QCM : Immunologie fondamentale — 50 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation une cellule NK élimine-t-elle une cellule cible ?

Lorsque le CMH de classe 1 n’est pas reconnu par son récepteur inhibiteur
Lorsque la cellule cible exprime davantage de signaux inhibiteurs
Lorsque le CMH de classe 1 est fortement reconnu par son récepteur inhibiteur
Lorsque le récepteur inhibiteur reconnaît spécifiquement un peptide viral

Lorsque le CMH de classe 1 n’est pas reconnu par son récepteur inhibiteur

Explication

L’absence de reconnaissance du CMH de classe 1 fait disparaître le signal « pas tuer », laissant le signal activateur dominer et déclencher la cytotoxicité NK.

2. Pourquoi un cancer est-il qualifié de monoclonal ?

Il se développe à partir d’une seule cellule ayant accumulé plusieurs mutations
Il provient d’une seule mutation qui suffit à provoquer toute la croissance tumorale
Il se forme uniquement dans des tissus constitués d’un seul type cellulaire
Il résulte toujours de plusieurs cellules normales ayant proliféré simultanément

Il se développe à partir d’une seule cellule ayant accumulé plusieurs mutations

Explication

Un cancer résulte de mutations entraînant une croissance cellulaire incontrôlée et se développe à partir d’une cellule initiale ayant accumulé plusieurs mutations. Cette origine unique explique son caractère monoclonal.

3. Pourquoi une différence de CMH entre un donneur et un receveur peut-elle favoriser un rejet de greffe ?

Parce qu’elle transforme les molécules de classe 1 en molécules de classe 2
Parce qu’elle empêche toute expression du CMH sur les cellules nucléées
Parce qu’elle correspond à une diversité allélique pouvant stimuler une réponse immunitaire
Parce qu’elle désigne uniquement l’ensemble des variants hérités d’un même individu

Parce qu’elle correspond à une diversité allélique pouvant stimuler une réponse immunitaire

Explication

Le polymorphisme du CMH désigne la grande diversité des allèles du CMH. Des différences entre les allèles du donneur et du receveur peuvent être reconnues comme étrangères et stimuler un rejet de greffe.

4. Quelle fonction est principalement associée au fragment Fc d’une immunoglobuline ?

Fixer le complément et interagir avec des récepteurs cellulaires
Assembler les segments V, D et J des lymphocytes B
Reconnaître directement l’antigène grâce à ses régions variables
Présenter un peptide aux lymphocytes T par le CMH

Fixer le complément et interagir avec des récepteurs cellulaires

Explication

Le fragment Fc constant recrute des mécanismes effecteurs en fixant le complément et en interagissant avec des récepteurs cellulaires. Le fragment Fab variable se lie à l’antigène.

5. Par quel mécanisme PD-1 inhibe-t-il l’activation cytotoxique d’un LT ?

La reconnaissance de PDL-1 active CD28, qui augmente la phosphorylation de ZAP70 et stimule la cytotoxicité
La liaison de PD-1 à PDL-1 déclenche la perforation de la cellule cible par la perforine
La reconnaissance de PDL-1 recrute SHP2, qui déphosphoryle ZAP70 et bloque l’activation de la cytotoxicité
PD-1 augmente la disponibilité de CD80/CD86 afin de renforcer le second signal d’activation

La reconnaissance de PDL-1 recrute SHP2, qui déphosphoryle ZAP70 et bloque l’activation de la cytotoxicité

Explication

Lorsque PD-1 reconnaît PDL-1, il recrute la phosphatase SHP2. Celle-ci déphosphoryle ZAP70 et empêche l’activation des mécanismes cytotoxiques du LT.

6. Quel groupe comprend uniquement des molécules de CMH de classe 1 ?

HLA-A, HLA-B et HLA-C
HLA-A, HLA-DP et HLA-DM
HLA-DP, HLA-DQ et HLA-DR
HLA-DQ, HLA-DR et HLA-DM

HLA-A, HLA-B et HLA-C

Explication

Les molécules de CMH de classe 1 comprennent HLA-A, HLA-B et HLA-C. HLA-DP, HLA-DQ, HLA-DR et HLA-DM appartiennent à la classe 2.

7. Combien de régions CDR sont présentes dans un site de reconnaissance antigénique complet ?

Quatre, dont deux provenant de chaque chaîne
Douze, dont six provenant de chaque chaîne
Six, dont trois provenant de la chaîne lourde et trois de la chaîne légère
Trois, toutes provenant de la chaîne lourde

Six, dont trois provenant de la chaîne lourde et trois de la chaîne légère

Explication

Chaque site de reconnaissance antigénique possède six CDR : trois issues de la chaîne lourde et trois de la chaîne légère. Une immunoglobuline comportant deux sites de reconnaissance totalise donc douze CDR.

