Fiche de révision : Critique : Causes et diagnostic de la coxalgie

Plan du Cours

  1. Causes de coxalgie par âge
  2. Origine de la douleur
  3. Diagnostics différentiels
  4. Signes spécifiques athlètes
  5. Anamnèse et antécédents
  6. Caractéristiques de la douleur
  7. Localisation de la douleur
  8. Orientation diagnostique
  9. Examen clinique général
  10. Tests de la hanche
  11. Amplitudes et force musculaire
  12. Limitations des tests cliniques

1. Causes de coxalgie par âge

Notions clés & Définitions

  • Ostéonécrose (Legg-Calvé-Perthes) : AUTEUR (date non précisée) : maladie caractérisée par une interruption de la vascularisation de la tête fémorale, entraînant la mort de l’os et une déformation ultérieure, principalement chez l’enfant.
  • Épiphysiolyse : AUTEUR (date non précisée) : glissement de la tête fémorale sur la ligne de croissance (épiphyse), généralement chez l’adolescent en période de croissance rapide.
  • Synovite transitoire : AUTEUR (date non précisée) : inflammation aiguë et bénigne de la membrane synoviale de la hanche chez l’enfant, souvent autolimitée, provoquant une douleur et une boiterie passagère.
  • Conflit fémoro-acétabulaire : AUTEUR (date non précisée) : anomalie morphologique où le rebord acétabulaire ou la tête fémorale sont en contact anormal, pouvant entraîner des lésions labrales et chondrales.
  • Lésions labrales/chondrales/ligamentaires : AUTEUR (date non précisée) : atteintes des structures intra-articulaires chez l’adulte jeune, responsables de douleurs et de dysfonctionnement de la hanche.
  • Coxarthrose et fractures par insuffisance : AUTEUR (date non précisée) : arthrose dégénérative de la hanche chez le sujet âgé, et fractures dues à une fragilité osseuse (ostéoporose), souvent liées à l’insuffisance osseuse.

Points essentiels

  • Chez l’enfant, l’ostéonécrose (Legg-Calvé-Perthes), l’épiphysiolyse et la synovite transitoire sont les causes principales de coxalgie. La synovite transitoire est souvent bénigne et autolimitée, tandis que l’ostéonécrose et l’épiphysiolyse nécessitent une prise en charge spécifique.
  • Chez l’adulte jeune, la dysplasie, les lésions labrales, chondrales et ligamentaires sont prédominantes, souvent liées à des anomalies morphologiques ou à des traumatismes.
  • Chez l’adulte d’âge moyen, le conflit fémoro-acétabulaire est une cause fréquente, pouvant évoluer vers une arthrose.
  • Chez le sujet âgé, la coxarthrose et les fractures par insuffisance (liées à l’ostéoporose) sont les causes principales, souvent associées à une dégradation progressive ou à une fragilité osseuse.

À retenir

Les causes de coxalgie varient selon l’âge, allant des pathologies inflammatoires ou de vascularisation chez l’enfant, aux anomalies morphologiques et dégénérescentes chez l’adulte, jusqu’aux fractures et arthroses chez le sujet âgé.

2. Origine de la douleur

Notions clés & Définitions

  • Lésions labrales : Déchirures ou dégradations du labrum de la hanche, une structure fibrocartilagineuse qui entoure l’acétabulum, contribuant à la stabilité et à l’étanchéité de l’articulation (voir section 8).
  • Lésions chondrales : Dégradations ou fissures du cartilage de l’articulation de la hanche, pouvant entraîner une douleur et une instabilité (voir section 8).
  • Dysplasie : Anomalie de développement de l’articulation de la hanche, caractérisée par une mauvaise congruence entre la tête fémorale et l’acétabulum, pouvant provoquer des douleurs intra-articulaires (voir section 8).
  • Conflit fémoro-acétabulaire : Situation où des anomalies osseuses ou cartilagineuses provoquent un conflit mécanique lors des mouvements de la hanche, pouvant entraîner lésions labrales et cartilage (voir section 8).
  • Ostéonécrose : Ischémie de l’os, conduisant à la mort cellulaire de l’os, pouvant causer une douleur aiguë et une déformation de la tête fémorale (voir section 1).
  • Capsulite rétractile : Inflammation chronique de la capsule articulaire de la hanche, entraînant une limitation progressive des mouvements et une douleur (voir section 8).

