QCM : Diversité et organisation des récepteurs immunitaires — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le meilleur ensemble de spécificités que l’ensemble des anticorps produits par un individu peut couvrir ?

Le répertoire T
La mémoire immunologique
Le complexe CMH
Le répertoire B

Le répertoire B

Explication

Le répertoire B correspond à l’ensemble des spécificités d’anticorps qu’un individu peut produire. Le répertoire T concerne, lui, les spécificités des récepteurs des lymphocytes T.

2. Quelle caractéristique distingue le plus le répertoire T du répertoire B ?

Il est constitué uniquement d’anticorps de surface
Il est plus vaste et repose surtout sur la diversité combinatoire des jonctions
Il est plus restreint et dépend surtout de la commutation isotypique
Il n’implique jamais de réarrangement génique

Il est plus vaste et repose surtout sur la diversité combinatoire des jonctions

Explication

Le répertoire T est estimé plus vaste que le répertoire B et sa diversité provient surtout du choix et de l’assemblage des segments de jonction. La commutation isotypique concerne les immunoglobulines, pas le TCR.

3. Qu’est-ce qu’un épitope conformationnel ?

Une structure reconnue grâce à des acides aminés voisins dans l’espace
Une courte séquence d’acides aminés reconnue uniquement en ligne droite
Un segment de l’antigène reconnu par le CMH
Une région constante de l’anticorps

Une structure reconnue grâce à des acides aminés voisins dans l’espace

Explication

Un épitope conformationnel dépend de la juxtaposition tridimensionnelle d’acides aminés. Si la protéine est linéarisée, cette reconnaissance peut être perdue.

4. Quel est le rôle principal des régions hypervariables d’une immunoglobuline ?

Déterminer la spécificité de reconnaissance de l’antigène
Porter la partie constante de la chaîne lourde
Permettre la présentation du peptide au CMH
Assurer la fixation du complément

Déterminer la spécificité de reconnaissance de l’antigène

Explication

Les régions hypervariables contiennent les acides aminés les plus variables et déterminent la spécificité de reconnaissance de l’antigène. Elles participent à la formation du paratope.

5. Que désigne l’exclusion allélique dans la maturation des lymphocytes B ?

La sélection des clones T au thymus
L’empêchement de deux jonctions productives simultanées
Le blocage définitif de tout réarrangement génique
La suppression des chaînes légères avant les chaînes lourdes

L’empêchement de deux jonctions productives simultanées

Explication

L’exclusion allélique empêche qu’une cellule B obtienne deux jonctions productives en même temps, afin de n’exprimer qu’une seule spécificité. Ce mécanisme évite la coexpression de deux BCR différents.

6. Dans quel ordre se déroulent les réarrangements principaux des gènes d’immunoglobuline au cours de la maturation ?

V-J puis D-J pour la chaîne légère, puis V-D-J pour la lourde
V-D-J pour la chaîne légère, puis D-J pour la lourde
D-J puis V-D-J pour la chaîne lourde, puis V-J pour la chaîne légère
D-J puis V-J pour la lourde, puis V-D-J pour la légère

D-J puis V-D-J pour la chaîne lourde, puis V-J pour la chaîne légère

Explication

La chaîne lourde est réarrangée d’abord par un premier événement D-J puis par V-D-J, avant la chaîne légère en V-J. Cet ordre séquentiel est central dans la maturation des LB.

7. Quel mécanisme peut expliquer la production d’un transcrit contenant Cμ et Cδ à partir d’un même locus d’immunoglobuline ?

La sélection négative des lymphocytes B
La mutation somatique des régions variables
L’utilisation de sites de polyadénylation alternatifs
La recombinaison VJ des chaînes légères

L’utilisation de sites de polyadénylation alternatifs

Explication

Des sites de polyadénylation alternatifs permettent de générer des transcrits distincts, dont l’un peut inclure Cμ et Cδ. L’épissage enlève ensuite Cμ dans le transcrit approprié.