8. Quelle association entre corécepteur des lymphocytes T et domaine du CMH est correcte ?

CD4 avec β1 du CMH II et CD8 avec α2 du CMH I
CD4 avec α3 du CMH I et CD8 avec β2 du CMH II
CD4 avec α1 du CMH I et CD8 avec β1 du CMH II
CD4 avec β2 du CMH II et CD8 avec α3 du CMH I

CD4 avec β2 du CMH II et CD8 avec α3 du CMH I

Explication

CD4 interagit avec le domaine β2 du CMH de classe II, tandis que CD8 interagit avec le domaine α3 du CMH de classe I.

9. Quelle population cellulaire provient de la lignée myéloïde ?

Les lymphocytes T et les cellules NK
Les lymphocytes B et les lymphocytes T
Les neutrophiles et les monocytes
Les plasmocytes et les cellules dendritiques lymphoïdes

Les neutrophiles et les monocytes

Explication

La lignée myéloïde dérive des cellules souches hématopoïétiques et produit notamment les neutrophiles et les monocytes. Les monocytes peuvent ensuite devenir des macrophages ou des cellules dendritiques myéloïdes.

10. Quel ordre correspond à la progression tumorale décrite ?

Perte d’Apc, activation de Ras, perte de Dcc, perte de p53, accumulation rapide de mutations, puis métastase
Activation de Ras, perte de p53, perte d’Apc, métastase, perte de Dcc, puis accumulation de mutations
Perte d’Apc, perte de p53, activation de Ras, perte de Dcc, métastase, puis accumulation de mutations
Perte de p53, perte de Dcc, activation de Ras, perte d’Apc, métastase, puis accumulation de mutations

Perte d’Apc, activation de Ras, perte de Dcc, perte de p53, accumulation rapide de mutations, puis métastase

Explication

La progression suit une séquence précise : perte d’Apc, activation de Ras, perte de Dcc, perte de p53, accumulation rapide de mutations et enfin métastase.

11. Pourquoi les anticorps neutralisants sont-ils généralement peu efficaces lors d’une primo-infection virale ?

Ils ne peuvent pas bloquer l’entrée des virus dans les cellules infectées
Ils sont généralement produits trop tard pour agir efficacement au début de la primo-infection
Ils empêchent l’activation du complément contre les virus enveloppés
Ils détruisent les cellules infectées mais ne reconnaissent pas les virions

Ils sont généralement produits trop tard pour agir efficacement au début de la primo-infection

Explication

Les anticorps neutralisants peuvent bloquer l’entrée virale, activer le complément et favoriser la phagocytose. Toutefois, lors d’une primo-infection, leur production survient généralement trop tardivement.

12. Quelle distinction caractérise correctement les tTreg et les iTreg ?

Les tTreg se différencient en périphérie contre des antigènes alimentaires, tandis que les iTreg dérivent du thymus contre des antigènes du soi
Les tTreg et les iTreg se différencient en périphérie et régulent principalement les réponses contre les antigènes du soi
Les tTreg dérivent du thymus et reconnaissent surtout des antigènes du soi, tandis que les iTreg se différencient en périphérie à partir de LT CD4 conventionnels
Les tTreg et les iTreg dérivent du thymus, mais ils reconnaissent des antigènes différents

Les tTreg dérivent du thymus et reconnaissent surtout des antigènes du soi, tandis que les iTreg se différencient en périphérie à partir de LT CD4 conventionnels

Explication

Les tTreg sont générés dans le thymus et spécifiques des antigènes du soi. Les iTreg apparaissent en périphérie à partir de LT CD4 conventionnels et régulent notamment les réponses contre des antigènes étrangers.

13. Quelle organisation structurale caractérise une immunoglobuline complète ?

Deux chaînes lourdes identiques et deux chaînes légères reliées par des ponts disulfure
Deux chaînes légères identiques et une chaîne lourde formant un seul site antigénique
Une chaîne lourde et trois chaînes légères reliées par des liaisons hydrogène
Cinq chaînes lourdes et cinq chaînes légères formant toujours dix sites antigéniques

Deux chaînes lourdes identiques et deux chaînes légères reliées par des ponts disulfure

Explication

Une immunoglobuline comprend deux chaînes lourdes identiques et deux chaînes légères reliées par des ponts disulfure. Chaque paire chaîne lourde-chaîne légère forme un site de reconnaissance antigénique.