Points essentiels

  • La douleur de la hanche peut avoir des origines intra-articulaires ou extra-articulaires, avec des causes précises telles que les lésions labrales, chondrales et ligamentaires (intra-articulaires) ou les tendinopathies, hanche à ressaut et pubalgie (extra-articulaires).
  • Les causes intra-articulaires incluent également la dysplasie, le conflit fémoro-acétabulaire, l’ostéonécrose et la coxarthrose (voir source).
  • La capsulite rétractile est une cause intra-articulaire liée à une inflammation chronique, provoquant une limitation de mouvement.
  • Les causes extra-articulaires, telles que les tendinopathies ou la pubalgie, concernent principalement les structures tendineuses ou musculaires autour de la hanche.
  • La distinction entre causes intra- et extra-articulaires est essentielle pour orienter le diagnostic et la prise en charge.

À retenir

La douleur de la hanche trouve ses origines dans des lésions intra-articulaires comme les lésions labrales ou chondrales, ou dans des pathologies extra-articulaires telles que tendinopathies ou pubalgie, nécessitant une évaluation précise pour un traitement adapté.

3. Diagnostics différentiels

Notions clés & Définitions

  • Pathologies musculo-squelettiques graves : affections sérieuses telles que l’ostéonécrose, la fracture de stress, l’arthrite inflammatoire ou infectieuse, et les tumeurs, nécessitant une prise en charge urgente et spécifique (voir section 3).
  • Douleurs référées intra-abdominales : douleurs d’origine non musculo-squelettique, mais perçues au niveau de la hanche ou de la région pelvienne, provenant d’organes intra-abdominaux ou pelviens (voir section 3).
  • Douleurs d’origine rachidienne ou sacro-iliaque : douleurs provenant du rachis lombaire ou de l’articulation sacro-iliaque, pouvant simuler une coxalgie, à différencier par l’examen clinique et l’analyse des symptômes (voir section 3).
  • Arthrite septique : inflammation infectieuse aiguë de l’articulation, souvent brutale, nécessitant une intervention rapide, distincte des arthrites rhumatismales non infectieuses (voir section 3).
  • Pathologies inflammatoires non infectieuses : telles que la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite, qui peuvent provoquer une arthrite de hanche sans cause infectieuse ou tumorale (voir section 3).
  • Douleurs non musculo-squelettiques : douleurs d’origine non liées aux structures osseuses, articulaires ou musculaires, comme celles référées d’organes intra-abdominaux ou du rachis, à exclure après élimination des drapeaux rouges (voir section 3).

Points essentiels

  • L’élimination des pathologies graves telles que l’ostéonécrose, la fracture de stress, l’arthrite inflammatoire ou infectieuse, et les tumeurs est fondamentale pour orienter le diagnostic (voir section 3).
  • Les douleurs référées intra-abdominales ou provenant du rachis lombaire ou de l’articulation sacro-iliaque peuvent simuler une coxalgie, mais doivent être différenciées par l’examen clinique, notamment si les mouvements lombaires répétés ne reproduisent pas la douleur (voir section 3).
  • Chez les patients présentant une arthrite, la position antalgique et la présence d’un épanchement articulaire orientent vers une origine intra-articulaire, mais il faut distinguer une arthrite septique d’une arthrite rhumatismale ou microcristalline (voir section 3).
  • La présence de signes systémiques tels que fièvre, frissons ou douleurs non mécaniques doit alerter sur une origine infectieuse ou tumorale, nécessitant une prise en charge urgente (voir section 3).

À retenir

L’évaluation différentiel de la douleur de hanche doit systématiquement exclure les pathologies graves et non musculo-squelettiques, en s’appuyant sur l’analyse clinique, l’élimination des drapeaux rouges, et la prise en compte des symptômes associés.

4. Signes spécifiques athlètes

Notions clés & Définitions

  • Boiterie : anomalie de la marche caractérisée par une déviation ou une asymétrie lors de la locomotion, souvent liée à une douleur ou faiblesse musculaire (source : contexte clinique). Chez l’athlète, la présence d’une boiterie multiplie par 7 la probabilité d’une pathologie de hanche par rapport à une origine rachidienne.

  • Limitation douloureuse de la rotation interne de hanche : réduction de la capacité à faire tourner la cuisse vers l’intérieur, accompagnée de douleur, signe d’une atteinte intra-articulaire ou tendineuse spécifique chez l’athlète (source : contexte clinique).

