Fiche de révision : Imagerie et Pathologies Thyroïdiennes

Plan du Cours

  1. Imagerie thyroïde
  2. Anatomie thyroïde
  3. Techniques d'exploration
  4. Échographie thyroïde
  5. Scintigraphie thyroïdienne
  6. Pathologies thyroïdiennes
  7. Nodule thyroïdien
  8. Dysthyroïdies
  9. Parathyroïdes
  10. Surrénales
  11. Imagerie surrénale

1. Imagerie thyroïde

Notions clés & Définitions

  • Imagerie des glandes endocrines : Techniques utilisées pour visualiser et évaluer les glandes endocrines, notamment la thyroïde, afin de diagnostiquer des affections fonctionnelles ou morphologiques (source : généralités).
  • Techniques principales d'imagerie thyroïdienne : L’échographie et la scintigraphie thyroïdienne, qui permettent d’étudier la morphologie, la vascularisation, et la fonction de la thyroïde (source : techniques d’explorations).
  • Objectifs de l'imagerie thyroïdienne : Diagnostiquer les troubles fonctionnels (hyperthyroïdie, hypothyroïdie), détecter des anomalies morphologiques (goitre, masse, cancer), et préciser la nature et la localisation des lésions (source : généralités, rappel anatomique).

Points essentiels

  • La thyroïde est une glande située à la face antérieure du cou, en forme de papillon, composée de deux lobes reliés par un isthme, parfois d’un lobe pyramidal (source : rappel anatomique).
  • L’échographie est l’examen de référence pour l’évaluation morphologique, avec une excellente résolution spatiale, permettant de mesurer la taille, la forme, et la structure du tissu thyroïdien. La glande normale est homogène, hyperéchogène par rapport aux muscles, avec des dimensions spécifiques (< 8 cc pour la femme, < 10 cc pour l’homme).
  • Lors de goitre ou de masse, l’échographie recherche des critères de malignité : microcalcifications, contours irréguliers, vascularisation anormale, micro-nodules hypoéchogènes.
  • La scintigraphie utilise des traceurs comme l’Iode 123 ou le Technétium-99 pour évaluer la fixation hormonale, notamment en cas d’hyperthyroïdie, permettant de distinguer hyperthyroïdies vraies et autres causes (source : techniques d’explorations, séméiologie pathologique).
  • La scintigraphie est indiquée en cas de TSH basse, pour le bilan étiologique, et permet de différencier les hyperthyroïdies selon leur mode de fixation.
  • La recherche de nodules thyroïdiens repose sur l’échographie, qui distingue les caractéristiques bénignes (kystes, nodules hyperéchogènes) et suspectes (microcalcifications, contours irréguliers, hypoéchogènes). La scintigraphie complète l’évaluation en cas de suspicion ou pour caractériser la fonction du nodule.
  • En cas de goitre plongeant ou intrathoracique, la TDM ou l’IRM peuvent être nécessaires si l’échographie est insuffisante.
  • La pose de contraste iodé est possible sous contrôle, sauf en cas de thyrotoxicose ou de traitement par iode radioactif, en raison de risques ou d’interférences (source : techniques d’explorations).

À retenir

L’imagerie thyroïdienne, principalement par échographie et scintigraphie, est essentielle pour diagnostiquer, caractériser et orienter la prise en charge des affections thyroïdiennes, en combinant évaluation morphologique et fonctionnelle.

2. Anatomie thyroïde

Notions clés & Définitions

  • Glande thyroïde : Une glande endocrine située à la face antérieure (médiane) de la base du cou, devant la trachée, en forme de papillon composée de deux lobes reliés par un isthme. Elle peut présenter une extension sous forme d’un lobe pyramidale (inconstant).
  • Lobes thyroïdiens : Deux structures symétriques, de volume globalement identique (< 8 cc pour la femme et < 10 cc pour l’homme par l’échographie), dont la forme est généralement homogène et hyperéchogène à l’état normal.
  • Isthme thyroïdien : Structure fine, régulière, d’épaisseur inférieure à 5 mm, reliant les deux lobes.
  • Lobe pyramidal : Extension inconstante de la thyroïde, située en dessous de l’isthme, pouvant s’étendre vers la ligne médiane ou sous le cartilage thyroïdien.