14. Quelle association entre sous-population Th et type de menace est correcte ?

Th1 contre les parasites grâce principalement à l’IL-5
Th17 contre les parasites grâce principalement à l’interféron γ
Th1 contre les pathogènes intracellulaires grâce notamment à l’interféron γ
Th2 contre les pathogènes intracellulaires grâce principalement à l’IL-17

Th1 contre les pathogènes intracellulaires grâce notamment à l’interféron γ

Explication

Les Th1 combattent notamment les pathogènes intracellulaires grâce à l’interféron γ. Les Th2 sont plutôt associés aux parasites, tandis que les Th17 et Th22 ciblent surtout des menaces extracellulaires.

15. Quelle différence de reconnaissance antigénique distingue les lymphocytes B des lymphocytes T ?

Les deux types de lymphocytes reconnaissent uniquement des antigènes présentés par le CMH
Les lymphocytes B reconnaissent l’antigène protéique natif, tandis que les lymphocytes T reconnaissent un peptide associé au CMH
Les lymphocytes B reconnaissent seulement le CMH, tandis que les lymphocytes T reconnaissent les anticorps complets
Les lymphocytes B reconnaissent un peptide associé au CMH, tandis que les lymphocytes T reconnaissent l’antigène natif

Les lymphocytes B reconnaissent l’antigène protéique natif, tandis que les lymphocytes T reconnaissent un peptide associé au CMH

Explication

Le BCR reconnaît l’antigène sous sa forme protéique native complète. Le TcR reconnaît un peptide présenté par une molécule du CMH.

16. Quelle distinction décrit correctement l’affinité et l’avidité dans l’interaction entre un LT et une cellule ?

L’affinité mesure la durée de vie du LT, tandis que l’avidité mesure sa capacité à produire des cytokines
L’affinité correspond à plusieurs interactions simultanées, tandis que l’avidité concerne une interaction unique
L’affinité concerne une interaction unique, tandis que l’avidité correspond à la force globale de plusieurs interactions simultanées
L’affinité concerne uniquement les anticorps, tandis que l’avidité concerne uniquement les récepteurs du CMH

L’affinité concerne une interaction unique, tandis que l’avidité correspond à la force globale de plusieurs interactions simultanées

Explication

L’affinité est la force d’une interaction entre un site de fixation du TcR et un complexe CMH-peptide. L’avidité représente la force globale résultant de plusieurs interactions simultanées entre le LT et la cellule.

17. Quelle association entre cytokine produite par la cellule dendritique et différenciation du LT CD4 est correcte ?

IL-12 pour un virus et une différenciation Th1
IL-12 pour une bactérie et une différenciation Th17
IL-4 pour un virus et une différenciation Th1
IL-23 pour un helminthe et une différenciation Th2

IL-12 pour un virus et une différenciation Th1

Explication

La cellule dendritique produit l’IL-12 en réponse à un virus, ce qui oriente le LT CD4 naïf vers Th1. L’IL-4 favorise Th2 et l’IL-23 favorise Th17 dans les situations correspondantes.

18. Quel est le rôle des antigènes spécifiques des tissus exprimés par les cellules épithéliales médullaires du thymus ?

Déclencher directement la production d’IL-2 par les thymocytes afin d’accélérer leur prolifération
Présenter aux LT des peptides provenant de protéines normalement exprimées dans les tissus périphériques
Empêcher toute expression de protéines périphériques afin de protéger les thymocytes de l’auto-immunité
Remplacer les molécules du CMH dans la présentation de peptides étrangers aux lymphocytes matures

Présenter aux LT des peptides provenant de protéines normalement exprimées dans les tissus périphériques

Explication

Les cellules épithéliales médullaires expriment des TSA et présentent aux LT des peptides issus de protéines exprimées en périphérie. Ce mécanisme participe à la tolérance centrale.

19. Quel est le principe de l’immunothérapie antitumorale par anticorps anti-PD-1 ?

Stimuler la production de lactate par les cellules tumorales afin d’activer les macrophages
Bloquer TAP afin d’empêcher la présentation des antigènes tumoraux aux LT CD8
Induire l’apoptose des LT afin de limiter l’inflammation dans la tumeur
Empêcher l’interaction entre les récepteurs inhibiteurs des LT et leurs ligands afin de restaurer leur activité antitumorale

Empêcher l’interaction entre les récepteurs inhibiteurs des LT et leurs ligands afin de restaurer leur activité antitumorale

Explication

Les anticorps anti-PD-1 empêchent l’interaction entre un récepteur inhibiteur des LT et ses ligands. Cette levée d’inhibition favorise la réponse antitumorale des lymphocytes T.