  • Signes spécifiques chez l’athlète : ensemble de manifestations cliniques telles que la boiterie et la limitation de la rotation interne, qui orientent fortement vers une origine articulaire de la douleur de hanche, notamment en cas de suspicion de pathologie intra-articulaire ou de conflit fémoro-acétabulaire.

Points essentiels

  • La boiterie chez l’athlète est un signe majeur, augmentant significativement la probabilité d’une pathologie de hanche (x7) par rapport à une origine rachidienne, selon le contexte clinique. La présence de cette boiterie doit faire rechercher une atteinte intra-articulaire ou tendineuse spécifique.

  • La limitation douloureuse de la rotation interne de la hanche est un signe clé, souvent associée à des lésions intra-articulaires telles que le conflit fémoro-acétabulaire ou les lésions labrales, et doit être évaluée lors de l’examen physique.

  • La douleur à l’aine chez l’athlète est un facteur de risque accru d’atteinte de la hanche, avec un risque multiplié par 7 par rapport à une origine rachidienne, ce qui oriente la démarche diagnostique vers une pathologie intra-articulaire ou péri-articulaire.

  • Ces signes spécifiques sont essentiels pour différencier une origine articulaire d’une douleur de hanche d’une origine rachidienne ou autre, surtout en contexte sportif.

À retenir

Chez l’athlète, la présence d’une boiterie et d’une limitation douloureuse de la rotation interne de la hanche sont des signes très évocateurs d’une pathologie de la hanche, avec un risque accru d’atteinte intra-articulaire ou tendineuse, justifiant une investigation ciblée.

5. Anamnèse et antécédents

Notions clés & Définitions

  • Dysplasie de hanche : Anomalie du développement de la cavité acétabulaire ou de la tête fémorale, pouvant entraîner une instabilité ou une arthrose précoce (source implicite).
  • Épiphysiolyse fémorale : Déplacement de la tête fémorale par affaissement de la plaque de croissance, souvent chez l’adolescent en croissance, pouvant causer une douleur de hanche (source implicite).
  • Traumatismes : Antécédents de chutes, coups ou autres traumatismes au niveau de la hanche ou de la région pelvienne, pouvant précéder ou aggraver une pathologie de la hanche (source implicite).
  • Mode de vie : sédentaire vs sportif : Habitudes d’activité physique influençant la surcharge ou la faiblesse musculaire autour de la hanche, facteurs de risque ou de protection selon le cas (source implicite).
  • Traitements médicamenteux (corticoïdes) : Utilisation prolongée ou récente de corticoïdes, pouvant favoriser l’apparition de pathologies telles que l’ostéonécrose ou la fragilité osseuse (source implicite).
  • Antécédents familiaux de pathologies de hanche : Présence de maladies héréditaires ou génétiques touchant la hanche, comme la dysplasie ou l’arthrose, augmentant le risque individuel (source implicite).

Points essentiels

  • La recherche d’antécédents personnels doit inclure des pathologies orthopédiques telles que la dysplasie de hanche ou l’épiphysiolyse fémorale, qui sont des causes spécifiques chez l’enfant et l’adolescent.
  • Les traumatismes antérieurs, notamment les chutes ou traumatismes directs, peuvent précéder l’apparition ou aggraver une douleur de hanche.
  • Le mode de vie, qu’il soit sédentaire ou sportif, influence la physiopathologie : une activité sportive intense ou récente peut augmenter la charge sur la hanche, favorisant certains syndromes ou lésions (voir section 4).
  • La prise de corticoïdes, surtout si prolongée ou récente, est un facteur de risque pour des pathologies telles que l’ostéonécrose, nécessitant une attention particulière.
  • La présence d’antécédents familiaux de dysplasie ou d’arthrose de hanche doit faire évoquer une composante génétique ou héréditaire dans l’étiologie.

À retenir

L’interrogatoire des antécédents personnels et familiaux est crucial pour orienter le diagnostic en identifiant des facteurs de risque spécifiques tels que dysplasie, traumatismes ou traitement médicamenteux, qui peuvent précéder ou expliquer la douleur de hanche.