Points essentiels

  • La thyroïde est une glande endocrine responsable de la production des hormones T3 et T4, régulant le métabolisme.
  • Elle est située à la face antérieure de la base du cou, devant la trachée, avec une position médiane.
  • La forme générale est celle d’un papillon, composée de deux lobes symétriques reliés par un isthme.
  • La taille normale des lobes est < 8 cc chez la femme et < 10 cc chez l’homme.
  • La structure normale de la thyroïde est homogène et hyperéchogène à l’échographie.
  • Lorsqu’il existe un goitre, la taille et la morphologie peuvent être modifiées, nécessitant une exploration complémentaire.
  • La relation avec les nerfs récurrents (cordes vocales) et les parathyroïdes est cruciale, notamment lors d’interventions chirurgicales.
  • La thyroïde peut présenter une extension sous forme d’un lobe pyramidal, variable selon les individus.

À retenir

La thyroïde est une glande en forme de papillon située à la face antérieure du cou, dont la symétrie, la taille et la structure homogène sont essentielles pour le diagnostic, avec des relations anatomiques importantes avec les nerfs récurrents et les parathyroïdes.

3. Techniques d'exploration

Notions clés & Définitions

Techniques d'exploration utilisées pour la thyroïde
Ce sont les méthodes d'imagerie permettant d'étudier la structure et la fonction de la glande thyroïde, notamment l’échographie et la scintigraphie thyroïdienne (voir section 3).

Avantages de l’échographie en exploration thyroïdienne
L’échographie est une technique non invasive, à haute résolution spatiale, permettant une visualisation précise de la morphologie, des dimensions, et de l’homogénéité du tissu thyroïdien. Elle est particulièrement adaptée pour détecter et caractériser les nodules, évaluer leur vascularisation, et rechercher un goitre ou une masse. La thyroïde étant un organe superficiel, l’échographie offre une excellente résolution contrastée et spatiale.

Utilisation du contraste iodé en imagerie thyroïdienne
L’injection de produit de contraste iodée est possible sous contrôle de la fonction thyroïdienne. Elle est contre-indiquée en cas de thyrotoxicose non traitée ou chez les patients traités par iode radioactif. Le contraste iodé peut améliorer la détection de certaines anomalies, mais comporte un risque de thyrotoxicose dans certains contextes. Son emploi doit respecter des précautions spécifiques pour éviter des complications (voir section 3).

4. Échographie thyroïde

Notions clés & Définitions

Critères échographiques du tissu thyroïdien normal

  • La thyroïde normale apparaît homogène et hyperéchogène par rapport aux muscles adjacents.
  • Elle présente une structure uniforme sans zones hypo ou hyperéchogènes significatives.

Dimensions normales des lobes thyroïdiens

  • Chaque lobe doit mesurer moins de 8 cc chez la femme et moins de 10 cc chez l’homme.
  • La morphologie doit être symétrique, avec un isthme fin et régulier de moins de 5 mm d’épaisseur.

Signes échographiques de goitre

  • Augmentation de volume de la glande thyroïde, pouvant entraîner une asymétrie ou une extension sous-sternale.
  • Présence d’un épaississement ou d’une hypertrophie diffuse ou nodulaire, souvent associée à une structure homogène ou hétérogène selon la cause.
  • Lors d’un goitre plongeant, l’échographie peut être insuffisante, nécessitant une TDM ou une IRM.

Points essentiels

  • La thyroïde normale est homogène, hyperéchogène et symétrique, avec des dimensions respectives inférieures à 8 cc (femmes) et 10 cc (hommes).
  • L’isthme doit être fin (< 5 mm) et régulier.
  • Un goitre se manifeste par une augmentation globale ou localisée du volume glandulaire, souvent avec une structure homogène ou hétérogène.
  • La détection d’un goitre peut nécessiter des examens complémentaires comme la TDM ou l’IRM en cas de goitre plongeant ou étendu.