20. Quelles structures du récepteur des lymphocytes T reconnaissent spécifiquement le complexe formé par un peptide et une molécule du CMH ?

Les régions intracellulaires de CD3
Les domaines variables α1 et β1
Les domaines α3 et β2 du CMH
Les domaines constants α2 et β2

Les domaines variables α1 et β1

Explication

Les domaines variables α1 et β1 des chaînes α et β du TcR reconnaissent le complexe peptide-CMH. Le BCR, en revanche, reconnaît l’antigène sous sa forme native complète.

21. Que se produit-il après la fixation d’un complexe immun sur un FcR activateur ?

Une phosphatase dégrade le motif ITAM et bloque toute réponse cellulaire
Une kinase phosphoryle la tyrosine du motif ITAM et déclenche une cascade effectrice
Le fragment Fab est phosphorylé et se détache de l’antigène
Le complément est directement transformé en anticorps par le récepteur

Une kinase phosphoryle la tyrosine du motif ITAM et déclenche une cascade effectrice

Explication

La fixation du complexe immun recrute une kinase de la famille des CRC, qui phosphoryle la tyrosine du motif ITAM et lance une cascade activant les fonctions effectrices.

22. Quelle association entre motif et fonction caractérise les récepteurs Fc ?

ITIM activateur et ITAM inhibiteur
ITIM antigénique et ITAM hormonal
ITAM activateur et ITIM inhibiteur
ITAM producteur et ITIM phagocytaire

ITAM activateur et ITIM inhibiteur

Explication

Les FcR activateurs portent un motif ITAM, tandis que les FcR inhibiteurs portent un motif ITIM et déclenchent respectivement des cascades activatrice et inhibitrice.

23. Quel enchaînement décrit la voie de présentation antigénique par le CMH de classe 1 ?

Chargement de peptides extracellulaires dans le réticulum endoplasmique, puis sécrétion du CMH
Dégradation de protéines endogènes dans l’endosome, puis association avec le CMH à la surface
Transformation de protéines pathogéniques endogènes en peptides, transport dans le réticulum endoplasmique, puis exposition membranaire
Endocytose d’un pathogène, dégradation endosomale, puis exposition des peptides

Transformation de protéines pathogéniques endogènes en peptides, transport dans le réticulum endoplasmique, puis exposition membranaire

Explication

La voie du CMH de classe 1 transforme des protéines pathogéniques endogènes en peptides, les transporte dans le réticulum endoplasmique, puis expose les complexes CMH-peptide à la membrane.

24. Quelle combinaison de signaux est nécessaire à l’activation complète d’un LT CD8 ?

Reconnaissance TcR-CMH II, costimulation CD28-CD80/86 et stimulation par l’IL-4 des LT Th2
Reconnaissance d’un anticorps par le TcR, costimulation CD40-CD40L et stimulation par l’IL-10
Reconnaissance TcR-CMH I, costimulation CD28-CD80/86 et stimulation par l’IFN-γ et l’IL-2 des LT Th1
Reconnaissance TcR-CMH I, absence de costimulation et production autonome d’IL-2 par le LT CD8

Reconnaissance TcR-CMH I, costimulation CD28-CD80/86 et stimulation par l’IFN-γ et l’IL-2 des LT Th1

Explication

L’activation du LT CD8 requiert la reconnaissance du complexe CMH I-peptide, la costimulation CD28-CD80/86 et les signaux fournis notamment par l’IFN-γ et l’IL-2 des LT CD4 Th1. Le LT CD8 reçoit l’IL-2 des Th1 au lieu de la produire lui-même.

25. Quelle association décrit correctement la lignée lymphoïde ?

Elle produit uniquement les lymphocytes T et les cellules NK
Elle produit les neutrophiles, les éosinophiles, les basophiles et les mastocytes
Elle produit les lymphocytes T, les lymphocytes B, les cellules NK et les cellules dendritiques lymphoïdes
Elle produit les macrophages, les monocytes et les cellules dendritiques myéloïdes

Elle produit les lymphocytes T, les lymphocytes B, les cellules NK et les cellules dendritiques lymphoïdes

Explication

La lignée lymphoïde produit les lymphocytes T, les lymphocytes B, les cellules NK et les cellules dendritiques lymphoïdes. Les granulocytes et les macrophages appartiennent principalement à la lignée myéloïde.

