QCM : Politiques conjoncturelles et policy mix — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne précisément le jeudi noir du 24 octobre 1929 ?

La réforme bancaire américaine lancée par Roosevelt à partir de 1933
La diffusion des politiques sociales américaines vers les économies européennes
La période prolongée de crise économique touchant l’industrie et l’emploi
L’effondrement de la Bourse américaine déclenchant une panique financière

L’effondrement de la Bourse américaine déclenchant une panique financière

Explication

Le jeudi noir correspond au krach boursier du 24 octobre 1929, qui provoque notamment la ruine d’investisseurs et une panique bancaire. La Grande Dépression désigne plutôt la crise économique prolongée qui lui succède.

2. Quel mécanisme explique principalement l’amélioration de la situation économique américaine à partir de la fin de 1933 ?

Une baisse des dépenses sociales destinée à restaurer rapidement l’équilibre budgétaire
Une intervention forte de l’État dans l’économie, le social et la régulation bancaire
Une réduction du rôle public laissant les marchés rétablir spontanément l’équilibre
Une fermeture des échanges extérieurs protégeant les entreprises de la concurrence

Une intervention forte de l’État dans l’économie, le social et la régulation bancaire

Explication

Le New Deal de Roosevelt améliore la situation grâce à une intervention publique forte dans les domaines économique, social et bancaire. La conception libérale traditionnelle attribuait davantage la régulation à l’autorégulation des marchés.

3. Que recouvre la fonction régalienne de l’État ?

Les tâches souveraines comme la police, la justice et la défense nationale
La modification de l’allocation des ressources produite par les marchés
La correction des inégalités de revenus par les prestations et les impôts
La maîtrise des fluctuations économiques par les politiques conjoncturelles

Les tâches souveraines comme la police, la justice et la défense nationale

Explication

La fonction régalienne renvoie aux tâches liées à la souveraineté, notamment la police, la justice et la défense. La redistribution, la stabilisation et l’allocation relèvent des fonctions économiques de l’État.

4. Quelle différence distingue le mieux l’État-gendarme de l’État-providence ?

L’État-gendarme finance les services sociaux, tandis que l’État-providence laisse fonctionner les marchés
L’État-gendarme garantit l’ordre et les marchés, tandis que l’État-providence protège et redistribue
L’État-gendarme redistribue les revenus, tandis que l’État-providence assure la défense nationale
L’État-gendarme régule les cycles économiques, tandis que l’État-providence protège la propriété privée

L’État-gendarme garantit l’ordre et les marchés, tandis que l’État-providence protège et redistribue

Explication

L’État-gendarme, associé à une conception libérale, se concentre sur l’ordre, la propriété et le fonctionnement des marchés. L’État-providence élargit l’intervention publique à la protection sociale et à la redistribution des revenus.

5. Depuis quelle période l’État-interventionniste intervient-il durablement dans l’économie et la société pour favoriser le bien-être de la population ?

Depuis 1929
Depuis 1945
Depuis la fin de 1933
Depuis les années 1930

Depuis 1945

Explication

Depuis 1945, l’État-interventionniste exerce durablement une action économique et sociale orientée vers le bien-être de la population. Les années 1930 correspondent plutôt à l’émergence d’un État protecteur pendant les crises.

6. Laquelle de ces situations relève d’une défaillance de marché plutôt que d’un déséquilibre macroéconomique ?

La présence d’une externalité ou d’un monopole naturel
La contraction prolongée de l’activité économique nationale
L’augmentation générale et durable du niveau des prix
La progression du chômage dans l’ensemble de l’économie

La présence d’une externalité ou d’un monopole naturel

Explication

Les externalités et les monopoles naturels font partie des défaillances liées au fonctionnement des marchés. L’inflation, la récession et le chômage sont classés parmi les déséquilibres macroéconomiques.

