des majuscules, quelle que soit la nature des rimes

Changer de lettre à chaque nouvelle rime et distinguer les rimes masculines par des majuscules

Explication

Une nouvelle rime reçoit une nouvelle lettre ; les majuscules désignent les rimes masculines et les minuscules les rimes féminines.

9. Dans la poésie classique, quelle règle concerne les rimes féminines et masculines ?

Les rimes masculines et féminines doivent être regroupées séparément
Les rimes féminines doivent apparaître uniquement dans les vers pairs
Les rimes masculines et féminines doivent alterner
Les rimes féminines doivent précéder deux rimes masculines

Les rimes masculines et féminines doivent alterner

Explication

La poésie classique impose normalement l’alternance des rimes féminines et masculines, plutôt que leur regroupement.

10. Comment distingue-t-on une rime pauvre, suffisante, riche et léonine ?

Selon la position de la rime dans le poème
Selon la présence ou l’absence d’une ponctuation en fin de vers
Selon le nombre de phonèmes récurrents et l’étendue syllabique de la rime
Selon le nombre de vers concernés dans la strophe

Selon le nombre de phonèmes récurrents et l’étendue syllabique de la rime

Explication

Une rime est pauvre sur un phonème, suffisante sur deux, riche sur au moins trois, et léonine lorsqu’elle s’étend sur deux syllabes.

11. Un poète répète plusieurs fois le même son vocalique à l’intérieur d’un vers. Quel procédé utilise-t-il ?

Une assonance
Une césure
Une rime riche
Une allitération

Une assonance

Explication

L’assonance est la répétition d’un phonème vocalique à l’intérieur d’un vers. La répétition d’un phonème consonantique constitue une allitération.

12. Quel énoncé décrit correctement une allitération ?

La répétition d’un phonème consonantique à l’intérieur d’un vers
La répétition d’un phonème vocalique en fin de vers
Le retour de plusieurs phonèmes identiques sur deux syllabes
La répétition de sons proches mais non identiques entre plusieurs vers

La répétition d’un phonème consonantique à l’intérieur d’un vers

Explication

L’allitération repose sur la répétition d’un phonème consonantique à l’intérieur d’un vers, contrairement à l’assonance, qui concerne les voyelles.

13. Pourquoi un vers de plus de huit ou neuf syllabes doit-il généralement être césuré ?

Parce que la syntaxe interdit une proposition dépassant neuf syllabes
Parce que l’oreille humaine perçoit difficilement une régularité au-delà de huit ou neuf syllabes
Parce que tout vers long doit adopter le schéma 6-6
Parce que la rime devient nécessairement féminine au-delà de cette longueur

Parce que l’oreille humaine perçoit difficilement une régularité au-delà de huit ou neuf syllabes

Explication

La césure divise les vers longs en segments ou mètres, car l’oreille humaine perçoit difficilement une régularité au-delà de huit ou neuf syllabes.

14. Quel découpage constitue la césure normalement privilégiée de l’alexandrin ?

4-4-4
6-6
4-8
8-4

6-6

Explication

L’alexandrin est normalement partagé en deux hémistiches de six syllabes, soit un découpage 6-6. Les schémas 4-8, 8-4 et 4-4-4 sont des variantes.

15. Quelle distinction décrit correctement le rejet et le contre-rejet ?

Le rejet place au début d’un vers la fin d’une proposition précédente, tandis que le contre-rejet place en fin de vers le début d’une proposition suivante
Le rejet et le contre-rejet désignent deux découpages réguliers de l’alexandrin
Le rejet commence une proposition au début du vers, tandis que le contre-rejet la termine en fin de vers
Le rejet concerne les rimes féminines, tandis que le contre-rejet concerne les rimes masculines

Le rejet place au début d’un vers la fin d’une proposition précédente, tandis que le contre-rejet place en fin de vers le début d’une proposition suivante

Explication

Le rejet reporte au début du vers suivant un groupe qui complète la proposition précédente. Le contre-rejet place en fin de vers le début d’une proposition développée ensuite.

16. Quelle structure définit traditionnellement le sonnet ?

Quatorze vers organisés en deux quatrains suivis de deux tercets
Douze vers organisés en trois quatrains suivis d’un distique
Seize vers organisés en quatre quatrains de longueur égale
Dix vers organisés en deux tercets suivis de deux quatrains

Quatorze vers organisés en deux quatrains suivis de deux tercets

Explication

Le sonnet compte quatorze vers et se compose traditionnellement de deux quatrains puis de deux tercets. Le quatrain et le tercet sont des formes strophiques plus courtes, et non des structures complètes de sonnet.

17. Quel élément permet de reconnaître un sonnet irrégulier, autrefois appelé « libertin » ?

Des vers plus courts à la fin de chaque strophe
Un nombre de vers variable selon chaque strophe
Une organisation composée de trois quatrains et d’un tercet
Un système rimique différent dans chacun des quatrains

Un système rimique différent dans chacun des quatrains

Explication

Le sonnet irrégulier se distingue notamment par un système de rimes qui change d’un quatrain à l’autre, comme dans le schéma [aBBa CddC]. Les autres propositions renvoient à d’autres caractéristiques ou ne définissent pas cette forme.

18. Quelle évolution caractérise généralement les sonnets de Rimbaud entre 1870 et 1871 ?

Ils passent généralement d’une forme régulière à une forme plus irrégulière
Ils abandonnent généralement les quatrains au profit de plusieurs tercets
Ils adoptent généralement des vers plus courts associés à la forme du lai
Ils passent généralement d’une forme irrégulière à une forme plus régulière

Ils passent généralement d’une forme irrégulière à une forme plus régulière

Explication

Les sonnets de Rimbaud composés en 1870 sont généralement irréguliers, tandis que ceux de 1871 présentent une forme plus régulière. Cette évolution concerne leur organisation formelle et rimique.

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Quand le e muet ne compte-t-il pas comme syllabe ?

Lorsqu'il est suivi d'une voyelle muette et élidé.

Quand le e muet compte-t-il pour une syllabe ?

Lorsqu'il est suivi d'une consonne.

Le e muet est-il compté en fin de vers dans une rime féminine ?

Non, il n'est jamais compté en fin de vers dans une rime féminine.

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