QCM : Crise cholérique : prévention et traitement — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux au choléra ?

Une infection aiguë de l’intestin grêle due à Vibrio cholerae avec diarrhée aqueuse majeure
Une parasitose intestinale responsable surtout de constipation
Une intoxication alimentaire virale provoquant une diarrhée sanglante
Une inflammation chronique du côlon causée par une bactérie anaérobie

Une infection aiguë de l’intestin grêle due à Vibrio cholerae avec diarrhée aqueuse majeure

Explication

Le choléra est une infection aiguë de l’intestin grêle due à Vibrio cholerae et se manifeste classiquement par une diarrhée aqueuse abondante. Les autres propositions décrivent d’autres tableaux infectieux qui ne correspondent pas au choléra.

2. Quel est le rôle principal de la toxine cholérique dans la maladie ?

Détruire directement la muqueuse intestinale en créant des ulcérations
Provoquer une hypersécrétion hydrosodée responsable de la déshydratation
Déclencher une réaction inflammatoire purulente de la paroi intestinale
Bloquer la motilité intestinale et entraîner un iléus paralytique

Provoquer une hypersécrétion hydrosodée responsable de la déshydratation

Explication

La toxine cholérique est une entérotoxine de type A-B qui entraîne une hypersécrétion d’eau et de sodium, à l’origine de la déshydratation. Le mécanisme n’est pas une destruction muqueuse inflammatoire comme dans certaines dysenteries.

3. Quel récepteur entérocytaire fixe la sous-unité B de la toxine cholérique ?

Le récepteur CD4
Le ganglioside GM1
La pompe Na+/K+ ATPase
Le récepteur de l’insuline

Le ganglioside GM1

Explication

La sous-unité B de la toxine cholérique se fixe au ganglioside GM1 à la surface des entérocytes. Cette étape permet ensuite l’action intracellulaire de la sous-unité A.

4. Quel effet cellulaire explique directement l’hypersécrétion intestinale dans le choléra ?

Une activation des macrophages avec exsudat inflammatoire
Une augmentation de l’AMPc avec stimulation des sécrétions chlorées
Une destruction des villosités par invasion profonde de la muqueuse
Une diminution de l’AMPc avec fermeture des canaux chlorés

Une augmentation de l’AMPc avec stimulation des sécrétions chlorées

Explication

La sous-unité A stimule l’adénylate cyclase, ce qui augmente l’AMPc et perturbe les transporteurs ioniques, notamment CFTR. Cela favorise la sécrétion de chlorures et attire l’eau par osmose.

5. Quels sérogroupes de Vibrio cholerae sont responsables des épidémies de choléra ?

O1 et O139
O7 et O12
O2 et O10
O5 et O11

O1 et O139

Explication

Les sérogroupes épidémiques classiquement responsables du choléra sont O1 et O139. Les autres sérogroupes peuvent exister, mais ils ne sont pas ceux retenus comme épidémiques dans ce cadre.

6. Pourquoi la transmission interhumaine directe du choléra est-elle moins probable ?

Parce que la bactérie ne survit jamais hors de l’eau salée
Parce que le malade n’excrète pas de vibrions dans ses selles
Parce que la transmission nécessite obligatoirement un vecteur insecte
Parce qu’un grand inoculum est généralement nécessaire pour infecter

Parce qu’un grand inoculum est généralement nécessaire pour infecter

Explication

La transmission interhumaine directe est moins probable car l’inoculum infectant doit être important. La contamination passe surtout par l’eau ou les aliments souillés par des excréments.

7. Quel signe clinique est le plus typique du début du choléra ?

Une fièvre élevée avec douleurs abdominales intenses
Une diarrhée liquide indolore d’apparition brutale
Une constipation progressive avec météorisme
Une rectorragie avec ténesme rectal

Une diarrhée liquide indolore d’apparition brutale

Explication

Le choléra débute habituellement par une diarrhée aqueuse brutale, indolore, souvent associée à des vomissements et sans fièvre importante. La présence de rectorragies ou d’un syndrome inflammatoire orienterait plutôt vers un autre diagnostic.

8. Quel aspect des selles est classiquement décrit dans le choléra ?

Des selles franchement sanglantes
Des selles noires goudronneuses
Des selles moulées avec mucus abondant
Des selles liquides blanchâtres évoquant l’« eau de riz »

Des selles liquides blanchâtres évoquant l’« eau de riz »

Explication

Les selles du choléra sont typiquement aqueuses, blanchâtres et comparées à de l’« eau de riz ». Cet aspect reflète une diarrhée sécrétoire massive plutôt qu’une diarrhée inflammatoire ou hémorragique.