7. Quel ensemble regroupe des déséquilibres macroéconomiques ?

Le chômage, l’inflation, le déficit extérieur et la récession
La redistribution, l’allocation des ressources, la stabilisation et la régulation bancaire
Les externalités, les biens communs, les monopoles naturels et l’aléa moral
La sélection adverse, les biens collectifs, les inégalités et les externalités

Le chômage, l’inflation, le déficit extérieur et la récession

Explication

Les déséquilibres macroéconomiques comprennent notamment le chômage, l’inflation ou la déflation, le déficit extérieur, la récession et la dépression. Les autres ensembles renvoient surtout aux défaillances de marché ou aux fonctions d’intervention publique.

8. Quelle intervention correspond à la fonction d’allocation définie par Richard Musgrave ?

Garantir les tâches souveraines liées à la police, à la justice et à la défense
Maîtriser les fluctuations conjoncturelles qui affectent l’activité économique
Modifier l’allocation des ressources lorsque le résultat du marché nuit à l’économie nationale
Corriger une distribution des revenus considérée comme trop inégalitaire ou injuste

Modifier l’allocation des ressources lorsque le résultat du marché nuit à l’économie nationale

Explication

La fonction d’allocation consiste à modifier la répartition des ressources issue du marché lorsqu’elle est préjudiciable à l’économie nationale. La correction des revenus relève de la répartition, tandis que la maîtrise des cycles relève de la stabilisation.

9. Quelle politique relève de la fonction de répartition de l’État ?

Modifier la production de biens lorsque le marché utilise mal les ressources
Réduire une distribution des revenus jugée trop inégalitaire ou injuste
Maintenir la sécurité publique grâce aux institutions souveraines
Limiter les fluctuations de l’activité pendant une phase de récession

Réduire une distribution des revenus jugée trop inégalitaire ou injuste

Explication

La fonction de répartition vise à corriger une distribution des revenus considérée comme trop inégalitaire ou injuste. La modification de l’allocation des ressources appartient à la fonction d’allocation, et la régulation de l’activité à la stabilisation.

10. Quel énoncé définit correctement le déficit public ?

Un solde budgétaire négatif lorsque les dépenses dépassent les recettes
Une variation annuelle du patrimoine public liée aux privatisations
Une accumulation d’emprunts publics contractés au cours des années
Un excédent budgétaire obtenu lorsque les recettes dépassent les dépenses

Un solde budgétaire négatif lorsque les dépenses dépassent les recettes

Explication

Le déficit public correspond à un solde négatif, lorsque les dépenses publiques excèdent les recettes publiques. La dette publique constitue une accumulation d’emprunts passés et ne désigne pas le flux annuel du déficit.

11. Face à un budget public déficitaire, quelle combinaison peut contribuer à son équilibre ?

Réduire les recettes fiscales, augmenter les transferts et suspendre les emprunts
Accroître les dépenses, réduire les recettes ou supprimer les prélèvements
Réduire les dépenses, accroître les recettes ou recourir à l’emprunt
Maintenir les dépenses, diminuer les recettes non fiscales et annuler les impôts

Réduire les dépenses, accroître les recettes ou recourir à l’emprunt

Explication

Les administrations publiques peuvent agir sur les dépenses, les recettes fiscales ou non fiscales, et peuvent aussi emprunter pour financer le déficit. Réduire les recettes ou accroître les dépenses aggrave généralement le déséquilibre budgétaire.

12. Que désigne la politique économique ?

L’ensemble des objectifs et des instruments utilisés pour orienter l’économie
Les mesures monétaires destinées à modifier les taux d’intérêt à court terme
Les interventions publiques consacrées à l’équilibre annuel des finances
Les réformes structurelles visant à transformer les institutions économiques

L’ensemble des objectifs et des instruments utilisés pour orienter l’économie

Explication

La politique économique regroupe les objectifs poursuivis par les pouvoirs publics et les instruments employés pour orienter l’économie. La politique conjoncturelle constitue une composante particulière centrée sur le court terme, et non l’ensemble de la politique économique.

13. Quelle distinction caractérise correctement les politiques conjoncturelle et structurelle ?

La première agit à court terme, tandis que la seconde transforme l’économie à long terme
La première transforme les structures à long terme, tandis que la seconde régule l’activité à court terme
La première relève des entreprises, tandis que la seconde dépend des décisions des ménages
La première concerne les prix, tandis que la seconde concerne exclusivement les échanges extérieurs

La première agit à court terme, tandis que la seconde transforme l’économie à long terme

Explication

La politique conjoncturelle cherche à réguler l’économie dans un horizon court, alors que la politique structurelle modifie durablement ses structures. Inverser ces horizons conduit à confondre les deux catégories d’intervention publique.