26. Quels sont les trois signaux nécessaires à l’activation d’un lymphocyte T CD4 naïf ?

Reconnaissance de l’antigène par Fab, activation du complément et signal de dégranulation
Reconnaissance Fc-anticorps, costimulation par FcgR et signal hormonal hépatique
Reconnaissance TcR-CMH II, costimulation CD28-CD80/86 et signal de différenciation de la cellule dendritique
Reconnaissance TLR-PAMP, costimulation par IL-2 et signal TcR-CMH I

Reconnaissance TcR-CMH II, costimulation CD28-CD80/86 et signal de différenciation de la cellule dendritique

Explication

L’activation requiert la reconnaissance spécifique par TcR-CMH de classe 2, la costimulation CD28-CD80/86 et un signal de différenciation délivré par la cellule dendritique activée.

27. Quelle proposition décrit correctement les TLR ?

Ils reconnaissent spécifiquement un peptide présenté par le CMH et sont surtout exprimés par les lymphocytes
Ils reconnaissent des PAMP et sont principalement exprimés par les cellules myéloïdes
Ils reconnaissent uniquement les antigènes tumoraux sur les cellules lymphoïdes
Ils fixent la région Fc des anticorps sur les cellules myéloïdes

Ils reconnaissent des PAMP et sont principalement exprimés par les cellules myéloïdes

Explication

Les TLR détectent des motifs microbiens conservés, appelés PAMP, et sont principalement exprimés par les cellules myéloïdes. La reconnaissance d’un peptide présenté par le CMH relève du TcR.

28. Quelle différence permet de distinguer la dérive antigénique du changement antigénique chez Influenza ?

La dérive antigénique résulte de mutations ponctuelles progressives, tandis que le changement antigénique résulte d’un réassortiment provoquant une modification rapide des récepteurs HA
La dérive antigénique concerne uniquement les bactéries, tandis que le changement antigénique concerne les virus Influenza
La dérive antigénique résulte d’un réassortiment complet, tandis que le changement antigénique correspond à l’accumulation progressive de mutations ponctuelles
La dérive antigénique modifie rapidement les récepteurs HA, tandis que le changement antigénique résulte de mutations ponctuelles graduelles

La dérive antigénique résulte de mutations ponctuelles progressives, tandis que le changement antigénique résulte d’un réassortiment provoquant une modification rapide des récepteurs HA

Explication

La dérive antigénique correspond à l’accumulation progressive de mutations ponctuelles. Le changement antigénique est rapide et complet, car il résulte du réassortiment de génomes provenant de souches différentes.

29. Dans la voie des granules, quel enchaînement déclenche l’apoptose de la cellule cible ?

La perforine forme des pores, le granzyme B entre puis active successivement les caspases 10 et 3
Le granzyme B engage FAS, FADD active la caspase 8, puis la caspase 3 provoque l’apoptose
Le granzyme B forme des pores, la perforine entre puis active successivement les caspases 8 et 9
La perforine active directement la caspase 3, puis le granzyme B bloque la membrane cellulaire

La perforine forme des pores, le granzyme B entre puis active successivement les caspases 10 et 3

Explication

La perforine perfore la membrane de la cellule cible, ce qui permet l’entrée du granzyme B. Celui-ci active ensuite les caspases 10 et 3, conduisant à l’apoptose.

30. Quelle réponse est correctement associée à la classe d’anticorps et au récepteur Fc correspondant ?

Les IgE liées aux FcgR favorisent la phagocytose par les macrophages
Les IgG liées aux FceR provoquent la dégranulation des mastocytes
Les IgE liées aux FcaR activent principalement les macrophages
Les IgG liées aux FcgR favorisent la phagocytose par les macrophages

Les IgG liées aux FcgR favorisent la phagocytose par les macrophages

Explication

Les IgG liées aux FcgR activent la phagocytose des macrophages. Les IgE liées aux FceR induisent plutôt la dégranulation des mastocytes et des éosinophiles.

31. Quelle région des anticorps est reconnue par les récepteurs Fc ?

Le site de liaison à l’antigène
La région variable Fab
La chaîne légère entière
La région constante Fc

La région constante Fc

Explication

Les récepteurs Fc fixent la région constante Fc des anticorps. La région Fab, elle, reconnaît l’antigène.

32. Quelle succession décrit correctement une étape majeure de l’activation d’un lymphocyte T après la reconnaissance antigénique ?

Activation de Lck, phosphorylation de CD3 et ZAP70, puis activation d’AP1, NFAT et NFκB
Activation de TdT, recombinaison V(D)J, puis fixation du complément
Activation de Fc, excision des gènes constants, puis activation d’IgM
Activation de CD4, production d’anticorps, puis formation de pentamères d’IgM

Activation de Lck, phosphorylation de CD3 et ZAP70, puis activation d’AP1, NFAT et NFκB

Explication

L’activation du lymphocyte T commence notamment par Lck, la phosphorylation de CD3 et ZAP70, puis une cascade impliquant le calcium, les MAPK ou la PKC et les facteurs nucléaires AP1, NFAT et NFκB.