À retenir

L’échographie thyroïdienne permet d’évaluer la normalité du tissu, la taille des lobes et de détecter un goitre par une augmentation de volume et une modification de la structure, tout en restant un examen de première intention.

5. Scintigraphie thyroïdienne

Notions clés & Définitions

Principe de la scintigraphie thyroïdienne : Technique d'imagerie fonctionnelle permettant d’évaluer la fixation du traceur par la glande thyroïde, afin de visualiser sa morphologie et sa fonction. Elle repose sur la captation spécifique de certains isotopes par la thyroïde, ce qui permet d’étudier son activité et sa structure.

Traceurs utilisés en scintigraphie thyroïdienne : Les principaux traceurs sont l'Iode 123 (¹²³I), préféré pour sa capacité de quantification, et le Technétium-99 (⁹⁹ᵐTc), plus disponible. Le ¹²³I permet une meilleure évaluation de la fixation, tandis que le ⁹⁹ᵐTc est une alternative courante.

Indications principales de la scintigraphie thyroïdienne : Elle est indiquée principalement en cas de TSH basse pour explorer une hyperthyroïdie d'origine périphérique. Elle sert à distinguer les hyperthyroïdies vraies (fixation préservée de ¹²³I) des hyperthyroïdies par relargage hormonale ou factices (fixation basse). Elle participe aussi au bilan étiologique des hyperthyroïdies et à la détection de nodules froids ou chauds.

6. Pathologies thyroïdiennes

Notions clés & Définitions

  • Pathologies thyroïdiennes courantes : troubles fonctionnels ou morphologiques de la thyroïde, tels que la maladie de Basedow, la thyroïdite de Hashimoto, la thyroïdite de De Quervain, ou la présence de nodules thyroïdiens. (source : généralités)
  • Signes échographiques de malignité thyroïdienne : critères échographiques indiquant une suspicion de cancer dans un nodule thyroïdien, notamment microcalcifications, contours irréguliers, hypoéchogénicité, grande orientation perpendiculaire à la peau, vascularisation riche, et renforcement postérieur. (source : séméiologie pathologique élémentaire)
  • Critères échographiques pour différencier nodules bénins et malins :
    • Nodule bénin : anéchogène avec limites bien définies, contenu liquidien (kyste), hyperéchogène, ou riche vascularisation sans autres critères suspects.
    • Nodule malin : hypoéchogène, microcalcifications, contours irréguliers, microcalcifications, vascularisation intra et péri nodulaire abondante, microcalcifications, et grande orientation perpendiculaire à la peau. (source : séméiologie pathologique élémentaire)

Points essentiels

  • Les examens d'imagerie sont demandés lors du diagnostic clinique ou biologique d'une affection thyroïdienne, pouvant être d'origine fonctionnelle (hyper ou hypothyroïdie) ou morphologique (masse, goitre, cancer).
  • La technique principale d'exploration est l’échographie, qui permet d’évaluer la morphologie, la symétrie, et la vascularisation des lobes thyroïdiens. La taille normale d’un lobe est inférieure à 8 cc pour la femme et 10 cc pour l’homme.
  • La scintigraphie utilise l'Iode 123 ou le Technétium-99 pour distinguer hyperthyroïdies (fixation préservée) des thyroïdites ou autres causes d'hyperthyroïdie par relargage hormonal.
  • La séméiologie des nodules :
    • Les nodules anéchogènes bien limités avec renforcement postérieur sont généralement bénins.
    • Les nodules hypoéchogènes, surtout avec microcalcifications, contours irréguliers, ou vascularisation riche, sont suspectés de malignité.
    • La scintigraphie montre que les nodules hyperfixants sont presque toujours bénins, tandis que les nodules froids ou isofixants sont plus suspects.
  • Les pathologies spécifiques :
    • La maladie de Basedow : glande de volume augmenté, échostructure hétérogène, vascularisation abondante (mode Doppler couleur).
    • La thyroïdite de Hashimoto : échographie hypoéchogène avec infiltration lymphocytaire, fibrose, et atrophie progressive.
    • La thyroïdite de De Quervain : aspect hypoéchogène diffus ou micronodules hypoéchogènes, souvent post-virale.