14. Quels objectifs composent le carré magique attribué à Nicholas Kaldor ?

Hausse des exportations, réduction des impôts, équilibre budgétaire et productivité
Croissance faible, chômage élevé, inflation modérée et déficit extérieur
Stabilité financière, baisse des salaires, excédent public et ouverture commerciale
Croissance forte, plein emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur

Croissance forte, plein emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur

Explication

Le carré magique de Kaldor associe la croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur. La stabilité financière ou l’équilibre budgétaire peuvent être recherchés par les pouvoirs publics, mais ne constituent pas les quatre objectifs de ce carré.

15. Par quels instruments le gouvernement mène-t-il une politique budgétaire ?

En contrôlant la quantité de monnaie et les taux d’intérêt pour agir sur le crédit
En réglementant les échanges extérieurs pour modifier directement le taux de change
En modifiant les dépenses publiques et les impôts pour agir sur l’activité
En transformant les structures productives par des réformes de long terme

En modifiant les dépenses publiques et les impôts pour agir sur l’activité

Explication

La politique budgétaire repose sur une modification délibérée des dépenses publiques et des impôts afin d’influencer notamment l’emploi, les prix et la croissance. Le contrôle de la monnaie et des taux d’intérêt relève de la politique monétaire.

16. Quelle mesure illustre une politique budgétaire expansionniste en période de récession ?

Augmenter les dépenses publiques afin de soutenir la demande globale
Réduire les dépenses publiques afin de limiter la progression de la demande
Réduire les transferts sociaux afin de restaurer rapidement l’équilibre budgétaire
Augmenter les impôts afin de ralentir les tensions sur les capacités productives

Augmenter les dépenses publiques afin de soutenir la demande globale

Explication

Une politique expansionniste stimule la demande globale en augmentant les dépenses publiques ou en diminuant les impôts. Les mesures de réduction des dépenses ou de hausse des impôts relèvent plutôt d’une politique restrictive, adaptée à une situation de surchauffe.

17. Comment les stabilisateurs automatiques soutiennent-ils la demande globale pendant une récession ?

Les exportations progressent et les dépenses publiques diminuent à la suite d’une réforme structurelle
Les investissements privés augmentent et les importations diminuent après une hausse des taux d’intérêt
Les dépenses sociales diminuent et les recettes fiscales augmentent grâce à une décision gouvernementale immédiate
Les dépenses sociales augmentent et les recettes fiscales diminuent sans nouvelle décision urgente

Les dépenses sociales augmentent et les recettes fiscales diminuent sans nouvelle décision urgente

Explication

En récession, la hausse des dépenses sociales et la baisse des recettes fiscales soutiennent spontanément la demande globale. Ce mécanisme fonctionne sans qu’une décision politique d’urgence soit nécessaire, contrairement à une mesure discrétionnaire.

18. Quelle expression donne la production nationale à partir de l’équilibre emplois-ressources ?

Y=C+I+G+(MX)ΔSY = C + I + G + (M-X) - \Delta S
Y=C+I+G+(XM)+ΔSY = C + I + G + (X-M) + \Delta S
Y=CI+G+(X+M)+ΔSY = C - I + G + (X+M) + \Delta S
Y=C+IG+(XM)+ΔSY = C + I - G + (X-M) + \Delta S

$$Y = C + I + G + (X-M) + \Delta S$$

Explication

En isolant la production dans l’équation Y+M=C+I+G+X+ΔSY + M = C + I + G + X + \Delta S, on obtient Y=C+I+G+(XM)+ΔSY = C + I + G + (X-M) + \Delta S. Les importations sont donc soustraites des exportations dans le solde extérieur.