33. Quelle estimation correspond au nombre de spécificités d’anticorps disponibles dans le répertoire humoral d’un individu ?

Environ 10^3 spécificités
Environ 10^11 spécificités
Environ 10^15 spécificités
Environ 10^6 spécificités

Environ 10^11 spécificités

Explication

Le répertoire de réponse humorale d’un individu est estimé à environ 10^11 spécificités d’anticorps disponibles.

34. Comment l’inhibition de TAP par une cellule tumorale favorise-t-elle son échappement immunitaire ?

Elle stimule l’expression du CMH de classe I et renforce la destruction par les LT CD8
Elle augmente la présentation des antigènes tumoraux par le CMH de classe II et active les LT CD4
Elle bloque la production d’anticorps et empêche la phagocytose des cellules tumorales
Elle empêche la présentation des antigènes tumoraux par le CMH de classe I et réduit ainsi leur reconnaissance par les LT CD8 cytotoxiques

Elle empêche la présentation des antigènes tumoraux par le CMH de classe I et réduit ainsi leur reconnaissance par les LT CD8 cytotoxiques

Explication

TAP participe au chargement des antigènes destinés à être présentés par le CMH de classe I. Son inhibition empêche cette présentation et permet aux cellules tumorales d’échapper aux LT CD8 cytotoxiques.

35. Comment la voie de présentation par le CMH de classe 2 traite-t-elle un pathogène extracellulaire ?

Elle le transforme en peptide dans le cytosol, puis l’associe au CMH de classe 1
Elle le transporte directement dans le réticulum endoplasmique avant de le présenter
Elle l’endocyte, le dégrade dans un endosome, puis expose les peptides à la surface de la cellule présentatrice
Elle le dégrade dans le noyau, puis exporte les fragments vers la membrane

Elle l’endocyte, le dégrade dans un endosome, puis expose les peptides à la surface de la cellule présentatrice

Explication

La voie du CMH de classe 2 endocyte le pathogène extracellulaire et le dégrade dans un endosome. Les peptides générés sont ensuite exposés à la surface de la cellule présentatrice.

36. Quelle distinction entre les molécules du CMH de classe 1 et de classe 2 est correcte ?

Le CMH 1 est dimérique et limité aux cellules présentatrices, tandis que le CMH 2 est monomérique et ubiquitaire
Les deux classes sont dimériques et limitées aux cellules présentatrices professionnelles
Les deux classes sont monomériques et exprimées par toutes les cellules nucléées
Le CMH 1 est monomérique et présent sur toutes les cellules nucléées, tandis que le CMH 2 est dimérique et présent sur les cellules présentatrices professionnelles

Le CMH 1 est monomérique et présent sur toutes les cellules nucléées, tandis que le CMH 2 est dimérique et présent sur les cellules présentatrices professionnelles

Explication

Les molécules du CMH de classe 1 sont monomériques et exprimées par toutes les cellules nucléées. Les molécules de classe 2 sont dimériques et exprimées par les cellules présentatrices d’antigène professionnelles.

37. Quel enchaînement décrit correctement la réponse déclenchée par la détection de l’ARN double brin viral par TLR-3 ?

TLR-3 induit les interférons α et β, qui activent PKR ; PKR active eIF2α et bloque la traduction virale
TLR-3 détecte le LPS, induit PKR, puis favorise la réplication de l’ARN viral
TLR-3 inhibe les interférons α et β, ce qui active eIF2α et accélère la traduction virale
TLR-3 active directement eIF2α, qui induit PKR et stimule la traduction des protéines virales

TLR-3 induit les interférons α et β, qui activent PKR ; PKR active eIF2α et bloque la traduction virale

Explication

La détection de l’ARN double brin par TLR-3 induit la production d’IFN-α et d’IFN-β. Ces interférons activent PKR, qui active eIF2α et bloque la traduction des protéines virales.

38. Quelle réponse immunitaire est principalement mobilisée contre une bactérie extracellulaire par comparaison avec une bactérie intracellulaire ?