6. Caractéristiques de la douleur

Notions clés & Définitions

  • Date de début : Moment précis ou période durant laquelle la douleur apparaît pour la première fois, permettant de distinguer une évolution aiguë ou chronique (voir section 8).
  • Mode d’installation : Façon dont la douleur survient, soit de manière brutale (installation soudaine, souvent liée à un traumatisme ou une complication aiguë), soit insidieuse (développement progressif, souvent liée à une pathologie chronique ou dégénérative).
  • Type de douleur : Nature de la douleur, pouvant être mécanique (aggravée par le mouvement, soulagée au repos), inflammatoire (au repos, souvent associée à un processus inflammatoire), ou mixte (combinant les deux aspects).
  • Facteurs déclenchants et soulageants : Éléments ou activités qui provoquent ou aggravent la douleur (mouvement, activité physique), ou au contraire, qui la soulagent (repos, position spécifique).
  • Localisation précise : Zone exacte de la douleur, permettant d’orienter la suspicion diagnostique, notamment en distinguant douleur antérieure (aine), postérieure (fessière) ou latérale (syndrome du grand trochanter).
  • Signes associés : Symptômes complémentaires tels que ressaut (sensation de claquement ou de rebond lors du mouvement), faiblesse musculaire ou sensation de blocage, qui précisent la nature ou la gravité de la pathologie (voir section 10).

Points essentiels

  • La date de début et le mode d’installation (brutal ou insidieux) sont fondamentaux pour différencier une origine aiguë d’une cause chronique ou dégénérative.
  • La nature de la douleur (mécanique, inflammatoire ou mixte) oriente vers la localisation et la pathologie sous-jacente, par exemple une douleur inflammatoire évoque une arthrite ou une bursite, alors qu’une douleur mécanique évoque une conflit ou une tendinopathie.
  • La présence de facteurs déclenchants (mouvement, activité) ou soulageants (repos, position spécifique) permet de préciser le mécanisme de la douleur, en aidant à différencier entre une douleur mécanique ou inflammatoire.
  • La localisation précise de la douleur, associée à des signes comme le ressaut ou la faiblesse, est essentielle pour orienter le diagnostic, notamment en distinguant douleur antérieure, latérale ou postérieure (voir section 8).
  • La présence de signes associés tels que ressaut ou faiblesse musculaire peut indiquer une atteinte intra-articulaire ou tendineuse, ou un conflit mécanique (voir section 10).

À retenir

La caractérisation temporelle et qualitative de la douleur, associée aux facteurs déclenchants et signes associés, est cruciale pour orienter le diagnostic différentiel et déterminer la cause précise de la douleur de hanche.

7. Localisation de la douleur

Notions clés & Définitions

  • Localisation antérieure (aine) : zone située à l’avant de la hanche, correspondant à la région de l’aine, souvent impliquée dans les douleurs intra-articulaires ou référées d’origine intra-abdominale ou pelvienne.
  • Localisation postérieure (fessière) : région située à l’arrière de la hanche, correspondant à la région fessière, souvent liée à des douleurs référées lombaires, sacro-iliaques ou à des pathologies intra-articulaires ou tendineuses.
  • Localisation latérale : région située sur le côté de la hanche, souvent associée au syndrome douloureux latéral de hanche, incluant tendinopathie du moyen fessier, bursite trochantérienne ou hanche à ressaut latérale.
  • Douleurs référées possibles dans cuisse, genou, fesses : phénomène où la douleur provenant de la hanche est perçue dans ces zones, en raison de la convergence nerveuse, comme indiqué par Lesher et al., où 71% des patients avec pathologie de hanche présentent des douleurs référées dans la fesse, 57% dans la cuisse, 55% dans l’aine, et 16% dans la partie inférieure de la jambe.
  • Douleurs lombaires pouvant référer dans mêmes zones : douleurs d’origine rachidienne ou sacro-iliaque pouvant simuler ou accompagner une douleur de hanche, rendant le diagnostic différentiel essentiel pour une localisation précise.