19. Quel est l’objectif principal de la politique monétaire menée par une banque centrale ?

Modifier les dépenses publiques et les recettes fiscales pour soutenir la demande
Fixer les salaires afin de stabiliser le pouvoir d’achat des ménages
Réguler l’inflation et la croissance grâce à la monnaie et aux taux d’intérêt
Financer directement les investissements privés par des subventions publiques

Réguler l’inflation et la croissance grâce à la monnaie et aux taux d’intérêt

Explication

La politique monétaire agit sur l’offre de monnaie et les taux d’intérêt pour influencer l’inflation et la croissance. La modification des dépenses publiques et des recettes fiscales relève de la politique budgétaire, et non de l’action monétaire.

20. Quel enchaînement décrit correctement l’effet d’une baisse des taux directeurs sur l’activité économique ?

Les recettes fiscales augmentent, ce qui diminue les dépenses publiques et l’investissement privé
Le crédit devient plus coûteux, ce qui réduit les emprunts et ralentit la demande intérieure
La monnaie se renchérit, ce qui réduit les exportations et stimule l’épargne des ménages
Le crédit devient moins coûteux, ce qui soutient les emprunts, la consommation et l’investissement

Le crédit devient moins coûteux, ce qui soutient les emprunts, la consommation et l’investissement

Explication

Une baisse des taux directeurs réduit le coût du crédit et encourage les emprunts, la consommation et l’investissement, ce qui soutient l’activité. La hausse du coût du crédit correspond plutôt à l’effet d’une hausse des taux directeurs.

21. Quelle réaction de politique monétaire peut contribuer à tempérer une économie en situation de surchauffe ?

Diminuer les réserves bancaires afin de rendre les prêts plus abondants pour les ménages
Augmenter les taux d’intérêt afin de renchérir l’emprunt et de freiner la demande
Accroître les achats publics afin d’augmenter la demande et d’accélérer la production
Réduire les taux d’intérêt afin de rendre les crédits plus accessibles aux emprunteurs

Augmenter les taux d’intérêt afin de renchérir l’emprunt et de freiner la demande

Explication

Une hausse des taux d’intérêt renchérit l’emprunt et peut réduire la demande, ce qui aide à modérer une économie en surchauffe. Une baisse des taux produit généralement l’effet inverse en stimulant le crédit et les dépenses.

22. Qu’est-ce qui caractérise le quantitative easing ?

Des échanges de titres dégradés contre des titres de meilleure qualité afin de modifier les actifs détenus
Une hausse des taux directeurs destinée à réduire le volume des crédits accordés par les banques
Une communication sur l’évolution future des taux pour orienter les anticipations des agents économiques
Des achats fermes de titres par la banque centrale pour injecter des liquidités et réduire les taux longs

Des achats fermes de titres par la banque centrale pour injecter des liquidités et réduire les taux longs

Explication

Le quantitative easing repose sur des achats fermes de titres qui injectent massivement de la liquidité et font baisser les taux d’intérêt à long terme. L’échange de titres selon leur qualité relève du qualitative easing, tandis que l’orientation des anticipations relève du forward guidance.

23. Quel mécanisme correspond au qualitative easing ?

La banque centrale achète fermement des titres afin d’accroître fortement la quantité de liquidités
La banque centrale échange des titres dégradés contre des titres de meilleure qualité
La banque centrale annonce la trajectoire future des taux pour influencer les anticipations
La banque centrale augmente les taux directeurs afin de réduire la demande de crédit

La banque centrale échange des titres dégradés contre des titres de meilleure qualité

Explication

Le qualitative easing modifie la qualité des titres détenus en échangeant des actifs dégradés contre des actifs de meilleure qualité. Les achats fermes destinés à injecter massivement des liquidités caractérisent le quantitative easing.

24. Quel est le rôle du forward guidance lorsque le taux directeur ne peut plus agir efficacement ?

Augmenter le coût du crédit pour réduire la consommation et l’investissement privés
Guider les anticipations des agents en communiquant sur l’orientation future de la politique monétaire
Acheter fermement des titres afin de faire baisser les taux d’intérêt à long terme
Échanger des titres dégradés contre des titres de meilleure qualité dans le bilan bancaire

Guider les anticipations des agents en communiquant sur l’orientation future de la politique monétaire

Explication

Le forward guidance agit en guidant les anticipations des agents et complète les achats d’actifs lorsque le taux directeur ne peut plus être abaissé efficacement. L’échange de titres concerne le qualitative easing, tandis que les achats fermes relèvent du quantitative easing.