À retenir

Les pathologies thyroïdiennes courantes se caractérisent par des modifications morphologiques et fonctionnelles détectables à l’échographie et à la scintigraphie, avec des critères précis permettant de différencier benignité et malignité, essentiels pour le diagnostic et la prise en charge.

7. Nodule thyroïdien

Notions clés & Définitions

  • Nodule thyroïdien : masse localisée dans la glande thyroïde, pouvant être unique ou multiple, se développant dans une glande normale, un goitre ou une thyroïdite (source : contenu source).
  • Critères échographiques de suspicion de malignité : caractéristiques échographiques associées à un risque accru de cancer thyroïdien, notamment un nodule hypoéchogène, avec microcalcifications, contours irréguliers, grand axe perpendiculaire à la peau, et riche vascularisation péri et intra nodulaire (source : contenu source).
  • Utilité de la scintigraphie : examen permettant de différencier les nodules hyperfixants (souvent bénins) des nodules hypofixants ou isofixants (suspects), en particulier dans le contexte d’une hyperthyroïdie ou pour le bilan étiologique, avec le traceur principal étant l'Iode 123 ou le Technétium-99 (source : contenu source).

Points essentiels

  • La caractéristique principale du nodule est sa localisation dans la thyroïde, pouvant être unique ou multiple, et son développement dans différents contextes morphologiques (normal, goitre, thyroïdite).
  • Critères échographiques de malignité : un nodule hypoéchogène, surtout s'il présente des microcalcifications, des contours irréguliers, et une orientation perpendiculaire à la peau, est plus suspect. La vascularisation riche, avec vitesses circulatoires élevées, peut indiquer un nodule fonctionnel.
  • La scintigraphie est indiquée principalement en cas de TSH basse, pour distinguer les nodules hyperfixants (souvent bénins) des nodules froids ou isofixants, qui sont plus suspects de malignité. La fixation faible ou absente (nodules froids) augmente le risque de cancer, tandis que la fixation élevée (nodules chauds) est généralement bénigne.
  • La relation entre échographie et scintigraphie : l’échographie recherche des critères morphologiques, tandis que la scintigraphie évalue la fonction du nodule.

À retenir

Le diagnostic des nodules thyroïdiens repose sur une combinaison d’évaluation échographique des critères de malignité et de la scintigraphie pour analyser leur activité fonctionnelle, permettant ainsi de mieux orienter la prise en charge.

8. Dysthyroïdies

Notions clés & Définitions

Hyperthyroïdie : Trouble fonctionnel caractérisé par une production excessive d'hormones T3 et T4 par la thyroïde, souvent liée à la maladie de Basedow. Elle entraîne une augmentation du métabolisme et des signes cliniques associés.

Hypothyroïdie : Trouble fonctionnel où la thyroïde sécrète insuffisamment T3 et T4, conduisant à une diminution du métabolisme. Elle peut résulter d'une thyroïdite de Hashimoto ou d'autres causes.

Signes échographiques de la maladie de Basedow : La glande thyroïde est généralement de volume augmenté, avec une échostructure hétérogène de façon diffuse, présentant des plages hypoéchogènes mal systématisées. Le mode Doppler couleur montre une riche vascularisation parenchymateuse, avec des vélocités maximales >50cm/s.

Signes échographiques de la thyroïdite de Hashimoto : La thyroïde apparaît d'abord globuleuse, avec des contours lobulés, une échostructure hypoéchogène, avec des travées hyperéchogènes dues à l'infiltration lymphocytaire. Progressivement, la glande se fibrose, s'atrophie, et conserve une échostructure hétérogène, principalement hypoéchogène, avec une fixation hétérogène en damier en scintigraphie.