9. Quel examen permet de confirmer le diagnostic de choléra ?

La radiographie abdominale
L’échographie hépatique
Le dosage de la CRP
La coproculture

La coproculture

Explication

La confirmation repose sur la coproculture, puis sur le sérotypage ou sérogroupage de l’isolat. Les autres examens peuvent aider à l’évaluation générale mais ne confirment pas le choléra.

10. Quelle affirmation décrit correctement l’usage d’une bandelette réactive rapide dans le choléra ?

Elle mesure uniquement la créatinine sanguine
Elle ne peut être utilisée qu’après sérotypage
Elle peut dépister un foyer, mais un résultat positif doit idéalement être confirmé par culture
Elle remplace toujours la coproculture en pratique courante

Elle peut dépister un foyer, mais un résultat positif doit idéalement être confirmé par culture

Explication

La bandelette rapide sert surtout au dépistage sur le terrain ou en santé publique, mais un résultat positif doit idéalement être confirmé par culture. Elle n’a donc pas la valeur confirmatoire de la coproculture.

11. Quelle est la priorité absolue du traitement du choléra en phase aiguë ?

Administrer d’emblée un vaccin oral
Commencer par une corticothérapie anti-inflammatoire
Corriger rapidement la déshydratation par réhydratation
Attendre la coproculture avant toute prise en charge

Corriger rapidement la déshydratation par réhydratation

Explication

Le traitement repose d’abord sur la compensation rapide des pertes hydriques et électrolytiques, car c’est ce qui réduit le risque de choc et de décès. L’antibiotique vient ensuite, après la réhydratation et la correction des troubles associés.

12. Chez un patient en choc hypovolémique lié au choléra, quelle mesure est indiquée en premier lieu ?

Un antidiarrhéique pour diminuer les selles
Une réhydratation intraveineuse avec des liquides isotoniques
Une antibiothérapie seule par voie orale
Une restriction hydrique stricte pendant 24 heures

Une réhydratation intraveineuse avec des liquides isotoniques

Explication

En cas de choc ou de déshydratation sévère, la réhydratation intraveineuse avec des liquides isotoniques est nécessaire. Les antidiarrhéiques ne corrigent pas la cause du collapsus et ne sont pas la priorité.

13. Quelle mesure de prévention est recommandée pour l’eau de boisson en zone d’endémie cholérique ?

La conserver à température ambiante plusieurs heures
La mélanger systématiquement à du jus de fruit
La filtrer uniquement sans autre traitement
La faire bouillir ou la chlorer

La faire bouillir ou la chlorer

Explication

La prévention repose sur une eau rendue sûre, notamment par ébullition ou chloration. Le simple stockage ou une filtration isolée ne garantit pas l’élimination du risque de contamination.

14. Quelle affirmation décrit correctement l’antibioprophylaxie des contacts familiaux dans le choléra ?

Elle n’est pas recommandée
Elle est indispensable chez tous les contacts
Elle est réservée aux enfants de moins de 2 ans
Elle remplace la vaccination en zone d’épidémie

Elle n’est pas recommandée

Explication

L’antibioprophylaxie des contacts n’est pas recommandée, notamment en raison de l’émergence de résistances. La prévention repose surtout sur l’hygiène de l’eau, des aliments et l’évacuation correcte des selles.

15. Quel couple de sérogroupes de Vibrio cholerae est responsable des grandes épidémies de choléra ?

O10 et O12
O5 et O7
O1 et O139
O2 et O3

O1 et O139

Explication

Les flambées épidémiques de choléra sont dues aux sérogroupes O1 et O139. Les autres sérogroupes peuvent exister, mais ils sont décrits comme plus souvent responsables de formes moins sévères et non épidémiques.

16. Quel est le mode de prise en charge initiale le plus adapté devant un cas suspect de choléra avant les résultats d’antibiogramme ?

Commencer par la réhydratation, puis ajouter un antibiotique si indiqué
Donner d’abord une antibiothérapie à faible dose sans réhydratation
Attendre la confirmation microbiologique avant toute réanimation
Traiter uniquement par antiseptiques intestinaux

Commencer par la réhydratation, puis ajouter un antibiotique si indiqué

Explication

La réhydratation est prioritaire et doit débuter immédiatement, car elle conditionne le pronostic. Un antibiotique peut ensuite être ajouté selon l’âge et la situation clinique, sans retarder la correction des pertes hydriques.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Crise cholérique : prévention et traitement.

Choléra — définition ?

Infection aiguë de l’intestin causée par Vibrio cholerae, avec diarrhée aqueuse.

Vibrio cholerae — rôle ?

Agent bactérien responsable du choléra.

Toxine cholérique — rôle ?

Provoque hypersécrétion hydrosodée menant à déshydratation.

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