25. Quelle explication correspond principalement à l’inflation observée en 2022-2023 ?

Une inflation résultant principalement d’une contraction des prix énergétiques sur les marchés internationaux
Une inflation importée liée à la hausse des prix de l’énergie plutôt qu’à une surchauffe économique
Une inflation provoquée principalement par une demande intérieure excessive et une économie en surchauffe
Une inflation née surtout d’une baisse des salaires nominaux et d’un recul des coûts de production

Une inflation importée liée à la hausse des prix de l’énergie plutôt qu’à une surchauffe économique

Explication

L’inflation de 2022-2023 est principalement attribuée à une hausse importée des prix de l’énergie, et non à une demande intérieure excessive. Une surchauffe économique constitue donc une explication différente de celle retenue ici.

26. Quel enchaînement présente correctement les effets et une limite possible d’une politique monétaire expansive ?

La hausse des taux stimule le crédit, la consommation et l’investissement, mais peut réduire les tensions inflationnistes
La baisse des taux stimule le crédit, la consommation et l’investissement, mais peut accroître les tensions inflationnistes
La baisse des taux réduit les crédits, ralentit l’activité et diminue le chômage grâce à une demande plus faible
La hausse des taux augmente les crédits, accélère l’activité et dégrade la balance commerciale par une demande accrue

La baisse des taux stimule le crédit, la consommation et l’investissement, mais peut accroître les tensions inflationnistes

Explication

Une politique expansive réduit les taux, augmente le crédit et soutient la consommation, l’investissement et l’activité, mais elle peut créer des tensions inflationnistes et dégrader la balance commerciale. Les autres propositions inversent les effets principaux d’une baisse ou d’une hausse des taux.

27. Quelle conséquence peut résulter d’une politique monétaire restrictive ?

Elle ralentit l’activité économique en réduisant le crédit, la consommation et l’investissement, mais peut accroître le chômage
Elle stimule la demande intérieure en abaissant les taux, mais augmente les tensions inflationnistes à court terme
Elle accroît le volume des prêts en diminuant les taux, ce qui relance l’investissement des entreprises
Elle accélère l’activité économique en augmentant le crédit, la consommation et l’investissement, tout en réduisant le chômage

Elle ralentit l’activité économique en réduisant le crédit, la consommation et l’investissement, mais peut accroître le chômage

Explication

Une politique restrictive augmente les taux, réduit le crédit et ralentit la consommation, l’investissement et l’activité, avec un risque de hausse du chômage. Les autres réponses décrivent plutôt les effets d’une politique monétaire expansive.

28. Dans quelle situation parle-t-on de trappe à liquidité ?

Lorsque les taux sont élevés, les ménages empruntent davantage et l’investissement progresse rapidement
Lorsque les entreprises sont optimistes, les crédits augmentent et la demande dépasse les capacités de production
Lorsque les taux sont très bas, la préférence pour la liquidité devient forte et l’expansion monétaire perd de son efficacité
Lorsque la banque centrale relève ses taux, les placements liquides deviennent moins attractifs pour les agents

Lorsque les taux sont très bas, la préférence pour la liquidité devient forte et l’expansion monétaire perd de son efficacité

Explication

La trappe à liquidité apparaît lorsque des taux très faibles renforcent fortement la préférence pour la liquidité, ce qui limite l’offre de fonds prêtables et l’efficacité d’une expansion monétaire. Elle ne correspond pas à une situation de taux élevés ni à un climat général d’optimisme.

29. Pourquoi une baisse des taux peut-elle ne pas suffire à relancer l’investissement lorsque le climat des affaires est déprimé ?

Les anticipations optimistes conduisent les entreprises à réduire leurs investissements malgré un crédit moins coûteux
La saturation des capacités de production oblige les ménages à accroître leur consommation avant d’épargner
Les anticipations pessimistes incitent les agents à épargner par précaution plutôt qu’à investir et consommer
La hausse simultanée des taux rend les emprunts plus attractifs et encourage les entreprises à différer leurs projets

Les anticipations pessimistes incitent les agents à épargner par précaution plutôt qu’à investir et consommer

Explication

Lorsque les entreprises anticipent une conjoncture défavorable, elles peuvent privilégier l’épargne de précaution, de sorte que des taux faibles ne suffisent pas à relancer l’investissement et la consommation. Un climat des affaires favorable produirait des incitations différentes, tandis qu’une hausse des taux renchérit les emprunts.

