QCM : Fonctionnement et régulation musculaire — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la définition du sarcomère dans une fibre musculaire ?

Le long filament intracellulaire constitué d’actine uniquement
L’ensemble des tendons reliant le muscle à l’os
L’unité structurale et fonctionnelle comprise entre deux stries Z
La membrane qui entoure chaque fibre musculaire

L’unité structurale et fonctionnelle comprise entre deux stries Z

Explication

Le sarcomère est l’unité contractile élémentaire du muscle, délimitée par deux stries Z. Les autres propositions désignent des structures différentes, comme la myofibrille ou le tendon.

2. Lors de la contraction d’une fibre musculaire, quel changement affecte les bandes du sarcomère ?

Les bandes A diminuent, les bandes I restent stables et la zone H s’élargit
Toutes les bandes rétrécissent de la même façon
Les bandes I diminuent, les bandes A gardent la même longueur et la zone H tend à disparaître
Seules les stries Z disparaissent temporairement

Les bandes I diminuent, les bandes A gardent la même longueur et la zone H tend à disparaître

Explication

La contraction se fait par glissement des filaments, ce qui rapproche les stries Z sans raccourcir les filaments. Ainsi, les bandes I diminuent, tandis que les bandes A restent inchangées et la zone H se réduit.

3. Quel mécanisme explique le raccourcissement d’un sarcomère pendant la contraction ?

La rupture des stries Z sous l’effet du calcium
La fusion des myofibrilles entre elles
Le raccourcissement des filaments d’actine et de myosine
Le glissement des filaments d’actine et de myosine l’un par rapport à l’autre

Le glissement des filaments d’actine et de myosine l’un par rapport à l’autre

Explication

Le sarcomère se raccourcit parce que les filaments glissent sans changer de longueur. Ce n’est donc pas un raccourcissement des filaments eux-mêmes.

4. Quel rôle joue l’augmentation de Ca2+ dans la contraction musculaire ?

Elle fournit directement l’énergie nécessaire au mouvement
Elle libère le site de fixation de l’actine et permet l’accrochage de la myosine
Elle dissocie immédiatement l’actine de la matrice extracellulaire
Elle bloque l’activité des têtes de myosine

Elle libère le site de fixation de l’actine et permet l’accrochage de la myosine

Explication

Quand la concentration de Ca2+ dépasse un seuil, un site de fixation devient accessible sur l’actine, ce qui permet l’interaction avec la myosine. Le calcium n’apporte pas lui-même l’énergie du mouvement.

5. Quel est le rôle principal de la dystrophine musculaire ?

Relier les filaments d’actine à la matrice extracellulaire pour maintenir la cohérence structurale
Déclencher la libération de calcium dans le sarcoplasme
Produire l’ATP utilisé par les fibres musculaires
Stocker le glucose dans les fibres musculaires

Relier les filaments d’actine à la matrice extracellulaire pour maintenir la cohérence structurale

Explication

La dystrophine assure l’ancrage mécanique entre l’actine et la matrice extracellulaire, ce qui stabilise la fibre lors des contractions répétées. Son absence fragilise la structure musculaire.

6. Dans la respiration aérobie, quelle affirmation sur le rendement énergétique est correcte ?

La fermentation aérobie produit davantage d’ATP que la respiration
L’oxydation complète d’une mole de glucose produit 2 ATP
La chaîne respiratoire produit seulement 2 ATP
L’oxydation complète d’une mole de glucose produit 36 ATP

L’oxydation complète d’une mole de glucose produit 36 ATP

Explication

En aérobiose, l’oxydation complète du glucose fournit 36 ATP par mole de glucose. Les 2 ATP correspondent au cycle de Krebs, tandis que la chaîne respiratoire en produit 32.