8. Orientation diagnostique

Notions clés & Définitions

  • Douleur antérieure : douleur localisée dans la région de l’aine, pouvant provenir d’une origine intra-abdominale, pelvienne, lombaire, ou intra-articulaire (ex : coxarthrose, lésions labrales, conflit fémoro-acétabulaire, ostéonécrose, fracture de stress) (voir section 1).
  • Douleur latérale : douleur située sur le côté de la hanche, regroupée sous le syndrome douloureux latéral de hanche, incluant tendinopathie du moyen fessier, bursite trochantérienne, hanche à ressaut latérale (voir section 1).
  • Douleur postérieure : douleur localisée dans la région fessière, pouvant être liée à des douleurs référées lombaires, sacro-iliaques, ou à des syndromes comme le deep gluteal syndrome, tendinopathie ischio-jambiers, avulsion ischiatique, ou douleur intra-articulaire (voir section 1).
  • Signe de Trendelenburg : test clinique évaluant la faiblesse des abducteurs de la hanche, où le bassin chute du côté non porteur lors d’un appui unipodal, indiquant un déficit musculaire ou tendineux (voir section 10).
  • Test FADIR : test de conflit fémoro-acétabulaire, en flexion, adduction, rotation interne, reproduisant la douleur intra-articulaire, notamment en cas de conflit ou lésion labrale (voir section 11).
  • Localisation de la douleur : permet d’orienter vers une origine intra-articulaire, extra-articulaire ou référée, en fonction de la région concernée (antérieure, latérale, postérieure) (voir section 7).

Points essentiels

  • La localisation précise de la douleur (antérieure, latérale, postérieure) oriente vers des causes spécifiques : intra-articulaires (coxarthrose, lésions labrales, conflit fémoro-acétabulaire), extra-articulaires (tendinopathies, bursite, pubalgie), ou référées (douleurs lombaires ou abdominales).
  • La douleur antérieure (aine) peut provenir d’origines intra-abdominales ou pelviennes, ou de structures intra-articulaires comme la coxarthrose ou les lésions labrales (voir partie extrémité).
  • La douleur latérale est souvent liée au syndrome douloureux latéral de hanche, incluant tendinopathie du moyen fessier, bursite trochantérienne, ou hanche à ressaut latérale.
  • La douleur postérieure peut être liée à des douleurs référées lombaires ou sacro-iliaques, ou à des syndromes comme le deep gluteal syndrome ou tendinopathie ischio-jambiers.
  • Les tests cliniques comme Trendelenburg, FADIR, FABER, et les tests de congruence aident à différencier les causes intra-articulaires, tendineuses ou ligamentaires, mais ont une faible spécificité (voir sections 10 et 11).
  • L’évaluation doit toujours inclure une analyse de la marche, une palpation ciblée, et une étude précise de la localisation et des signes associés pour orienter le diagnostic.

À retenir

L’orientation diagnostique de la douleur de hanche repose principalement sur la localisation précise, la présence de signes spécifiques, et la réponse aux tests cliniques, tout en excluant les causes graves et référées.

9. Examen clinique général

Notions clés & Définitions

  • Signe du 'C' : Manœuvre où la main entoure la hanche en formant un 'C' antéro-latéral, suggérant une atteinte intra-articulaire, notamment une lésion labrale ou chondrale (voir partie introduction).
  • Analyse de la marche : Observation systématique du patient pour détecter une boiterie, une faiblesse musculaire ou une attitude en rotation ou en flexum, permettant d'orienter le diagnostic (voir partie introduction).
  • Test de force musculaire ciblant les abducteurs, fléchisseurs, rotateurs externes : Évaluation de la force des muscles de la hanche pour détecter un déficit, essentiel dans l'examen clinique pour identifier une faiblesse musculaire ou une atteinte tendineuse (voir partie introduction).
  • Examen du rachis lombaire : Inspection et mobilisation pour éliminer une origine rachidienne des douleurs de hanche, en particulier si les mouvements lombaires ne reproduisent pas la douleur (voir partie introduction).
  • Analyse de la marche de Trendelenburg : Test où le patient maintient un appui unipodal pour évaluer la force des abducteurs de hanche, en observant une éventuelle chute du bassin du côté opposé (voir partie introduction).
  • Test FADIR (Flexion-Adduction-Rotation Interne) : Manœuvre de compression de la hanche pour reproduire une douleur intra-articulaire, notamment en cas de conflit fémoro-acétabulaire ou lésion labrale (voir partie introduction).