30. Quelle situation correspond à la définition de la stagflation ?

Une croissance très faible ou nulle accompagnée d’une inflation forte
Une croissance forte accompagnée d’une inflation faible
Une croissance forte accompagnée d’une inflation forte
Une croissance faible accompagnée d’une baisse générale des prix

Une croissance très faible ou nulle accompagnée d’une inflation forte

Explication

La stagflation associe une activité économique stagnante ou très faible à une inflation élevée pendant plusieurs trimestres. Le carré magique décrit normalement une combinaison différente, notamment une forte croissance avec une inflation forte.

31. Quel enchaînement explique le mieux le cercle dépressif associé à l’inflation importée ?

La hausse des salaires réduit les prix, augmente l’investissement et diminue le chômage
La baisse des coûts stimule la demande, accroît les embauches et accélère la croissance
La baisse des impôts accroît l’offre, réduit les faillites et augmente le pouvoir d’achat
La hausse des coûts réduit la demande, accroît les licenciements et contracte la croissance

La hausse des coûts réduit la demande, accroît les licenciements et contracte la croissance

Explication

L’inflation importée pèse sur une demande déjà faible, ce qui peut conduire les entreprises à licencier et réduire le pouvoir d’achat. La baisse des coûts aurait plutôt tendance à soutenir l’activité, contrairement au mécanisme décrit.

32. Quelle mesure relève d’une politique industrielle destinée à réduire structurellement la vulnérabilité à la stagflation ?

Développer des énergies alternatives pour limiter la dépendance aux chocs énergétiques
Accroître les dépenses courantes pour soutenir la demande pendant quelques mois
Réduire les impôts sur le revenu pour stimuler rapidement la consommation
Relever les taux directeurs pour ralentir immédiatement la progression des prix

Développer des énergies alternatives pour limiter la dépendance aux chocs énergétiques

Explication

Le développement des énergies alternatives constitue une réponse structurelle relevant de la politique industrielle, car il réduit la dépendance aux sources d’énergie exposées aux chocs de prix. Les autres mesures agissent surtout sur la demande ou sur les conditions monétaires à court terme.

33. Que désigne le policy mix dans la conduite de la politique économique ?

La combinaison des politiques budgétaire et monétaire pour atteindre des objectifs économiques
L’association des politiques industrielles et commerciales pour soutenir les exportations
La coordination des dépenses publiques avec les recettes fiscales de l’État
La gestion de la monnaie et des taux d’intérêt par la banque centrale

La combinaison des politiques budgétaire et monétaire pour atteindre des objectifs économiques

Explication

Le policy mix désigne l’articulation de la politique budgétaire et de la politique monétaire. La gestion de la monnaie et des taux d’intérêt correspond à la politique monétaire, qui n’est qu’une composante du policy mix.

34. Dans quelle situation un policy mix peut-il rester cohérent malgré des orientations différentes ?

Lorsque les deux politiques stimulent la demande et les prix au même rythme
Lorsque la politique budgétaire soutient l’activité et que la politique monétaire contient l’inflation
Lorsque les deux politiques réduisent simultanément les dépenses et la quantité de monnaie
Lorsque la politique budgétaire ignore les objectifs monétaires et les contraintes financières

Lorsque la politique budgétaire soutient l’activité et que la politique monétaire contient l’inflation

Explication

Des politiques de sens opposés peuvent être cohérentes lorsqu’elles se contrebalancent, par exemple avec un soutien budgétaire à l’activité et un resserrement monétaire contre l’inflation. La cohérence ne signifie donc pas que les deux politiques doivent prendre la même orientation.