7. Quelle affirmation décrit le mieux la respiration cellulaire ?

C’est une voie anaérobie qui produit l’ATP sans utiliser de glucose
C’est une voie qui transforme directement l’ATP en glucose
C’est une voie de stockage de l’ATP dans le cytoplasme
C’est une voie oxydante qui transforme l’énergie du glucose en ATP grâce à la réoxydation de composés réduits dans la mitochondrie

C’est une voie oxydante qui transforme l’énergie du glucose en ATP grâce à la réoxydation de composés réduits dans la mitochondrie

Explication

La respiration cellulaire oxyde le glucose et réoxyde les composés réduits dans la mitochondrie pour produire de l’ATP. Elle repose donc sur une voie oxydante et non sur une simple réserve d’ATP.

8. Quel énoncé caractérise la fermentation lactique ?

Elle nécessite l’oxygène et produit autant d’ATP que la respiration
Elle ne nécessite pas d’oxygène et fournit beaucoup moins d’ATP que la respiration oxydante
Elle transforme toujours le glucose en 36 ATP
Elle se déroule uniquement dans la mitochondrie

Elle ne nécessite pas d’oxygène et fournit beaucoup moins d’ATP que la respiration oxydante

Explication

La fermentation lactique est une voie anaérobie : elle permet de produire de l’ATP sans oxygène, mais avec un rendement bien plus faible que la respiration. Elle n’atteint pas le rendement de 36 ATP par glucose.

9. Quel couple hormonal régule la glycémie par effets opposés ?

La thyroxine et la calcitonine
La dopamine et la sérotonine
L’insuline et le glucagon
L’adrénaline et la mélatonine

L’insuline et le glucagon

Explication

L’insuline fait baisser la glycémie en favorisant le stockage du glucose, tandis que le glucagon l’augmente en favorisant sa libération. Ils constituent donc un couple de régulation antagoniste.

10. Quel mécanisme correspond à l’action du glucagon sur la glycémie ?

Il favorise la glycogenèse dans le foie et les muscles
Il bloque toute libération de glucose par le foie
Il fait entrer directement le glucose dans les cellules β
Il stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse dans le foie

Il stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse dans le foie

Explication

Le glucagon augmente la glycémie en activant la glycogénolyse et la néoglucogenèse, surtout au niveau du foie. Il s’oppose ainsi à l’action hypoglycémiante de l’insuline.

11. Quel facteur augmente le risque de diabète de type 2 en favorisant l’expression d’une prédisposition génétique ?

Une destruction auto-immune des cellules β
Une carence en globules rouges
L’obésité associée à une activité physique réduite
Une augmentation durable de la sécrétion d’insuline

L’obésité associée à une activité physique réduite

Explication

Le diabète de type 2 résulte d’une interaction entre prédisposition génétique et environnement, notamment l’obésité et la sédentarité. La destruction auto-immune des cellules β caractérise plutôt le diabète de type 1.

12. Quelle proposition décrit le diabète de type 1 ?

Une sécrétion excessive de glucagon par les cellules α
Une insulinorésistance liée surtout à l’excès de poids
Une hausse transitoire de la glycémie après un repas
Une maladie auto-immune détruisant les cellules β pancréatiques

Une maladie auto-immune détruisant les cellules β pancréatiques

Explication

Le diabète de type 1 est dû à la destruction des cellules β par des lymphocytes T, ce qui entraîne un manque d’insuline. L’insulinorésistance correspond au diabète de type 2.

13. Quel événement déclenche directement le réflexe myotatique ?

Une augmentation de la glycémie
Une baisse de la température corporelle
La contraction volontaire du muscle antagoniste
L’étirement du muscle lui-même

L’étirement du muscle lui-même

Explication

Le réflexe myotatique est une contraction involontaire provoquée par l’étirement du muscle. Il sert notamment au maintien de la posture et de l’équilibre.