Points essentiels

  • La marche doit être analysée pour détecter une boiterie, une faiblesse musculaire ou une attitude en rotation ou en flexum, indicateurs d’une pathologie de la hanche (voir partie introduction).
  • Le signe du 'C' est caractéristique d’une atteinte intra-articulaire, notamment lors de l’examen clinique, en particulier en présence de douleurs ou de signes évoquant une lésion labrale ou chondrale (voir partie introduction).
  • L’évaluation de la force musculaire doit cibler spécifiquement les abducteurs, fléchisseurs et rotateurs externes, car leur déficit peut indiquer une faiblesse musculaire ou une tendinopathie (voir partie introduction).
  • L’examen du rachis lombaire est indispensable pour exclure une origine rachidienne, surtout si la mobilisation lombaire ne reproduit pas la douleur de hanche (voir partie introduction).
  • La marche de Trendelenburg, en sollicitant fortement les abducteurs, permet de dépister une faiblesse musculaire ou une pathologie tendineuse, en observant la stabilité du bassin (voir partie introduction).
  • Le test FADIR, sensible pour les lésions intra-articulaires, doit être réalisé pour confirmer ou infirmer une suspicion de conflit ou lésion labrale (voir partie introduction).

À retenir

L’examen clinique général de la hanche repose sur l’observation de la marche, la recherche d’une faiblesse musculaire, la détection du signe du 'C' et l’évaluation des amplitudes et de la force musculaire, tout en éliminant une origine rachidienne.

10. Tests de la hanche

Notions clés & Définitions

  • Test de Trendelenburg : Examen consistant à demander au patient de maintenir un appui unipodal, en observant la stabilité du bassin. Un bassin qui chute du côté non porteur indique un déficit musculaire ou tendineux des abducteurs de la hanche (notamment le moyen fessier). (Source : contenu source)

  • Signe positif du test de Trendelenburg : Lorsqu’au maintien en appui unipodal, le bassin chute du côté opposé à la jambe en appui ou si le patient compense par une inclinaison du tronc, ce qui indique un déficit musculaire ou tendineux. La chute du bassin est un signe clinique majeur. (Source : contenu source)

  • Faux négatif du test de Trendelenburg : Situation où le patient ne présente pas de chute du bassin, mais utilise une compensation comme une inclinaison importante du tronc ou une rotation excessive, masquant un déficit réel. Ce faux négatif peut masquer une faiblesse musculaire. (Source : contenu source)

Points essentiels

  • Le test de Trendelenburg sollicite fortement les abducteurs de la hanche, principalement le moyen fessier, pour dépister un déficit musculaire ou tendineux. La position consiste à maintenir un appui unipodal avec la hanche contrôlatérale fléchie à 30° pendant 30 secondes. (Source : contenu source)

  • La marche de Trendelenburg est une démarche dandinante caractérisée par une bascule du pelvis du côté opposé à la jambe en appui, liée à une faiblesse des abducteurs. Elle n’est pas spécifique et peut être observée dans diverses pathologies comme la dysplasie ou les tendinopathies. (Source : contenu source)

  • La différenciation entre marche antalgique et marche de Trendelenburg est essentielle : la première présente un bassin horizontal avec un raccourcissement du pas douloureux, tandis que la seconde implique une chute du bassin du côté non porteur. (Source : contenu source)

  • Les tests de la hanche, tels que FADIR, FABER, DIRI, DEXRIT, et le Log roll, évaluent la congruence, la mobilité et la douleur, mais ont une faible spécificité, limitant leur diagnostic précis. (Source : contenu source)

  • La coxalgie non spécifique, après exclusion des drapeaux rouges, est une notion importante, car les tests cliniques ont une faible spécificité et ne permettent pas toujours de préciser la cause exacte de la douleur. (Source : contenu source)

À retenir

Le test de Trendelenburg est un outil clé pour détecter une faiblesse des abducteurs de la hanche, mais doit être interprété avec prudence, en tenant compte de ses limitations et des autres signes cliniques.