35. Pourquoi une banque centrale peut-elle relever ses taux après une politique budgétaire expansive ?

Parce que la dépense publique réduit automatiquement la demande globale et les prix
Parce que la demande stimulée peut dépasser l’offre et créer des tensions inflationnistes
Parce que la politique budgétaire expansive diminue nécessairement la quantité de monnaie
Parce que la hausse des taux augmente directement les dépenses publiques et l’emploi

Parce que la demande stimulée peut dépasser l’offre et créer des tensions inflationnistes

Explication

Une relance budgétaire accroît la demande globale, qui peut dépasser l’offre disponible et provoquer des tensions inflationnistes. La banque centrale peut alors relever les taux afin de ralentir la demande et favoriser la désinflation.

36. Que recouvre la politique budgétaire dans l’action macroéconomique de l’État ?

L’action sur l’économie par la réglementation des salaires et des prix
L’action sur l’économie par les dépenses publiques et les recettes fiscales
L’action sur l’économie par la quantité de monnaie et les taux directeurs
L’action sur l’économie par les échanges extérieurs et les droits de douane

L’action sur l’économie par les dépenses publiques et les recettes fiscales

Explication

La politique budgétaire utilise les dépenses publiques et les recettes fiscales inscrites au budget de l’État pour influencer la situation macroéconomique. La quantité de monnaie et les taux d’intérêt relèvent de la politique monétaire.

37. Comment fonctionnent les stabilisateurs automatiques pendant une période de faible croissance ?

Les dépenses publiques et les recettes fiscales augmentent simultanément pour réduire le déficit
Les dépenses publiques diminuent tandis que les recettes fiscales augmentent spontanément
Les dépenses publiques augmentent tandis que les recettes fiscales diminuent spontanément
Les dépenses publiques et les recettes fiscales diminuent simultanément pour soutenir l’investissement

Les dépenses publiques augmentent tandis que les recettes fiscales diminuent spontanément

Explication

En période de faible croissance, les dépenses publiques tendent à augmenter et les recettes fiscales à diminuer, ce qui amortit spontanément le ralentissement. Ces variations résultent du fonctionnement du budget plutôt que d’une nouvelle décision discrétionnaire.

38. Quelle institution conduit la politique monétaire et par quels instruments agit-elle principalement ?

Le gouvernement, par les dépenses publiques et les recettes fiscales
Les collectivités locales, par les infrastructures et les impôts locaux
La banque centrale, par la quantité de monnaie en circulation et le taux d’intérêt
Les entreprises, par les salaires et les décisions d’investissement

La banque centrale, par la quantité de monnaie en circulation et le taux d’intérêt

Explication

La politique monétaire regroupe les actions de la banque centrale sur la quantité de monnaie et le taux d’intérêt. Les dépenses publiques et les recettes fiscales relèvent plutôt de la politique budgétaire conduite par les pouvoirs publics.

39. Quel effet peut produire une quantité de monnaie trop faible sur l’activité économique ?

Elle limite la consommation, l’investissement et la production
Elle provoque une hausse générale des prix par excès de demande
Elle stimule la consommation, l’investissement et la production
Elle augmente les revenus nominaux au-delà des biens disponibles

Elle limite la consommation, l’investissement et la production

Explication

Une quantité de monnaie insuffisante peut restreindre la consommation, l’investissement et la production en réduisant les moyens de financement et de dépense. La hausse générale des prix est plutôt associée à une quantité de monnaie trop abondante lorsque le revenu nominal dépasse l’offre disponible.

40. Quel ensemble décrit correctement la demande globale d’une économie ?

L’investissement, les exportations, les bénéfices et les cotisations sociales
La consommation des ménages, les administrations, l’investissement et les exportations
Les administrations, les salaires, les impôts et les importations
La consommation des ménages, l’épargne, les importations et les exportations

La consommation des ménages, les administrations, l’investissement et les exportations

Explication

La demande globale regroupe la consommation finale des ménages, la demande des administrations, l’investissement et les exportations. La demande intérieure se distingue précisément par l’exclusion de la demande extérieure, notamment les exportations.

41. Une hausse durable et cumulative du niveau général des prix correspond à quelle situation ?

Une désinflation
Une récession
Une inflation
Une déflation

Une inflation

Explication

L’inflation désigne une augmentation durable et cumulative du niveau général des prix. La désinflation correspond plutôt à un ralentissement de cette hausse, tandis que la déflation désigne une baisse durable des prix.