Points essentiels

  • La maladie de Basedow est une hyperthyroïdie auto-immune liée à la production d'anticorps anti-récepteurs de la TSH (TRAK), stimulant la production de T3 et T4. La glande est souvent modérément augmentée de volume, avec une échostructure hétérogène diffuse et une vascularisation riche (doppler couleur) +++.

  • La scintigraphie en cas de dysthyroïdie montre une fixation diffuse et intense du 123I dans la maladie de Basedow, ou une fixation hétérogène dans la thyroïdite de Hashimoto, qui montre une fixation hétérogène en damier.

  • La thyroïdite de Hashimoto entraîne une infiltration lymphocytaire, une fibrose, et une atrophie de la glande, avec une échostructure hypoéchogène et une fixation hétérogène en scintigraphie.

  • La scintigraphie n’est pas indiquée dans le contexte de thyroïdite de Hashimoto, mais elle est essentielle pour différencier les hyperthyroïdies (fixation diffuse) des autres causes.

À retenir

Les dysthyroïdies se caractérisent par des modifications échographiques et scintigraphiques spécifiques, permettant de distinguer une hyperthyroïdie auto-immune (maladie de Basedow) d’une hypothyroïdie auto-immune (thyroïdite de Hashimoto), grâce à leur aspect morphologique et de vascularisation.

9. Parathyroïdes

Notions clés & Définitions

  • Position et rôle des parathyroïdes :
    Aucune définition spécifique fournie dans le contenu source.
    Cependant, il est indiqué que les parathyroïdes sont situées derrière la thyroïde, en position ectopique ou eutocique, et qu'elles régulent le taux de calcium sanguin via la sécrétion de parathormone (PTH).

  • Techniques d'imagerie pour visualiser les parathyroïdes :
    La scintigraphie utilisant le traceur MIBI-99mTc permet de visualiser les glandes parathyroïdes hyperfonctionnelles.
    La TDM et l'IRM sont également mentionnées pour explorer toute l'aire cervicale, notamment en cas de topographie atypique ou d'échec de la scintigraphie, pour repérer des adénomes en position ectopique.

  • Pathologies parathyroïdiennes courantes :
    Aucune définition spécifique n'est fournie dans le contenu source.
    Toutefois, il est précisé que l'atteinte peut concerner une seule glande (adénome) ou plusieurs (hyperplasie), et que les adénomes présentent une fixation intense et précoce du MIBI-99mTc.

Points essentiels

  • La position normale des parathyroïdes est derrière la thyroïde, mais elles peuvent être en position ectopique, notamment dans le médiastin.
  • Leur rôle principal est la régulation du calcium sanguin via la sécrétion de la parathormone (PTH).
  • Lorsqu'elles sont pathologiques, elles apparaissent comme des nodules rétro thyroïdiens visibles à l'imagerie.
  • La scintigraphie avec MIBI-99mTc est l'examen de référence pour visualiser les glandes hyperfonctionnelles, notamment en cas d'adénome.
  • La TDM et l'IRM complètent l'exploration pour localiser des adénomes en position ectopique ou en cas d'échec de la scintigraphie.
  • La détection d’un adénome repose sur une fixation intense et précoce du MIBI-99mTc, tandis que plusieurs glandes peuvent être atteintes dans l’hyperplasie.

À retenir

Les parathyroïdes, situées derrière la thyroïde, jouent un rôle clé dans la régulation calcique, et leur imagerie, principalement par scintigraphie au MIBI-99mTc, permet de localiser les adénomes hyperfonctionnels, souvent en position ectopique.

10. Surrénales

Notions clés & Définitions

  • Position des surrénales : Organe pair situés au-dessus de chaque rein, en avant et en dedans du pôle supérieur des reins. Leur localisation peut varier selon les plans de coupe, présentant des formes telles que V inverse, Y inverse ou linéaire (voir section 11).