11. Amplitudes et force musculaire

Notions clés & Définitions

  • FADIR (Flexion-Adduction-Rotation Interne) : test de conflit fémoro-acétabulaire, reproduit la douleur intra-articulaire en comprimant le rebord acétabulaire, sensible mais peu spécifique (Zurich 2018).
  • FABER (Flexion-Abduction-Rotation Externe) : test pour différencier origine intra-articulaire ou sacro-iliaque selon la localisation de la douleur reproduite, sensibilité (~82%) mais faible spécificité (~0,25%) (Zurich 2018).
  • Tests de congruence fémoro-acétabulaire (DIRI, DEXRIT) : évaluent la stabilité ou conflit fémoro-acétabulaire lors de mouvements dynamiques, reproduisent la douleur en cas de conflit ou instabilité.
  • Log roll : mobilisation passive en rotation interne puis externe de la hanche sur le dos, détecte lésions labrales ou ligamentaires intra-articulaires.
  • Signe de Trendelenburg : appui unipodal, chute du bassin côté non porteur si faiblesse des abducteurs, indicateur de déficit musculaire ou tendineux.
  • Limitations des tests cliniques : majorité sensible mais peu spécifique, ne permettent pas un diagnostic précis seul, en raison de la similitude des signes entre différentes pathologies intra-articulaires.

Points essentiels

  • Les tests FADIR et FABER sont principalement utilisés pour suspecter des lésions intra-articulaires ou des conflits fémoro-acétabulaire. Zurich 2018 recommande le FADIR pour exclure une pathologie de hanche chez les jeunes actifs, malgré leur faible spécificité.
  • Les tests de congruence, tels que DIRI, DEXRIT, et le Scour, évaluent la stabilité ou la présence de conflit lors de mouvements dynamiques, permettant d’identifier des lésions labrales ou des instabilités.
  • Le test Log roll est utile pour suspecter une atteinte intra-articulaire, notamment labrale ou ligamentaire.
  • La faiblesse musculaire ou une anomalie de la marche, notamment le signe de Trendelenburg, indique une faiblesse des abducteurs ou une pathologie tendineuse.
  • La majorité des tests sont sensibles mais manquent de spécificité, ce qui limite leur capacité à confirmer un diagnostic précis seul. La recherche d’un diagnostic étiologique précis doit s’appuyer sur une combinaison de tests, d’anamnèse et d’imagerie.

À retenir

Les tests cliniques de hanche, notamment FADIR, FABER, et ceux de congruence, sont principalement sensibles mais peu spécifiques, leur interprétation doit donc être intégrée à l’ensemble de l’évaluation clinique pour orienter le diagnostic.

12. Limitations des tests cliniques

Notions clés & Définitions

  • Amplitudes articulaires (rotation interne/externe, flexion, extension, abduction, adduction) : Mesures de la mobilité d’une articulation, évaluées en actif et en passif, essentielles pour détecter des restrictions ou douleurs lors de l’examen clinique. (voir section 11)

  • Force musculaire (abducteurs, fléchisseurs, rotateurs externes) : Capacité des muscles à produire une force, évaluée par des tests spécifiques pour détecter déficits ou faiblesse, indicateurs indirects de pathologies ou de dysfonctionnements articulaires. (voir section 11)

  • Faible spécificité des tests cliniques : Caractéristique selon laquelle un test positif ne permet pas de confirmer de façon certaine une pathologie précise, en raison de la similarité des signes entre différentes affections intra-articulaires ou extra-articulaires. (voir section 11)

  • Sensibilité élevée mais spécificité faible : La majorité des tests cliniques de hanche détectent une anomalie en présence de pathologie, mais ne permettent pas de différencier précisément la cause, limitant leur valeur diagnostique. (voir section 11)

  • Coxalgie non spécifique : Expression désignant une douleur de hanche sans cause précise identifiable par les tests cliniques, après exclusion des drapeaux rouges (fractures, inflammations, tumeurs). Elle résulte de la faible capacité des tests à différencier les causes. (voir section 11)

Points essentiels

  • La majorité des tests cliniques pour la hanche, tels que le test de Trendelenburg, FADIR, FABER ou les tests de congruence, sont principalement sensibles mais manquent de spécificité, ce qui limite leur capacité à confirmer un diagnostic précis ( **** (Zurich 2018) : sensibilité mais faible spécificité).**

  • La faiblesse ou l’incapacité à maintenir certains tests, comme le test de Trendelenburg, indique une faiblesse musculaire ou une lésion tendineuse, mais ne permet pas d’identifier la cause exacte de la pathologie. La présence d’un faux négatif est fréquente si le patient compense ou si la faiblesse est partielle.

  • L’évaluation des amplitudes actives et passives, ainsi que la force musculaire des abducteurs, fléchisseurs et rotateurs externes, est essentielle pour détecter des déficits, mais leur interprétation doit rester prudente en raison de leur faible spécificité.