8. Dans le transcrit comportant Cμ et Cδ, quel événement permet de ne traduire que la chaîne δ ?

La recombinaison somatique enlève Cδ
L’épissage élimine les exons Cμ
La mutation somatique transforme Cμ en Cδ
La traduction s’arrête avant Cδ

L’épissage élimine les exons Cμ

Explication

Dans ce transcrit, les exons Cμ sont retirés par épissage, ce qui laisse la chaîne δ comme produit traduit. La recombinaison somatique n’est pas le mécanisme en cause ici.

9. Quelle succession décrit correctement la réponse des lymphocytes T après activation ?

Mise en place d’un réservoir mémoire, puis expansion prolongée, puis contraction
Expansion transitoire, contraction, puis mise en place d’un réservoir mémoire
Contraction, expansion transitoire, puis tolérance centrale
Activation immédiate, puis commutation isotypique, puis anergie

Expansion transitoire, contraction, puis mise en place d’un réservoir mémoire

Explication

La réponse T post-activation suit trois phases successives : expansion transitoire, contraction puis formation d’un réservoir mémoire. C’est la séquence physiologique décrite pour les LT activés.

10. Quel mécanisme correspond à une élimination des LT activés liée à une stimulation antigénique persistante ?

Exclusion allélique
ACAD
Ignorance clonale
AICD

AICD

Explication

L’AICD correspond à une mort cellulaire induite par l’activation, favorisée par une stimulation antigénique persistante. L’ACAD, au contraire, est liée à un manque de facteurs de survie en absence de signal antigénique.

11. À quel moment la commutation isotypique des anticorps survient-elle principalement ?

Avant toute activation du lymphocyte B
Pendant la sélection négative
Uniquement dans le thymus
Lors d’une réponse secondaire

Lors d’une réponse secondaire

Explication

La commutation isotypique survient lors de la réponse secondaire après activation des LB. Elle accompagne l’amélioration de l’affinité des anticorps.

12. Quel signal membranaire est indispensable à l’activation complète des lymphocytes B en périphérie ?

La seule sécrétion d’anticorps par les plasmocytes
La reconnaissance du CMH I par le BCR
L’absence totale de contact avec les lymphocytes T
L’interaction entre le BCR et l’épitope, complétée par des co-signaux

L’interaction entre le BCR et l’épitope, complétée par des co-signaux

Explication

L’activation complète des LB nécessite un premier signal via le BCR et des co-signaux membranaires supplémentaires. La reconnaissance seule ne suffit pas à déclencher pleinement la réponse.

13. Quel facteur de transcription est indispensable à l’engagement du lignage lymphoïde et son absence bloque la production de cellules T ?

LAT
CD40L
IKAROS
CD28

IKAROS

Explication

IKAROS est requis pour l’engagement du lignage lymphoïde ; son absence bloque la production des cellules T. Dans le modèle décrit, les cellules B et NK sont aussi absentes.

14. Quels signaux sont décrits comme spécifiques de la lignée T au début du développement ?

CD40 et CD40L
SHP1 et SHP2
Cμ et Cδ
Notch-1 et Gata-3

Notch-1 et Gata-3

Explication

Notch-1 et Gata-3 sont indiqués comme des facteurs spécifiques de la lignée T agissant précocement. Ils interviennent avant la mise en place des répertoires de récepteurs.

15. Quel est le lien fonctionnel entre un lymphocyte T helper et un lymphocyte B dans la coopération T-B ?

Le B active le T uniquement par la commutation isotypique
Le T helper reconnaît directement l’anticorps sécrété par le B
Le lymphocyte B présente le peptide au CMH I au T helper
Le T helper reconnaît le peptide présenté par le CMH II puis fournit l’aide au B

Le T helper reconnaît le peptide présenté par le CMH II puis fournit l’aide au B

Explication

Le T helper doit d’abord reconnaître un peptide présenté par le CMH II via son TCR pour coopérer avec le LB. Cette reconnaissance déclenche ensuite l’aide nécessaire à l’activation humorale.

16. Quel événement se produit lorsque le lymphocyte T reçoit les signaux via son TCR et CD28 ?

L’arrêt définitif de toute coopération cellulaire
La production immédiate d’IgM par le T
La disparition du CMH II de la CPA
L’expression de CD40-ligand augmente à sa surface

L’expression de CD40-ligand augmente à sa surface

Explication

Après activation par le TCR et CD28, le lymphocyte T helper augmente fortement l’expression de CD40-ligand. Ce ligand permet ensuite l’activation du lymphocyte B via CD40.