  • Fonction des surrénales : Organe endocrine responsable de la production d'hormones essentielles. Le cortex sécrète le cortisol (stress), l'aldostérone (tension artérielle) et des androgènes. La médullosurrénale sécrète l'adrénaline et la noradrénaline pour la réponse "combat ou fuite" (voir section 11).

  • Objectifs de l'imagerie surrénalienne :

    • Caractériser une masse découverte fortuitement (incidentalome).
    • Déterminer si une masse surrénalienne est bénigne ou maligne.
    • Rechercher une tumeur liée à une hypersécrétion hormonale (syndrome de Cushing, hyperaldostéronisme, phéochromocytome).
    • Diagnostiquer une insuffisance surrénalienne (voir section 11).
  • Différences entre cortex et médullosurrénale :

    • Cortex : Partie périphérique, sécrète cortisol, aldostérone et androgènes.
    • Médullosurrénale : Partie centrale, sécrète adrénaline et noradrénaline.

Points essentiels

  • La localisation normale des surrénales est au-dessus, en avant et en dedans du pôle supérieur des reins.
  • Leur morphologie peut varier : formes en V inverse, Y inverse ou linéaire.
  • La déformation par un processus pathologique se traduit par des bords convexes, alors que la normalité est caractérisée par des bords rectilignes ou concaves.
  • L’échographie a une utilité limitée en raison de leur profondeur, mais la TDM et l’IRM sont principales pour leur exploration.
  • La TDM est l’examen de référence : acquisition sans contraste pour mesurer la densité (HU), avec phases après injection pour le washout.
  • L’IRM est utilisée pour différencier un adénome bénin d’autres tumeurs, notamment via la séquence en opposition de phase.

À retenir

Les surrénales, situées au-dessus des reins, sont des organes endocrines fondamentaux dont l’imagerie permet de caractériser les masses et d’évaluer leur nature fonctionnelle ou tumorale, avec la TDM comme examen principal.

11. Imagerie surrénale

Notions clés & Définitions

  • Imagerie des glandes endocrines : Techniques d'imagerie utilisées pour visualiser et étudier les glandes endocrines, notamment les surrénales, afin de détecter des anomalies morphologiques ou fonctionnelles (source : contexte général).
  • Techniques d'imagerie pour caractériser une masse surrénalienne : Ensemble des méthodes, principalement TDM et IRM, permettant d’évaluer la nature (bénigne ou maligne) et la composition d’une masse surrénalienne, en utilisant des critères morphologiques et de densité ou signal (source : TDM, IRM).
  • Critères de normalité et d'anomalie en imagerie surrénale : Signes radiologiques permettant de distinguer une glande saine d’une lésion pathologique, notamment la forme, la position, la densité en Hounsfield (HU) ou le signal en IRM, ainsi que le caractère rectiligne ou convexes des bords (source : description morphologique).

Points essentiels

  • Imagerie des glandes surrénales normales :

    • Situées au-dessus, en avant et en dedans du pôle supérieur des reins.
    • Formes possibles : V inverse, Y inverse, linéaire.
    • Aspect morphologique : bords rectilignes ou concaves, déformés en cas de processus pathologique.
    • L’échographie a une utilité limitée en raison de leur localisation profonde.
  • Techniques d'imagerie pour caractériser une masse surrénalienne :

    • TDM : examen de référence, avec acquisition sans contraste pour mesurer la densité (HU). Si HU ≤ 10, très évocateur d’un adénome lipidé.
    • IRM : surtout pour différencier un adénome bénin d’autres tumeurs, en utilisant la séquence en opposition de phase pour détecter la présence de lipides intracellulaires.
    • Phases d’acquisition : baseline (sans contraste), phase portal (60-70 s après injection), et phase retardée (washout).
    • IRM : utile lorsque la densité spontanée est > 10 UH ou pour formes atypiques.
  • Critères de normalité :

    • Position normale : au-dessus des reins, forme régulière, bords rectilignes ou concaves.
    • Absence de masse ou de déformation, densité en HU ≤ 10 en TDM, signal caractéristique en IRM.
  • Critères d'anomalie :

    • Forme déformée ou convexité des bords, densité > 10 HU, présence de masse ou nodules, aspect hétérogène ou calcifications.
    • Déviation ou infiltration des structures adjacentes.