Les bactéries extracellulaires sont combattues surtout par les LT CD8, tandis que les bactéries intracellulaires sont neutralisées par les anticorps
Les bactéries extracellulaires sont combattues surtout par les anticorps et les phagocytes, tandis que les bactéries intracellulaires mobilisent surtout les cellules NK et les LT CD8 cytotoxiques
Les bactéries extracellulaires mobilisent surtout les cellules NK et les LT CD8, tandis que les bactéries intracellulaires sont éliminées principalement par les anticorps
Les deux types de bactéries sont combattus principalement par les anticorps et les phagocytes

Les bactéries extracellulaires sont combattues surtout par les anticorps et les phagocytes, tandis que les bactéries intracellulaires mobilisent surtout les cellules NK et les LT CD8 cytotoxiques

Explication

Les bactéries extracellulaires sont principalement ciblées par les anticorps et les phagocytes. Les bactéries intracellulaires nécessitent surtout une réponse cellulaire impliquant notamment les cellules NK et les LT CD8 cytotoxiques.

39. Quels domaines du CMH de classe 2 forment la niche à peptides ?

α1 et β1
β1 et β2
α1 et α2
α2 et β2

α1 et β1

Explication

Le CMH de classe 2 possède deux chaînes, α et β, portant chacune deux domaines. Les domaines α1 et β1 s’associent pour former la niche à peptides.

40. Quelle cascade est déclenchée par la reconnaissance des muramyldipeptides par NOD2 ?

Recrutement de FcgR puis formation du complexe MAC
Recrutement de RIPK2, activation de TAK1 puis d’IKK et de NFκB
Activation directe de CD28 puis production d’IL-2 par un lymphocyte T
Activation de MBL puis hydrolyse spontanée de C3

Recrutement de RIPK2, activation de TAK1 puis d’IKK et de NFκB

Explication

NOD2 recrute RIPK2, qui active successivement TAK1, IKK et NFκB. Cette cascade induit l’expression de gènes pro-inflammatoires.

41. Quelle association entre les sous-types d’iTreg, les antigènes et le segment intestinal est correcte ?

Les deux sous-types sont induits par les antigènes alimentaires dans l’intestin grêle
Les deux sous-types sont induits par le microbiote dans le côlon
Les iTreg FOXP3+ NRP-1− répondent aux antigènes alimentaires dans l’intestin grêle, tandis que les iTreg FOXP3+ RORγ+ répondent au microbiote dans le côlon
Les iTreg FOXP3+ NRP-1− répondent au microbiote dans le côlon, tandis que les iTreg FOXP3+ RORγ+ répondent aux antigènes alimentaires dans l’intestin grêle

Les iTreg FOXP3+ NRP-1− répondent aux antigènes alimentaires dans l’intestin grêle, tandis que les iTreg FOXP3+ RORγ+ répondent au microbiote dans le côlon

Explication

Les iTreg FOXP3+ NRP-1− sont induits par les antigènes alimentaires dans l’intestin grêle. Les iTreg FOXP3+ RORγ+ sont induits par le microbiote dans le côlon.

42. Quel devenir connaissent les thymocytes selon l’intensité de reconnaissance des complexes CMH-peptide du soi par leur TcR ?

L’absence de reconnaissance est conservée, tandis que toute reconnaissance entraîne une élimination par apoptose
La reconnaissance forte est conservée, tandis que la reconnaissance faible entraîne systématiquement une élimination par apoptose
La reconnaissance faible est conservée, tandis que l’absence de reconnaissance ou la reconnaissance forte entraîne une élimination par apoptose
Toute reconnaissance des complexes du soi entraîne une conservation, quelle que soit son intensité

La reconnaissance faible est conservée, tandis que l’absence de reconnaissance ou la reconnaissance forte entraîne une élimination par apoptose

Explication

La sélection thymique conserve les thymocytes reconnaissant faiblement les complexes CMH-peptide du soi. Ceux qui ne les reconnaissent pas ou les reconnaissent fortement sont éliminés par apoptose.

43. Pourquoi les lymphocytes B produisent-ils initialement des immunoglobulines IgM ?

Parce que les IgM possèdent un fragment Fab constant qui active les lymphocytes B
Parce que seul le gène Cμ est exprimé avec les gènes VDJ au début de leur différenciation
Parce que les IgM sont les seules immunoglobulines capables de reconnaître un antigène
Parce que le gène Cμ est excisé avant toute production d’anticorps

Parce que seul le gène Cμ est exprimé avec les gènes VDJ au début de leur différenciation

Explication

Au début de la différenciation des lymphocytes B, seul le gène constant Cμ est exprimé avec les gènes VDJ, ce qui conduit à la production initiale d’IgM.

44. Comment définit-on un épitope ?

La partie constante d’une immunoglobuline qui recrute le complément
L’ensemble des régions CDR portées par une chaîne lourde
La partie de l’antigène reconnue par le site de reconnaissance d’une immunoglobuline
Une enzyme qui assemble les segments variables des immunoglobulines

La partie de l’antigène reconnue par le site de reconnaissance d’une immunoglobuline

Explication

L’épitope est la partie de l’antigène reconnue par le site de reconnaissance d’une immunoglobuline. Le paratope, lui, appartient à l’immunoglobuline.