17. Quel mécanisme constitue la tolérance centrale principale des lymphocytes B immatures ?

La sélection positive
Le récepteur editing
L’activation par les cytokines
La commutation isotypique

Le récepteur editing

Explication

Le récepteur editing est le mécanisme principal de tolérance centrale des LB immatures en moelle osseuse. Il modifie la chaîne légère afin de réduire l’auto-réactivité.

18. Que devient le plus souvent un lymphocyte B immature auto-réactif lorsque son BCR reconnaît fortement le soi ?

Il devient automatiquement un plasmocyte
Il migre directement dans le thymus
Il peut être éliminé ou entrer en anergie
Il effectue une commutation isotypique

Il peut être éliminé ou entrer en anergie

Explication

La reconnaissance forte du soi peut conduire à une délétion clonale ou à une anergie selon l’affinité. La commutation isotypique n’intervient pas dans cette tolérance centrale.

19. Quelle immunoglobuline est produite en premier par des plasmocytes issus de LB de faible affinité ?

IgM
IgA
IgE
IgG

IgM

Explication

Les IgM sont produites en premier lors de la réponse initiale et proviennent de plasmocytes issus de LB de faible affinité. Elles caractérisent une réponse précoce de courte durée.

20. Quel défaut moléculaire est à l’origine du syndrome hyper-IgM décrit ici ?

Une mutation des régions hypervariables
Une absence de segments V
Un excès de récepteurs TCR
Un défaut d’expression du CD40-ligand

Un défaut d’expression du CD40-ligand

Explication

Le syndrome hyper-IgM résulte d’un défaut de CD40-ligand, empêchant la commutation isotypique. La production d’anticorps reste alors limitée aux IgM.

21. Quel couple de molécules intervient dans la co-stimulation qui amplifie l’activation des lymphocytes T ?

B7 et CD28
IgM et IgD
CD40 et CD40L
CMH I et CD8

B7 et CD28

Explication

La co-stimulation T repose sur l’interaction B7-CD28, qui renforce le signal déclenché par la reconnaissance antigénique. CD40/CD40L concerne surtout l’aide T aux LB.

22. Quel élément participe à la stabilisation du contact entre un lymphocyte T et une CPA ?

I-CAM1 et L-FA1
V et J
SHP1 et SHP2
Cμ et Cδ

I-CAM1 et L-FA1

Explication

L’adhérence entre LT et CPA implique I-CAM1 et L-FA1, ce qui stabilise la synapse immunologique. Ce n’est pas un mécanisme de réarrangement des gènes d’immunoglobuline.

23. Que désigne la synapse immunologique entre un lymphocyte T et une cellule dendritique ?

Un point de contact fonctionnel où l’antigène est reconnu
Un site de production d’IgM
Une zone de mutation somatique des anticorps
Un mécanisme de sélection négative dans la moelle

Un point de contact fonctionnel où l’antigène est reconnu

Explication

La synapse immunologique est le point de contact où un LT spécifique reconnaît l’antigène présenté par une cellule dendritique. Elle organise la reconnaissance et la signalisation d’activation.

24. Quelle description correspond à la réponse secondaire lors d’une seconde rencontre antigénique ?

Une latence plus courte avec une amplitude plus forte et une décroissance plus lente
Une activation limitée aux seuls lymphocytes B immatures
Une absence totale de plateau effecteur
Une réponse identique en durée à la réponse primaire

Une latence plus courte avec une amplitude plus forte et une décroissance plus lente

Explication

La réponse secondaire est plus rapide, plus intense et persiste plus longtemps avant de décroître plus lentement. Cela reflète l’intervention des cellules mémoires.

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Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Diversité et organisation des récepteurs immunitaires.

Répertoire B — définition ?

Ensemble des spécificités d’anticorps possibles chez un individu

Répertoire T — définition ?

Ensemble des spécificités de récepteurs T possibles chez un individu

Diversité TCR — origine principale ?

Diversité combinatoire des jonctions V(D)J

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