À retenir

L’évaluation morphologique et densitométrique des surrénales par TDM et IRM permet de distinguer une glande normale d’une masse pathologique, en utilisant des critères précis comme la forme, la position, la densité en HU ou le signal en IRM.

Tableaux de Synthèse

CritèreÉchographie thyroïdeScintigraphie thyroïdienne
ObjectifMorphologie, taille, structure, détection nodulesFonction, fixation, différenciation hyper/hypothyroïdie
Technique principaleUltrasonographieUtilisation de traceurs (Iode 123, Technétium-99)
Signes normauxHomogène, hyperéchogène, taille normaleFixation homogène, mode de fixation normal
Signes pathologiquesMicrocalcifications, contours irréguliers, hypoéchogèneFixation faible ou excessive, mode de fixation anormale
Indications principalesDétection goitre, nodules, masse, suspicion malignitéHyperthyroïdie, différenciation des hyperthyroïdies
LimitesMoins précise pour la vascularisation et la fonctionMoins précise pour la morphologie
AuteurConcept clé
Techniques d’explorationsÉchographie pour morphologie, scintigraphie pour fonction

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre hyperéchogénicité normale avec une lésion bénigne ou maligne.
  2. Interpréter à tort une microcalcification comme un signe de malignité sans autres critères.
  3. Omettre de vérifier la vascularisation lors de l’échographie pour suspecter une malignité.
  4. Confondre une fixation faible à la scintigraphie avec un nodule froid, sans considérer la fonction globale.
  5. Utiliser la scintigraphie en cas de goitre sans suspicion de trouble fonctionnel.
  6. Ignorer la contre-indication du contraste iodé en cas de thyrotoxicose ou traitement par iode radioactif.
  7. Confondre les indications de l’échographie et de la scintigraphie, notamment en cas de masse ou de trouble fonctionnel.

Checklist Examen

  1. Connaître la localisation, la forme et la structure normale de la thyroïde selon l’anatomie (auteurs : rappel anatomique).
  2. Savoir utiliser et interpréter une échographie thyroïdienne : critères de normalité, dimensions, signes de goitre.
  3. Identifier les critères échographiques de suspicion de malignité (microcalcifications, contours irréguliers, hypoéchogénicité).
  4. Connaître les indications et limites de la scintigraphie thyroïdienne, notamment en différenciant hyperthyroïdie et autres causes.
  5. Maîtriser le mode de fixation en scintigraphie pour distinguer nodule chaud, froid ou chaud-froid.
  6. Comprendre la différence entre hyperthyroïdie vraie et autres causes selon la fixation.
  7. Connaître les traceurs utilisés en scintigraphie (Iode 123, Technétium-99).
  8. Savoir quand recourir à une TDM ou IRM en cas de goitre plongeant ou étendu.
  9. Connaître les précautions liées à l’utilisation du contraste iodé.
  10. Maîtriser la relation entre la morphologie échographique et la fonction évaluée par la scintigraphie.
  11. Identifier les critères de malignité lors de l’évaluation échographique des nodules thyroïdiens.
  12. Connaître la définition de la croissance selon PERROUX.

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1. Quels composants clés sont utilisés en scintigraphie thyroïdienne pour évaluer la fonction de la glande ?

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Imagerie thyroïde — définition ?

Techniques pour visualiser et évaluer la thyroïde.

Anatomie thyroïde — forme ?

Glande en forme de papillon, deux lobes reliés par un isthme.

Techniques d'exploration — principales ?

Échographie et scintigraphie thyroïdienne.

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