45. Quel est le résultat de l’activation d’un lymphocyte T CD4 naïf sans engagement de CD28 par CD80 ou CD86 ?

Le lymphocyte migre immédiatement vers un tissu infecté
Le lymphocyte devient anergique et ne produit pas d’IL-2
Le lymphocyte devient cytotoxique et produit davantage d’IL-2
Le lymphocyte se différencie automatiquement en cellule Th1

Le lymphocyte devient anergique et ne produit pas d’IL-2

Explication

La costimulation CD28-CD80/CD86 est indispensable : sans elle, le lymphocyte T lié devient anergique et ne peut pas produire son IL-2.

46. Que devient un LT qui reconnaît un antigène présenté par une cellule dendritique en l’absence de costimulation CD28-CD80/86 ?

Il devient anergique et ne peut plus produire ses hormones de croissance
Il devient immédiatement cytotoxique et produit davantage d’IL-2
Il augmente sa prolifération grâce à l’activation constitutive de CD28
Il se différencie systématiquement en LT régulateur produisant du granzyme B

Il devient anergique et ne peut plus produire ses hormones de croissance

Explication

Sans le second signal CD28-CD80/86, la reconnaissance antigénique ne suffit pas à activer le LT : celui-ci devient anergique et perd sa capacité à produire ses hormones de croissance.

47. Comment les LT régulateurs tTreg inhibent-ils les LT effecteurs ?

Ils augmentent la disponibilité de l’IL-2 et sécrètent principalement de l’IFN-γ
Ils consomment l’IL-2 et produisent des facteurs inhibiteurs tels que le TGF-β et l’IL-10
Ils produisent de la perforine et du granzyme B afin de lyser directement les LT effecteurs
Ils bloquent la présentation antigénique en détruisant les molécules de CMH des cellules dendritiques

Ils consomment l’IL-2 et produisent des facteurs inhibiteurs tels que le TGF-β et l’IL-10

Explication

Les tTreg, notamment caractérisés par CD4 et CD25, limitent les réponses effectrices en consommant l’IL-2 et en produisant des facteurs inhibiteurs comme le TGF-β et l’IL-10.

48. Quelle structure caractérise le CMH de classe 1 ?

Deux chaînes, α et β, portant chacune deux domaines
Une chaîne β unique associée à deux molécules de β2-microglobuline
Deux chaînes α identiques formant une niche à peptides
Une chaîne α à trois domaines associée à la β2-microglobuline

Une chaîne α à trois domaines associée à la β2-microglobuline

Explication

Le CMH de classe 1 comprend une seule chaîne α à trois domaines, associée à la β2-microglobuline. Sa niche peptidique peut notamment présenter un peptide de neuf acides aminés.

49. Quelle combinaison d’isotypes et de structures est exacte ?

IgG et IgA pentamériques, IgM dimérique, IgE monomérique et IgD dimérique
IgG dimérique, IgE pentamérique, IgM monomérique et IgA monomérique
IgG et IgE pentamériques, IgM monomérique, IgA dimérique et IgD pentamérique
IgG et IgE monomériques, IgM pentamériques, IgA dimériques et IgD monomériques

IgG et IgE monomériques, IgM pentamériques, IgA dimériques et IgD monomériques

Explication

Les IgG et les IgE sont monomériques, les IgM pentamériques, les IgA dimériques et les IgD monomériques et peu abondantes.

50. Dans quel ordre général se déroulent les deux phases de la réponse immunitaire ?

Élimination du pathogène, puis reconnaissance des ligands infectieux
Reconnaissance des ligands infectieux, puis élimination du pathogène
Production d’anticorps, puis différenciation des cellules souches
Activation des cellules effectrices, puis détection de l’infection

Reconnaissance des ligands infectieux, puis élimination du pathogène

Explication

La réponse immunitaire commence par la reconnaissance des ligands associés à l’infection, suivie d’une phase effectrice d’élimination du pathogène. La phase effectrice ne constitue donc pas l’étape initiale.

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De quelles cellules dérive la lignée myéloïde ?

Des cellules souches hématopoïétiques.

Quels types cellulaires produit la lignée myéloïde ?

Les mastocytes, neutrophiles, basophiles, éosinophiles et monocytes.

En quoi peuvent se différencier les monocytes de la lignée myéloïde ?

En macrophages ou cellules dendritiques myéloïdes.

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