QCM : Gestion de l'Ostéoporose et Fractures — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la caractéristique principale de l’ostéoporose ?

Une inflammation isolée des articulations entraînant une douleur mécanique
Une maladie généralisée du squelette avec diminution de la densité osseuse et altération de la microarchitecture
Une maladie uniquement liée à une carence en calcium sans fragilité osseuse
Une atteinte musculaire responsable d’une faiblesse sans impact osseux

Une maladie généralisée du squelette avec diminution de la densité osseuse et altération de la microarchitecture

Explication

L’ostéoporose est définie comme une maladie généralisée du squelette associant baisse de densité osseuse et altérations microarchitecturales. Cela augmente la fragilité osseuse et le risque de fracture.

2. Quel événement traduit le mieux une fracture de fragilité ?

Une fracture provoquée par un traumatisme violent direct
Une fracture survenant après une chute de basse énergie
Une fracture liée uniquement à un sport de contact
Une fracture consécutive à un accident de la voie publique

Une fracture survenant après une chute de basse énergie

Explication

La fracture de fragilité survient après un traumatisme de faible intensité, typiquement une chute de basse énergie. Les fractures traumatiques majeures relèvent d’un autre contexte.

3. Quel est l’objectif principal de la filière fracture ?

Organiser le repérage, le dépistage et l’orientation spécialisée après une fracture
Remplacer toute consultation de rhumatologie par une prise en charge chirurgicale
Confirmer uniquement la présence d’une fracture traumatique grave
Éviter toute exploration complémentaire après une fracture

Organiser le repérage, le dépistage et l’orientation spécialisée après une fracture

Explication

La filière fracture est une organisation de prise en charge visant à repérer l’ostéoporose après fracture et à orienter vers une évaluation spécialisée. Elle ne se limite pas à constater la fracture.

4. Quelle fracture est la plus compatible avec une fracture ostéoporotique dans cette organisation ?

Une fracture après chute de sa hauteur ou de 1 à 2 marches
Une fracture liée à un choc violent lors d’un sport extrême
Une fracture survenant dans un escalier important
Une fracture lors d’un accident de la route

Une fracture après chute de sa hauteur ou de 1 à 2 marches

Explication

La fracture ostéoporotique correspond à une fracture de basse énergie, comme une chute de sa hauteur ou de 1 à 2 marches. Les chutes dans les escaliers ou les accidents de la voie publique ne correspondent pas à ce cadre.

5. Quel est le but du bilan biologique dans l’ostéoporose ?

Mesurer uniquement la douleur osseuse
Confirmer que toutes les fractures sont d’origine traumatique
Remplacer la densitométrie osseuse pour poser le diagnostic
Rechercher une cause secondaire et évaluer le terrain avant traitement

Rechercher une cause secondaire et évaluer le terrain avant traitement

Explication

Le bilan biologique sert avant tout à rechercher une cause secondaire de l’ostéoporose et à préparer la prise en charge. Il ne remplace pas l’imagerie ou la densitométrie.

6. Pourquoi demander des radiographies dorso-lombaires chez un patient suspect d’ostéoporose ?

Pour mesurer directement le taux de vitamine D
Pour confirmer une arthrose des doigts
Pour détecter des tassements vertébraux parfois peu symptomatiques
Pour exclure systématiquement toute maladie rénale

Pour détecter des tassements vertébraux parfois peu symptomatiques

Explication

Les radiographies dorso-lombaires servent à rechercher des tassements vertébraux, qui peuvent être peu douloureux ou passer pour un simple lumbago. Elles permettent donc de ne pas méconnaître une fracture vertébrale.

7. Quel T-score correspond à une ostéoporose selon les critères OMS ?

Inférieur à -1 avec fracture obligatoirement
Inférieur à -2,5
Supérieur à -1
Entre -1 et -2,5

Inférieur à -2,5

Explication

Selon les seuils OMS, l’ostéoporose est définie par un T-score inférieur à -2,5. L’ostéoporose sévère associe en plus la présence d’au moins une fracture.

8. Dans quel cas la densitométrie osseuse est-elle indiquée chez une femme ménopausée ?

Seulement chez les patientes de moins de 30 ans
En cas d’antécédent familial de fracture du col fémoral
En cas de simple douleur lombaire sans autre facteur de risque
Uniquement après une fracture de la main traumatique

En cas d’antécédent familial de fracture du col fémoral

Explication

Chez la femme ménopausée, l’antécédent familial de fracture du col fémoral fait partie des indications de densitométrie. D’autres facteurs comme un IMC bas ou une ménopause précoce sont aussi mentionnés.

9. Quels sont les trois piliers de base de la prévention de l’ostéoporose ?

Antalgiques, kinésithérapie et immobilisation
Calcium, vitamine D et activité physique
Protéines, eau et sommeil
Magnésium, fer et repos prolongé

Calcium, vitamine D et activité physique

Explication

Les mesures de base reposent sur un apport calcique suffisant, une supplémentation en vitamine D et une activité physique régulière en charge. Ces mesures sont prévues sur le long terme.