  • La difficulté principale réside dans la similitude des signes cliniques entre différentes pathologies intra-articulaires ou extra-articulaires, ce qui rend difficile la confirmation d’un diagnostic précis uniquement par l’examen clinique.

  • Après exclusion des drapeaux rouges, la coxalgie non spécifique est souvent retenue, soulignant que les tests cliniques ne permettent pas toujours d’identifier la cause exacte de la douleur de hanche.

À retenir

Les tests cliniques de la hanche sont principalement sensibles mais peu spécifiques, ce qui limite leur capacité à confirmer une pathologie précise ; leur utilisation doit donc s’inscrire dans une démarche d’exclusion et d’évaluation globale.

Repères chronologiques

(aucune date significative présente dans le contenu, cette section est omise)

Tableaux de Synthèse

ThèmePoints clésAuteur / Référence
Causes de coxalgie par âgeEnfant : ostéonécrose, épiphysiolyse, synovite transitoire ; Adulte jeune : lésions labrales, chondrales, dysplasie ; Adulte moyen : conflit fémoro-acétabulaire ; Sujet âgé : coxarthrose, fractures par insuffisanceNon précisé
Origine de la douleurIntra-articulaire : lésions labrales, chondrales, dysplasie, ostéonécrose, capsulite rétractile ; Extra-articulaire : tendinopathies, pubalgieNon précisé

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre synovite transitoire bénigne avec ostéonécrose ou épiphysiolyse, qui nécessitent une prise en charge spécifique.
  2. Confondre douleurs référées intra-abdominales ou rachidiennes avec une vraie coxalgie.
  3. Négliger l’importance d’éliminer les pathologies graves (arthrite septique, tumeurs) lors de l’évaluation.
  4. Confusion entre causes intra-articulaires (lésions labrales, chondrales) et causes extra-articulaires (tendinopathies, pubalgie).
  5. Sous-estimer la valeur de l’anamnèse et des signes cliniques pour orienter le diagnostic différentiel.
  6. Confondre la boiterie athlète avec une simple fatigue musculaire.
  7. Omettre de vérifier la stabilité et la mobilité lors de l’examen clinique pour détecter un conflit ou une capsulite.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de Perroux sur la croissance et ses implications pour la coxalgie chez l’enfant.
  • Identifier les causes principales de coxalgie selon l’âge : ostéonécrose (Legg-Calvé-Perthes), épiphysiolyse, synovite transitoire, conflit fémoro-acétabulaire, coxarthrose, fractures par insuffisance.
  • Savoir distinguer une douleur intra-articulaire d’une douleur extra-articulaire de la hanche.
  • Connaître les signes spécifiques de la coxalgie chez l’athlète, notamment la boiterie.
  • Savoir réaliser une anamnèse précise en recueillant les antécédents, la localisation, la nature et la durée de la douleur.
  • Identifier les caractéristiques de la douleur : mécanique, inflammatoire, spontanée, à l’effort ou au repos.
  • Localiser précisément la douleur pour orienter le diagnostic.
  • Effectuer une orientation diagnostique en éliminant les causes graves (arthrite septique, tumeurs, fractures).
  • Réaliser un examen clinique général : inspection, palpation, mobilisation, tests spécifiques.
  • Maîtriser les tests de la hanche : test de FADIR, test de FABER, test de Thomas, test de Lachman.
  • Évaluer les amplitudes et la force musculaire des membres inférieurs.
  • Connaître les limitations des tests cliniques et leur interprétation.
  • Vérifier la stabilité et la mobilité de la hanche pour détecter un conflit ou une capsulite.
  • Se référer aux auteurs clés : Perroux pour la croissance, Legg-Calvé-Perthes pour l’ostéonécrose, et les concepts de conflit fémoro-acétabulaire.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Critique : Causes et diagnostic de la coxalgie avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est une cause principale de coxalgie chez l'enfant ?

2. Selon Perroux, quelle maladie caractérisée par une interruption de la vascularisation de la tête fémorale entraîne une déformation osseuse chez l’enfant ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Critique : Causes et diagnostic de la coxalgie avec 24 flashcards interactives.

Ostéonécrose — cause ?

Interruption de vascularisation de la tête fémorale chez l’enfant

Épiphysiolyse — âge ?

Adolescent en croissance rapide

Synovite transitoire — nature ?

Inflammation bénigne et autolimitée

Voir les flashcards →

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