14. Quel rôle joue la moelle épinière dans le réflexe myotatique ?

Elle compare les commandes des deux hémisphères cérébraux
Elle intègre le message sensitif et renvoie un message moteur
Elle produit l’ATP nécessaire à la contraction
Elle fabrique les fuseaux neuromusculaires

Elle intègre le message sensitif et renvoie un message moteur

Explication

La moelle épinière est le centre nerveux du réflexe myotatique : elle reçoit le message sensitif et déclenche la réponse motrice. Le trajet ne passe pas par le cerveau pour ce réflexe rapide.

15. Dans le réflexe myotatique, quel mécanisme empêche la contraction simultanée du muscle antagoniste ?

Une activation identique des deux muscles
Une augmentation de la sécrétion d’adrénaline
Un interneurone inhibiteur qui freine son motoneurone
Une destruction temporaire du fuseau neuromusculaire

Un interneurone inhibiteur qui freine son motoneurone

Explication

La moelle épinière active un interneurone inhibiteur qui inhibe le motoneurone du muscle antagoniste. Cela permet au muscle stimulé de se contracter pendant que l’antagoniste se relâche.

16. Que montre l’électromyogramme des deux muscles antagonistes lors d’un réflexe myotatique ?

Leurs signaux électriques s’excluent mutuellement
Ils ne présentent aucun signal électrique
Leurs activités électriques se superposent totalement
Le muscle antagoniste s’active avant le muscle effecteur

Leurs signaux électriques s’excluent mutuellement

Explication

L’activité électrique des muscles antagonistes s’exclut, ce qui évite une contraction simultanée. C’est la conséquence de la commande excitatrice sur l’un et inhibitrice sur l’autre.

17. Quelle est la caractéristique de la motricité volontaire liée à l’aire motrice primaire ?

La commande ne dépend pas du cortex
La commande reste identique toute la vie
La commande est strictement réflexe
La commande est controlatérale

La commande est controlatérale

Explication

L’aire motrice primaire d’un hémisphère commande les muscles du côté opposé du corps. Cette organisation est une caractéristique essentielle de la motricité volontaire.

18. Que signifie la sommation spatiale et temporelle au niveau du motoneurone ?

L’addition de signaux reçus simultanément ou successivement jusqu’au seuil
La contraction automatique du muscle antagoniste
La transmission du message moteur vers la peau
La transformation du glucose en ATP dans le noyau

L’addition de signaux reçus simultanément ou successivement jusqu’au seuil

Explication

Le motoneurone intègre des signaux excitateurs et inhibiteurs reçus à différents moments ou en différents endroits. Si le seuil est atteint, il déclenche un train de potentiels d’action.

19. Comment l’apprentissage moteur modifie-t-il l’organisation du cortex moteur ?

Les territoires fréquemment sollicités deviennent plus développés
Les aires motrices disparaissent progressivement
La carte motrice reste fixe dès la naissance
Seules les aires sensorielles sont modifiées

Les territoires fréquemment sollicités deviennent plus développés

Explication

La plasticité cérébrale permet au cortex moteur de se réorganiser avec l’entraînement. Les zones souvent utilisées prennent plus d’importance dans la carte motrice.

20. Quel effet peut avoir un accident vasculaire cérébral touchant l’aire motrice primaire ?

Une augmentation immédiate de la force musculaire
Une production accrue d’insuline
Une disparition du réflexe myotatique
Une perte de motricité avec possible récupération partielle

Une perte de motricité avec possible récupération partielle

Explication

La destruction de neurones de l’aire motrice primaire provoque une perte de motricité, car les neurones privés d’oxygène meurent rapidement. La plasticité cérébrale peut ensuite permettre une récupération partielle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Fonctionnement et régulation musculaire.

Structure de la cellule musculaire

Composée de myocytes, myofibrilles, sarcomères

Contraction des myofibrilles

Glissement actine-myosine, Ca2+ déverrouille

ATP et dystrophine musculaire

Dystrophine maintient la cohérence structurale, ATP fournit énergie

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