42. Quelle distinction entre déflation et désinflation est correcte ?

La déflation ralentit les prix, tandis que la désinflation les fait baisser
La déflation concerne l’emploi, tandis que la désinflation concerne la production
La déflation augmente les prix, tandis que la désinflation accroît leur instabilité
La déflation fait baisser les prix, tandis que la désinflation ralentit leur hausse

La déflation fait baisser les prix, tandis que la désinflation ralentit leur hausse

Explication

La déflation est une baisse durable et cumulative du niveau général des prix, alors que la désinflation réduit le rythme de l’inflation sans interrompre la hausse des prix. Confondre ces notions revient à assimiler un ralentissement de la hausse à une baisse effective.

43. Dans une économie, 2 millions de personnes sont au chômage et la population active totale compte 40 millions de personnes. Quel est le taux de chômage ?

38%38\,\%
20%20\,\%
42%42\,\%
5%5\,\%

$$5\,\%$$

Explication

Le taux de chômage se calcule en divisant le nombre de chômeurs par la population active totale : 240×100=5%\frac{2}{40}\times100=5\,\%. Le rapport entre les personnes ayant un emploi et la population active conduirait à une autre mesure, celle du taux d’emploi dans un cadre différent.

44. Que décrit le budget de l’État pour une année civile ?

Il additionne les emprunts accumulés par les administrations publiques
Il prévoit et autorise les recettes et les dépenses publiques
Il fixe les engagements financiers des ménages envers les banques
Il mesure la production annuelle réalisée par les entreprises publiques

Il prévoit et autorise les recettes et les dépenses publiques

Explication

Le budget de l’État rassemble les comptes prévisionnels des ressources et des charges permanentes et autorise les recettes ainsi que les dépenses publiques. Les emprunts accumulés relèvent de la dette publique, qui constitue une notion différente.

45. Comment caractériser un déficit budgétaire ?

Un stock d’emprunts accumulés par l’État et les administrations
Une hausse durable des dépenses sociales financées par l’impôt
Un solde annuel négatif lorsque les dépenses dépassent les recettes
Un solde annuel positif lorsque les recettes dépassent les dépenses

Un solde annuel négatif lorsque les dépenses dépassent les recettes

Explication

Le déficit budgétaire est un solde négatif résultant d’un écart annuel entre les dépenses et les recettes de l’État. Le stock d’emprunts accumulés correspond à la dette publique, et non au déficit lui-même.

46. Que désigne la dette publique ?

Les impôts et cotisations versés sans contrepartie directe
L’ensemble des engagements financiers issus des emprunts publics
Les dépenses sociales prises en charge par les administrations
Le solde négatif observé entre recettes et dépenses sur une année

L’ensemble des engagements financiers issus des emprunts publics

Explication

La dette publique correspond au stock d’engagements financiers contractés sous forme d’emprunts par l’État et les administrations publiques. Un déficit budgétaire est, à l’inverse, un flux annuel négatif qui peut contribuer à accroître cette dette.

47. Quelle mesure relève d’une politique structurelle de l’État ?

Réorganiser durablement l’industrie ou l’aménagement du territoire
Ajuster les taux d’intérêt pour influencer les crédits bancaires
Réduire ponctuellement les impôts afin d’accroître la consommation
Modifier temporairement les dépenses pour soutenir la demande

Réorganiser durablement l’industrie ou l’aménagement du territoire

Explication

Une politique structurelle cherche à transformer à long terme les caractéristiques fondamentales de l’économie, par exemple grâce à la politique industrielle ou à l’aménagement du territoire. Les autres mesures relèvent plutôt d’actions conjoncturelles ou de la politique monétaire.

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Quelle date marque le jeudi noir et l'effondrement de la Bourse américaine?

Le 24 octobre 1929.

Quelles conséquences a provoqué le jeudi noir de 1929?

Il a causé ruine des investisseurs, panique bancaire et crise mondiale.

À partir de quelle année le New Deal de Roosevelt a-t-il commencé?

À la fin de 1933.

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