10. Quelle mesure est la plus appropriée pour prévenir les chutes chez une personne à risque ?

Supprimer les tapis et vérifier le chaussage
Boire moins pour réduire les déplacements nocturnes
Augmenter le temps passé assis pour limiter les mouvements
Éviter toute activité en charge

Supprimer les tapis et vérifier le chaussage

Explication

La prévention des chutes inclut l’adaptation de l’environnement, notamment le retrait des tapis et le choix d’un bon chaussage. Cela s’ajoute au repérage des facteurs de risque comme la dénutrition ou les troubles neurologiques.

11. Dans quel contexte le raloxifène est-il indiqué parmi les traitements de deuxième intention ?

Dans toute fracture de fragilité récente sans autre critère
Dans une ostéoporose avec insuffisance rénale sévère
Dans une ostéoporose sévère avec au moins deux fractures vertébrales
Dans une ostéoporose non fracturaire à prédominance rachidienne

Dans une ostéoporose non fracturaire à prédominance rachidienne

Explication

Le raloxifène est réservé aux formes d’ostéoporose non fracturaires, surtout quand l’atteinte prédomine au rachis. Il n’est pas le traitement choisi pour une ostéoporose sévère avec fractures vertébrales, qui relève du tériparatide selon le cours.

12. Quelle contre-indication est classiquement associée au raloxifène ?

Une hyperthyroïdie traitée
Une fracture du poignet ancienne
Un antécédent de thrombose veineuse profonde
Une carence martiale isolée

Un antécédent de thrombose veineuse profonde

Explication

Le raloxifène est contre-indiqué en cas de thrombose veineuse profonde, en raison du risque thromboembolique. Les autres propositions ne correspondent pas aux contre-indications mises en avant pour ce médicament.

13. Quel effet indésirable est typiquement associé aux bisphosphonates par voie intraveineuse ?

Une hypoglycémie sévère
Une hypertension intracrânienne
Un syndrome pseudo-grippal
Une hémorragie digestive immédiate

Un syndrome pseudo-grippal

Explication

Les bisphosphonates IV peuvent provoquer un syndrome pseudo-grippal, décrit comme un effet indésirable fréquent dans le cours. Ce n’est pas l’effet attendu de la voie orale, qui expose surtout à des contraintes digestives.

14. Quelle mesure fait partie de la prévention des effets indésirables lors d’une perfusion intraveineuse de bisphosphonate ?

S’allonger après la perfusion pour diminuer les douleurs digestives
Prendre un antiacide pendant un mois avant la perfusion
Augmenter l’apport en sel pendant une semaine
Boire 1,5 L d’eau par jour pendant 3 jours et prendre du paracétamol 1 g trois fois par jour pendant 3 jours

Boire 1,5 L d’eau par jour pendant 3 jours et prendre du paracétamol 1 g trois fois par jour pendant 3 jours

Explication

Le cours recommande une hydratation à 1,5 L par jour pendant 3 jours et du paracétamol 1 g matin, midi et soir pendant 3 jours pour limiter le syndrome pseudo-grippal. Les autres mesures ne font pas partie de cette prévention.

15. Après trois ans de traitement de deuxième intention, quelle attitude est recommandée si le T-score reste supérieur à -2 sans nouvelle fracture ?

Suspendre toute surveillance après l’arrêt
Arrêter le traitement de niveau 2 et poursuivre la surveillance densitométrique
Changer immédiatement de traitement malgré la stabilité
Poursuivre le même traitement indéfiniment sans contrôle

Arrêter le traitement de niveau 2 et poursuivre la surveillance densitométrique

Explication

Si la densitométrie est stable ou améliorée et qu’il n’y a pas de nouvelle fracture, le cours prévoit l’arrêt du traitement de niveau 2 avec surveillance. Le suivi densitométrique reste nécessaire, donc l’arrêt ne signifie pas absence de surveillance.

16. Quelle situation impose de changer de traitement de niveau 2 selon la surveillance densitométrique ?

Une aggravation de la DMO ou la survenue d’une nouvelle fracture
Une simple douleur lombaire sans modification densitométrique
Un T-score supérieur à -2 avec stabilité clinique
Une prise régulière du traitement pendant trois ans

Une aggravation de la DMO ou la survenue d’une nouvelle fracture

Explication

L’aggravation de la DMO et/ou une nouvelle fracture conduisent à envisager un autre traitement selon le cours. Un T-score supérieur à -2 avec stabilité oriente au contraire vers l’arrêt du niveau 2 et la surveillance.

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Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Gestion de l'Ostéoporose et Fractures.

Ostéoporose — définition ?

Maladie du squelette avec densité osseuse diminuée.

Fragilité osseuse — rôle ?

Augmente le risque de fracture après chute.

Filière fracture — objectif ?

Dépister et orienter vers prise en charge spécialisée.

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